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Le Diabète des personnes parfois doublement exclus par la maladie et la discrimination

un homme relevant son taux de diabète

Si l'homme imagine souvent que le handicap moteur est la seule source de handicap, celui-ci oublie que c'est loin d'être le cas et que parfois le Diabète peut avoir des conséquences bien diverses, il reste l'une des premières causes mondiales de handicap.

Pourtant comme le rappel Handicap international, partenaire de cette journée mondiale avec la Fondation SANOFI Espoir celle-ci reste une maladie des pays à faibles et moyens revenus. Contrairement aux idées reçues, le diabète n'est pas une maladie de « riches », plus de 70 % des diabétiques vivent dans les pays du Sud.

Ainsi comme le rappel l'OMS 551,8 millions de personnes seront atteintes de la maladie d'ici 2030. Une contraction, quand ont sait que la prise en charge est essentielle pour les malades et de l'autre les pays pauvres continue à progresser et qui estimé à + 50 % d'ici 2030. Ainsi toutes les 30 secondes, le diabète provoque la perte d'un membre inférieur quelque part dans le monde.

Non soignée, cette maladie engendre des lésions organiques souvent irréversibles qui peuvent conduire à l'amputation du pied ou de la jambe, provoquer la cécité ou des paralysies. Situation d'autant plus difficile pour ces pays où les systèmes de santé de ces pays en voie de développement sont encore peu préparés à la prise en charge des personnes diabétiques.

C'est pourquoi Handicap international, avec le soutien de la Fondation Sanofi-Espoir, travaille en priorité sur le renforcement des systèmes de santé aux Philippines et en Afrique de l'Est. Un maladie qui cause aussi beaucoup de dégat en France ou plus de 2.9 millions de personnes sont concernée par le diabète auquel s'ajouterais plus de 500 000 personnes diabetique sans le savoir.

On en distingue deux types...:

schema recapitulatif du fonctionnement de la regulation de la glycemiec hez une personne ne souffrant pas de diabetele diabète de type 1: le pancréas est atteint, et la maladie se révèle souvent très tôt, dès l'enfance. Les symptômes apparaissent soudainement. Il représente environ 10% des cas de diabète. le diabète de type 2: c'est de loin le plus fréquent. Il affecte majoritairement les personnes en surpoids, mais les symptômes apparaissent plus lentement, tout au long de la vie. Dans les deux cas, les signes qui doivent alerter sont les mêmes: amaigrissement, soif persistante, fréquente envie d'uriner...

Un fléau et ses conséquences pour lequel les deux organismes se sont engagés depuis 2006 contre le diabète à travers des actions de prévention, de soins et d'accompagnement des personnes diabétiques.

Pour ce faire, l'association a déjà formé plus de 4000 professionnels et accompagne les acteurs locaux de santé dans le dépistage de la maladie et la prise en charge des malades.

Ainsi, mène-t-elle des actions de sensibilisation pour prévenir les déficiences consécutives à la maladie. Le diabète étant la deuxième cause d'amputation dans le monde, elle propose également des solutions d'appareillage et des séances de rééducation aux personnes amputées. Se sont ainsi au final en 2011 avec se projet dédié au diabète a concerné plus de 160 000 de personnes aux Philippines, en Afrique de l'Est et au Nicaragua, dont 87 000, sensibilisées au diabète.

Le diabète est loin d'être handicap, mais souvent un facteur de discrimination

Souvent considérer comme un handicap au travail, parfois encore interdit dans certaine profession comme la police, les moniteurs d'auto-école cette situation demeure injuste et discriminatoire, car le diabète et ses craintes de malaise sont de moins en moins justifiés... Comment adapter mon traitement avec mon travail, existe-t-il des métiers interdits aux diabétiques ? Et dois-je déclarer tout de même mon diabète à mon employeur ? A toutes ces questions, voici un début de réponse.

Adapter mon traitement a ma profession cela est-il possible ?

Travail et diabète sont parfaitement compatibles. L'idéal est de pouvoir disposer d'horaires réguliers de travail, en particulier en ce qui concerne les pauses repas, surtout si l'on est soigné avec l'insuline. Mais il est toujours possible d'adapter son traitement à son rythme professionnel. Il est conseillé d'informer au moins un de ses collègues, une personne de confiance, sur sa maladie. Elle pourra ainsi prendre des initiatives, par exemple en cas d'hypoglycémie sur le lieu de travail. Il est aussi recommandé d'avoir avec soi de l'insuline en quantité suffisante, le matériel d'autosurveillance glycémique, ainsi que des sucres rapides et du glucagon en cas d'hypoglycémie.

Existe-t-il des métiers interdits aux diabétiques ?

Certains métiers où un malaise hypoglycémique fait courir un risque à la personne ou à son entourage sont interdits aux diabétiques : conducteur de train, pilote d'avion, militaire, policier et gendarme. Les chauffeurs routiers diabétiques peuvent exercer leur métier avec un permis de conduire provisoire qu'ils doivent faire renouveler régulièrement après autorisation médicale. De même, un diabétique qui souhaite passer le permis A ou B doit, avant de s'inscrire, déclarer sa maladie à la Préfecture de police dont il dépend et passer devant une commission médicale. Il obtient alors un permis de conduire temporaire (de 6 mois à 5 ans). A la fin de l'échéance, un certificat médical d'aptitude à la conduite délivré par la commission permet de renouveler la licence.

Dois-je déclarer mon diabète à mon employeur ?

Il n'existe pas d'obligation pour un diabétique de déclarer sa maladie à son employeur. Et dans la grande majorité des cas, le diabète n'empêche en rien de travailler normalement. En revanche, il est indispensable d'en parler à son médecin du travail qui est lié par le secret professionnel. Un employeur n'a pas à demander d'examen médical avant une embauche ni quoi que ce soit concernant l'état de santé de l'employé. Mais pour certains postes (sportif, conducteur d'engins), il est nécessaire de fournir un certificat médical d'aptitude.

Des jeunes de plus en plus touchés

Il représente plus d'un quart de la population mondiale et pourtant ils sont plus que jamais concernés par cette maladie du XXIe siècle ou l'alimentation sans cesse de plus sucrée et rapide à laquelle se sont ajoutés des boissons, et un tour de taille qui augmente, qui augmente... À titre d'exemple la jeunesse chinoise voie ainsi le diabète de type 2 progresser de façon dans la société chinoise ou tout comme les occidentaux le sport a lui tendance a disparaître.

Alors que la rétinopathie diabétique est déjà l'une des causes de cécité principales dans la population chinoise se sont aujourd'hui 92 millions de Chinois qui seraient concernés, soit près de 10% de la population un chiffre qui pourrait être de 20 % dans les dix ans a venir si rien n'est fait.

Participer à la recherche scientifique !

Pour ceux qui voudraient se mobiliser et apporter leur pierre a l'édifice voici un excellent moyen, avec le centre d'étude et de recherche pour l'intensification du traitement du diabète (CERITD) qui vient de lancer un appel à la mobilisation.

Objectif pour les scientifiques de trouver 400 familles pour participer au programme "Descendance", dédié à la prévention du diabète de type 2. Lancé en mai dernier ce programme vise à développer à terme un outil de prévention du diabète de type 2 chez les personnes à risque.

Un programme qui pour cette étude scientifique a besoin de 500 familles, mais dont ne dispose que d'une centaine "Parmi les individus observés, près d'un tiers présentait des anomalies. Ces membres de la famille se pensaient indemnes, et ont ainsi bénéficié d'un dépistage qui leur permettra d'intervenir plus tôt sur la maladie. Ces premiers constats confirment, ainsi, le lien familial fort de cette maladie et l'importance de poursuivre les recherches dans cette voie", explique le CERITD.

Pour participer à ce programme et ainsi aider à améliorer la recherche et la prévention de la maladie, il faut être diabétique de type 2 et être parent d'au moins deux enfants, dont l'un est diabétique et l'autre non, ou être enfant diabétique d'un parent diabétique de type 2 et avoir un frère ou une soeur non malade. Il est également possible d'intégrer le programme sans être diabétique. Pour cela, il faut être âgé de plus de 35 ans et avoir un parent et un frère/soeur diabétiques. Les familles volontaires peuvent contacter le 0 800 300 341 (numéro vert) et répondre à un questionnaire par téléphone.

Stéphane LAGOUTIERE

Catégorie : REPORTAGE
Publication : 14/11/2012

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Une dizaine de grands principes...

Si ce document n'engage que celui qui le signe, il reste néanmoins un signal fort pour de nombreux pays d'Asie ou encore l'Inde et l'Afrique. La Charte exprimant une détermination à promouvoir et inclure les personnes handicapées dans leurs opérations à l'échelle mondiale.

Un document fruit de plusieurs mois de travail et qui couvre toute une série de domaines. De la protection du personnel porteur de handicaps contre toute forme de discrimination jusqu'à rendre progressivement accessibles les locaux de l'entreprise et la communication interne aux employés avec un handicap.

Comme le souligne le Directeur général de l'OIT Guy RYDER, « Employer des personnes handicapées n'est pas seulement une cause moralement juste, c'est aussi bénéfique pour les entreprises. L'absence d'égalité des chances en matière d'emploi pour les personnes handicapées se traduit souvent par des vies de pauvreté et d'exclusion sociale »

Concluant que le respect de cette charte dont « le secteur privé fera preuve d'un véritable leadership en permettant aux personnes handicapées d'accéder à un travail productif et de vivre dignement »

Onze grandes entreprises internationales signataires

Les premiers signataires qui sont toutes de grandes sociétés internationales, auront pour cette charte un objectif supplémentaire celui d'être un moteur de cette nouvelle pensé de l'OIT en diffusant au niveau mondial celle d'un message d'inclusion pour les personnes en situation de handicap et être bénéfique pour les entreprises.

S'exprimant au nom des signataires, la présidente du comité de direction du Réseau, Wendy ORR de la Standard Bank, a déclaré : « Nous sommes fiers de figurer parmi les premières entreprises à signer la Charte des entreprises sur le handicap. C'est une nouvelle avancée pour montrer notre engagement en faveur de l'inclusion des personnes handicapées sur le marché du travail. Nous pensons, et nous en avons fait l'expérience, qu'une main-d'œuvre inclusive et diverse offre des perspectives aux employeurs, aux employés et à la société tout entière ». Exprimant le souhait de voir toutes les grandes entreprises d'autres grandes sociétés à nous rejoindre pour signer la Charte dans les prochains mois.

La Charte sera diffusée auprès des fédérations nationales d'employeurs et des réseaux nationaux entreprises & handicaps afin de promouvoir l'inclusion des personnes handicapées au sein de leurs membres, y compris les petites et moyennes entreprises (PME).

Un chemin encore très long pour un accès mondial au travail

Si la prise de conscience des États et du monde économique aura commencé avec l'OIT dés 1925, il aura fallu attendre 1955 et plus précisément 1983 pour que soit voté une recommandation pour encourager davantage l'action du gouvernement sur la question de la promotion de l'emploi et de l'égalité pour les personnes handicapées dans la formation des compétences et de l'emploi. De même, les principes d'égalité de traitement et l'égalité des chances sont devenus les principes sous-jacents dans le Code de pratique de l'OIT pour la gestion du handicap sur le lieu de travail (2002),

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées adoptée en décembre 2006 comprend les droits et les protections spécifiques, y compris celles liées à la formation des compétences et de l'emploi. Il appelle la fourniture d'un logement raisonnable afin que les personnes handicapées puissent participer pleinement à la sphère complète de la vie sociale et économique, y compris le travail.

Reste qu'aujourd'hui la diversité des pratiques économique et celle de la mondialisation n'ont pas amélioré la situation des salariés dans certains pays du monde comme l'Asie, l'Inde ou les pays en voie de développement comme en Afrique. Les salariés handicapés sont souvent les dernières préoccupations des gouvernements dans ces pays du monde. L'aspect économique, la rentabilité, et la main d'œuvre a bas coût restent les principaux arguments pour promouvoir leurs produire et envahir les marchés mondiaux.

Réseau mondial de l'OIT Entreprise & handicap

Créé en 2010, le Réseau fait office de médiateur et répond aux sollicitations de ses membres pour élaborer des outils, partager les connaissances et faciliter les réunions et les discussions entre entreprises sur les questions de handicap. Il conjugue les intérêts des mandants employeurs de l'OIT et ceux des entreprises multinationales.

Son comité de direction est composé de représentants de huit entreprises multinationales, d'une organisation mondiale de personnes handicapées et de deux organisations d'employeurs. Le Réseau a créé un outil d'auto-évaluation qui permet aux sociétés d'évaluer leurs performances dans un certain nombre de domaines concernant le handicap. Auquel il faut ajouter l'importance essentielle des personnes handicapées elles-mêmes, grâce à un partenariat avec l'Alliance internationale des personnes handicapées, un réseau d'organisations de personnes avec un handicap au niveau régional et mondial.

Deux grandes approches en Europe...

En Europe il existe aujourd'hui deux grands courantsi mis en place dont celui d'une législation anti-discriminatoire. Selon cette philosophie, les personnes handicapées sont aussi compétentes et productivesUn homme travaillant dans un atelier de Menuiserie dans un ESAT que les autres, capables de concourir à l'emploi sur une base d'égalité. La discrimination est considérée comme l'explication de base de l'exclusion et du bas niveau d'insertion des personnes handicapées sur le marché du travail.

La ligne idéologique du Nord de l'Europe (Suède, Finlande, Danemark) privilégie non pas les obligations légales d'emploi, mais les politiques inspirées par des principes généraux d'égalité, de normalisation, d'intégration, qui constituent des objectifs politiques à atteindre.

D'une façon générale, la priorité est donnée dans les politiques à l'intégration des travailleurs handicapés dans le milieu ordinaire de travail. Mais les pays mettent en place des systèmes d'emploi protégé à l'exemple de la France, comme une alternative pour ceux des travailleurs ne pouvant pas accéder au marché ouvert se sont multipliés ces dernières années.

L'évolution des politiques nationales est passée de la prise en charge par l'État (elles sont nées pour protéger les invalides de guerre) à une approche orientée vers l'autonomie, comprenant tous les civils handicapés. Les stratégies actuelles comportent un changement dans la prise en compte du handicap vers la réadaptation au travail. L'intégration des personnes handicapées est aujourd'hui une question d'économie du pays plus que de bien-être. Les prestations d'invalidité représentant un coût social pour le budget de l'État.

Un pari loin d'être gagné en France, avec plus de 23 % de taux de chômage. Il y a certes les bons élèves souvent des grands groupes pour lequel l'obligation et devenue une nécessité économique, mais aussi plus facile. Reste que certains en France ont véritablement ouvert la voie commse le groupe Casino avec 10.7 % ou encore le Groupe Carrefour ou L'Oréal, ou bien la Société Générale même si cette dernière n'est pas signataire de la Charte. Reste aujourd'hui que les mauvais élèves existent y compris au sein de l'Etat avec l'Education nationale, exempté également du montant de sa contribution, mais plus de 60 % des entreprises n'ont toujours pas atteint le taux de 6 % requis par la loi.

Stéphane LAGOUTIÉRE