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L’espérance de vie progresse, progresse de cinq dans le monde depuis l’an 2000 selon le dernier rapport de l’OMS

La Directrice generale de l OMS Margaret Chan

L’espérance de vie a progressé de manière spectaculaire depuis 2000 soit la hausse la plus rapide depuis les années 1960, et ceux grâce notamment par les progrès enregistrés contre "les maladies évitables et curables" comme en Afrique avec le sida et le paludisme. « Mais les grandes inégalités sanitaires persistent dans et entre les pays ». Telle est le constat de l’étude « Surveiller la santé pour les ODD » (Objectifs du développement durable), présentée par la Directrice de l’OMS, Margaret CHAN, le 19 mai à Genève.

Une donnée qui confirme après le rapport de 2015 de l’OMS le vieillissement de la population comme un véritable un défi mondial ! Les Statistiques sanitaires mondiales de cette année compilent les données les plus récentes sur les cibles liées à la santé dans les objectifs de l’ODD, adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2015.

Publiées chaque année depuis 2005, les Statistiques sanitaires mondiales de l’OMS sont la source d’informations sur la santé des populations du monde qui fait autorité. On y trouve des données de 194 pays sur toute une gamme d’indicateurs portant sur la mortalité, la maladie et les systèmes de santé.

Une population mondiale qui ne cesse de vieillir...
Alors que la majorité des populations à l’échelle mondiale, peuvent espérer vivre jusqu'à 60 ans, la baisse de la fécondité conduit inexorablement à un vieillissement rapide des populations partout dans le monde. UneFigure 3 1 Gains regionaux et mondiaux en matiere d esperance de vie moyenne par decennie  1970 2015 situation qui doit conduire les pays à « Un profond bouleversement et avec des répercussions sont considérables. Des changements fondamentaux, et pas uniquement dans ce que nous réalisons, mais dans la façon dont nous concevons le vieillissement lui-même » indique le rapport.

Un gain qui n’a eu de cesse de progresser depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et dont les quinze dernières années sont les plus importants depuis les années 1960, inversent les tendances à la baisse observées dans les années 1990, notamment en Afrique à cause de l’épidémie de sida et en Europe de l’Est après la chute de l’Union soviétique.

Parmi les plus rapides de cette progression, celle située dans la Région africaine de l’OMS où l’espérance de vie a gagné 9,4 ans pour atteindre 60 ans, grâce aux progrès en matière de survie de l’enfant, de lutte contre le paludisme et d’extension de l’accès aux médicaments antirétroviraux pour le traitement du VIH.

Ainsi selon le rapport publié, à l'échelle mondiale, un enfant né en 2015 était de 71,4 ans (73,8 ans pour les filles et 69,1 ans pour les garçons) mais, au niveau individuel, la perspective dépend toujours du lieu de naissance, indique l'étude.

Pays riches et pauvres des différences persistantes...
Avec une durée de vie moyenne de 86,8 ans, c'est au Japon que les femmes peuvent espérer vivre le plus longtemps, pour les hommes, c'est en Suisse que leur espérance de vie est la plus importante : 81,3 ans. La population de la Sierra Leone arrivant en dernière position dans le classement avec la plus faible pour les 2 sexes : 50,8 ans pour les femmes et 49,3 ans pour les hommes.

Figure 3 2 L esperance de vie a la naissance et l esperance de vie en bonne sante a la naissance les deux sexes 2015 01Si comme la notée, le rapport, la hausse la plus rapide se situent dans la région africaine, où l'espérance de vie a gagné 9,4 ans pour atteindre 60 ans, cette amélioration est dut notamment grâce aux progrès réalisés en matière de survie des enfants, de lutte contre le paludisme et d'accès aux médicaments antirétroviraux pour le traitement du VIH.

Le rapport qui rappel cependant que les nouveau-nés dans 29 pays, tous à haut revenu, ont une espérance de vie moyenne d'au moins 80 ans tandis que dans 22 autres pays, tous en Afrique subsaharienne, sera elle de moins de 60 ans. « Le monde a progressé à grands pas pour réduire les souffrances inutiles et le nombre des décès prématurés dus aux maladies que l'on peut éviter et traiter », a déclaré Margaret CHAN avant de préciser que « ces progrès ont été inégaux. Aider les pays à atteindre la couverture sanitaire universelle en se fondant sur un solide système de soins de santé primaires est la meilleure chose que nous puissions faire pour veiller à ne laisser personne à la traîne ».

Des changements politiques nécessaires....
Un rapport qui pointe ainsi le doigt sur l’importance de la prise de conscience des politiques nationales afin de favoriser le vieillissement en bonne santé, construit autour du nouveau concept des capacités fonctionnelles. « Une transformation des systèmes de santé s’éloignant des modèles curatifs basés sur la maladie pour préconiser la prestation de soins intégrés et centrés sur la personne âgée » souligne l’étude.

Une situation qui a pour en France celle de la prise en charge des personnes âgées en situation de handicap et notamment mentale, pour lequel la les associations n’ont de cesse de dénoncé la faiblesse des réponses de prises en charge.

Le rapport qui fait ressortir des lacunes importantes au niveau des données qu’il faudra combler pour suivre les progrès en matière de santé pour les ODD. Par exemple, on estime que 53 % des décès dans le monde ne sont pas enregistrés, bien que plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la République islamique d’Iran et la Turquie, aient fait des progrès considérables dans ce domaine. Une situation que ces politiques nationales doivent impérativement corriger selon l’OMS.

Le rapport comporte notamment des données qui illustrent les inégalités en matière d'accès aux services de santé entre les habitants les plus pauvres d'un pays donné et la moyenne nationale pour un ensemble de services de santé. Un objectif général pour la santé qui doit «Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge et appellent à instaurer la couverture sanitaire universelle »

Un défi dont l’OMS affirme que ceux-ci ne pourront être relevés « sans lutter contre les facteurs de risque contribuant à la maladie. Dans le monde aujourd’hui et notamment sur celle que représentent les fumeurs, l’accès a l’eau potable à près de 1,8 milliard de la population, mais aussi de l’aide à 198 millions enfants de moins de 5 ans qui ont un retard de croissance ou qui sont en surpoids notamment dans les pays riches.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : ORGANISATION MONDIAL - OMS
Publication : 20/05/2016

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Après 52 jours de conflit, la bande de Gaza offre un spectacle de dévastation », explique Robert MARDINI, chef des opérations pour le Proche et le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de retour d’une mission en Israël et dans le territoire palestinien occupé. Afin de pouvoir répondre aux besoins considérables de la population, le CICR a annoncé prévoir une hausse de près de 70 % de son budget initial, a plus de 62.7M€

« Le CICR était sur place pendant toute la durée du conflit qui a récemment secoué Gaza, menant à bien sa mission humanitaire, comme il l’a fait lors des conflits précédents. Forts de nos 280 collaborateurs basés en Israël et dans le territoire palestinien occupé, nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider la population à se relever une nouvelle fois, indique M. MARDINI.

Ce dernier qui poursuit affirmant « La situation humanitaire qui prévaut actuellement doit être appréhendé selon une perspective plus large marquée par une occupation prolongée, huit ans de blocus et de lourdes restrictions de mouvement imposées aux personnes et aux biens, sans compter trois conflits en à peine six ans et une infrastructure déjà fragilisée. »

Le dernier conflit en date qui a généré des besoins considérables. Des dizaines de milliers de personnes ayant été obligées d’abandonner leur maison se sont retrouvées dans le plus grand dénuement, de nombreuses personnes en situation de handicap se retrouvent dans des dramatiques auquel s’ajoute comme de nombreux reportages d’information sur les chaines audiovisuelles la destruction de milliers d’habitations et d’autres structures ont été entièrement ou partiellement détruites.

Une situation sanitaire mise en danger par l’état du réseau d’eau et les installations électriques a subi de graves dommages. Le système de santé a été mis à très rude épreuve, alors que des hôpitaux étaient la cible des bombes ou d’autres projectiles. Provoquant de nombreuses amputations, mais aussi des handicaps visuels ou auditifs.

Les commerces ont fermé leurs portes, laissant d’innombrables soutiens de famille sans revenu. En outre, quelque 40 % des terres agricoles ont été réduites à l’état de friches et les récoltes ont été détruites. Et alors que près de 60% des habitants de Gaza âgés de moins de 18 ans présentent aujourd’hui de profonds traumatismes, la présence de munitions non explosées et abandonnées fait peser une terrible menace sur la vie de la population.

Aussi le CICR prévoit-il d’allouer des ressources humaines, matérielles et financières supplémentaires pour pouvoir répondre à ces besoins, en conjuguant action d’urgence et projets à moyen et long terme, en coordination avec les autorités et les partenaires locaux.

Une des priorités essentielles du CICR pendant et après les hostilités a été de veiller à ce que les blessés et les malades puissent être pris en charge rapidement. Il entend aujourd’hui renforcer son soutien à la Société du Croissant-Rouge palestinien, en particulier à ses services médicaux d’urgence. Il continuera notamment à fournir du matériel médical, des pièces détachées pour les générateurs, du carburant et des conseils techniques aux principaux hôpitaux de Gaza. Par ailleurs, quatre hôpitaux gravement endommagés pendant les combats seront remis en état.

Le CICR qui annonce qu’il travaillera également avec les services des eaux locaux afin de réparer les dégâts causés au réseau d’approvisionnement en eau, et mettra à disposition son savoir-faire, si nécessaire.

En partenariat avec le Croissant-Rouge palestinien, le CICR distribue actuellement des vivres et des articles ménagers aux personnes déplacées et à celles qui rentrent chez elles. En outre, il envisage d’apporter son soutien aux agriculteurs des zones frontalières de la bande de Gaza.

Le CICR continuera en outre à coopérer avec le Magen David Adom et le Croissant-Rouge palestinien et à leur apporter son appui afin qu’ils soient en mesure de fournir des services humanitaires dans les meilleurs délais.

« Le nombre de victimes civiles et l’ampleur des destructions ont atteint un niveau jamais égalé dans la région ces dernières années, précise M. MARDINI ; ce qui indique que des violations du droit international humanitaire se sont produites, en dépit de nos rappels répétés adressés à toutes les parties au conflit de leur obligation de protéger les civils et les biens de caractère civil. »

Sur la base d’observations directes et de données recueillies sur place, le CICR a fait des recommandations à tous les acteurs du conflit. Il continue aussi à visiter des personnes incarcérées dans des lieux de détention en Israël, accordant une attention particulière aux personnes arrêtées par suite des récentes hostilités.

Le CICR, dans le cadre de ses discussions avec les autorités israéliennes, va continuer à insister sur les conséquences qu’ont les restrictions de mouvement imposées aux Palestiniens sur les moyens de subsistance de la population. « Il est grand temps, face au désarroi dans lequel sont aujourd’hui les civils, qu’une solution satisfaisante soit trouvée si l’on veut qu’ils se relèvent véritablement et durablement », conclut M. Mardini.

La Rédaction