IME MOUSSARON : 9 plaintes sur 10 classées sas suite, déception des parents
Un collectif d'associations a protesté contre le classement sans suite de neuf des dix plaintes qui mettaient en cause un institut pour enfants et jeunes handicapés dans le Gers. La justice n'ayant pas trouvé de preuves de maltraitance ni de détournements n'a pas pu infligé une peine au couple DOAZAN qui était au coeur de la polémique. Un établissement pourtant comparé en avril 2014 par des salariés a des orphelinats comparable a ceux de la Roumanie a l'époqiue de l'ancien didacteur.
C'est l'incompréhension pour les associations. Sur les dix plaintes, trois ont été classées car « aucune infraction pénale n'a été découverte », a confirmé le procureur de la République d'Auch à l'AFP, Pierre AURIGNAC. Une autre a été abandonnée en raison de la prescription des faits.
Cele déposée en 2014 par la ministre déléguée de l'époque aux Personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, pour abus de bien social et abus de confiance, a également été classée. Par ailleurs, les quatre plaintes des salariés ont été, elles aussi, classées sans suite. Seule une des cinq déposées par des familles, pour des soupçons de maltraitance, est toujours en instruction auprès d'un juge à Auch.
L'Institut médico-éducatif de Condom au cœur de la polémique
Le collectif, qui portait les accusations (Association des paralysés de France dans le Gers, CGT, ex-salariés, familles), s'est dit « très étonné que sur dix plaintes, aucune poursuite judiciaire ne soit engagée, alors qu'un rapport de l'Agence régionale de santé (ARS) avait dénoncé en octobre 2013 une situation de « maltraitance institutionnelle », a-t-il expliqué dans un communiqué adressé à l'AFP.
Rappelons que fin 2013, l'institut médico-éducatif (IME) de Condom, « Maison d'enfants de Moussaron », était au coeur d'une vive et douloureuse polémique. La raison ? Les conditions exécrables dans lesquelles étaient logées les pensionnaires souffrant d'une déficience intellectuelle ou de divers handicaps.
Qui sont les réelles victimes dans cette affaire ?
Le procureur a relevé que « la structure ne correspondait pas au fonctionnement nécessaire pour ces enfants. Il y avait des choses qui, du point de vue administratif interne, ne correspondaient pas aux standards », a-t-il évoqué. Mais qu'en est-il de l'enquête ? Apparemment, elle n'a pas pu confondre les présumés coupables. « Le couple DOAZANo a souffert de ces accusations. (...) Je n'ai strictement rien à leur reprocher sur le plan pénal », a insisté le procureur.
C'est un comble car les époux DOAZAN vont presque se faire passer pour les victimes. Pourtant dans cette histoire, ce sont bien les patients qui ont été les premiers à souffrir de cette situation inacceptable dans notre société. Comme le souligne le collectif : « Les familles n'ont-elles pas souffert en découvrant l'état sordide du bâtiment dans lequel était pris en charge les enfants? »
Mettre en place une politique de « bientraitance ».
Le comité d'entente, formé à Paris par 70 associations nationales représentatives des personnes handicapées et parents d'enfants handicapés (Unapei, APAJH, APF, FNATH...), reste dubitatif après l'annonce de ce jugement.
Ce dernier a saisi la secrétaire d'État en charge des Personnes Handicapées et de la Lutte contre l'Exclusion, Ségolène NEUVILLE, afin que cette affaire puisse être faire naître un débat sur les contrôles des structures par les autorités, en matière de mise en place de politiques de « bientraitance ». Même s'il n'y aura pas de poursuites judiciaires, elle aura au moins montré quelques dysfonctionnements qu'il faut à tout prix bannir dans les IME.
La Rédaction (Avec AFP)
La Fondation CMA CGM pour l’enfance soutient l’Association « La Chaîne de l’Espoir » pour opérer des enfants gravement malades
Alors qu’elle mène une action humanitaire « Opération Conteneurs d’Espoir » depuis 2012 en Afrique, la Fondation CMA CGM soutient ainsi l’Association « La Chaîne de l’Espoir ». Grâce à leur aide, cinq enfants souffrant de cardiopathies complexes venant d’Afrique ont été opérés en region PACA. Un vrai succès pour « La Chaîne de l’Espoir » qui intervient dans plus d’une trentaine de pays afin d’offrir un accès aux soins et à l’éducation aux enfants les plus démunis.
Lauréate du premier appel à projets lancé en 2014 par la Fondation CMA CGM, « La Chaîne de l’Espoir, association qui offre à des enfants issus des milieux défavorisés des interventions chirurgicales non accéssibles dans leur pays, a pu opérer trois enfants du Congo Brazzaville à l’Hôpital de la Timone à Marseille. Un quatrième arrivera le 7 mai prochain en provenance du Burkina Faso pour être opéré à son tour.
Naïla SAADÉ, présidente de la Fondation CMA CGM, a été « particulièrement touchée par ce projet. Si la Chaîne de l’Espoir existe depuis 1994, l’antenne de Marseille acceuille des enfants depuis 2013, et il nous a semblé important de les aider ».
La Fondation CMA CGM organise depuis octobre 2014 les Mercredis de l’enfance
La Fondation CMA CGM prend en charge le coût d’accueil et d’hospitalisation de cinq enfants originaires d’Afrique, âgés de 4 à 10 ans, pour un montant total de 25000 euros.
C’est pour cette raison que la Fondation CMA CGM soutient ce genre de projets. Depuis sa création en 2005, elle a porté plus de 130 projets d’organisations intervenant auprès de l’enfance fragilisée. Elle s’engage ainsi à améliorer leurs coditions de vie au quotidien. Elle défend des projets à vocation sociale et humanitaire en décernant chaque année en France et au Liban des subventions pour les associations qui oeuvrent en faveur des enfants, issus des milieux défavorisés ou en situation de handicap.
Enfin à l’occasion de ses dix ans en juin 2015, elle organise depuis octobre 2014 en France et au Liban les mercredis e l’Enfance. Grâce à la Fondation CMA CGM, de nombreux enfants souffrant d’une maladie du cœur pourront ainsi se faire opérer…
La Rédaction
Handicap International organise « Courir ensemble » pour sensibiliser le grand public au handicap
Handicap International rassemble les personnes valies et handicapées pour « Courir ensemble », le 10 mai 2015 dans le Bois de Boulogne à Paris. L’intégralité des bénéfices de la course permettra ainsi de financer les actions de l’ONG dans les pays en développement.
Alors que l’accès aux loisirs et aux sports reste compliqué pour les personnes handicapes puisque la plupart du temps, l’installation sportive n’est pas accessible ou l’accueil de ce public n’est pas formé pour les accueillir. Handicap International veut ainsi faire changer les choses. Ce dimanche 10 mai 2015 dans le Bois de Boulogne, les sportifs valides et handicapées pourront ainsi « Courir ensemble ».
Lancée en 1992, cette course à contribuer, au fil des années, à changer le regard sur le handicap. Chaque année, 3000 personnes se retrouvent dans la capitale pour courir. Cette année encore, cette manifestation rassemblera des sportifs valides et handicapées autour de différentes épreuves tel qu’un 5 kilomètres, un 10 kilomètres ou encore une marche solidaire...
Les frais d’inscription es sportifsfinanceront des actions dans les pays en voie de développement
Cette course sera parrainée par Jules PLISSON, ouvreur international du XV de France, Jean-Baptiste ALAIZE, quadruple champion du monde handisport de saut en longueur et de Cyril MORE, quintuple champion paralympique d’escrime et champion du monde handisport de ski.
L’intégralité des frais d’inscription des sportifs permettront de financer les actions d’Handicap International dans les pays en voie de développement. L’ONG intervient dans une soixantaine de pays frappés par des catastrophes naturelles, des onflits armés ou des situations de grande pauvreté pour aider les personnes handicapées et vulnérables « vivre debout ».
Valentin et Théophile représentent les valeurs de « Courir ensemble »
C’est pour cette raison que Valentin et Théophile FRANCAVILLA, l’un valide et l’autre handicapé, prendront part en binôme à la course des 10 kilomètres. En 2012, en découvrant le concept de « Courir Ensemble », Valentin, 27 ans, a réalisé qu’il partageait peu de moments avec son frère Théophile sourd, muet et handicapé moteur.
« Je me suis lancé dans ce projet pour vivre une aventure extraordinaire avecThéophuile. Handicap International nous permet de participer à une course officielle où chacun à sa place qy’il soit valide ou handicapé. Je suis les jambes et, mon frère est le mental. C’est lui qui m’a donné envie de reprendre le sport et il me pousse chaque jour à me dépasser », a expliqué Valentin dans un communiqué.
Valentin et Théophile représentent les valeurs de partage et de solidarité véhiculés par cet événement, auquel ils sont très attachés. Bien évidemment, ils espèrent que tous leurs sacrifices payeront dimanche sur la course afin de réaliser une belle performance.
La Rédaction
Informations pratiques : Billet à partir de 15 € pour les adultes, 6 € pour les étudiants et les 10-17 ans et c'est gratuit pour les enfants âgés de moins de 10 ans. L'inscription peut se faire en lignecar Il sera impossible de le faire le jour de l'épreuve sauf pour les personnes handicapées.
Objectif InDépendance repart en tournage pour une 3éme saison ! Et une série de 40 nouvelles rencontres
Depuis quelques jours l'équipe du tournage d'Objectif InDépendance vient de repartir pour une nouvelle série. Près de 40 épisodes qui vont être tournés pendant le printemps et que le grand public pourra découvrir dès le mois de septembre sur France 3 mais aussi des TV locales comme TLT ou TV8. Des épisodes a la rencontre des familles concernées par la perte d'autonomie pour mettre en lumière leurs histoires riches d'enseignements permettant de sensibiliser le grand public à la prise en charge à domicile des personnes fragilisées.
ONECODEFI, le premier site de sensibilisation au cancer pour les personnes déficientes intellectuelles
Grâce à la montée en puissance des plateformes de financementparticipatif, la Ligue contre le cancer a ainsi décidé de lancer sa première campagne de crowfunding avec « Mtmajorcompany ». À travers cette opération inédite, la Ligue propose aux internautes de financer la réalisation d’un site internet pour les personnes en situation de déficience intellectuelle : « Onecodefi ». Le site La Ligue contre le Cancer espère récolter 25000 € pour ce projet innovant grace a un site de collecte participatif.et cela jusqu'au 17 juin prochain.
60% des Français contre le don d’organes automatique
Alors que le projet de loi de Santé est en première lecture au Sénat, un amendement adopté le 14 avril défraie la chronique. Ce dernier prévoit qu’à partir de 2018, le prélèvement d’organes sur une personne décédée sera automatique.
Seule exception, si elle figure sur le registre national des refus. Devant tant de contestataires, cet amendement pourrait être mis à mal. Il reste pourtant fortement soutenu par le Député Fernand SIRÉ, qui a déposé un amnendement pour les patients en fin de vie, un proposition soutenu par le Collectif Inter-Associatif sur la Santé (CISS).
C’est un amendement relatif au projet de loi de santé portée par Marisol TOURAINE qui fait couler beaucoup d’encre. Adopté le 14 avril en première lecture à l’Assemblée nationale, ce dernier stipule qu’à partir de 2018, le prélèvement d’organes sera automatique chez tous majeurs décédés à moins que son nom figure sur le registre national des refus. Ce serait donc une vraie avancée…
Pourtant d’après les chiffres de l’Agence de la biomédecine parues en 2013, 52 330 personnes sont porteuses d’un greffon fonctionnel. Et l’enquête commandée la même année par « Greffe de vie », montrait que que 80% des Français étaient favorables à donner un organes pour eux-mêmes.
Mon corps m’appartient
Apparemment, la situation est tout autre lorsqu’il faut décider ou non, pour une personne décédée, de donner l’un de ses organes pour sauver une vie. Preuve en est puisque d’après un sondage réalisé par Le Lynx.fr auprès de 722 personnes qui ont donné leur avis dans ka newsletter d’avril 2015, près 60% des sondés sont opposés aux dons d’organes automatiques.
Pour ces opposants, le corps est perçu comme un espace profondément intime, parfois spirituel (c’est contre ma religion), mais il est primordial avant toute décision politique de consulter le peuple. Avec cet amendement, il faut craindre certaines dérives graves visant à désacraliser le corps humain. Allons-nous devenir des machines en pièces détachées ? Pire encore, pourquoi ne pas sacrifier certains citoyens pour greffer des organes à des gens riches ?
Dans un entretien accordé au journal La Croix, le Dr Jean-Marie FAROUDJA, à la tête de la section éthique et déontologique au Conseil national de l’Ordre des médecins, conclut que cela « pourrait remettre en cause le dialogue avec les familles lors de circonstances très douloureuses ».
Vers une généralisation du don d’organes
Pour les partisans, le don d’organes est une étape nécessaire pour sauver des vies. Ils soulignent que : « Les gens ne verront plus que l’intérêt de la chose et le don entrera alors naturellement dans les mœurs ». Grâce à la solidarité et la générosité, les internautes démontrent que : « c’est un geste social qui ne coûte rien ».
Rien n’est plus précieux que la vie ! Notre mort permettra de donner l’espoir à une autre personne. Avec un tel sondage, cet amendement risque d’être abrogé alors que le projet de loi de Santé n’est qu’en cours de lecture au Sénat.
Convaincu que il convient d'amplifier le dons d'organe et d'inciter les Français dans cette voie, un avis partage par les associations comme, le CISS, le député Fernand SIRÉ, avait déposé un amendement le 5 mars 2015,dans le cadre de la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie visant à donner la possibilité à toute personne qui souhaite faire don d'éléments de son corps après sa mort, en vue de greffe, de faire apparaître sa volonté par une mention inscrire sur sa carte vitale. Un amendement qui sera pourtant rejeté.
Un sondage qui ne semble pas véritablement refleté la pensé des français et qu'il convient donc de prendre avec prudence, surtout si ont y ajoute celui également publié sur la question par Ipsos ou la grande majorité des Français serait pour le don d'organes, mais seule une personne sur deux communique effectivement son choix.
Une situation inquiétante qu'il convient de résoudre
En France, en 2013, près de 19 000 personnes avaient besoin d’une greffe mais seulement 5,123 greffes ont été réalisées selon l’agence de biomédecine. D’après les équipes médicales, on arrive aujourd’hui à un taux de survie de 85 % à 90 % pour les personnes greffées, pourtant nous faisons face à une pénurie extrême des dons. Un tiers seulement des patients qui sont en attente sont greffés. Près de 500 personnes décèdent avant d’être appelées.
Un fossé qui n'a eu de cesse de s'agrandir depuis le début des années 90, entre les malades inscrits en liste d'attente et le nombre de greffe réalisé, alors si certe la technologie avance, la greffe des trois coeurs articicielle en est la preuve le chemin reste encore pour pouvoir remplacé rein, foie, poumon, et autres organes. Une situation qui n'a cesse de se creuser, et ceci malgré toutes les campagnes de communication qui ont pu être faites en faveur du don d'organes.
La Rédaction
Atout âges : un concept de salon de coiffure dédié aux personnes à mobilité réduite
À l’occasion de la Journée mondiale des mobilités et de l’accessibilité, qui aura lieu ce jeudi 30 avril 2015, les Institutions de la Coiffure ont pensé à un concept innovant. Ils ont ainsi développé un salon de coiffure totalement adapté aux personnes à mobilité réduite au sein (PMT) au sein des Établissements d’hébergement pour les personnes âgées et dépendantes (Ehpad). L’objectif est de s’étendre vers d’autres structures telles que les hôpitaux et les maisons de retraite. Et pourquoi dans la société civile ?
Ce n’est pas parce que l’on est une personne handicapée que l’on n’a pas le droit de se sentir belle et pimpante. Se faire coiffer lorsqu'on est en fauteuil roulant, ce n'est pas toujours évident, de passer au bac à shampoing où de trouver une position confortable...
Autant de contraintes qui peuvent transformer ce moment de bien-être en galère ! Soucieuse de répondre à cette problématique, la profession a alors décidé de lancer « Atout âges », un concept de salon de coiffure accessible et offrant plus de confort aux personnes à mobilité réduite (PMR) au sein des Établissements d’hébergement pour les personnes âgées et dépendantes.
Selon les chiffres de l’Insee, on dénombre 12 millions de personnes handicapées en France. Parmi elles, 850 000 sont en fauteuil ce qui représente 2 à 3% de la population française. Des chiffres qui montrent bien que les PMR ne doivent pas être laissées sur le bord de la route et qu’il faut penser à leurs besoins.
Faciliter leur déplacement au sein du salon de coiffure
« On veut accueillir tous les publics y compris les personnes souffrant d’un handicap définitif ou temporaire ainsi que les personnes en fauteuil. On veut leur offrir un espace de coiffage convivial et adapté à leur handicap. La personne handicapée ne bouge plus », explique le Directeur des Institutions de la Coiffure, Jacques MINJOLLET.
L’objectif est de leur faciliter leurs déplacements au sein du salon afin qu’elles fassent le moins d’efforts possibles. Par ailleurs la table de coiffage pourra ainsi être surélevée afin de pouvoir intégrer un fauteuil et les équipements se déplaceront autour de la personne handicapée. Par ailleurs, le bac à shampoing épousera le cou de la personne en fauteuil afin que l’eau tombe dans le bac et non pas sur la personne.
Pour l’heure, ce concept ne concerne que les PMR
Maintenant, les salons de coiffure dans la société vont-ils enfin prendre conscience de ce fait ? « On ne peut pas ne pas accueillir ce public là car ils ont conscience qu’il faut des espaces adaptés pour les accueillir. Après, on constate que très peu de PMR se rende dans les salons de coiffure. Même si cela coûte un peu plus chez, les professionnels doivent être ouverts à toutes les situations », souffle-t-il.
Pour l’heure, le concept ne concerne que les personnes à mobilité réduite. Il faudra attendre un peu pour voir des évolutions pour les personnes souffrant d’une déficience sensorielle ou mentale. « Pour les autres types de handicap (sensoriel et cognitif), ce sont d’autres problématiques à prendre en compte. Ce n’est pas le tout de dire que mon salon est adapté pour recevoir des personnes handicapées, il faut que le personnel soit formé afin de les accueillir le mieux possible dans son salon de coiffure », rappelle-t-il. Des problématiques surlesquellesl il faudra réflechir un jour ou l’autre...
Par Romain BEAUVAIS
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