La 3D offre une nouvelle vie aux amputés en Ouganda, mais ou les manque moyens restent cruel
Amputé de la jambe droite, il y a trois ans, Jesse AYEBAZIBWE après avoir été renversé par un camion en rentrant de l'école vient grâce aux nouvelles technologies de la 3D de retrouvé une vie quotidienne plus facile...pour ne pas dire presque normale. Un jeune garçon qui a eu la chance de faire partie d'un programme pilote qui lui a permis d'obtenir pour la première fois une coque prothétique imprimée en 3D. Reste à espérait que d'autres pourraient en bénéficier...un pari difficile ou la pauvreté et grandissante ou le handicap ne semble pas encore une priorité. En Afrique, on compte en moyenne 2 millions de personnes pour une unité de production en appareillage.
Après l'accident, le petit Ougandais avait reçu des béquilles, mais clopinait depuis lors, lent et diminué. "J'aimais jouer comme un enfant normal avant l'accident...", se souvient-il. Une situation rendue possible avec un scanner infrarouge, un ordinateur portable et deux imprimantes 3D vont désormais tout changer dans la vie de Jesse et d'autres personnes amputées comme lui.
« Le processus est plutôt court, c'est toute la beauté des imprimantes 3D », expliquent Moses KAWEESA, 34 ans, un technicien orthopédique des Services de rééducation complète d'Ouganda (Comprehensive Rehabilitation Services in Uganda, CoRSU), qui, avec l'université de Toronto, au Canada, et l'organisation caritative Christian Blind Mission, fabrique les prothèses. Autrefois, la fabrication d'une coque prothétique réalisée souvent à partir d'un moulage en plâtre à laquelle est fixée la jambe artificielle sur la hanche d'un amputé nécessitait près d'une semaine de travail, pour un résultat souvent inconfortable. Ce qui incitait beaucoup d'utilisateurs à ne plus l'utiliser.
Ces nouveaux modèles en plastique imprimés en 3D peuvent, eux, être fabriqués en une journée et sont plus confortables et plus seyants. Le scanner, l'ordinateur portable et l'imprimante 3D coûtent 12.000 dollars (10.600 euros), auxquels il faut ajouter... trois dollars (2,65 euros) de matière première.
« Aucun soutien étatique »
Principal regret pour son concepteur, qui si pour la technologie existe, elle n'est malheureusement accessible qu'à quelques-uns et la prise en charge du handicap en général en Ouganda reste anecdotique. « Il n'y a aucun soutien du gouvernement envers les handicapés », dénonce M. KAWEESA. « Nous avons une administration et un ministre pour les personnes handicapées, mais ils ne font rien ».
Le Pays qui compte qui ne compte que 12 techniciens orthopédiques pour les plus de 250.000 enfants ougandais ayant perdu un membre, souvent à cause d'incendies ou de tares congénitales. L'autre avantage de cette technologie et sa facilité de transport permettant notamment aux techniciens de travailler sur plusieurs patients à la fois, augmentant encore la portée de leurs interventions.
"On peut voyager avec son ordinateur portable et son scanner", explique M. KAWEESA. Selon lui, la technologie est d'une grande utilité, particulièrement dans le nord de l'Ouganda où beaucoup de gens ont perdu des membres durant les décennies de guerre qui ont opposé le gouvernement et la sanguinaire rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur, adepte des amputations punitives.
Un petit garçon heureux, « Maintenant, je peux tout faire : courir, jouer au football. », et pour lequel sa -mère du garçon, Florence AKOTH, 53 ans, qui s'occupait de lui, n'aura plus à parcourir les deux kilomètres de route jusqu'à l'école en le portant. Elle aussi est aux anges aujourd'hui. « Maintenant on l'apprécie à l'école, Jesse joue, travaille, va chercher du bois à brûler et de l'eau... », énumère la grand-mère, qui se bat pour joindre les deux bouts avec cinq enfants à charge et un emploi mal payé de domestique.
« Parce qu'ils ont vu les autres enfants marcher et jouer, ils réalisent qu'ils ont raté ça », explique-t-il. « Dès qu'on les équipe, ils se mettent à avancer... et à courir ! », Conclut M. KAWEESA en désignant une fillette timide qui a perdu ses jambes dans un incendie. Qui elle aussi attend cet espoir....
La Rédaction / Par l'AFP
Publication : 04/06/2015
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