Les associations de santé appel le gouvernement a la mise en place d’un Plan Marshall de l’accès aux soins en France
Alors que le collectif inter-urgence et les syndicats mais aussi l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), sont aujourd’hui dans la rue. France Assos Santé annonce sa solidarité avec les urgentistes et appelle les pouvoirs publics à pallier le manque d’effectifs et de moyens. L’association qui se joint pour demander à « ce que tout soit mis en œuvre pour lutter contre les déserts médicaux. Pour faire baisser la charge sur les urgences ». Son président Alain-Michel CERETTI insistant sur la nécessité de « rendre à nouveau accessibles la médecine de ville et la médecine de garde, partout et pour tous ».
Crise des urgences…
Les services d’accueil d’urgence (SAU) connaissent une crise profonde depuis plusieurs années à laquelle aucune solution n’a été trouvée. Les missions parlementaires, audits et rapports se succèdent, parvenant toujours aux mêmes conclusions : le système est à bout de souffle. Le nombre de passages aux urgences augmente de façon exponentielle (+15% en 4 ans), sans que les effectifs ni les moyens ne suivent.
La prise en charge se dégrade, les délais d’attente s’allongent dangereusement et les conditions de travail deviennent intenables pour les personnels soignants. Conséquence de cette situation selon France Assos Santé, une perte de
chance pour les patients, en particulier les plus âgés ou les plus vulnérables comme l’indiqué un rapport de la Cour des comptes en 2009.
Un sentiment partagé par Christophe PRUDHOMME, de la CGT-Santé. « Toutes les lois santé qu’on a connues ont dégradé la situation ». Si les patients ne sont pas plus en danger « aujourd’hui qu’hier ont essaie de faire le maximum » mais le danger « reste quotidien du fait des sous effectif » affirmant que le manque de lit « entraine une surmortalité tout patients confondus de 9 % et pour les patients les plus graves de 30 % » a-t-il insisté. Un risque accru d’accident médicaux que confirme également une étude publiée dans la revue AFMU en mars 2019
Défaillance de l’offre de soins de ville…
Une crise des urgences qui trouve son origine selon l’association par le manque chronique d’effectifs et de moyens est évidemment en cause, mais pas seulement : la défaillance de l’offre de soins de ville induit un transfert forcé vers les urgences de patients qui n’ont rien à y faire. L’association rappel que les récentes études montrent que 20% des patients pris en charge aux SAU relèvent en réalité de la médecine de ville. Or l’insuffisance de l’offre ou son inaccessibilité (éloignement, délais d’obtention d’un rendez-vous, précarité socio-économique…) fait des urgences le seul recours possible pour des millions de Français. 12% des Français n’ont toujours pas accès à un médecin traitant. Les délais pour obtenir un rendez-vous chez certains spécialistes se comptent souvent en mois. Quelles solutions pour les usagers dans pareil cas ? Une seule solution : Les urgences.
Une situation auquel il faut remédier !
Pour France Assos Santé, la situation n’est plus acceptable. Nous n’avons nul besoin d’une énième mission parlementaire ni d’un énième rapport confié au député et au patron du Samu de Paris Thomas MESNIER et le Pr CARLI.. Seule solution que propose la Ministre Agnès BUZYN qui se trouve aujourd’hui même devant le Sénat pour son projet de loi « Ma Santé 2022 » en second lecture. « La situation nous la connaissons. Les solutions aussi. Ce dont nous avons besoin, et vite, c’est d’un véritable Plan Marshall de l’accès aux soins en France » insiste Alain-Michel CERETTI.
Un plan qui demande Marshall qui devra comprendre des financements urgent et suffisant pour l’hôpital public, à commencer par les services d’urgence, pour davantage d’effectifs et des moyens techniques adaptés. Mais aussi selon France Assos Santé, la mise en place d’un plan ambitieux de lutte contre les déserts médicaux, des services de médecine de garde mieux dotés sachant que 36% des secteurs de garde en France sont aujourd’hui couverts par moins de 10 médecins volontaires. Ainsi qu’une meilleure répartition de l’offre de soins sur le territoire. « Les dispositions prévues dans la loi Santé sont insuffisantes. Nous demandons des mesures fermes, coercitives si nécessaire. Il en va de l’égalité de tous devant le soin » conclut Alain-Michel CERETTI.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : France Assos Santé,2019
Publication : 11/06/2019
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