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Le géant mondial du logiciel professionnel SEP démontre la capacité des autistes a travaillé en société

siege du groupe allemand sap

Si la preuve de l'inclusion dans nos sociétés, y compris de ceux pour lequel on doute parfois de leur capacité apporter quelque chose a la nation à laquelle il appartienne voilà que le groupe allemand en apporte la preuve en annonçant l'embauche prochaine de plusieurs centaines d'autistes. Une décision saluée par ceux qui ont déjà fait ce choix à la fois « passionnant » et « complexe ». Une initiative de SAP est vue d'un bon oeil par les spécialistes et les responsables sociaux.

« Beaucoup de gens se disent: si une entreprise comme SAP dit que c'est judicieux... c'est très bon pour nous, cela signifie que c'est quelque chose de sérieux, de solide », commente Dirk Müller-Remus. Le cabinet de consultants en informatique qu'il dirige à Berlin compte 25 salariés, dont 17 autistes.

Il a créé cette entreprise en novembre 2011 avec l'idée d'« investir sur les forces » de ces salariés potentiels, au profil si particulier. M. Müller-Remus sait de quoi il parle, un de ses enfants est atteint d'un syndrome d'Asperger, l'une des variantes de l'autisme qui se caractérise par des difficultés dans l'interaction sociale, mais aussi par des capacités exceptionnelles dans certains domaines bien spécifiques.

La programmation informatique ou le contrôle qualité des logiciels constituent l'un de ses secteurs. « C'est mon talent », affirme simplement Melanie Altrock, 27 ans, l'une des salariées d'Auticon. « D'autres s'intéressent aux langues, aux maths, moi c'est l'informatique. Je ne cherche pas les erreurs (dans les logiciels), je les vois », raconte-t-elle à l'AFP.

Auticon est la première entreprise allemande à avoir décidé d'embaucher des autistes comme consultants. Elle a ouvert deux antennes à Munich (sud) et Düsseldorf (ouest), projette d'en créer une autre à Hambourg (nord) et vise l'équilibre économique « en fin d'année », affirme son patron. « Nous souhaitions une entreprise de conseil normale, sans subvention, sans dons, sans fondation associée », explique-t-il, ajoutant avoir voulu « combiner engagement social et +business+ ».

« Aujourd'hui, après un peu plus d'un an, nous avons de bons clients comme (le groupe de télécommunication) Vodafone, ça se présente bien », assure M. Müller-Remus.

Mais loin de tout angélisme, il souligne avec un certain sens de la litote que les autistes au travail, « c'est une question très complexe ».

« On peut faire beaucoup d'erreurs, car les Asperger sont des gens très exigeants », affirme-t-il.

« Les autistes sont très concrets, sans équivoque. Il n'y a pas de sous-entendus, il n'y a qu'un ou zéro, c'est plutôt agréable », sourit de son côté Elke Seng, « jobcoach » chez Auticon, dont la mission est d'aider les salariés dans leurs relations au travail ou chez le client.

« Seulement 5 à 10% des personnes concernées par l'autisme trouvent une place sur le marché de l'emploi classique », souligne Friedrich Nolte, membre du bureau de l'Association fédérale pour le développement des personnes autistes.

« Leurs CV présentent souvent de brefs épisodes de travail entrecoupés de longues interruptions », détaille M. Müller-Remus. « Ils n'ont aucun sens des situations, peuvent paraître arrogants, n'ont aucun intérêt, les gens ne les intéressent pas, car ils ne sont pas logiques », ce qui donne lieu à des incompréhensions parfois lourdes de conséquences, explique-t-il.

Dans ce contexte, l'initiative de SAP est vue d'un bon oeil : « que plus d'autistes puissent accéder à un travail, c'est vraiment super », souligne Mme Seng qui confesse trouver « passionnant » son travail de « coaching ».

Pour le psychiatre et spécialiste de l'autisme Kai Vogeley du CHU de Cologne, interrogé par le « Journal des médecins » allemands, les autistes peuvent au travail « développer leur confiance en eux-mêmes », « mais, insiste-t-il, "il faut réunir certaines conditions pour que ça puisse réussir".

"J'espère que SAP sait combien c'est difficile", affirme de son côté le PDG d'Auticon. "Si on fait les choses bien, on peut vraiment atteindre de beaux résultats", estime-t-il. Sa collaboratrice autiste confirme: "j'ai un emploi à temps complet, je prends du plaisir, je gagne mon propre argent et j'ai mon propre appartement. Je suis heureux que ce soit comme ça". L'objectif de SAP est que d'ici 2020 les autistes représentent 1% de ses quelque 65.000 salariés dans le monde, a précisé un porte-parole de SAP à l'AFP.

La Rédaction

Catégorie : ALLEMAGNE
Publication : 03/06/2013

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14 morts et huit blessés graves dans un incendie dans une entreprise de l’organisation CARITAS

2012.11.27.incendie-atelier-caritas-allemagneConsidéré déjà par beaucoup comme le plus grave accident parvenu au Bade-Wurtemberg depuis 40 ans, cet incendie aura ravagé en 30 minutes un bâtiment situé plein cœur de la Forêt-Noire à Titisee-Neustadt.

Un bâtiment qui abritait un atelier de l'organisation catholique CARITAS et dans lequel travailler des personnes handicapées.

Si à l'heure à actuel les raisons du drame ne sont pas encore identifiées a précisé Alexander WIDMAIER, un des responsables des pompiers, la cause pourrait être explosion produite où étaient stockés des produits chimiques.

À l'heure actuelle alors que toutes les victimes n'ont pas été identifiées le bilan est lui très lourd avec 14 morts et huit blessés graves.

La découverte d'autres victimes était néanmoins exclue hier. « Le bâtiment est vide, il n'y a plus de morts », a déclaré un porte-parole de la police, Marco TROLL.

Des victimes choquées par les flammes

Un incendie qui aurait selon un des responsables des pompiers aurait débuté peu avant 14 h locales la fumée s'est répandue "très rapidement et massivement qui sera la cause des décès ou des blessés" a-t-il expliqué. Les hommes du feu qui auront après leur arrivée munie de masques respiratoires ont alors engagé une spectaculaire opération de sauvetage afin de venir en aide à 50 personnes qui appelaient à l'aide depuis les fenêtres et qui ont pu être sauvées.

D'autres qui s'était enfui loin du bâtiment avant l'arrivée, des secours ont reçu le soutien d'une cellule psychologique forte de 25 personnes a été envoyée sur place pour réconforter les rescapés qui, en raison de leur handicap, ne pouvaient réagir de manière rationnelle.

Certains ayant été pris de panique à la vue des flammes. Une opération qui aura nécessité au final près de 300 pompiers et secouristes ainsi que deux hélicoptères ont été mobilisés par cette opération maîtrisant l'incendie en 30 minutes et éteint en une heure.

Le maire de Titisee-Neustadt, Armin HINTERSEH, qui à lui exprimer son incompréhension face à tel incendie a souligné que le bâtiment de trois étages, occupé par Caritas depuis cinq ou six ans, était de construction relativement récente et conforme, en principe, e aux normes anti-incendie. « C'est bouleversant. Nous devons découvrir à présent ce qui s'est passé », a-t-il notamment déclaré à la télévision allemande.

Il préparait les décorations de Noël

Selon l'association Caritas organisation caritative catholique, cet atelier employait 120 personnes environ handicapées mentales et physiques, âgées de 20 à 65 ans, pour des travaux de menuiserie, d'assemblage de pièces métalliques et électriques pour plusieurs entreprises de la région.

À cette époque de l'année, ils fabriquaient notamment des objets décoratifs en bois pour les marchés de Noël. En Allemagne, quelque 559 000 personnes sont employées par l'organisation dans plus de 24 500 sites différents.

L'organisation qui a fait part de « sa grande tristesse ». « Nous savons que les collègues sur place vont tout faire pour déterminer les causes de cet événement terrible », a souligné le président de Caritas, Peter NEHER, dans un communiqué.

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