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La Greffe d’organe sécurisé grâce à une évaluation des prélèvements à distance par l'image avec : Cristal Image

Tranfert d un organe dans le cadre d une greffe

Dans un communiqué commun du 9 juin, la DGOS (direction générale de l’offre de soins) et l'Agence de la biomédecine (ABM) ont annoncé, le lancement du programme « Cristal Image » explique, la démarche et le calendrier de déploiement du dispositif. Un outil « D’imagerie qui permet le partage sécurisé de données entre les sites de prélèvement et les équipes de greffe. Son objectif : améliorer l’évaluation à distance des organes à prélever afin de choisir le greffon le plus adapté au patient receveur ». Un outil supplémentaire a la réussite des greffes dont le nombre atteint en 2015 plus 57 171 personnes en France soit + 30 % de greffes en 10 ans.

Un outil de transmission des images des greffons...
Si depuis plusieurs années la greffe a connu des avancés considérable avec notamment la circulation des données médicales (sérologie, facteurs de risques, dossier médical...), circulent entre les établissements de santé autorisés à la greffe et/ou au prélèvement multi organes. Cette avancée technologique devrait permettre aux professionnels de disposer d’images « de manière anonyme et sécurisée », précise Hélène LOGEROT, chargée du pôle organisation et financement à l'Agence de la biomédecine.

Alors que l’évaluation d’un organe est essentielle avant de l’accepter pour une transplantation. Cette technologie d’imagerie devrait permettre d’optimiser le processus de décision de transplantation en transmettant des images aux établissements de greffe. « Ils peuvent ainsi évaluer avec plus de rapidité et de sécurité les organes, en évitant aux équipes de se déplacer quand l’organe n’est pas de qualité suffisante », souligne le communiqué.

Tous les établissements concernés...
Le programme « Cristal Image » concerne tous les établissements de santé autorisés à la greffe et/ou au prélèvement multi organes, ces derniers utilisant tous déjà le dispositif technique Cristal. Ces derniers devront néanmoins Infographie sur le chiffres cles 2016 des greffes en 2015procéder a l’installation une passerelle informatique qui fera le lien entre la plate-forme centrale de stockage et de partage des images situées à l'ABM et le système d'information de l'hôpital et cela avant le avant le 30 septembre 2016.

Un changement qui concerne plus de dans lesquels 118 hôpitaux sont déjà équipés et 100 autres (CHU, CH, privés et Espic) doivent acquérir la solution technique. Un équipement dont le coût par hôpital ne représente que 10 000 euros, soit l’équivalent 1 M€ au total.

La DGOS et l’ABM qui ont annoncé qu’afin de maintenir l’équité du processus d’attribution des greffons, l’ouverture du service sera opérationnelle pour tous les établissements greffeurs d’un même organe en même temps. Ainsi le déploiement débutera au 4e trimestre 2016 pour les établissements autorisés à la greffe thoracique (greffe cardiaque et/ou greffe pulmonaire ou cœur-poumon) et la majorité des établissements (effectuant au moins 5 prélèvements par an) ; au 1er semestre 2017 pour les établissements autorisés à la greffe hépatique et enfin pour les établissements autorisés à la greffe rénale et tous les autres établissements préleveurs.

Une application confirmée dans une circulaire du 12 mai diffusée ce 9 juin (comportant la liste des premiers établissements) relative au déploiement de cette transmission d'images numérisées pour la transplantation d'organes, la DGOS énonce qu'"en réduisant les risques de perte de greffons, la transmission d'images rendraient éligible à la transplantation davantage d'organes, favorisant, ainsi, le développement de la greffe".

À terme, poursuit-elle, « la transmission d'images contribuera à rendre possible une nouvelle organisation du prélèvement fondée sur le principe de la séparation de la fonction de prélèvement de celle de greffe, le prélèvement pouvant être confié, par délégation, à une équipe chirurgicale dédiée prélevant pour le compte d'une équipe chirurgicale de greffe ».

Mais d'autres conditions devront être réunies avant d'y parvenir comme la formation des acteurs, organisation de la permanence des soins, sécurisation des transports d'organe voyageant seul...

Un enjeu clé : limiter le refus des familles « par précaution »
Certains défunts, pour lesquels un prélèvement est envisagé se révèlent être non prélevables pour des raisons médicales ou logistiques. Pour d’autres, le prélèvement est refusé. Soit par le défunt lui-même, qui s’était inscrit au registre national des refus ou qui avait signalé son opposition à ses proches. Soit par la famille qui, faute d’information sur le choix du défunt, refuse, par précaution, le prélèvement d’organessur leur proche. Actuellement, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé.

La majorité des donneurs prélevés sont des personnes qui décèdent à l’hôpital en état de mort encéphalique suite à un arrêt vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien. Cela concerne moins de 1 % des décès à l’hôpital ; or cette source d’organes représente actuellement près de 92,5 % des greffes réalisées en France.

La Rédaction

Catégorie : SANTÉ PUBLIQUE
Publication : 09/06/2016

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