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ACCIDENT VASCULAIRE CELEREBRALE : prévention, information sont indispensables pour sa prise en charge


2009.10.27 — Première cause du handicap chez l’adulte en France l’accident vasculaire cérébrale (AVC) plus de 130 000 personnes chaque année dont un quart chez les moins de 65 ans gardent pour 75 % d’entre eux des séquelles a vie. Dans le monde 15 millions en sont victime chaque année selon l’OMS en sont victime, dont 25 % à 35 % suivant les pays en décèdent. Roselyne BACHELOT annoncera le 29 octobre quatre axes de stratégies suite a la remise d’un rapport pour lutter contre son évolution et d’une meilleure connaissance de risque pour le grand public. Le thème de cette sixième édition sera « AVC, que puis-je faire ? ».

 

Cette question concerne tout le monde, car nous pouvons tous faire quelque chose concernant l’attaque cérébrale. Nous pouvons tous découvrir notre risque d’AVC, faire quelque chose pour diminuer ce risque, apprendre les signes de l’attaque cérébrale, savoir comment réagir aux signes de l’AVC.

 

En France, entre 120 000 et 130 000 personne sont chaque année victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Un quart des personnes atteintes décèdent dans un délai relativement court, la moitié survit, mais doit faire face à des handicaps plus ou moins importants représentant 300 000 personnes environs, un quart enfin en réchappe sans séquelles. Les AVC représentant dans l’aspect économique une charge financière pour les pays, en France à ou au Royaume-Uni a 5 % du budget annuel de la santé. Nos sociétés étant en partie responsable de cette situation par des facteurs de risque parmi lesquels l’hypertension artérielle, l’alcoolisme, le tabagisme, le diabète, une surcharge pondérale ou une trop grande sédentarité. Des facteurs si ils évités pourrait réduire le nombre de personnes chaque année.

 

Nous avons demandé au Dr France Woimant Neurologue, Unité neurovasculaire, Hôpital Lariboisière, Paris et vice-présidente de France AVC de répondre a quelques questions essentielles vous pourrez trouvez la totalité des questions dans la rubrique interview.

 

F.H.I — Accident vasculaire cérébral c’est quoi exactement ? Dr. France Woimant — Le plus fréquent est l’infarctus cérébral (80 % des AVC) dû à l’occlusion d’une artère par un caillot; une partie du cerveau n’est alors plus vascularisée. L’hémorragie cérébrale (20 % des AVC) est provoquée par la rupture d’une artère du cerveau. Un diagnostic doit être posé très rapidement au moyen de l’imagerie (scanner ou IRM), afin de prescrire un traitement adapté. L’âge moyen des personnes qui font un AVC est de 73 ans ; mais un quart des patients a moins de 65 ans et pratique encore une activité professionnelle.

 

Des Politiques peu engagées !

A l’occasion de la journée mondiale de prévention de l’accident vasculaire cérébral, la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot présentera le 28 octobre en Conseil des ministres, trois mesures relatives à l’amélioration de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux. La première consistante a une prise en charge précoce par la prévention et l’amélioration de la rapidité des prises en charge, pour réduire le taux d’invalidité et de décès. La création d’une filière de soins « dans laquelle les différentes phases de prise en charge seront organisées, depuis l’urgence, jusqu’à la réadaptation, en s’appuyant sur la télé-médecine pour confirmer le diagnostic à distance et rapprocher l’expertise de la population ». Enfin, l’instauration d’un suivi et d’une évaluation de ce dispositif dès 2009 en utilisant des indicateurs de performance des filières d’urgence.

 

Trois semaines auparavant devant le congrès de l’association France AVC, Roselyne Bachelot, avait notamment présenté la synthèse du rapport remis par le Dr. Élisabeth Fery-Lemonnier, en juin 2009, félicitant celui-ci pour son excellent travail. Rappelant quel lui avait fait «Part à fin novembre 2008 de ma volonté ferme d’agir sur cette question de santé publique, majeure, mais méconnue, qu’est l’accident vasculaire cérébral (AVC), et je vous annonçais la création du comité de pilotage sur la prévention et la prise en charge des AVC auquel nombre d’entre vous à travers ce rapport, mesdames et messieurs, avez activement participé ». Rappelons aussi a madame la ministre le rapport janvier 2009 rendu par INVS qui demandé notamment environ trois millions et demi de personnes sont en situation de handicap en France. La HAS considère que « l’accès aux soins courants constitue l’un des enjeux majeurs de l’égalité des chances ».

 

A ce titre l’association SOS Attaque cérébrale vous propose un teste calculer votre risque d’accident vasculaire cérébrale, en huit questions, aucunement médicales, mais simplement informatives, mais très intéressant tout de même ! La Haute Autorité de Santé a rédigé, a aussi émis des recommandations de bonne pratique sur la prise en charge initiale de l’AVC dans un document envoyé au Ministère de la Santé.

 

Même si un peu long le rapport parlementaire remis a l’Assemblée nationale le 27 septembre 2007 intitulé : la prise en charge précoce des accidents vasculaires cérébraux, et réalisés par le Député Jean Bardet permet aussi une évolution plus approfondie auquel s’ajoutent certaines données européennes.

Stéphane Lagoutière

Catégorie : REPORTAGE
Publication : 27/10/2009

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Une dizaine de grands principes...

Si ce document n'engage que celui qui le signe, il reste néanmoins un signal fort pour de nombreux pays d'Asie ou encore l'Inde et l'Afrique. La Charte exprimant une détermination à promouvoir et inclure les personnes handicapées dans leurs opérations à l'échelle mondiale.

Un document fruit de plusieurs mois de travail et qui couvre toute une série de domaines. De la protection du personnel porteur de handicaps contre toute forme de discrimination jusqu'à rendre progressivement accessibles les locaux de l'entreprise et la communication interne aux employés avec un handicap.

Comme le souligne le Directeur général de l'OIT Guy RYDER, « Employer des personnes handicapées n'est pas seulement une cause moralement juste, c'est aussi bénéfique pour les entreprises. L'absence d'égalité des chances en matière d'emploi pour les personnes handicapées se traduit souvent par des vies de pauvreté et d'exclusion sociale »

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Onze grandes entreprises internationales signataires

Les premiers signataires qui sont toutes de grandes sociétés internationales, auront pour cette charte un objectif supplémentaire celui d'être un moteur de cette nouvelle pensé de l'OIT en diffusant au niveau mondial celle d'un message d'inclusion pour les personnes en situation de handicap et être bénéfique pour les entreprises.

S'exprimant au nom des signataires, la présidente du comité de direction du Réseau, Wendy ORR de la Standard Bank, a déclaré : « Nous sommes fiers de figurer parmi les premières entreprises à signer la Charte des entreprises sur le handicap. C'est une nouvelle avancée pour montrer notre engagement en faveur de l'inclusion des personnes handicapées sur le marché du travail. Nous pensons, et nous en avons fait l'expérience, qu'une main-d'œuvre inclusive et diverse offre des perspectives aux employeurs, aux employés et à la société tout entière ». Exprimant le souhait de voir toutes les grandes entreprises d'autres grandes sociétés à nous rejoindre pour signer la Charte dans les prochains mois.

La Charte sera diffusée auprès des fédérations nationales d'employeurs et des réseaux nationaux entreprises & handicaps afin de promouvoir l'inclusion des personnes handicapées au sein de leurs membres, y compris les petites et moyennes entreprises (PME).

Un chemin encore très long pour un accès mondial au travail

Si la prise de conscience des États et du monde économique aura commencé avec l'OIT dés 1925, il aura fallu attendre 1955 et plus précisément 1983 pour que soit voté une recommandation pour encourager davantage l'action du gouvernement sur la question de la promotion de l'emploi et de l'égalité pour les personnes handicapées dans la formation des compétences et de l'emploi. De même, les principes d'égalité de traitement et l'égalité des chances sont devenus les principes sous-jacents dans le Code de pratique de l'OIT pour la gestion du handicap sur le lieu de travail (2002),

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées adoptée en décembre 2006 comprend les droits et les protections spécifiques, y compris celles liées à la formation des compétences et de l'emploi. Il appelle la fourniture d'un logement raisonnable afin que les personnes handicapées puissent participer pleinement à la sphère complète de la vie sociale et économique, y compris le travail.

Reste qu'aujourd'hui la diversité des pratiques économique et celle de la mondialisation n'ont pas amélioré la situation des salariés dans certains pays du monde comme l'Asie, l'Inde ou les pays en voie de développement comme en Afrique. Les salariés handicapés sont souvent les dernières préoccupations des gouvernements dans ces pays du monde. L'aspect économique, la rentabilité, et la main d'œuvre a bas coût restent les principaux arguments pour promouvoir leurs produire et envahir les marchés mondiaux.

Réseau mondial de l'OIT Entreprise & handicap

Créé en 2010, le Réseau fait office de médiateur et répond aux sollicitations de ses membres pour élaborer des outils, partager les connaissances et faciliter les réunions et les discussions entre entreprises sur les questions de handicap. Il conjugue les intérêts des mandants employeurs de l'OIT et ceux des entreprises multinationales.

Son comité de direction est composé de représentants de huit entreprises multinationales, d'une organisation mondiale de personnes handicapées et de deux organisations d'employeurs. Le Réseau a créé un outil d'auto-évaluation qui permet aux sociétés d'évaluer leurs performances dans un certain nombre de domaines concernant le handicap. Auquel il faut ajouter l'importance essentielle des personnes handicapées elles-mêmes, grâce à un partenariat avec l'Alliance internationale des personnes handicapées, un réseau d'organisations de personnes avec un handicap au niveau régional et mondial.

Deux grandes approches en Europe...

En Europe il existe aujourd'hui deux grands courantsi mis en place dont celui d'une législation anti-discriminatoire. Selon cette philosophie, les personnes handicapées sont aussi compétentes et productivesUn homme travaillant dans un atelier de Menuiserie dans un ESAT que les autres, capables de concourir à l'emploi sur une base d'égalité. La discrimination est considérée comme l'explication de base de l'exclusion et du bas niveau d'insertion des personnes handicapées sur le marché du travail.

La ligne idéologique du Nord de l'Europe (Suède, Finlande, Danemark) privilégie non pas les obligations légales d'emploi, mais les politiques inspirées par des principes généraux d'égalité, de normalisation, d'intégration, qui constituent des objectifs politiques à atteindre.

D'une façon générale, la priorité est donnée dans les politiques à l'intégration des travailleurs handicapés dans le milieu ordinaire de travail. Mais les pays mettent en place des systèmes d'emploi protégé à l'exemple de la France, comme une alternative pour ceux des travailleurs ne pouvant pas accéder au marché ouvert se sont multipliés ces dernières années.

L'évolution des politiques nationales est passée de la prise en charge par l'État (elles sont nées pour protéger les invalides de guerre) à une approche orientée vers l'autonomie, comprenant tous les civils handicapés. Les stratégies actuelles comportent un changement dans la prise en compte du handicap vers la réadaptation au travail. L'intégration des personnes handicapées est aujourd'hui une question d'économie du pays plus que de bien-être. Les prestations d'invalidité représentant un coût social pour le budget de l'État.

Un pari loin d'être gagné en France, avec plus de 23 % de taux de chômage. Il y a certes les bons élèves souvent des grands groupes pour lequel l'obligation et devenue une nécessité économique, mais aussi plus facile. Reste que certains en France ont véritablement ouvert la voie commse le groupe Casino avec 10.7 % ou encore le Groupe Carrefour ou L'Oréal, ou bien la Société Générale même si cette dernière n'est pas signataire de la Charte. Reste aujourd'hui que les mauvais élèves existent y compris au sein de l'Etat avec l'Education nationale, exempté également du montant de sa contribution, mais plus de 60 % des entreprises n'ont toujours pas atteint le taux de 6 % requis par la loi.

Stéphane LAGOUTIÉRE