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Les services d'aide à domicile mise en danger en Île de France, l'APF appelle à manifester

un homme en fauteuil portant dernière son dos une pancarte sur lequel on peu lire "Financement a la hauteur des besoins"

un homme en fauteuil portant dernière son dos une pancarte sur lequel on peu lire "Financement a la hauteur des besoins"Appel étonnant que celui de l'APF a manifesté le 5 juin dernier en dressant pour message un mur de bouteilles « SOS services en détresse » devant le Ministère des Affaires sociales et de la santé le 5 juin dernier. Un rassemblant d'environ d'une cinquantaine d'usager avec pour slogan "À l'aide... à domicile ! Pour un financement à la hauteur des besoins". Quand aux responsables associatifs, il venait exprimer leur inquiétude face au danger face à lequel se trouvent trois centres d'aide à domicile en Ile-de-France aujourd'hui au bord de l'asphyxie financière.

Dans un communiqué, l'Association des paralysés de France (APF) dénonce en effet la situation préoccupante des services auxiliaires de vie dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Ces derniers seraient dans des situations financières dramatiques, les différents Conseils généraux refusant de financer ces services à la hauteur des besoins des personnes. Une situation qui selon l'APF perdure depuis trois ans et concerne tous les départements de l'Ile-de-France. Il faut savoir précise Jacky DECOBERT, représentant régional d'Ile-de-France de l'apf « qu'une heure d'auxiliaire de vie sociale nous coûte 26 € et que le tarif prit en charge par la prestation de compensation du handicap (PCH) est de 17,59 €. Le différentiel entraîne donc un déficit d'environ 8 € par heure effectuée ».

« SOS services en détresse »

Une situation qui implique un financement supplémentaire pour l'association de 8 € environ par heure d'aide à domicile effectuée, cette dernière refusant de faire payer ce reste à charge aux usagers ! Des surcoûts financiers risquent mettre rapidement les trois centres en question en dépôt de bilan entraînant une fermeture des trois services privant ainsi plus centaine de personnes de l'aide dont ils ont besoin et environ 95 salariés de leur emploi. L'APF demande à la fois que les trois conseils généraux concernés proposent un financement à la hauteur des besoins des personnes comme cela est le cas dans la plupart des départements en France ! l'APF estimant que les subventions supplémentaires par l'Agence régionale de santé d'ile-de-france octroyé aux trois départements, dans le cadre du fonds de restructuration pour des services d'aide à domicile autorisé et agréé, ne représentent pas des solutions de financement pérennes.

Contacter les trois conseils généraux concernés réfute quand eux les accusations, affirmant que la situation serait pour le Val-de-Marne un fait de l'APF et des coûts plus élevés que les autres services. Une situation que dément, Frédéric BLANZAT, directeur de la délégation APF 94 est dû à la « non-discrimination territoriale ». De manière générale les conseils généraux affirment ne faire que respecter la loi et la grille tarifaire, tandis que certains affirmants que la crise oblige à certains efforts et que tous doivent y participer... À noter cependant que le Val-de-Marne devrait recevoir le délégué de l'APF fin juin.

En fin d'après-midi, une délégation de représentants de l'association tenue par Jean-Marie BARBIER président de l'APF et le représentant de la région Île de France Jacky DECOBERT, on était reçue par Aurore LAMBERT, conseillère de Marie-Arlette CARLOTTI, affirmant que cette dernière « était à l'écoute » mais reprochant une manifestation considérée comme un passage en force. Cela fait pourtant plus de deux ans que l'APF et d'autres associations alertent les pouvoirs publics sur la situation intenable d'un secteur en proie à l'asphyxie financière. Sans avoir été entendues jusqu'à présent.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : SOCIAL
Publication : 06/06/2012

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