Un homme de 38 ans retrouvé mort dans un placard à balai en Dordogne
Triste et macabre découverte en France le même jour. Après la découverte du corps du jeune autiste. Ont vient d'apprendre que le corps d'un stagiaire âgé de 38 ans dans un centre de rééducation professionnelle de Clairvivre, a été retrouvé mort le 3 janvier dans un placard à balais. Une découverte faite par une des employées.
Une découverte qui aura fait beaucoup la une que celle de Bruno mais tout aussi tragique. L'homme avait disparu il y a déjà disparu depuis près de quinze jours. La victime aurait du quitter l'établissement pour rejoindre sa famille pour les fêtes de Noël le 21 décembre avant de reprendre sa formation lundi. Mais l'homme n'est jamais arrivé jusque chez lui.
Des proches qui avait face l'absence de son arrivé avait alerté les forces de polices. Ces dernière avaient alors immédiatement ouvert en enquête et avait débuté des recherches dans le bâtiment et les plans d'eaux situés non loin de là. Mais ils n'avaient rien trouvé. Et pour preuve, « Il était recroquevillé », a fait savoir Christian Morel, le directeur du centre, « Nous avons constaté son absence le 21 décembre, mais comme il avait annoncé qu'il rentrait dans sa famille pour les fêtes, son absence était légitime. Nous n'avons donc pas mené de recherches », a-t-il ajouté. Il a expliqué que ce drame était d'autant plus choquant que «la mission de la maison est de ne pas laisser les stagiaires seuls, mais de les accompagner».
Une enquête en cours...
Devant les circonstances mystérieuses du drame et de la mort le procureur de la république de Périgueux a lui ordonné une autopsie mais cette dernière, réalisée à Bordeaux, n'a rien donné sachant que des analyses toxicologiques sont actuellement en court. Des résultats qui devrait être connu pour la fin janvier. Seule certitude selon le parquet, le corps ne portait aucune trace de coups ou de blessures.
Reste que beaucoup de questions demeurent pour l'instant sans réponse, « Pourquoi était-il là ? C'est un grand mystère. Est-ce qu'il a voulu s'isoler ? Est-ce qu'il a fait un malaise cardiaque? C'est l'incompréhension, surtout qu'il savait qu'il y a toujours quelqu'un et qu'il était à 50 mètres du restaurant du pavillon. À moins qu'il ait fait un malaise ou qu'il y avait une volonté délibérée d'aller là...», a poursuivi Christian Morel avant de conclure: «Quoi qu'il en soit, ça reste un drame humain».
La Rédaction
La battue organisée pour retrouver le jeune Bruno se conclut sur un sentiment entre inquiétude et espoir
Organisé à l'initiative d'un particulier qui a créé une page sur le réseau social Facebook suite a la disparition du jeune Bruno celle-ci aura au final réussie a rassemblée dimanche près de 500 personnes dans les environs de Ribécourt-Dreslincourt, commune de l'Oise où Bruno, un adolescent trisomique de 17 ans, a disparu le 18 décembre.
Une battue qui s'est terminée en début de soirée, sans découvrir de nouvel élément, a-t-on appris auprès du commandant Michaël FUMERY, de la compagnie de gendarmerie départementale de Compiègne.
"500 volontaires ont finalement participé aux recherches, dans un rayon de huit kilomètres autour de Ribécourt", a-t-il précisé, après avoir donné une première estimation de 200 participants en début de matinée. "Aucun indice ou élément concret n'a été retrouvé en forêt", a indiqué le commandant FUMERY.
"Même si on n'a rien trouvé, cela reste fructueux. L'absence d'éléments est toujours intéressante. Ça nous assure qu'il (Bruno) n'est pas dans ce secteur-là. Tous les espoirs restent permis", a-t-il souligné. Des patrouilles nautiques devraient être normalement organisées aujourd'hui sur l'Oise lundi.
Les enquêteurs privilégient toujours l'hypothèse d'une fugue suivie d'un accident. Même si a ce jour l'environnement familial commence a craindre le pire arrivant a douté que le jeune garçon puisse resté isolé aussi longtemps. Bruno qui auquel il convient de rappeler qui portait des jeans et un t-shirt noir, ainsi que des lunettes et des chaussures de sécurité. Il est de forte corpulence et mesure 1,70 m.
La Rédaction
Blendon, un jeune handicapé, sera-il autorisé à revenir sur le territoire pour être soigné en France
Alors que François HOLLANDE avait assuré lors de la campagne que lui président aucun enfant scolarisé ne serait expulsé. Une chance que n'aura pas eue BLENDON Gashi, 11 ans, qui avait été expulsé le 18 janvier 2012 avec ses parents et son jumeau Blendi vers le Kosovo d'où ils sont originaires. Une expulsion, que les associations APF et le RESF avaient tout fait pour empêcher évoquant déjà a l'époque les soins médicaux dont le jeune Gashi devait bénéficier.
Le jeune kosovar étant aussi hémiplégique suite à un accident vasculaire survenu dans ses toutes premières années. Il ne peut pas utiliser sa main droite et claudique. Pour rappel sa famille était arrivée clandestinement en France en avril 2011. Pendant que leur demande d'asile était traitée, les jumeaux sont allés à l'école, ont appris le français.
Grâce à un réseau d'entraide, la santé de Gashi a été prise en charge et une intervention chirurgicale était programmée pour le 21 mars au CHU de Reims. Une intervention qui ne pourra avoir lieu la demande d'asile ayant été rejeté. La famille sera alors arrêtée et transférée au centre de rétention de Metz, afin d'être expulsée le lendemain vers Pristina, la capitale du Kosovo le 19 janvier dernier. Trois mois plus tard un journaliste avait réalisé une interview le 23 avril 2012. « J'ai mal à la jambe, j'ai mal à la main et j'ai mal à la tête. Tout le temps », précise Blendon au journaliste...
Un retour toujours refusé...mais toujours possible ?
Le RESF garde l'espoir et quelle se fonde sur un cas similaire pour déplorer ce blocage. Il ya dix-huit mois Ardi VRENEZI, un polyhandicapé de 15 ans, était expulsé vers le Kosovo avec ses parents. Après une longue mobilisation engagée notamment par l'Association des Paralysées de France, Claude GUEANT avait cédé et autorisé le retour de l'adolescent qui a été opéré en France. Il y vit toujours, à Metz, avec son père qui travaille comme maçon, tout comme sa soeur, tandis que son jeune frère est collégien.
Un travail du reste ne sera pas facilité par l'actuel ministre de l'Intérieur, Michel VALLS, ayant confirmé au membre du RESF le refus du consulat de France au Kosovo la demande de visa déposée par la mère du jeune garçon. Le ministre évoquant tout comme le consulat, la possibilité pour l'enfant d'être soigné dans de bonnes conditions à Pristina.
Reste que les prochaines semaines seront aussi chargées pour l'association, et pour Richard MOYON, une des figures emblématiques du réseau, et ses troupes sont à nouveau sur le pied de guerre. Le Ministre Michel VALLS, qui devrait présenter a la fin janvier la nouvelle circulaire sur les critères de régularisation, dont un volet concerne les familles ayant des enfants scolarisés, devrait dans les prochaines semaines donner du grain à moudre au RESF.
Des élus politiques plus réservés !
Les hommes politiques n'auraient véritablement que le sens des promesses à l'heure des élections ou des campagnes électorales. C'est la question que pourrait être en droit de se poser à voir le comportement des élus socialistes ou de ceux ayant accédé depuis au Gouvernement. Ou sont est donc passé la volonté des signataires de gauche qui avait signé la pétition lancée par RESF. Des personnalités comme Christiane TAUBIRA, Cécile DUFLOT, Martine AUBRY, Jean-Paul HUCHON ou Bertrand DELANOË.
Cette fois, les signataires dans les rangs du PS sont beaucoup plus rares, à l'exception de nombreux élus du conseil régional de Champagne-Ardenne, où vivait la famille Gashi. On trouve parmi les premiers signataires les comédiennes Jeanne BALIBAR et Josiane Balasko, le cinéaste Laurent CANTET, la chanteuse Émilie LOIZEAU, et pour la sphère politique, Jean-Luc BENHAMIAS, Olivier BESANCENOT ou Daniel COHN-BENDIT.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Un jeune polyhandicapé se noie à Fréjus poussé par son chien ? L’enquête est désormais ouverte
C'est une fois de plus un tragique fait divers, mais pour lequel de nombreuses questions demeurent. Si la première et de savoir qui a fait basculer le fauteuil entre le chien ou le maître, l'enquête en cours devrait le déterminer. Reste que beaucoup restent interrogatifs compte tenu de l'heure du drame qui a eu lieu à 14 h et lieu sur le port de Fréjus. La capitainerie du port étant à proximité, cette dernière a-t-elle été prévenue ? Une ou plusieurs personnes n'auraient-elles pas pu intervenir ? Des questions auquel pour l'instant il semble y avoir des réponses.
Un drame qui c'est déroulé en début d'après-midi a 14 h, pour cet homme Maxime MOUSSEL, âgé de 44 ans, connus du quartier du port où il résidait depuis plusieurs années. Celui-ci aurait décidé comme il le fessait régulièrement de profiter de la température estivale pour aller se promener sur les quais. À ses côtés, sa fidèle Inès, toujours les jours un peu plus indispensables face aux difficultés croissantes à actionner les boutons de son fauteuil.
Des services de secours qui selon la préfecture sont intervenus très rapidement contrairement a certaines rumeurs prévenues par des témoins du drame, mais il est déjà trop tard. Plusieurs minutes de réanimation sont sans effet. Les voisins évoquent un homme « qui ne pouvait se diriger qu'avec ses mains. Mais c'était de plus en plus difficile. Il avait du mal à se diriger. Un homme gentil, très capable, mais qui se sentait dégradé ». Une assistance de vie de l'association Sandra, qui arrivera en larmes « Nous étions encore ensemble il y a une heure. Avec sa maman, qui vient de reprendre son train. Ils étaient en joie. Nous avons passé un excellent moment. Comment est-ce possible ? »
La Rédaction
Maison d'arrêt de Rouen: un jeune plaquiste de métier risque de perdre l'usage d'un doigt
Une greffe de l'articulation d'un orteil sur celle d'un doigt de la main droite : telle était l'opération complexe qu'A.P. aurait dû subir le 27 juin 2012 pour lui permettre d'espérer recouvrir la mobilité de son doigt, indispensable à l'exercice de son métier de plaquiste. Cette opération n'a pu être réalisée, car le 1er juin, A.P. a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Rouen dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants en récidive.
L'opération n'a pas non plus pu être mise en oeuvre au sein du centre hospitalier de Rouen qui n'a proposé qu'une arthrodèse du doigt, opération entraînant la perte définitive et complète de l'usage du doigt... Une alternative à laquelle A.P. s'est toujours refusé, tandis qu'en parallèle l'ensemble de ses demandes de remise en liberté pour se soigner à l'extérieur ont été refusées.
Un certificat d'un médecin du service médical de la maison d'arrêt de Rouen du 12 décembre 2012 alerte : « si A.P. n'est pas opéré dans les plus brefs délais [...], il devra subir au niveau de son 4e doigt de la main droite une arthrodèse définitive ». Il ajoute que même en l'absence d'intervention «l'arthrodèse est actuellement en train de se constituer naturellement, ce qui entraîne une perte de chance sur le plan du résultat fonctionnel » et que « les conséquences fonctionnelles d'une arthrodèse définitive seraient d'ordre professionnel (patient plaquiste)».
L'intervention qui pourrait éventuellement permettre à A.P. de conserver la mobilité de son doigt consiste à remplacer l'articulation endommagée de la main par une articulation d'un orteil. Programmée le 27 juin 2012 au service SOS mains de Tourcoing, cette opération n'a pu avoir lieu en raison de la mise en détention provisoire d'A.P. le 1er juin 2012. Une fois incarcéré, comme le précise un certificat médical du 17 juillet 2012 réalisé par un médecin de la maison d'arrêt de Rouen, « il est extrêmement difficile d'obtenir des rendez-vous dans des délais décents auprès de SOS-mains au CHU de Rouen ».
Ce n'est que le 8 octobre 2012, qu'A.P. a pu bénéficier d'une consultation au service de chirurgie orthopédique et traumatologie du CHU de Rouen. Mais le chirurgien ne lui a pas proposé la greffe envisagée au départ, précisant : « au vu du dossier et de l'ensemble des éléments, notre équipe pencherait plutôt pour la réalisation d'une arthrodèse [...], solution avec laquelle le patient n'est pas d'accord. ». De fait, cette arthrodèse entraînerait la perte totale et définitive de l'usage du doigt.
Opportunité thérapeutique ou contraintes liées au statut de détenu ? Selon l'Agence régionale de santé saisie le 13 novembre par l'OIP, A.P. « a bien bénéficié de toute l'attention et de tous les soins nécessaires à son état de santé. Ses droits et son consentement libre et éclairé ont bien été respectés dans toutes les propositions de soins qui lui ont été faites».
Ce qui est certain, c'est que plusieurs certificats précisent que l'opération initialement prévue ne serait pas compatible avec un maintien en détention : « ce type d'intervention pourrait être pratiquée sur Rouen, mais les suites opératoires seraient incompatibles avec le maintien en détention normale.
Elle exigerait a priori deux à trois mois pour qu'elle soit réalisée dans de bonnes conditions et que la convalescence se termine ». Un transfert vers l'Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Lille pour permettre au détenu de subir l'opération initialement prévue n'a pas non plus été possible dans la mesure où elle devait se dérouler dans une clinique privée.
C'est pourquoi l'équipe médicale avait estimé « souhaitable qu'A.P. puisse bénéficier d'une suspension de peine pour que cette opération puisse être réalisée comme il était prévu à Tourcoing, et ce dans les meilleurs délais ». De son côté, l'avocat d'A.P. avait immédiatement interjeté appel contre l'ordonnance de mise en détention provisoire du Juge des libertés et de la détention, faisant valoir, documents médicaux à l'appui, que « suite à sa blessure au doigt, une intervention complexe [devait] intervenir au service SOS mains de Tourcoing, suivie d'une rééducation » et demandé « son assignation à résidence sous surveillance électronique ».
Mais le 21 juin 2012, la chambre de l'instruction, mettant en avant l'absence de « délais impératifs » pour l'opération, avait estimé que l'intéressé ayant déjà été condamné à divers délits, il existait un « sérieux risque de récidive et de non-représentation en justice », et qu'ainsi, la détention provisoire était « l'unique moyen d'éviter toute pression, concertation ou représailles ».
Le 8 août 2012, une nouvelle demande de remise en liberté était rejetée, au motif que les documents médicaux produits ne permettaient pas « d'évaluer la nécessité et l'urgence de l'opération envisagée (...) étant observée qu'en cas d'impérieuse nécessité, une autorisation de sortie sous escorte [...] pourrait être envisagée ». Une décision de rejet confirmée par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel le 30 août 2012. Le 24 septembre, le Juge des libertés et de la détention prolongeait par ordonnance la détention provisoire d'A.P., soulignant à nouveau que « ce type d'opération, dont l'urgence n'[est] pas démontrée pouvait intervenir dans le cadre carcéral », et « qu'aucun élément nouveau ne permettait de remettre en cause cette appréciation ».
Des motivations difficiles à comprendre pour A.P. qui a reconnu la plupart des trafics qui lui sont reprochés, d'autant qu'il ne pourra rencontrer les principales personnes mises en cause dans la même affaire qui se trouvent également en détention provisoire. Tandis que l'instruction s'étire en longueur, A.P. voit s'accroître de jour en jour, le risque de perdre définitivement l'usage de son quatrième doigt et donc la possibilité d'exercer à sa sortie le métier de plaquiste, ce qui mettrait à mal ses perspectives d'insertion professionnelle. L'avocat d'A.P. va déposer dans les prochains jours une nouvelle demande de remise en liberté.
L'OIP rappelle dans son communiqué que : l'article 46 de la loi pénitentiaire du 24 nov. 2009 qui dispose que « la qualité et la continuité des soins sont garanties aux personnes détenues dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie l'ensemble de la population.» tout comme l'article 2 de la même loi, selon lequel le service public pénitentiaire « contribue à l'insertion ou à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire, à la prévention de la récidive et à la sécurité publique dans le respect des intérêts de la société ».
La Rédaction
La Rédaction
Une semaine après ont toujours sans nouvelle du jeune trisomique disparu dans l'Oise
Disparu depuis le mardi 18 décembre à Ribécourt-Dreslincourt, dans l'Oise, ont est toujours sans nouvelle du jeune trisomique surnommé Cody âgé de 17 ans. Plus d'une semaine après sa disparition alors qu'il se trouvait au lycée horticole, où il effectuait un stage de confection de bouquets entouré d'éducateurs quand il a soudainement quitté la serre où il travaillait. Depuis, il reste introuvable malgré les recherches qui poursuivent les gendarmes.
Des recherches plus difficiles en cette période de fêtes de fin d'années et notamment et ce 25 décembre "on a un peu plus de mal à contacter les gens. Les interlocuteurs sont moins disponibles", a indiqué le commandant Michaël FUMERY, de la compagnie départementale de gendarmerie de Compiègne. Des équipes de la gendarmerie qui continuaient de quadriller différents secteurs, mais aussi de vérifier les renseignements obtenus grâce à l'appel lancé au niveau national.
Si le village a fait l'objet d'un déploiement important des forces de l'ordre. La population de la commune reste très inquiète du sort de ce jeune homme et participe aux recherches. « Le soir, je tourne dans les rues, près des bois, pour voir si je ne l'aperçois pas. Un membre de ma famille est aussi trisomique. Alors, c'est un peu comme si c'était mon frère ou mon cousin que je cherchais. » Mounir, « On ne peut pas s'empêcher de s'interroger...» Ajoute Victor FARIA, un autre habitant. Car le mystère règne autour de cette disparition.
Un adolescent dont les parents sont de plus en plus inquiets et qui vient de fêter ses 17 ans le 23 décembre aurait pu prendre un bus ou un train. "C'est techniquement possible, si c'était le cas on aurait peut-être eu plus de renseignements. En revanche, il a pu monter dans la voiture de quelqu'un", a avancé l'officier de gendarmerie. "Nous sommes passés dans une phase où on fait beaucoup d'exploitation de renseignements, soit des gens qui nous appellent, soit des recherches systématiques comme contacter des chauffeurs de bus", a-t-il ajouté. Un sentiment confirmé par la procureure de Compiègne Ulrika DELAUNAY-WEISS.
Un jeune homme qui mesure 1,70 m est présente une corpulence forte qui selon le parquet de Compiègne, est décrit comme "un enfant peureux, mais qui paradoxalement va facilement vers les personnes". En cas de renseignements, la gendarmerie de Ribécourt-Dreslincourt prie de l'aviser au 03.44.75.82.17 ou via le numéro d'urgence 17
La Rédaction
Le Professeur SICARD présente trois nouvelles pistes pour la fin de vie des Français
Une fois de plus le débat ne fut pas simple, tout comme le rapport du Pr. SICARD qu'il vient de présenté au président de la république François Hollande dans un document de 197 pages sur la fin de vie, après cinq mois de réflexion et une dizaine de "débats citoyens".
Un sujet qui reste douloureux et/ou les Français ont tendance a vouloir oublier après les affaires tragiques de Vincent HUMBERT, Rémy SALVAT ou Anne-Marie DEBAINE... pour lequel tous lourdement handicapés avaient choisit d'en finir avec la vie ou ont demandé à un proche, de faire le geste fatal.
La question se pose donc à nouveau, La France doit-elle passer d'une euthanasie passive à celle autorisée ou encore du suicide assisté comme c'est le cas en Suisse ?
Vivre et mourir dans la dignité
Si le professeur et son équipe ont aujourd'hui effectué la mission qui leur avait été confiée en juillet 2012 par le président de la République. Ce dernier répondant ainsi partiellement à la promesse 21 du candidat « Toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée pourra demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer son existence dans la dignité ». Une promesse qui se gardait d'employer le mot euthanasie.
Si le Pr SICARD pense qu'une meilleure application de la Loi LEONNETTI serait plus judicieuse, celui-ci entrouvre néanmoins la porte au suicide assisté. Tout en restant extrêmement prudent concernant l'aide active à mourir Didier SICARD, considère néanmoins que "l'assistance au suicide peut être envisagée dans certains cas de maladie incurable et évolutive". Un document qui s'appuie également sur le témoignage de nombreux de patients et de famille, qui relève une « grande insatisfaction des citoyens face au traitement réservé à la fin de vie ».
Ce document devrait pourtant ne pas suffire à couvrir ce vaste débat qui peine à s'amorcer dans notre pays. Hors pourtant ce débat et lui au-delà de toute appartenance politique, philosophique et même religieuse ou celle-ci doit être pris en compte y compris dans une société laïque comme la France. Pourtant nombreux sont ceux qui réclame un débat y chez les personnes handicapées ou encore comme les deux mères de Vincent et Remy, Marie IMBERT et Régine SALVAT.
Et contrairement a certain qui affirme que Euthanasie, suicide assisté, droit de mourir dans la dignité... Peu importe le nom ! Le principe doit être adopté, car il s'agit d'enjeu de société. Oui il s'agit d'enjeu de société, mais tout comme d'autres questions celle-ci doit étudier avec intérêt et le respect de chacun ne rendra cette loi que plus importante aux yeux de français.
La France en retard ?
La réponse est non, même si la société française a encore beaucoup de mal à aborder le sujet qui ne vienne qu'au-devant de l'actualité par des faits divers tragiques. Celle-ci pratique comme d'autres pays européens une euthanasie dite passive. Le nœud de la question est de savoir si la France en reste à cette euthanasie passive ou bien si elle fait un pas vers l'euthanasie active pour se rapprocher de la situation néerlandaise, belge ou luxembourgeoise, pays où cet acte est autorisé, mais strictement encadré. François Hollande a, lui, toujours soigneusement évité le mot "euthanasie" tout en se déclarant favorable à une évolution de la loi LEONETTI. Cette dernière votée en 2005 avait interdit l'acharnement thérapeutique et instauré le droit de "laisser mourir" : les médecins peuvent administrer des traitements antidouleur pour soulager la souffrance au point d'avoir comme "effet secondaire d'abréger la vie".
Reste que l'absence de formation spécifique des médecins, et le manque développement encore insuffisant des soins palliatifs pour les malades en fin de vie, y compris à domicile la séparation excessive des approches curatives et palliatives dans les parcours de soins, constituent autant de pistes de progrès indispensables. Des mesures qui devraient être proposées par la ministre de la Santé et la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur avant la fin du mois de mai 2013. Des sujets dont a pris acte le Président François HOLLANDE lors de la remise du rapport et pour lequel il souhaite que le gouvernement puisse apporter des solutions dans les prochains mois.
Trois nouvelles pistes à étudier
Si la loi LEONETTI de 2005 a certainement été une avancée celle-ci présente aujourd'hui de nombreuses comme le reconnaît le Pr SICARD l'impossibilité de répondre a l'attente à l'ensemble des Français atteints d'une maladie grave ou incurable pouvoir prendre une décision sur une fin de vie qu'il souhaiterait pouvoir disposer en toute dignité. Un constat dont François HOLLANDE a dit prendre acte également lors de la remise du rapport. Le Président de la République a donc décidé
de saisir comme la loi le prévoit le Comité consultatif national d'Éthique, afin que celui-ci puisse se prononcer sur les trois pistes d'évolution de la législation ouvertes par le rapport :
Trois pistes qui seront donc proposées et qui sont :
1. Comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l'annonce d'une maladie grave, concernant la fin de sa vie ?
2. Selon quelles modalités et conditions strictes, permettre à un malade conscient et autonome, atteint d'une maladie grave et incurable, d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?
3. Comment rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d'une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants ?
Une réponse que le comité devrait donner pour la fin du premier trimestre 2013, afin comme l'avait le promit le chef de l'État en juillet dernier qu'un projet de loi puisse être étudié devant le parlement
Stéphane LAGOUTIÉRE







