Vers la nécessité d’un soutien en matière de santé mentale dès le plus jeune âge
Alors que cette année, la Journée internationale de la jeunesse est consacrée aux jeunes et à la santé mentale, la FRA insiste sur la nécessité de s’occuper des problèmes de santé mentale dès le plus jeune âge. Les jeunes seront ainsi mieux préparés à l’emploi et à l’inclusion dans la communauté si l’on lutte contre la stigmatisation et la discrimination dont un grand nombre d’entre eux est victimes durant les années où se développe la personnalité.
La recherche de la FRA a examiné comment les personnes souffrant de problèmes de santé mentale de neuf États membres de l’UE ont vécu l’autonomie, l’inclusion et la participation dans leur vie quotidienne, y compris en milieu scolaire. Les résultats sont disponibles dans le rapport de l’agence intitulé « Choix et contrôle : le droit à une vie autonome ».
L’étude montre comment les jeunes souffrant de problèmes de santé mentale vivent l’intimidation de leurs camarades de classe ou de leurs professeurs à l’école. Certaines des personnes avec lesquelles la FRA s’est entretenue ont indiqué qu’elles se sentaient incapables de se protéger ou de demander de l’aide à leurs professeurs ou à leurs parents.
Ainsi, une personne a déclaré : « Si on avait diagnostiqué mon problème plus tôt, le personnel de l’école aurait été mieux informé de mon handicap et il aurait été plus facile pour moi de m’adapter. […] Le personnel de l’école ne comprenait pas ou ne répondait pas à mes besoins. »
Les premiers symptômes d’un problème de santé mentale apparaissent souvent pendant la scolarité et peuvent entraîner une interruption des études. La recherche de la FRA révèle que de nombreuses personnes éprouvent des difficultés à poursuivre leurs études du fait des exigences du traitement ou parce que les écoles ne répondent pas aux besoins d’élèves souffrant de problèmes de santé mentale.
La recherche a notamment montré que les systèmes éducatifs ne font souvent pas preuve de la flexibilité nécessaire qu’impose le caractère fluctuant d’une mauvaise santé mentale.
L’interruption des études peut avoir des répercussions sur les possibilités d’emploi. Une femme a déclaré à la FRA qu’elle était frustrée que les problèmes de santé mentale rencontrés durant sa scolarité l’aient laissée avec un faible niveau d’instruction. Elle pensait que cela lui avait ôté la possibilité d’avoir une carrière plus satisfaisante.
Le manque d’encouragement, d’autonomisation et d’occasion de développer des compétences et une indépendance dans la jeunesse peut faire peser des contraintes sur les possibilités de vie indépendante et de participation à la vie de la communauté.
Des mesures doivent être prises pour permettre aux jeunes souffrant de problèmes de santé mentale de vivre une vie riche et en pleine santé, sans être isolés ou inutilement honteux, et de demander ouvertement les services et l’aide dont ils ont besoin.
Les Nations Unies ont fait du 12 août la Journée internationale de la jeunesse et qui pour but selon ses derniers, « d’attirer l’attention sur les problèmes des jeunes dans le monde ».
Deux parents britanniques accusés de l’enlevement de leur fils cancéreux pour refus de soin
Après deux jours de poursuite et le lancement d’un mandat d’arrêt européen par Interpol qui avait diffusé vendredi une alerte mondiale à ses 190 pays membres la course poursuite donc prit fin en Espagne.
Le couple, Brett et Naghemeh King, Témoins de Jéhovah, auraient agi selon une amie de la famille par « désespoir ». Atteint d'une tumeur au cerveau, Ashya King, âgé de 5 ans, était hospitalisé en Grande-Bretagne ou il avait été retiré de l’hôpital sans l’accord des médecins.
L’enfant relié à sonde gastrique venait en effet de subir une septième opération.
Pour le commissaire adjoint de la police du Hampshire, Chris SHEAD, « Personne n’est gagnant ou perdant dans cette affaire ». Je l’ai dit depuis le départ, la famille d’Ashya doit traverser un moment extrêmement difficile et je le réaffirme maintenant». Confirmant que les cinq frères et sœurs « vont bien, ils sont dans un hôtel ou ils sont sous la responsabilité de « ceux d’entre eux qui sont majeurs »,
Si il encore difficile de prouver que les parents avaient l’attention de mettre en danger de leur fils, sa vie été néanmoins compromise en situation de cavale. Les parents et le père Brett King qui affirme avoir voulu simplement lui trouver un traitement indisponible en Grande-Bretagne comme il l’explique dans une vidéo poste sur You Tube samedi soir avant son interpellation. Détenus depuis hier dans un commissariat ils ont comparu aujourd’hui 1er septembre, devant un juge du tribunal de l’audience nationale de Madrid.
Une arrestation rendue possible grâce à une réceptionniste de l’hôtel Esperanza, situé en bordure d’une plage de la célèbre Costa del Sol, dans la ville de Benajarafe à quelque 30 km de Malaga, qui a prévenu la police de l’arrivée de la famille, a indiqué à l’AFP une autre employée.
Un enfant hors de danger…
Ashya King «est dans un état stable, hospitalisé sous surveillance policière» au service d’oncologie pédiatrique, a indiqué dimanche après-midi à l’AFP une porte-parole de l’hôpital universitaire régional de Malaga, dans le sud de l’Espagne. Pour les autorités britanniques, il était «vital» de retrouver le garçonnet, qui ne peut se déplacer qu’en chaise roulante et est dans l’incapacité de communiquer.
« Nous ne sommes pas des kidnappeurs »
Des parents se défendent de tout enlèvement « Nous avons été profondément choqués de découvrir aujourd’hui que son visage était partout sur internet et dans les journaux et que nous avons été qualifiés de kidnappeurs, soupçonnés de mettre sa vie en danger, de négligence», déclare Brett KING. Un père qui ajoute lors de la vidéo en anglais, en parlant de son fils, «Il sourit beaucoup plus, il interagit avec nous, mais je voulais dire pourquoi nous l’avons retiré de l’hôpital», ajoute Brett King avant d’expliquer qu’ils avaient cherché à l’étranger un traitement de radiothérapie utilisant des protons que le service public de santé britannique NHS n’offre pas pour l’instant, selon lui.
La Rédaction
La Roumanie condamnée a respecté les droits des personnes en situation de handicap mental
La Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) dans l'affaire Valentin CAMPEANU contre la Roumanie, la Grande Chambre a condamné la Roumanie pour violation de l'article 2 (droit à la vie) et de l'article 13 (droit à un recours effectif). Le jeune garçon handicapé mental est décédé à l'âge de 18 ans, à l'hôpital psychiatrique de Poiana Mare (au sud de Bucarest) le 20 février 2004. La CEDH qui demande à la Roumanie d'améliorer le statut juridique des personnes handicapées mentales vis-à-vis de l'administration.
Traitement sida et maladies pandémiques au Sud les résultats font apparaître des progrès considérable
Le Fonds mondial de lutte contre le sida et les pandémies vient de publier, en amont de la conférence internationale sur le sida qui se tiendra à Melbourne du 20 au 25 juillet, ses derniers résultats sanitaires, qui révèlent une augmentation du traitement des malades à travers ses programmes de prise en charge. AIDES et les autres associations membres de Coalition PLUS réagissent. Un succès pour la France mais également un défi pour l'avenir !
Selon les résponsables « En juillet 2014, ce sont 6,6 millions de malades du sida qui reçoivent un traitement dans les programmes financés par le Fonds mondial » indique le Professeur HakimaHIMMICH, présidente de Coalition PLUS, sur la base du communiqué du Fonds mondial. « Ce sont 500 000 personnes de plus que fin 2013. Nous nous réjouissons de cette augmentation ».
Actuellement selon le communiqué de l'organisation, se sont plus ur ces 6,6 millions de malades soignés à travers les programmes du Fonds mondial dans le monde, près de 900 000 le sont grâce à la France.
En effet, c'est l'Hexagone qui apporte 13% des ressources du Fonds mondial, un engagement auprès des malades du sida qui ne s'est jamais démenti au fil des années et des gouvernements, et qui honore la France. Une politique faut-il ajouté réalisé par tous les gouvernements successif et ceux depuis l'apparition du virus.
« Aujourd'hui, nous savons soigner cette maladie. S'il est vrai que comme moi, de plus en plus de personnes séropositives bénéficient d'un traitement, il ne faut pas oublier que l'année dernière le virus a encore tué plus d'un million et demi de personnes » rappelle Jeanne GAPIYA, présidente de l'ANSS-Burundi et administratrice de Coalition PLUS. « Nous craignons pour la vie des 18 millions de malades qui sont encore en attente de traitement ».
Le Dr BINTOU DEMBELE, directrice d'ARCAD-Mali et administratrice de Coalition PLUS, précise : « Soigner les personnes vivant avec le VIH, c'est non seulement les garder en bonne santé, mais c'est également bloquer la propagation de l'épidémie sur la planète, car une personne sous traitement ne transmet quasiment plus le virus à autrui ».
Bruno SPIRE, chercheur contre le sida à l'INSERM et président de AIDES, qui conclut en affirmant que « L'aide de la France et des autres donateurs du Fonds mondial a permis de réaliser des progrès considérables contre l'épidémie. Et le Président qui avait lui récemment appelé l'Europe à ce que la taxe sur les transactions financières serve en partie à financer la lutte contre le sida(1). Nous, organisations membres de Coalition PLUS présentes en Afrique, en Amérique latine, en Europe - dont en France, demandons au Président de s'engager à ce que cette somme serve bel et bien à soigner davantage de malades, et non pas juste à maintenir le statu quo(2). Des millions de vies en dépendent. »
Lors de l'annonce des résultats pour le premier semestre 2014, le Fonds mondial a également indiqué que les programmes soutenus par ses subventions ont permis de distribuer plus de 410 millions de moustiquaires pour protéger les enfants et les familles contre le paludisme, soit une augmentation de 14 pour cent.
De plus, 11,9 millions de personnes ont reçu un traitement antituberculeux dans le cadre des programmes soutenus par le Fonds mondial. Au premier trimestre 2014, le nombre de personnes traitées contre la tuberculose multirésistante est passé de 110 000 à près de 140 000
La Rédaction
(1) Tribune de François Hollande publiée dans Le Monde : « La taxe sur les transactions financières devra effectivement être mise en place pour 2015. Une part significative de son produit devrait être affectée à l'aide au développement, dans les domaines de la santé et de l'environnement », 25 juin 2014.
(2) François Hollande : « Je souhaite donc que les pays qui ont souscrit à la taxe sur les transactions financières puissent dégager une part de cette taxe pour affecter les ressources à la lutte contre les fléaux sanitaires - je pense au sida - mais aussi au développement », 11 janvier 2013.
L’arrêt de la CEDH sur l’affaire AK contre Lettonie salué par la Fondation Jérôme LEJEUNE
Aujourd'hui la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a rendu son arrêt dans l'affaire AK contre Lettonie. La Fondation salue le fait que la Cour s'est abstenue de considérer la naissance d'un enfant trisomique comme un préjudice pour sa mère. Celle-ci n'ayant pas reconnu expressément un droit à l'avortement d'un enfant trisomique au titre l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La Cour de justice ayant reconnu un droit a l'information de la femme concernant la santé de son enfant à naître.





