Accéder au contenu principal

Les députés confirment la fiscalisation des indemnités journalières des victimes du travail

signez-la-petition-fnath©FNATHDeux ans après la fiscalisation des indemnités journalières des victimes du travail voté par les députés de la majorité, malgré l'opposition de l'ensemble des partenaires sociaux, des associations de victimes et du conseil économique et social. L'engagement avait été pris d'améliorer l'indemnisation des victimes du travail pour lequel de deux propositions de loi identiques. le récent débat sur l'une d'entre elles à montrer à quel point le gouvernement et de nombreux députés n'avaient pas souhaité améliorer cette profonde inégalité qui touche les victimes du travail, ignorant les difficultés d'application de la décision du Conseil constitutionnel du 18 juin 2010.

Lors du débat au Sénat du projet de loi de finances pour 2012, la fiscalisation partielle des indemnités journalières des victimes du travail a été supprimée (article 3 bis A). Malgré le maintien de quelques propositions en commission mixte paritaire, les députés n'auront pas au final maintenu celle-ci, anéantissant l'espoir de plusieurs milliers de victimes.

La FNATH qui rappel que son maintien était nécessaire pour au moins deux raisons. d'une part, l'engagement de faire évoluer l'indemnisation des victimes du travail pris en 2009 par les députés n'a pas été respecté : le dispositif d'indemnisation reste selon la cour des comptes « un système de réparation obsolète, discriminatoire et inéquitable » et depuis 2009, la situation n'a pas connu d'améliorations concrètes pour les victimes.

D'autre part, cette fiscalisation est venue renforcer les inégalités préexistantes. En effet, les victimes du travail ne seront pas indemnisées de la totalité de leur préjudice. La véritable inégalité de traitement concerne elle la situation par rapport aux autres victimes d'un dommage corporel non pas à leur situation devant l'impôt par rapport aux personnes atteintes d'une grippe, pour lesquelles il n'y a pas de préjudice et pas de tiers responsable. Face a cette inégalité, la FNATH regrette que le gouvernement qui avait mis selon elle la valeur du travail reste désespérément muet.

La FNATH tient à rappeler que cette mesure, d'autant plus mal vécu par les nombreuses victimes du travail qu'en contrepartie aucune mesure n'a été adoptée pour mieux indemniser les victimes du travail, se traduit par une diminution des ressources des personnes accidentées, alors qu'aucune autre indemnisation ne fait l'objet d'une imposition. Les attentes des victimes du travail, à quelques mois des échéances électorales, restent donc fortes en la matière.

L'association a annoncé la poursuite de sa campagne pour l'adoption d'une loi juste sur l'indemnisation des victimes du travail afin de recueillir le maximum de signatures a travers une pétition pour peser dans le débat de la campagne électorale ou elle a ouvert un site a cette occasion.

La Rédaction

Catégorie : SOCIAL
Publication : 16/12/2011

Articles en relation

Grève et opération escargots des taxis contre la baisse des tarifs de transports sanitaire par la CPAM

Après les agriculteurs ont le prit le pas sur la capital avec le souhait de bloquer Rungis. Le Gouvernement de Gabriel ATTAL a peine installé est actuellement en pleine tourmente. C’est le secteur du BTP qui réclame les même avantages. Ou hier avec le blocage de certaines avec des opérations escargots des professionnelles de Taxi qui manifeste à leurs tour, contre la baisse des tarifs annoncé par la sécurité sociale. Une multiplications des mouvement sociaux qui pourrait faire tourner de l’œil du premier ministre qui fait aujourd’hui sa déclaration de politique générale sans vote devant les députés.

Les bonus « inclusion handicap » et « mixité sociale » adoptés par le conseil d'administration de la CNAF

Hier 2 octobre, le conseil d'administration de la Caisse nationale des Allocations familiales a adopté les modalités de mise en œuvre des bonus prévus dans la Convention d'objectifs et de gestion de la branche Famille 2018-2022 afin de favoriser l'accueil des enfants en situation de handicap et en situation de pauvreté. L’accueil des enfants en situation de handicap ou de pauvreté dans les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) est une priorité de la nouvelle COG de la branche Famille de la Sécurité sociale. Afin de compenser les surcoûts observés pour les établissements d’accueil du jeune enfant qui accueillent des enfants en situation de handicap,

France Assos Santé dénonce les économies réalisées sur le dos des malades par le gouvernement

Le gouvernement doit agir vite pour assurer l’équilibre budgétaire auquel il s’est engagé auprès notamment de ses partenaires européens. Résultat : l’annonce en urgence d’une série de mesures visant à réduire la dépense publique, mesures qui concernent le sanitaire et le social et qui risquent d’ébranler fortement les principes mêmes de notre système de sécurité sociale. Pour l’association des usagers de la santé, le risque qu’il s'agisse des indemnités journalières, ALD ou encore pensions d’invalidité et des rentes accidents du travail ou maladies professionnelles de réduire un peu le droit des usagers et des malades…

l’ARS Île-de-France lance un vaste plan pour créer 5 000 solutions d’accompagnement supplémentaires.

L’Agence régionale de santé Île-de-France s’engage dans une stratégie de développement et de transformation de l’offre pour les personnes en situation de handicap en mobilisant des ressources sans précédent. 200M seront engagé pour aboutir à la création de plus de 5 000 solutions nouvelles d’ici 2022 et s’approcher du « zéro sans solution ». 53 000 places pour les adultes et les enfants handicapés, soit un taux d'équipement de 4.64 % pour 1 000 habitants. 20% en dessous de la moyenne nationale ! Telle est aujourd’hui le constat qu’il convient de dresser en pour la région Île-de-France qui aujourd’hui et celle qui dispose du plus faible taux d’équipements pour adultes et enfants handicapés.

Ouverture en janvier 2018 de la première « Maison des répits » pour enfants et jeunes handicapé à Paris

La première maison de week-end et de vacances pour enfants et jeunes Parisiens en situation de handicap ouvrira le 12 janvier 2018 à Paris, dans le 15e arrondissement, au Centre médico-social Lecourbe de la Fondation Saint-Jean de Dieu. Une Fondation qui depuis sa création en 1858 fait partie des pionniers dans l’innovation et l’adaptation de l’accompagnement de personnes en situation de handicap. Un projet qui souhaite par son accueil soutenir les familles et apporter soutien et réconfort aux aidants à travers leurs enfants ou adolescents handicapés dont ils ont la charge.

Revalorisation de 0,3 % des prestations familiales et sociales versées par les CAF, une politique de charité !

Il ne s’agit pas d’un poisson d’avril et pourtant ont pourrait le croire au vu une fois de plus de ce qu’appel le gouvernement l’effort de mobilisation concernant le politique du handicap. Des personnes en situation de handicap qui passe donc 808.46 à 810,89 € soit 0.3 % de revalorisation. La prochaine revalorisation sera-t-elle réalisée par le prochain gouvernement. Des personnes en situation de handicap qui ont désormais exactement huit centimes d’euros par jours de plus pour vivre...