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Le procès d'une mère pour le meurtre de sa fille lourdement handicapée s'ouvre ce lundi à Rennes

Rédigé le 14 Septembre 2015

Le proces de Laurence NAIT KAOUDJT dans le box des accusees a RennesLa cour d'assises d'Ille-et-Vilaine juge lundi et mardi une mère accusée d'avoir tué sa fille de huit ans, lourdement handicapée, en 2010 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en l'étranglant avant de tenter elle-même de se suicider. Laurence Nait KAOUDJT qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

Ce lundi, ce n'est pas le procès de Laurence NAIT KAOUDJT qui s'ouvre mais bien celui du handicap. Aujourd'hui encore, rien n'est mis en place pour accompagner les familles dans ce combat contre le handicap. Elles sont livrées à elle-mêmee et doivent trouver les ressources mentales pour assumer et gérer le handicap de leur enfant au quotidien. Bien évidemment, on ne peut pas excuser le geste de cette mère de famille mais il faudrait bien que l'on trouve des solutions pour ne plus vivre ce genre de drame.

Cette mère de famille, qui avait 44 ans au moment des faits, est jugée pour meurtre sur mineure de moins de quinze ans particulièrement vulnérable. Elle sera défendue par Me Eric DUPOND-MORETTI. Qualifiant son infanticide « d'acte d'amour », elle a tué sa fille, Méline, en août 2010, peu après l'installation de la famille sur la commune de Saint-Malo.

Seule face au lourd handicap de sa fille, elle décide de mettre fin à ses jours

Quelques mois avant cette tragédie, la mère s'était retrouvée dans une situation financière délicate car elle a dû s'arrêter de travailler pour s'occuper seule et à temps plein de sa fille lourdement handicapée (moteur et cérébrale). Inquiète pour son avenir puisque, elle a expliqué avoir décidé de mettre un terme à leurs existences.

Le matin du 23 août 2010, les sapeurs-pompiers de Saint-Malo, alertés par la grand-mère de Méline, découvrent le corps sans vie de la fillette. Laurence NAIT KAOUDJT a expliqué avoir administré des médicaments à sa fille, avant de l'étrangler dans son lit à l'aide d'une écharpe.

Laurence NAIT KAOUDJT : « Je choisis librement de partir avec ma fille Méline pour faire le grand voyage »

Par la suite, elle a toujours affirmé avoir tenté de se suicider à diverses reprises dans la nuit du drame, sans y parvenir, en absorbant des médicaments, en s'étranglant avec une écharpe, en s'étouffant avec un sac plastique, puis en s'ouvrant les veines.

Elle avait laissé plusieurs documents attestant de sa volonté de mettre fin à ses jours, dont un sur lequel il est écrit: « Je choisis librement de partir avec ma fille Méline pour faire le grand voyage, ce choix je l'avais fait depuis longtemps... notre histoire se termine ainsi ».

Laurence NAIT KAOUDJT risque la réclusion criminelle à perpétuité

Les experts psychiatres mandatés pour examiner l'accusée ne retiennent pas tous le même diagnostic: certains la décrivent comme étant en pleine possession de ses moyens, d'autres comme une femme maniaco-dépressive et ayant des crises de délire.

La justice devra donc trancher si Laurence NAIT KAOUDJT était atteinte d'un trouble psychiatrique grave ayant aboli son discernement ou si elle était lucide au moment du meurtre de sa fille. Pour cet « acte d'amour », elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

La Rédaction / Avec AFP

 

La Fédération française des associations de chiens guides d'aveugles fête ses 40 ans

Rédigé le 14 Septembre 2015
Affiche semaine nationale du chien guide d aveugle du 20 au 27 sepembre 2015

Dans le cadre de la semaine du chien guide d'aveugle qui a lieu du 20 au 27 septembre 2015, les chiens guides d'Ile-de-France organisent pour la quatrième édition, sa journée portes ouvertes à le dimanche 27 septembre à Coubert en Seine-et-Marne. À cette occasion, l'Association profitera ce grand rassemblement de 2000 personnes pour commencer à fêter ses 40 notamment au travers de deux expositions. L'une relatant l'histoire de l'école et l'autre grâce à la photographe Joelle DOLLÉ qui a réalisé douze portraits illustrant la richesse de la relation entre l'aveugle et son guide.

L'Armée du Salut fête ses 150 ans de lutte contre l'exclusion et contre la misière

Rédigé le 11 Septembre 2015

Affiche pour le 150e anniversaire de l armee du salutComme chaque soir à Paris, une douzaine de bénévoles, en gilets jaunes, leur remettent un plateau avec un plat chaud, un laitage, un dessert. Les chaises rouges en plastique sont prises d'assaut. Chacun mange rapidement, souvent en silence, tandis que dans la cour, les autres attendent leur tour. C'est l'une des nombreuses actions de l'Armée du Salut, qui fête ses 150 ans d'existence.

Un anniversaire qui sera fêté le 13 septembre 2015 en présence des bénévoles, salariés, personnes acceuillies et donateurs vont se rassembler pour souffler les bougies au Parcs Georges BRASSENS dans le 15e arrondissement à Paris Cet après midi festif commencera par un concert de Musique Territoriale de l'Armée du Salut et se poursuivra autour de la dégustation du gâteau d'anniversaire.

Un mouvement qui vit le jour le 2 juillet 1865, le Pasteur anglais William Booth fondait un mouvement désireux d'apporter le salut aux plus pauvres de la société. Une démarche résumée, par le célèbre slogan «Soupe, Savon, Salut». Aujourd'hui, l'Armée du Salut est active dans 127 pays et compte 1,7 million de membres.

Sans domicile, travailleurs pauvres, migrants, retraités avec de petites pensions et bien sur personnes en situation de handicap ou de dépendance... l'accueil est inconditionnel, explique le major Dominique GLORIES, officier de l'Armée du Salut depuis 35 ans, qui coordonne l'aide alimentaire. Depuis 2013, cette distribution de repas a remplacé à Paris les traditionnelles « soupes de nuit », en extérieur.

Yves, cuisinier de 54 ans en arrêt de travail, fait une heure trente de transport chaque soir pour venir manger. « Ça me fait une sortie », dit celui qui vit à l'hôtel et vient depuis un an car « il y a la quantité, c'est équilibré, et les gens sont sympas ».

De son côté, Karim, sans domicile fixe de 30 ans, est aussi un habitué. « Avant j'allais aux Restos du Coeur, mais c'est une distribution dans la rue. Ici on mange au chaud et assis. Mais il y a de plus en plus de monde dans la file d'attente », se désole-t-il.

Chaque soir, ils sont entre 350 à 400 à attendre un repas chaud

Chaque soir, ils sont entre 350 et 400, mais jusqu'à 600 l'été, lorsqu'une grande partie des associations ferment leur portes. Paradoxalement, ils sont moins nombreux l'hiver, beaucoup profitant des repas offerts parDes benevoles de l armee du salut lors d_une maraude de nuit les centres d'hébergement ouverts en période de froid.

L'aide alimentaire est une des priorités du mouvement. C'était une volonté du pasteur méthodiste William BOOTH, lorsqu'il créa à Londres, en 1865, « la mission chrétienne », qui deviendra l'Armée du Salut.

Touché par la misère des populations ouvrières britanniques, il souhaitait « les aider à sortir de leur désespérance ». Mais il prend vite conscience qu'on ne peut pas parler de valeurs spirituelles à des personnes qui ont le ventre vide. Il faut d'abord répondre à leurs besoins élémentaires, une condition qu'il résume par « soupe, savon, salut ».

Les actions de l'Armée du Salut se sont diversifiées

Il s'inspire de la structure militaire pour « mener le combat », et essaime rapidement dans d'autres pays. En France, l'Armée du Salut s'implante en 1881. Aujourd'hui, elle est active dans 127 pays et compte 1,7 million de membres.

« Depuis le début, nous maintenons cette activité d'aide alimentaire, en offrant au moins un repas complet par jour aux plus démunis », précise le colonel Daniel NAUD, à la tête de l'organisation en France.

Mais les actions se sont diversifiées: hébergement, réinsertion, aide aux jeunes en difficulté, aux personnes handicapées et aux retraités, l'association dispose dans l'Hexagone de 140 structures d'accueil et d'aide, qui prennent en charge près de 8.000 personnes.

Des personnes handicapées prit en charge comme le demontre, le domaine du Château d'Auvilliers ou l'établissement a étendu ses activités et développé son inscription territoriale et ses partenariats. Représentant aujourd'hui une véritable plate-forme de services du secteur nord d'Orléans pour personnes handicapées. Avec notamment un ESAT (Établissement et Services d'Aide par le Travail), où 87 travailleurs handicapés exercent leurs compétences dans les ateliers du Château (horticulture, bâtiment, sous-traitance industrielle) ou détachés en entreprise.

Un Foyer de vie (Foyer d'accueil médicalisé), installé dans un bâtiment neuf (l'activité a démarré au printemps 2012), où vivent 34 jeunes adultes handicapés et plusieurs personnes handicapées vieillissantes; Mais aussi un Foyer de Vie de Jour, qui peut accueillir chaque jour jusqu'à 12 personnes et qui propose de nombreuses activités, centrées autour d'une ferme pédagogique.

Le colonel NAUD : « Aujourd'hui, nos centres d'accueil sont pratiquement tous pleins »

Des salaries de l ESAT du Chateau d_AuvilliersCes structures sont gérées par la Fondation de l'Armée du Salut, une des deux entités du mouvement qui s'est scindé en deux en 1931 pour respecter la règle de séparation de l'Église et de l'État. L'autre entité, la Congrégation, est une église protestante qui porte ses valeurs spirituelles.

« Aujourd'hui, nos centres d'accueil sont pratiquement tous pleins », explique le colonel NAUD. « Nous sommes prêts à nous mobiliser pour accueillir des réfugiés", souligne-t-il, "mais ce qui nous manque, ce sont des fonds ».

L'Armée du Salut financé par des aides de l'État

Financé par des aides de l'État et des dons, le mouvement dispose d'un bon ancrage dans l'opinion, notamment grâce à la tradition du chaudron, de la petite clochette et des musiciens de l'Armée, qui au moment de Noël appellent à la générosité des passants.

« Lorsque nous sortons avec notre uniforme, nous sommes repérables, cela nous rend service », reconnait le colonel NAUD. Ce dimanche, l'Armée du Salut fête son anniversaire dans un square parisien avec un concert de sa fanfare territoriale et un gâteau géant. La fête devrait être au rendez-vous...

La Rédaction / Avec AFP

Handi Lyon Rhône veut lever les doutes sur l'employabilité des personnes en situation de handicap psychique

Rédigé le 11 Septembre 2015
Colloque Diversite emploi organisee par Handi Lyon Rhone le 6 octobre a Lyon

L'Association Handi Lyon Rhône a choisi de mener un travail de recherche, en partenariat avec le réseau professionnels concernés et d'organiser un colloque Diversite&Emploi pour évoquer et médiatiser l'ensemble de ces enjeux. Le 06 octobre 2015 à Lyon sous le haut patronage de Michel DELPUECH, Préfet de la région Rhône-Alpes et du Rhône et du président de l'Association Handi Lyon Rhône, Peter REMETS, cette dernière rendra publics les résultats de cette enquête réalisée sur les neuf derniers mois. L'objectif de cette étude est de mieux cerner les interrogations, les incompréhensions attentes autour de l'emploi des personnes en situation de handicap psychique.

La fin de vie de Vincent LAMBERT examinée le 29 septembre par la justice administrative

Rédigé le 11 Septembre 2015
les parents_de_vincent_lambert_pierre_vivianne_le_23_juillet_2015_a_reims

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne saisi par François LAMBERT, neveu de Vincent LAMBERT, qui réclame l'arrêt des soins pour son oncle en état végétatif, se réunira en audience publique le 29 septembre à 15H00. De leurs côtés, les parents de Vincent LAMBERT vont demander en justice son transfert vers un autre établissement. Une histoire qui n'est pas prête de s'arrêter de si tôt. Comme si on avait le droit de vie ou de mort de quelqu'un.

Affaire du Médiator : La responsabilité de SERVIER jugée pour la première fois devant la justice civile

Rédigé le 10 Septembre 2015

charles joseph_oudin_avocats_de_la_defense_et_la_victime_michel_dueLes avocats de SERVIER et des victimes présumées du Mediator se sont âprement affrontés jeudi, lors du premier procès civil sur la responsabilité des laboratoires au regard de la « défectuosité » du médicament coupe-faim, synonyme d'un des plus grands scandales sanitaires français. Devant une pile de rapports et d'expertises, les débats, très techniques, ont duré plus de trois heures.

Les juges du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) rendront le 22 octobre un jugement très attendu par tribunaux et malades.

Le combat judiciaire dure depuis quatre ans pour Michel DUE, 72 ans, et sa colère est intacte. « Ca m'a détruit », confie-t-il, ému, avant l'audience. Son avocat, Me Charles JOSEPH-OUDIN, explique : « c'est une chance qu'il soit là, mes autres clients sont décédés en cours de procédure... »

Jeudi, la deuxième chambre civile du TGI examinait au fond les demandes d'indemnisation de cet homme fatigué de 72 ans et d'une femme de 67 ans, absente à l'audience. Les victimes présumées réclament respectivement à SERVIER 900 000 et 125 000 euros en réparation de leur préjudice, les séquelles d'une valvulopathie: traitement à vie, essoufflement, impossibilité de tondre sa pelouse...

Sept ans après les révélations de l'affaire du Médiator, aucune victime présumée n'a été indemnisée

Utilisé par cinq millions de personnes, le Mediator, retiré du marché français en novembre 2009, est à l'origine de graves lésions des valves cardiaques et pourrait être responsable à long terme de 2.100 décès, selon une expertise judiciaire.

Plus de sept ans après les révélations du docteur Irène FRACHON, aucune victime présumée du Mediator n'a été indemnisée de manière définitive par voie de justice. Ces lenteurs sont régulièrement dénoncées par les victimes et la célèbre pneumologue de Brest. Le Dr FRACHON, qui va inspirer prochainement un film, accuse SERVIER de « cynisme » face aux demandes d'indemnisation.

Les avocats de la Défense s'appuient sur un rapport accablant de l'Inspection générale des affaires sociales de janvier 2011

Les avocats se sont notamment affrontés sur une batterie de rapports, les expertises établissant le lien de causalité entre le médicament et la maladie, et sur la connaissance des risques du médicament quand il a été prescrit aux demandeurs, pendant une période allant de 2003 à 2009.

Dans leur arsenal de défense, Martine VERDIER et Charles JOSEPH-OUDIN, avocats en pointe dans la défense des victimes du Mediator, s'appuient notamment sur un rapport accablant de l'Inspection générale des affaires sociales de janvier 2011 qui conclut que le produit aurait dû être retiré dès 1999. Un premier cas de valvulopathie avait été signalé.

"Le Médiator aurait dû être retiré dès 1999"

La cour administrative d'appel de Paris confirmant en août 2015 le principe de la responsabilité de l'Etat envers une victime du Mediator dit la même chose : une décision de retrait aurait dû intervenir « au plus tard » le 7 juillet 1999, date d'une réunion de la « commission nationale de pharmacovigilance où a été évoquée la situation du benfluorex », principe actif du Mediator.

Me Martine VERDIER va plus loin: dès 1993 et son étude interne « jamais publiée », « SERVIER sait » que le benfluorex contient de la norfenfluramine, un anorexigène qui déclenche les effets indésirables. « A cette date, les laboratoires ne pouvaient plus ignorer qu'il y avait une balance bénéfices-risques défavorable à laisser le médicament sur le marché ».

« C'est plus compliqué que ça », réplique Me Nathalie CARRÈRE, qui fait valoir l'exonération de la responsabilité des laboratoires. « Jusqu'en 2009, les autorités de santé considèrent qu'il n'y a pas d'alerte de valvulopathie en pharmacovigilance, la communauté scientifique dit qu'il y a peu de troubles cardiaques constatés ».

Le scandale du Médiator est au coeur de plusieurs procédures judiciaires, civiles, pénales et administratives

Le Mediator a été prescrit pendant plus de 30 ans, d'abord contre l'excès de graisses dans le sang, puis comme traitement adjuvant pour les diabétiques en surpoids. Il aurait rapporté entre 30 et 40 millions d'euros par an au laboratoire, selon Me JOSEPH-OUDIN, qui dénonce « une faute lucrative ».

Le scandale sanitaire est au cœur de plusieurs procédures judiciaires civiles, pénales et administratives. Au pénal, il fait l'objet de deux procédures distinctes, à Paris et à Nanterre, mais aucun procès n'est encore prévu, au grand dam des victimes. Le TGI mettra sa décision en délibéré.

La Rédaction / Avec AFP

Le Tour de Corse à la nage, le nouveau défi de Thierry CORBALAN amputé des bras

Rédigé le 10 Septembre 2015
Thierry CORBALAN Portrait

Le Tour de Corse à la nage en une semaine, soit 500 km en relais avec deux équipiers, est le nouveau défi du « Dauphin corse », Thierry CORBALAN, policier retraité, sportif de haut niveau de 56 ans, amputé des bras après un accident, entamera jeudi en fin d'après-midi sur la station balnéaire de Porticcio sa nouvelle odyssée. Un homme qui c'est confié a France Handicap Info dans une interview exclusif.

C'est du jamais vu. Pour la première fois Thierry CORBALAN va tenter un pari fou. « Avec un ami pompier, on s'était dit que depuis plusieurs années, on pourrait réaliser un beau projet pour nos deux associations : Les Pupilles des Pompiers et la mienne. Mais on ne savait pas trop quoi faire. Moi, j'ai fait de nombreuses traversées. On a alors décidé de faire le Tour de Corse », nous-a-t-il confié (voir par ailleurs).

Thierry CORBALAN, amputé des bras, nage seulement à la force des jambes et du torse

Durant une semaine, les trois nageurs se relayeront 24h sur 24h pour réaliser les 500 kilomètres du parcours. Pour compenser la perte de ses bras, amputés après avoir été électrocuté en 1988 quand sa canne à pêche a touché une ligne à haute tension de 25.000 volts sur la Côte d'Azur, l'ancien policier d'une brigade anti-criminalité nage durant huit heures par jour avec une monopalme de 70 cm de long et 50 cm de large à la seule force des jambes et du torse.

Avec cet équipement fabriqué à Fuveau (Bouches-du-Rhône) par le spécialiste russe Oleg PUDOV, qui équipe plusieurs champions du monde, Thierry CORBALAN, qui s'entraîne plusieurs heures par jour, a déjà relevé de nombreux défis.

Cet ancien champion de judo, passé à la course à pied après son accident, s'est mis à la natation en 2009  effectuant la traversée aller-retour (32 km) des bouches de Bonifacio entre Corse et Sardaigne.

Stéphane USCIATi sera le troisième homme à prendre part à ce Tour de Corse

Pour la création, en 2012, de son association « Le Dauphin corse » d'aide aux handicapés et aux malades, il relie le Cap corse à l'île italienne d'Elbe (60 km en moins de 16 heures). L'an dernier, il a traversé le lac Léman (19 km) pour aider les victimes de la sclérose en plaque. Il a aussi été champion vétéran de France de nage avec palmes avec les valides en 2014.

Le projet du Tour de Corse, il l'a monté avec un autre nageur de longue distance, Jean-Luc CASINI, pompier professionnel de 45 ans, rencontré en 2008 lors du Tour des îles Sanguinaires, près d'Ajaccio. Les deux compères se sont adjoints la complicité d'un troisième nageur, un journaliste de France 3 Corse, Stéphane USCIATI, 45 ans. CASINIi et USCIATIi nageront en bi palmes et CORBALAN pourra aussi en chausser sur certaines portions du parcours pour soulager son dos.

Parrainé par Pascal OLMETA

À travers ce joli défi, Thierry CORBALAN rappelle que « son message est toujours le même depuis le début. Je veux montrer que les personnes en situation de handicap peuvent faire aussi bien que les valides. Preuve en est puisque nous sommes trois pour réaliser ce Tour de Corse. Il y a deux personnes valides et moi. Il n'y a donc aucune différence entre nous ».

Parrainée par l'ancien footballeur international professionnel  corse Pascal OLMETA, venu en voisin et fondateur de l'association « Un sourire, un espoir pour la vie » d'aide aux enfants malades, la course est organisée au profit du Dauphin corse et de l'Oeuvre des pupilles orphelins et fonds d'entraide des sapeurs pompiers de France.

La Rédaction / Avec AFP §photos dans mail presse@fhi)