Accéder au contenu principal

La Fondation Hear the World renforce son engagement auprès des personnes atteintes de perte auditive

Une petie fille a qui la fondation vient d offir un appareillage auditifLa Fondation Hear the World est plus que jamais déterminée à créer un monde où chacun a la chance de bien entendre. La fondation suisse a soutenu 25 projets dans 17 pays en fournissant plus de 1 500 solutions auditives pour un total de plus de 2,1 millions d'euros.

À l'heure actuelle, 15% de la population adultent mondiale souffrent d'une perte d'audition. Pourtant la moitié des cas aurait pu être évitée si des mesures préventives avaient été prises. Mais chaque année, 665 000 enfants naissent avec une déficience auditive. De ce fait 80% des personnes atteintes d'un handicap auditif vivent dans les pays en voie de développement. Il y a beaucoup de travail à réaliser pour trouver des solutions à leur déficience auditive.

« Dans le monde, le handicap auditif est trop connu. Il y a un manque accrue d'information par rapport à l'accès aux soins et à la possibilité d'atre appareillé. Il est important pour notre Fondation de véhiculer cette information dans les pays en voie de développement », a expliqué la porte-parole française de la Fondation Hear the World, Maud GARREL

Six nouveaux projets en 2015

Pour y parvenir, la Fondation, créée en 2006 par Sonova, premier fabricant de solutions auditives, a pour vocation de promouvoir l'égalité des chances et une meilleure qualité de vie des personnes atteintes d'une perte d'audition dans le monde entier. C'est pour cette raison qu'elle apporte son soutien auprès d'enfants dans les pays sous-développés et qui ne peuvent pas avoir accès aux soins ou être appareillés.

« Par notre engagement. nous offrons à ceux qui souffrent d'une perte d'audition, et en particulier aux enfants, la chance d'avoir un meilleur
Un groupe d enfants appareille par la fondation avenir. Je tiens à remercier tout spécialement nos collaborateurs, aux quatre coins du monde, ont soutenu cette cause en participant à des programmes de volontariat et des collectes de fonds »
, a tenu à rappeler le président de la Fondation Hear the World et CEO de Sonova, Lukas BRAUNSCHWEILER, dans un communiqué.

Pas de programme en France

Dans cette optique, cette dernière soutient en 2015 six nouveaux projets dans le m onde alors qu'ils suivent depuis plusieurs années, quatorze autres projets. Au final, c'est plus de 1500 solutions auditives que la fondation promeut. Et en France, des programmes sont-ils mis en place pour les Français atteints d'une perte d'audition ?

« En France, les appareils sont, pour la plupart, pris en charge par la sécurité sociale », note Maud GARREL. De ce fait, la Fondation n'a pas besoin d'oeuvrer car les Français ont accès aux soins alors que ce n'est pas le cas dans les pays avec de faibles revenus. L'objectif pour cette fondation est de veiller à une information claire afin que les enfants du tiers-monde puissent enfin mieux entendre...

Une notion qui n'est pas tout a fait exacte quand ont sait que des milliers de personnes en situation de handicap auditif en France ne sont pas apparaillé faute d'une niveau de remboursement trops faible comme le demontre des opérations réalisé par Médecin Sans Frontière. Une situation d'ailleurs denoncé par le CISS ou encore des associations représentative des personnes sourdes et malentendantes. 
La Rédaction

 

Catégorie : REPORTAGE
Publication : 09/07/2015

Articles en relation

Douze ans après la loi du 11 février 2005 aura telle vraiment changée l’avenir des personnes handicapées ?

Le 11 février 2005, la loi sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, l'occasion de fête le douzième anniversaire. Une absence totale dans la presse y comprit parfois même spécialisé, pire encore chez les politiques qui en pleine élection présidentielle et quelques mois des législatives non pas véritablement intéressé une fois de plus de se saisir la prise en main d’un sujet de société. Une loi qui aura certes été le moteur de quelques avancées, mais aussi de beaucoup de promesses non tenu...

Donner aux personnes handicapées la possibilité de créer leur entreprise financer par l’OIT au Vanuatu.

Peter DICK est un célibataire de 36 ans, atteint d’un handicap. Il vit dans la pauvreté depuis de longues années à Banban, une région rurale de l’île de Santo, au Vanuatu. Il fait partie des 195 000 personnes, pour beaucoup handicapées, dont les moyens de subsistance ont été affectés par le cyclone Pam, un cyclone tropical dévastateur de catégorie 5 qui a frappé cette nation du Pacifique Sud en 2015.

Une prothèse comme dernier recours pour des victimes d’attentats à vivre debout ! Contre les mines

Comme beaucoup d'enfant, Ali Shah a perdu son genou gauche et la moitié de sa main droite l'an passé devant son école dans le nord-ouest du Pakistan, quand il a marché sur un engin explosif improvisé, arme de prédilection des talibans. A 13 ans, il réapprend à vivre grâce à une prothèse, tout comme des centaines d'autres civils blessés chaque année par des actes terroristes au Pakistan, pays où les handicapés sont habituellement méprisés et condamnés à rester chez eux.

L’animal devient un instrument de médiation pour des enfants polyhandicapés de plus en utilisée

Calé au fond de son fauteuil roulant, le petit Nathan n'est pas très réceptif à ce qui se passe autour de lui, jusqu'au moment où la médiatrice lui fait caresser le dos de la chienne Hizzy avec son pied nu... Alors tout change. Comme d'autres enfants polyhandicapés pris en charge par l'association Caroline Binder de Colmar, Nathan à participe ce vendredi à une séance de médiation animale, une technique qui connaît une forte expansion en France depuis quelques années.

Pour Niel une jeune autiste ce n’est plus désormais le cas ! Avec le réseau Rhapsodif

Pour lequel d'entre nous ce rendez-vous n'a pas été un sentiment d'inquiétude ou une épreuve ? Dans la salle d'attente de la dentiste, Niel, autiste, fait les cent pas. Si ce grand gaillard de 16 ans aux gestes désordonnés accepte désormais d'être soigné, il le doit à sa rencontre avec le Dr Aude MONNIER, membre d'un réseau formé à la délicate prise en charge de handicapées.

Onze grandes entreprises s’engagent avec l’OIT pour promouvoir l’insertion des travailleurs handicapés

Onze entreprise_signe_une_charte_avec_l_OIT_sur_l_emploi_des_personnes_handicapeesL'emploi des personnes en situation de handicap reste encore un véritable défi dans la majorité des pays occidentaux. Onze grandes entreprises internationales sont devenues les premiers signataires de la nouvelle «Charte du Réseau mondial de l'OIT Entreprise & handicap » lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au siège à Genève le 29 octobre dernier. Un pas vers une prise de conscience ? Une population de personnes handicapées en âge de travailler qui seraient selon les chiffres entre 785 à 975 millions de plus 15 ans d'âge. 

Une dizaine de grands principes...

Si ce document n'engage que celui qui le signe, il reste néanmoins un signal fort pour de nombreux pays d'Asie ou encore l'Inde et l'Afrique. La Charte exprimant une détermination à promouvoir et inclure les personnes handicapées dans leurs opérations à l'échelle mondiale.

Un document fruit de plusieurs mois de travail et qui couvre toute une série de domaines. De la protection du personnel porteur de handicaps contre toute forme de discrimination jusqu'à rendre progressivement accessibles les locaux de l'entreprise et la communication interne aux employés avec un handicap.

Comme le souligne le Directeur général de l'OIT Guy RYDER, « Employer des personnes handicapées n'est pas seulement une cause moralement juste, c'est aussi bénéfique pour les entreprises. L'absence d'égalité des chances en matière d'emploi pour les personnes handicapées se traduit souvent par des vies de pauvreté et d'exclusion sociale »

Concluant que le respect de cette charte dont « le secteur privé fera preuve d'un véritable leadership en permettant aux personnes handicapées d'accéder à un travail productif et de vivre dignement »

Onze grandes entreprises internationales signataires

Les premiers signataires qui sont toutes de grandes sociétés internationales, auront pour cette charte un objectif supplémentaire celui d'être un moteur de cette nouvelle pensé de l'OIT en diffusant au niveau mondial celle d'un message d'inclusion pour les personnes en situation de handicap et être bénéfique pour les entreprises.

S'exprimant au nom des signataires, la présidente du comité de direction du Réseau, Wendy ORR de la Standard Bank, a déclaré : « Nous sommes fiers de figurer parmi les premières entreprises à signer la Charte des entreprises sur le handicap. C'est une nouvelle avancée pour montrer notre engagement en faveur de l'inclusion des personnes handicapées sur le marché du travail. Nous pensons, et nous en avons fait l'expérience, qu'une main-d'œuvre inclusive et diverse offre des perspectives aux employeurs, aux employés et à la société tout entière ». Exprimant le souhait de voir toutes les grandes entreprises d'autres grandes sociétés à nous rejoindre pour signer la Charte dans les prochains mois.

La Charte sera diffusée auprès des fédérations nationales d'employeurs et des réseaux nationaux entreprises & handicaps afin de promouvoir l'inclusion des personnes handicapées au sein de leurs membres, y compris les petites et moyennes entreprises (PME).

Un chemin encore très long pour un accès mondial au travail

Si la prise de conscience des États et du monde économique aura commencé avec l'OIT dés 1925, il aura fallu attendre 1955 et plus précisément 1983 pour que soit voté une recommandation pour encourager davantage l'action du gouvernement sur la question de la promotion de l'emploi et de l'égalité pour les personnes handicapées dans la formation des compétences et de l'emploi. De même, les principes d'égalité de traitement et l'égalité des chances sont devenus les principes sous-jacents dans le Code de pratique de l'OIT pour la gestion du handicap sur le lieu de travail (2002),

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées adoptée en décembre 2006 comprend les droits et les protections spécifiques, y compris celles liées à la formation des compétences et de l'emploi. Il appelle la fourniture d'un logement raisonnable afin que les personnes handicapées puissent participer pleinement à la sphère complète de la vie sociale et économique, y compris le travail.

Reste qu'aujourd'hui la diversité des pratiques économique et celle de la mondialisation n'ont pas amélioré la situation des salariés dans certains pays du monde comme l'Asie, l'Inde ou les pays en voie de développement comme en Afrique. Les salariés handicapés sont souvent les dernières préoccupations des gouvernements dans ces pays du monde. L'aspect économique, la rentabilité, et la main d'œuvre a bas coût restent les principaux arguments pour promouvoir leurs produire et envahir les marchés mondiaux.

Réseau mondial de l'OIT Entreprise & handicap

Créé en 2010, le Réseau fait office de médiateur et répond aux sollicitations de ses membres pour élaborer des outils, partager les connaissances et faciliter les réunions et les discussions entre entreprises sur les questions de handicap. Il conjugue les intérêts des mandants employeurs de l'OIT et ceux des entreprises multinationales.

Son comité de direction est composé de représentants de huit entreprises multinationales, d'une organisation mondiale de personnes handicapées et de deux organisations d'employeurs. Le Réseau a créé un outil d'auto-évaluation qui permet aux sociétés d'évaluer leurs performances dans un certain nombre de domaines concernant le handicap. Auquel il faut ajouter l'importance essentielle des personnes handicapées elles-mêmes, grâce à un partenariat avec l'Alliance internationale des personnes handicapées, un réseau d'organisations de personnes avec un handicap au niveau régional et mondial.

Deux grandes approches en Europe...

En Europe il existe aujourd'hui deux grands courantsi mis en place dont celui d'une législation anti-discriminatoire. Selon cette philosophie, les personnes handicapées sont aussi compétentes et productivesUn homme travaillant dans un atelier de Menuiserie dans un ESAT que les autres, capables de concourir à l'emploi sur une base d'égalité. La discrimination est considérée comme l'explication de base de l'exclusion et du bas niveau d'insertion des personnes handicapées sur le marché du travail.

La ligne idéologique du Nord de l'Europe (Suède, Finlande, Danemark) privilégie non pas les obligations légales d'emploi, mais les politiques inspirées par des principes généraux d'égalité, de normalisation, d'intégration, qui constituent des objectifs politiques à atteindre.

D'une façon générale, la priorité est donnée dans les politiques à l'intégration des travailleurs handicapés dans le milieu ordinaire de travail. Mais les pays mettent en place des systèmes d'emploi protégé à l'exemple de la France, comme une alternative pour ceux des travailleurs ne pouvant pas accéder au marché ouvert se sont multipliés ces dernières années.

L'évolution des politiques nationales est passée de la prise en charge par l'État (elles sont nées pour protéger les invalides de guerre) à une approche orientée vers l'autonomie, comprenant tous les civils handicapés. Les stratégies actuelles comportent un changement dans la prise en compte du handicap vers la réadaptation au travail. L'intégration des personnes handicapées est aujourd'hui une question d'économie du pays plus que de bien-être. Les prestations d'invalidité représentant un coût social pour le budget de l'État.

Un pari loin d'être gagné en France, avec plus de 23 % de taux de chômage. Il y a certes les bons élèves souvent des grands groupes pour lequel l'obligation et devenue une nécessité économique, mais aussi plus facile. Reste que certains en France ont véritablement ouvert la voie commse le groupe Casino avec 10.7 % ou encore le Groupe Carrefour ou L'Oréal, ou bien la Société Générale même si cette dernière n'est pas signataire de la Charte. Reste aujourd'hui que les mauvais élèves existent y compris au sein de l'Etat avec l'Education nationale, exempté également du montant de sa contribution, mais plus de 60 % des entreprises n'ont toujours pas atteint le taux de 6 % requis par la loi.

Stéphane LAGOUTIÉRE