Tics, Toc et phobies : ils gâchent la vie de 10 millions de Français dans Zone Interdite sur M6
Vous vous êtes sûrement déjà demandé si vous aviez éteint la lumière avant de quitter la maison ? Si vous aviez bien fermé la porte à clef ? Avez-vous peur des souris, des araignées ou encore du vide ? Des questions qui peuvent tourner au cauchemar, pour dix millions d'entre eux pour qui par ces petites angoisses tournent à l'obsession. Un sujet qui sera l'objet d'un prochain documentaire d'Amélie GROUT et Sarah OULTAF sur M6 dans Zone interdite le 8 novembre 2015 a 20 h 45. Une emission qui a suivit pour cela quatre d'entre eux, Frédéric,Loelia, Marie-Laure et Marcs.
Lancement des inscriptions : « Mille chœurs pour un regard » fête ses 20 ANS avec Xavier Merand !
Devenu le premier événement choral dans notre pays depuis sa création en 1995, il permet au plus grand nombre de chorales et de choeurs, seuls ou rassemblés, de chanter bénévolement à l'occasion de concert au profit de Rétina France. Des concerts du 1er mars au 31 mai 2016 avec trois journées officiels : les 18, 19 et 20 mars parrainés par Xavier MERAND. Un rendez-vous qui en 20 ans devenus incontournables a permis de financer des programmes et bourses de recherche et de mieux faire connaître au public les maladies de la vue.
Des inscriptions ouvertes depuis quelques jours...
Placé sous le haut patronage des ministres de la Culture, de la Santé et de l'Éducation nationale, « Mille chœurs pour un regard ». Vous faîtes partie d'une chorale, alors n'hésitez pas à vous inscrire jusqu'à fin janvier, votre concert pourra être donné. Chaque chorale choisit librement le programme, l'heure et le lieu de son concert en fonction de ses habitudes, de son répertoire et de son public.
L'association qui met a tous ceux le souhaitent pour faciliter votre participation, l'ensemble des supports de communication (partitions, affiches, programmes, tracts, billets..) et prends en charge les droits Sacem avec le concours de son partenaire Retina Implant. L'association qui pourra également vous aider dans la recherche d'une salle.
Avec 500 concerts et 1200 chorales participantes en mars 2015, le bilan des concerts avait permis de récolter la somme de 250 000 euros et le financement des programmes de recherche sur toute la France sélectionnés par notre Comité scientifique présidé par le Professeur Hélène DOLLFUS.
Un parrain de talent et militant...
Après son deuxième album « Phare Ouest » a été une belle réussite qui lui permit de faire progresser sa notariée en France d'une carrière commencée en 1997 ou Il donne ses premiers concerts dans les petits cafés-concerts de Paris. Xavier MERAND, artiste de grand talent, est aussi atteint depuis sa naissance d'une maladie génétique de la rétine qui le rend quasiment aveugle sera donc le parrain en 2016 après Franck FERRARI en 2015, le premier avait été en 1996 Yves DUTEIL. Une de ces chansons sera d'ailleurs l'hymne de cette manifestation tout au long du mois de mars, avec « la chanson du bigleux » sortie en 2014
Une participation auquel le chanteur et artiste se dit particulièrement heureux d'avoir été choisi pour cette nouvelle édition de "Mille choeurs pour un regard" est particulièrement « émouvant pour moi (...) On est tous "bigleux" d'une manière ou d'une autre... On ne voit que ce que l'on veut bien voir... Merci de ne pas avoir détourné le regard. Merci à tous pour votre aide ! ».
Stéphane LAGOUTIÉRE
Renseignement : Le dossier de participation peut être envoyé sur simple demande auprès de Stéphanie GARCIA au 05.61.30.20.50 ou par e. mail
Médiator : Gain de cause pour deux victimes du Médiator, une victoire et un jugement en demi-teinte
Huit ans après la révélation du scandale du Mediator, le tribunal de grande instance de Nanterre a reconnu pour la première fois jeudi la responsabilité civile des laboratoires SERVIER, pour avoir laissé sur le marché un médicament défectueux, dont ils ne pouvaient pas ignorer les risques. Un jugement qui ne fait que confirmer la dangerosité du produit reconnu par la Cour d'appel de Versailles le 20 novembre 2013.
Une décision qu'il convient d'estimé en teinte avec des montants dérisoires pour lequel victime ont décidé de faire appel ainsi que le Laboratoire sur le caractère défectueux du produit selon l'article 1386-4 du Code civil.
Saisi des demandes d'indemnisations de deux malades Michel, Esther, de 72 et 67 ans, réclament à SERVIER, 900 000 et 125 000 euros en réparation des séquelles de leur valvulopathie, le tribunal a estimé qu'à la date de la prescription du médicament, en 2003 et 2006, « l'état des connaissances scientifiques ne permettait pas d'ignorer les risques d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de valvulopathies induits par le benfluorex » (son principe actif), et « la seule suspicion de ces risques » obligeait le laboratoire « à en informer les patients et les professionnels de santé », notamment dans la notice d'utilisation.
Pour Me Charles JOSEPH-OUDIN, avocats de nombreuses victimes présumées du Mediator, sa nocivité était connue dès les années 90. Si ce dernier a salué une victoire, mais une victoire en demi-teinte, son client Michel, ancien responsable de chantier dans le BTP, a consommé du Mediator de 2003 à 2009 n'ayant seulement obtenu quelque 27 000 € au lieu des 900 000 €, demandés. Obligeant la victime a remboursé 23 000 € sur les 50 000 € a titre d'avance.
«Les montants sont eux en décalage avec la pathologie et les préjudices subis, en décalage avec l'ampleur de ce scandale de santé publique majeur et enfin, en décalage avec le comportement lucratif du laboratoire de 30 à 40 M€ par an à Servier » a-t-il ajouté a la sortie de la salle d'audience annonçant que son client allait faire appel.
L'autre victime, Esther, qui attaquait l'industriel, recevra lui 10.000 € du laboratoire. Une somme totalement dérisoire pour lequel son avocate, Me Martine VERDIER, s'étonne du manque de proportionnalité retenu par le tribunal. . «Les juges ont fait la carpe, explique Martine Verdier. On attendait que cette décision soit phare et ce n'est pas le cas. Certes Servier est condamné, mais regardez combien vont toucher les victimes! On donne des millions à Bernard Tapie et à des victimes atteintes dans leur corps, on ne verse que 10.000 € ! La justice n'est pas au rendez-vous» aura telle expliquée à la sortie de la délibération.
Le coupable c'est l'État pour les avocats du laboratoire
Représentés par Me Nathalie CARRÈRE celle-ci aura tenté de faire a croire au tribunal celle de l'adage « responsable, mais pas coupable ». Des avocats qui s'appuieront notamment sur une décision de la cour administrative d'appel de Paris qui a confirmé en août dernier la responsabilité de l'État envers une victime, en jugeant qu'une décision de retrait aurait dû intervenir « au plus tard » le 07 juillet 1999, date d'une réunion de la « commission nationale de pharmacovigilance où a été évoquée la situation du benfluorex ». Principe actif du Mediator, le benfluorex contient de la norfenfluramine, un anorexigène qui déclenche les effets indésirables.
En face, SERVIER fait valoir son exonération de responsabilité. « Jusqu'en 2009, les autorités de santé considèrent qu'il n'y a pas d'alerte de valvulopathie en pharmacovigilance, la communauté scientifique dit qu'il y a peu de troubles cardiaques constatés », s'était défendu l'avocate de SERVIER, Me Nathalie CARRÈRE. Le Mediator a été prescrit pendant plus de trente ans, d'abord contre l'excès de graisses dans le sang, puis comme traitement adjuvant pour les diabétiques en surpoids.
Les laboratoires qui avaient réfuté le 21 octobre, les accusations d'indemnisations, à la veille du jugement, ils ont annoncé avoir provisionné 70 M€ pour indemniser la totalité des victimes et leurs caisses d'assurance maladie. Ce montant vient s'ajouter à environ 14 M€ déjà versés à ce jour aux patients, via la voie amiable de l'Oniam, l'organisme public chargé de ces indemnisations, et les transactions en cours de procédures judiciaires. A ce jour, environ 1500 patients ont reçu une offre d'indemnisation, pour un total d'environ 24 M€.
Une affaire qui fait que commencer...
Largement détourné comme coupe-faim pendant plus de trente ans, le Mediator a été prescrit, d'abord contre l'excès de graisses dans le sang, puis comme traitement d'appoint pour les diabétiques en surpoids a plus de cinq millions de personnes en France. Cette décision du TGI de Nanterre n'est qu'une étape dans l'affaire du Mediator pour les centaines de victimes en France qui espèrent qu'elle permettra de débloquer des procédures judiciaires.
Huit ans après les révélations de la Dr. Irène FRACHON, aucune victime présumée du Mediator n'a été indemnisée de manière définitive par la voie judiciaire, les tribunaux ayant seulement accordé des provisions dans l'attente d'un jugement au fond. Il faudra au civil atteindre une décision définitive de la Cour de cassation y compris pour cette décision du Tribunal de Nanterre. Au pénal, le scandale sanitaire fait l'objet de deux procédures distinctes, à Paris et à Nanterre, mais aucun procès n'est encore prévu.
Stéphane LAGOUTIERE / Avec l'AFP
Quand l’humour devient une arme de mobilisation massive à destination du handicap et de la mobilité
Il n'est pas facile de rire de tout, certains ont parfois même connu la justice, justifiée ou non. La mort, les origines, la religion sont des sujets souvent difficiles à prendre à la rigolade, le handicap en fait partie. C'est pourtant le pari de l'entreprise Wheeliz et sa fondatrice Charlotte de VILMORIN et parfaitement réussie que cette autodérision aussi touchante qu'efficace pour rafraîchir l'image d'un secteur dont la communication est souvent trop pudique, voire carrément déprimante.
Première convention signée par Pole emploi sur l'accessibilité numérique
Le directeur général adjoint des ressources humaines et des relations sociales de Pole emploi, Jean-Yves CRIBIER et le directeur de l'établissement public du Fiphfp, Jean-Charles WATIEZ ont signé une première convention pluriannuelle en faveur de l'accessibilité numérique des personnes en situation de handicap. Un accord établi, pour deux ans, va permettre à Pole emploi de poursuivre sa politique d'accessibilité en faveur des personnes handicapées grâce à un financement global de 477 500 euros.
1939-45 : Un historien propose un mémorial pour toutes les victimes civiles, dont les déficients intellectuels
L'historien Jean-Pierre AZÉMA propose d'ériger un monument dédié à la mémoire de toutes les victimes civiles en France pendant la seconde guerre mondiale, dont les 45 000 malades mentaux morts de faim, dans un . Un rapport loin de satisfaire les associations ou encore l'historien Charles GARDOU qui avait d'ailleurs lancé une petition en 2013 a l'origine de ce rapport. Une polémique qui a réssurgit en 1987, après le livre de M. Lafont puis les accusations lancées dans Le Monde provoquent de vives réactions.Depuis, la polémique n'a pas cessé. Y a-t-il eu volonté délibérée des autorités d'éliminer les malades mentaux ?
Après le décès du petit Lucas, poignardé de neuf coups couteau, la mère crie son désespoir etl demande justice
Quatre jours après son agression par un homme souffrant de "troubles psychiatriques" qui ont altéré son jugement, le petit Lucas, âgé de 7 ans, est mort ce lundi au CHU de Brabois selon le procureur de Nancy Thomas PISON, qui a annoncé l'ouverture d'une instruction. C'est une ville tout entière qui est aujourd'hui en deuil et les drapeaux ont été mis en berne, au lendemain de la mort de l'enfant. L'autopsie a eu lieu ce jour avant des funérailles qui devraient avoir lieu vendredi. Aucune manifestation n'est prévue après la marche blanche de dimanche, seul « un rassemblement silencieux » sera organisé sur la place de l'hôtel de ville à 18 heures le jour des obsèques du petit garçon.
« Je demande que justice soit faite »
Des parents et le beau-père du petit garçon, qui se sont adressés à des journalistes à 15 heures, ont souhaité que « justice soit faite ». « Respectez nos silences », ont-ils également déclaré, demandant à la presse de laisser les proches faire leur deuil en paix. « On espère vraiment que la justice soit faite, c'est un prédateur, ce n'est pas un fou », s'emporte, Sébastien, le père de la jeune victime qui demande que « justice soit faite ». « On parle de 9 coups de couteau sur un enfant de 7 ans », souligne Nathalie la mère de Lucas, accablée par la douleur, elle réclame que le meurtrier de son fils « passe ses jours en taule ».
Une « douleur incommensurable »
Une ville en état de choc, comme le précise le Maire André CORZANI et qui ressent une « douleur incommensurable », qui s'est recueilli en fin de matinée sur les lieux de l'agression et a installé un livre de condoléances à l'hôtel de ville. Pour le maire, « c'est cela qu'il faut respecter en permanence, l'idée d'être ensemble », aux côtés de la famille, « avec attention, avec retenue et sobriété ».
Un lieu qui depuis jeudi, date de l'agression et de sa mort lundi, où Lucas jouait souvent avec ses copains de l'immeuble voisin, s'est transformé en lieu de recueillement. Des dizaines de fleurs ont été déposées et des bougies étaient allumées. Les habitants viennent, depuis l'annonce de la mort du petit garçon apporter une rose, qui un caillou, ou une peluche.
Florian, dont les nièces étaient dans la même école que Lucas, est venu « montrer (son) soutien », a-t-il expliqué en déposant une rose blanche, ajoutant que la tante du petit garçon avait aussi demandé que le deuil de la famille soit respecté, dans un message posté sur Facebook.
Un acte d'une violence extrême....
Selon un témoin direct de la scène, un voisin de 90 ans, dont les dires ont été confirmés par le procureur, l'enfant a été poignardé « avec un couteau de boucher » Il a frappé à neuf reprises, selon les parents, au thorax et à l'abdomen. Des sources judiciaires avaient dans un premier temps fait état de 7 coups de couteau.
« Le petit, il criait, criait tant qu'il pouvait ! », selon le vieil homme, qui réside dans la même rue que Lucas, à Joeuf, commune de 6700 habitants à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Metz. L'homme « à genoux, donnait des coups de couteau (...) s'acharnait avec le couteau », a encore dit le témoin, qui sortait de chez lui lorsque les faits se sont produits.
L'homme risque la perpétuité...
Selon une première expertise, effectuée lors de sa garde à vue, l'homme, prénommé Dany, souffre de troubles psychiatriques qui ont altéré son jugement, mais ne l'ont pas aboli. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Une expertise dont l'avocat de la famille Me Xavier LOCHUM, s'est félicité. Le suspect né en 1985, s'était immédiatement rendu au commissariat de Briey, à quelques kilomètres de Joeuf après les faits. Le suspect, qui était sans emploi et vivant au domicile familial, avait déjà été condamnée en 2013 dans le sud de la France « pour des faits de violence à l'occasion d'un épisode d'alcoolisation », mais n'avait eu « aucun comportement particulier dans la ville de Jœuf où il résidait », a ajouté Me LOCHUM.
Mais le dossier à l'époque n'avait pas révélé de « dangerosité particulière », selon des sources judiciaires soulignant que le suspect n'avait « aucun antécédent de prise en charge en milieu hospitalier spécialisé ». Il est mis en examen pour « tentative d'homicide aggravé par la circonstance que les faits ont été commis sur mineur de 15 ans » et placé sous mandat de dépôt, à la prison de Nancy-Maxéville.
Selon certaines sources pénitentiaires, ses conditions de détention seraient difficiles avec les autres détenus et feraient l'objet de menaces et de pressions en raison de la gravité du drame. Les autres détenus ne supporteraient pas de côtoyer le « meurtrier d'un enfant de 7 ans ».
Stéphane LAGOUTIERE / avec l'AFP
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