Accéder au contenu principal

20e Anniversaire et remise du 1000ème Chien à Ylan pour l'association Handi-Chien

 


2009.10.18 — Le 17 octobre 2009, l’association Handi’Chiens à fêté ses 20 ans d’existence, à cette occasion celle-ci à remis à Ylan handicapé moteur en fauteuil, le 1000e chien d’assistance en présence de la Présidente Brigitte Lamorte. La veille à la Gare Montparnasse celle-ci avait donné rendez-vous au public pour une journée d’information et de démonstration et nous accordera prochainement pour cet évènement une interview.

 

Une première journée qui aura donc permis à l’association de se faire connaitre auprès du grand public son parcours et son travail et le coût d’une telle formation par chien. Un coût aujourd’hui estimé par handi’Chien a environ 13 000 € par chien. Mais aussi une demande de soutien auprès des français, l’association n’ayant que comme principal revenu le soutien du grand public et d’organisations privées. Les principales recettes de l’association étant composé à 39 % d’association comme l’AFM, de Clubs Services, d’Entreprises, de Fondations pour 14 % des collectivités territoriales comme la Mairie de Paris qui parraine Handi’Chien ou le don des particuliers et des legs 29 %.

 

Le 17 octobre aura un moment remplit d’émotion pour sa Présidente Brigitte Lamorte en compagnie de l’adjointe au maire Véronique Dubarry a remis le 1000e chien handi-guide à Ylan 5 ans, paraplégique dans les Salon de l’Hôtel de Ville. « Je veux un chien, c’est tout ! » et il a bien fallu se rendre à l’évidence. YLAN allait tout faire pour réussir les tests, apprendre les ordres, les enchaînements… un véritable défi ! C’est à l’issue d’un stage de 15 jours destiné à évaluer la capacité des personnes handicapées à gérer leur chien, à lui donner les ordres qui en feront ce compagnon indispensable au quotidien, à lui prodiguer soins et caresses qu’YLAN et CACHOU se sont mutuellement choisis. Un moment magique où la complicité s’installe et le choix s’impose comme une évidence : ce sera CACHOU !

 

Pour les parents Ylan, Vanessa et Romain, la complicité qui s’est installée si naturellement entre l’enfant et le chien est un sujet d’émerveillement et de bonheur au quotidien. « YLAN a toujours été un petit garçon très joyeux, très sociable. Cachou, qui lui ressemble, lui a beaucoup apporté au niveau de sa construction. Pour nous, c’est devenu « un grand petit garçon ». Il a gagné en maturité. Il a franchi un palier… Il a appris la responsabilité ». La présidente a elle confié sa joie et félicité tout les membres, les familles d’accueil et les éducateurs des centres de formation pour lequel le travail accompli ce jour n’aurait pu être réalisé. Véronique Dubarry a elle au nom du Maire de Paris confirmé le soutient de la ville a l’association, et facilité sa présidente pour sa gestion et l’excellente qualité du travail accomplit en 20 ans.

 

20 ans d’existence au service de la relation homme chien

Chaque année l’association handi’Chien depuis sa création en 1989 offre une centaine de chiens, chien qui sera au final capable de répondre à plus de 50 ordres tels que ramasser et rapporter un objet, ouvrir une porte, aider son maître à effectuer une transaction dans les magasins, aboyer sur commande. Chiens d’assistance, chiens d’éveil et chiens d’accompagnement social, car au-delà des aides quotidiennes qu’ils apportent, leurs présences comportent un soutien moral et affectif favorisant l’autonomie et l’insertion sociale des personnes handicapées en fauteuil.

 

Histoire d’un parcours qui a commencé en 1986 Marie-Claude LEBRET, Responsable du Centre d’Éducation d’Alençon, et fondatrice de l’ANECAH qui deviendra plus tard Handi’Chien. Pour cette dernière c’est à la suite d’un reportage à la télévision montrant l’histoire émouvante d’un chien d’assistance aux États-Unis avec sa maîtresse handicapée en fauteuil roulant. Elle décide alors de créer l’Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie (ANECAH) et introduit le concept en France dans le cadre d’un PAE (Projet Action éducative) avec les élèves du Lycée agricole d’Alençon. Depuis Mme LEBRET affirme que c’est grâce à des témoignages comme celui de Muriel « Benco est d’une attention, d’une affection indescriptible. Ce sont 30 kgs de bonne humeur qui m’accompagnent au travail, chez des amis, au cinéma, lors de toutes mes sorties. Il renvoie de moi une image sportive, dynamique, autonome bref une image positive. » Quelle puise depuis 20 ans l’énergie de faire plus, chaque jour, pour qu’Handi’Chien et sa Présidente Brigitte Lamorte entourée des bénévoles poursuivent leurs missions !

 

Association qui compte aujourd’hui plus de 300 bénévoles, dont 15 Administrateurs, 250 Familles d’Accueil et 35 Délégués régionaux aux Familles d’Accueil ont fait le choix de mobiliser leur énergie au service d’Handi’Chien et de tous ceux pour qui la présence d’un chien d’assistance constitue une aide et un réconfort au quotidien, une ouverture vers plus d’indépendance ou d’autonomie.

 

Un parcours en quatre étapes


Sélection : Essentiellement des Labradors et Golden Retrievers qui après une sélection à l’âge de 7 semaine chez des éleveurs. Des tests de comportement permettront d’écarter, au sein d’une même portée, les chiots trop craintifs, trop indépendants ou qui d’évidence n’accepteront pas facilement de se soumettre aux ordres de leur maître.

 

Hébergement : Il sera alors hébergé dans une des 250 familles d’accueil de l’association pendant 16 mois. Elles ont pour mission de transformer le chiot en un chien équilibré, parfaitement intégré à la société en le familiarisant avec la plus grande diversité possible de situations. Ainsi le chien, dans sa vie future ne se laissera pas surprendre ! Il connaîtra aussi les commandes de base « assis, couché, pas bouger, viens…» et répondra à 30 ordres.

 

Éducation : De 18 à 24 mois, les chiens vont apprendre en s’amusant. Périodes d’entrainement, de jeux, de promenades et de repos alterneront pour que soit respecté le rythme biologique de nos chiens et leurs besoins physiologiques. Ils apprendront alors 50 ordres auxquels ils devront savoir répondre. Les exercices pratiques se feront à l’intérieur du Centre, dans une salle qui reproduit le contexte familial. Chats, lapins, oiseaux font partie de cet environnement et pas question de se laisser dominer par un instinct de chasse. À l’extérieur, nos chiens seront confrontés au plus grand nombre de situations possibles : ils accompagneront leurs éducateurs au marché, dans les magasins, participeront à des démonstrations et des réunions publiques. Ils apprendront à se déplacer à côté d’un fauteuil roulant sans gêner sa progression, à marcher à reculons devant le fauteuil pour franchir un passage étroit et à garder, aussi longtemps que nécessaire, la position que leur ordonneront leurs maîtres au restaurant, à l’école ou au bureau.

 

Attribution : Enfin un stage d’adaptation durant deux semaines et c’est là que tout se joue. La personne handicapée et le chien se choisissent. Rien n’est imposé, ils sont faits l’un pour l’autre. Chaque participant teste 8 chiens pendant 3 jours, avant d’en sélectionner 3. C’est en général le 4ème jour que l’équipe d’éducateurs fait le choix final, compte tenu des observations faites pendant ces 3 jours, du profil, des besoins et des conditions de vie de la personne handicapée. Tous ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces premières journées et surtout d’être là lorsque le choix se fait témoigneront de la magie de cet instant. À l’issue de ces 2 semaines, la personne handicapée sera soumise à une dernière épreuve, un examen de validation de ses acquis. Une manière de confirmer qu’elle a bien fait la preuve de sa capacité à faire travailler son chien et de le maîtriser en toutes circonstances, pour sa sécurité comme pour celle de l’animal.


 

 

Quatre centres d’éducation

Situé dans quatre départements l’association dispose de quatre centres de formation dans l’Orne, les Côtes-d’Armor, le Loir-Et-Cher et le Rhône. Autour d’un Responsable de Centre secondé par une Assistante administrative, une équipe d’Éducateurs spécialisés a pour mission de sélectionner les chiots qui seront confiés pendant 16 mois à des Familles d’Accueil puis d’assurer leur formation à leur retour au Centre où ils séjourneront 6 mois. C’est seulement à l’issue de cette période et d’un stage d’adaptation où personnes handicapées et chiens d’assistance se rencontreront que nos chiens pourront être remis gratuitement à leurs nouveaux maîtres.

Association qui par ses engagements, bénéficie du label définie par le décret n° 2005-1776 du 30 décembre 2005 définissant les règles d’attribution allant de l’analyse des besoins de la personne handicapée et de la décision d’attribution, jusqu’au stage d’adaptation et de transmission où se formera le couple maître/chien ainsi que les modalités du suivi. Labellisation qui permet en outre au propriétaire l’octroi d’une allocation de 50 € par mois, montant qui reste très faible au vu du cout mensuel d’un chien.

Stéphane Lagoutiére

Tags: Association, Autonomie, Handi-chien, Paris

Catégorie : REPORTAGE
Publication : 18/10/2009

Articles en relation

Douze ans après la loi du 11 février 2005 aura telle vraiment changée l’avenir des personnes handicapées ?

Le 11 février 2005, la loi sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, l'occasion de fête le douzième anniversaire. Une absence totale dans la presse y comprit parfois même spécialisé, pire encore chez les politiques qui en pleine élection présidentielle et quelques mois des législatives non pas véritablement intéressé une fois de plus de se saisir la prise en main d’un sujet de société. Une loi qui aura certes été le moteur de quelques avancées, mais aussi de beaucoup de promesses non tenu...

Donner aux personnes handicapées la possibilité de créer leur entreprise financer par l’OIT au Vanuatu.

Peter DICK est un célibataire de 36 ans, atteint d’un handicap. Il vit dans la pauvreté depuis de longues années à Banban, une région rurale de l’île de Santo, au Vanuatu. Il fait partie des 195 000 personnes, pour beaucoup handicapées, dont les moyens de subsistance ont été affectés par le cyclone Pam, un cyclone tropical dévastateur de catégorie 5 qui a frappé cette nation du Pacifique Sud en 2015.

Une prothèse comme dernier recours pour des victimes d’attentats à vivre debout ! Contre les mines

Comme beaucoup d'enfant, Ali Shah a perdu son genou gauche et la moitié de sa main droite l'an passé devant son école dans le nord-ouest du Pakistan, quand il a marché sur un engin explosif improvisé, arme de prédilection des talibans. A 13 ans, il réapprend à vivre grâce à une prothèse, tout comme des centaines d'autres civils blessés chaque année par des actes terroristes au Pakistan, pays où les handicapés sont habituellement méprisés et condamnés à rester chez eux.

L’animal devient un instrument de médiation pour des enfants polyhandicapés de plus en utilisée

Calé au fond de son fauteuil roulant, le petit Nathan n'est pas très réceptif à ce qui se passe autour de lui, jusqu'au moment où la médiatrice lui fait caresser le dos de la chienne Hizzy avec son pied nu... Alors tout change. Comme d'autres enfants polyhandicapés pris en charge par l'association Caroline Binder de Colmar, Nathan à participe ce vendredi à une séance de médiation animale, une technique qui connaît une forte expansion en France depuis quelques années.

Pour Niel une jeune autiste ce n’est plus désormais le cas ! Avec le réseau Rhapsodif

Pour lequel d'entre nous ce rendez-vous n'a pas été un sentiment d'inquiétude ou une épreuve ? Dans la salle d'attente de la dentiste, Niel, autiste, fait les cent pas. Si ce grand gaillard de 16 ans aux gestes désordonnés accepte désormais d'être soigné, il le doit à sa rencontre avec le Dr Aude MONNIER, membre d'un réseau formé à la délicate prise en charge de handicapées.

Onze grandes entreprises s’engagent avec l’OIT pour promouvoir l’insertion des travailleurs handicapés

Onze entreprise_signe_une_charte_avec_l_OIT_sur_l_emploi_des_personnes_handicapeesL'emploi des personnes en situation de handicap reste encore un véritable défi dans la majorité des pays occidentaux. Onze grandes entreprises internationales sont devenues les premiers signataires de la nouvelle «Charte du Réseau mondial de l'OIT Entreprise & handicap » lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au siège à Genève le 29 octobre dernier. Un pas vers une prise de conscience ? Une population de personnes handicapées en âge de travailler qui seraient selon les chiffres entre 785 à 975 millions de plus 15 ans d'âge. 

Une dizaine de grands principes...

Si ce document n'engage que celui qui le signe, il reste néanmoins un signal fort pour de nombreux pays d'Asie ou encore l'Inde et l'Afrique. La Charte exprimant une détermination à promouvoir et inclure les personnes handicapées dans leurs opérations à l'échelle mondiale.

Un document fruit de plusieurs mois de travail et qui couvre toute une série de domaines. De la protection du personnel porteur de handicaps contre toute forme de discrimination jusqu'à rendre progressivement accessibles les locaux de l'entreprise et la communication interne aux employés avec un handicap.

Comme le souligne le Directeur général de l'OIT Guy RYDER, « Employer des personnes handicapées n'est pas seulement une cause moralement juste, c'est aussi bénéfique pour les entreprises. L'absence d'égalité des chances en matière d'emploi pour les personnes handicapées se traduit souvent par des vies de pauvreté et d'exclusion sociale »

Concluant que le respect de cette charte dont « le secteur privé fera preuve d'un véritable leadership en permettant aux personnes handicapées d'accéder à un travail productif et de vivre dignement »

Onze grandes entreprises internationales signataires

Les premiers signataires qui sont toutes de grandes sociétés internationales, auront pour cette charte un objectif supplémentaire celui d'être un moteur de cette nouvelle pensé de l'OIT en diffusant au niveau mondial celle d'un message d'inclusion pour les personnes en situation de handicap et être bénéfique pour les entreprises.

S'exprimant au nom des signataires, la présidente du comité de direction du Réseau, Wendy ORR de la Standard Bank, a déclaré : « Nous sommes fiers de figurer parmi les premières entreprises à signer la Charte des entreprises sur le handicap. C'est une nouvelle avancée pour montrer notre engagement en faveur de l'inclusion des personnes handicapées sur le marché du travail. Nous pensons, et nous en avons fait l'expérience, qu'une main-d'œuvre inclusive et diverse offre des perspectives aux employeurs, aux employés et à la société tout entière ». Exprimant le souhait de voir toutes les grandes entreprises d'autres grandes sociétés à nous rejoindre pour signer la Charte dans les prochains mois.

La Charte sera diffusée auprès des fédérations nationales d'employeurs et des réseaux nationaux entreprises & handicaps afin de promouvoir l'inclusion des personnes handicapées au sein de leurs membres, y compris les petites et moyennes entreprises (PME).

Un chemin encore très long pour un accès mondial au travail

Si la prise de conscience des États et du monde économique aura commencé avec l'OIT dés 1925, il aura fallu attendre 1955 et plus précisément 1983 pour que soit voté une recommandation pour encourager davantage l'action du gouvernement sur la question de la promotion de l'emploi et de l'égalité pour les personnes handicapées dans la formation des compétences et de l'emploi. De même, les principes d'égalité de traitement et l'égalité des chances sont devenus les principes sous-jacents dans le Code de pratique de l'OIT pour la gestion du handicap sur le lieu de travail (2002),

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées adoptée en décembre 2006 comprend les droits et les protections spécifiques, y compris celles liées à la formation des compétences et de l'emploi. Il appelle la fourniture d'un logement raisonnable afin que les personnes handicapées puissent participer pleinement à la sphère complète de la vie sociale et économique, y compris le travail.

Reste qu'aujourd'hui la diversité des pratiques économique et celle de la mondialisation n'ont pas amélioré la situation des salariés dans certains pays du monde comme l'Asie, l'Inde ou les pays en voie de développement comme en Afrique. Les salariés handicapés sont souvent les dernières préoccupations des gouvernements dans ces pays du monde. L'aspect économique, la rentabilité, et la main d'œuvre a bas coût restent les principaux arguments pour promouvoir leurs produire et envahir les marchés mondiaux.

Réseau mondial de l'OIT Entreprise & handicap

Créé en 2010, le Réseau fait office de médiateur et répond aux sollicitations de ses membres pour élaborer des outils, partager les connaissances et faciliter les réunions et les discussions entre entreprises sur les questions de handicap. Il conjugue les intérêts des mandants employeurs de l'OIT et ceux des entreprises multinationales.

Son comité de direction est composé de représentants de huit entreprises multinationales, d'une organisation mondiale de personnes handicapées et de deux organisations d'employeurs. Le Réseau a créé un outil d'auto-évaluation qui permet aux sociétés d'évaluer leurs performances dans un certain nombre de domaines concernant le handicap. Auquel il faut ajouter l'importance essentielle des personnes handicapées elles-mêmes, grâce à un partenariat avec l'Alliance internationale des personnes handicapées, un réseau d'organisations de personnes avec un handicap au niveau régional et mondial.

Deux grandes approches en Europe...

En Europe il existe aujourd'hui deux grands courantsi mis en place dont celui d'une législation anti-discriminatoire. Selon cette philosophie, les personnes handicapées sont aussi compétentes et productivesUn homme travaillant dans un atelier de Menuiserie dans un ESAT que les autres, capables de concourir à l'emploi sur une base d'égalité. La discrimination est considérée comme l'explication de base de l'exclusion et du bas niveau d'insertion des personnes handicapées sur le marché du travail.

La ligne idéologique du Nord de l'Europe (Suède, Finlande, Danemark) privilégie non pas les obligations légales d'emploi, mais les politiques inspirées par des principes généraux d'égalité, de normalisation, d'intégration, qui constituent des objectifs politiques à atteindre.

D'une façon générale, la priorité est donnée dans les politiques à l'intégration des travailleurs handicapés dans le milieu ordinaire de travail. Mais les pays mettent en place des systèmes d'emploi protégé à l'exemple de la France, comme une alternative pour ceux des travailleurs ne pouvant pas accéder au marché ouvert se sont multipliés ces dernières années.

L'évolution des politiques nationales est passée de la prise en charge par l'État (elles sont nées pour protéger les invalides de guerre) à une approche orientée vers l'autonomie, comprenant tous les civils handicapés. Les stratégies actuelles comportent un changement dans la prise en compte du handicap vers la réadaptation au travail. L'intégration des personnes handicapées est aujourd'hui une question d'économie du pays plus que de bien-être. Les prestations d'invalidité représentant un coût social pour le budget de l'État.

Un pari loin d'être gagné en France, avec plus de 23 % de taux de chômage. Il y a certes les bons élèves souvent des grands groupes pour lequel l'obligation et devenue une nécessité économique, mais aussi plus facile. Reste que certains en France ont véritablement ouvert la voie commse le groupe Casino avec 10.7 % ou encore le Groupe Carrefour ou L'Oréal, ou bien la Société Générale même si cette dernière n'est pas signataire de la Charte. Reste aujourd'hui que les mauvais élèves existent y compris au sein de l'Etat avec l'Education nationale, exempté également du montant de sa contribution, mais plus de 60 % des entreprises n'ont toujours pas atteint le taux de 6 % requis par la loi.

Stéphane LAGOUTIÉRE