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Une majorité de Français souhaiterait pouvoir pour mourir a domicile, une situation bien loin de la réalité

Rédigé le 8 Juillet 2015
Mourir chez soi un souhait majoritaire mais une situation peu frequente

Alors que les sujets sur l'ethnicité et la fin de vie restent un de ces sujets brûlants actuellement en discussion au Parlement et dans l'actualité avec le dossier Vincent LAMBERT. Une dernière enquête d'opinion qui vient d'être publiée par l'INED. Cette étude « Fin de vie en France » fait ressortir que la majorité des personnes souhaitent mourir chez elles, mais un quart seulement le font causé par le fait, le maintien à domicile se raréfie à l'approche du décès. Une enquête qui permet notamment retracer le parcours résidentiel et médical avant le décès.

Cette étude réalisée par de l'Institut national d'études démographiques (Ined), consacrées à ces derniers décès, a permis de retracer les circonstances de fin de vie en interrogeant des médecins, à partir d'un échantillon représentatif de près de 15.000 de personnes de plus de 18 ans des décès survenus en décembre 2009. Démontrant que quatre décès sur cinq surviennent de façon non soudaine à la suite d'un parcours, résidentiel (domicile ou maison de retraite) et médical.

Ces auteurs démontrent que les Français à pouvoir réellement réaliser leurs souhaits de mourir a domicile ne représentent en France que 26 % des décès de façon soudaine ou non. Une proportion qui atteint même 20 % au Royaume-Uni ou 18 % en Norvège contre 24 % aux États-Unis. Plusieurs raisons à cela l'hospitalisation et la dépendance étant les deux principales.

Dépendance et hospitalisation principales facteurs...

La raison la plus souvent évoquée est la complexité des soins qui rend souvent le maintien à domicile impossible, notent les auteurs, Sophie PENNEC et ses collègues, qui se sont penchés sur les lieux de vie au cours du mois précédant les décès non soudains, afin de mieux comprendre pourquoi rester chez soi est finalement peu fréquent au dernier stade de l'existence. La famille souhaite d'ailleurs dans 55% des cas que les personnes en fin de vie soient prises en charge à l'hôpital, et dans 31% des cas en maison de retraite.

Ainsi quatre semaines avant leur mort, 45 % des personnes vivent à domicile, en cas de décès non soudain ce taux décent a 18 %. L'hôpital et y décéder étant le parcours le plus fréquent (30 %), passer l'ensemble du dernier mois de l'existence chez soi l'est deux fois moins (14 %). Le départ de l'hôpital pour regagner son domicile est beaucoup plus rare (2 %). La complexité des soins rend souvent le maintien à domicile impossible, ce qui motive le transfert à l'hôpital. C'est de fait la raison la plus souvent évoquée pour justifier le non-respect du souhait de certains patients de décéder chez eux.

Le poids des familles...

« Les médecins témoignent de la forte mobilisation de l'entourage familial de leurs patients en fin de vie. Quasiment toutes les personnes maintenues à domicile ou transférées à l'hôpital (96 %) ont reçu des visites au cours de leur dernière semaine d'existence », soulignent par ailleurs les auteurs.

Famille et amis sont plus souvent présents au moment du décès lorsqu'il a lieu à domicile plutôt qu'à l'hôpital : à domicile, les proches sont les seuls présents dans 44 % des cas, et ils sont assistés de professionnels dans 26 % des cas. Décéder à domicile en la seule présence de soignants est très rare (5 %).

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : AFP

La Cour Européenne des droits de l’homme rejette la demande des parents de Vincent LAMBERT

Rédigé le 7 Juillet 2015
La Mere de Vincent LAMBERT en juin dernier apres la decision du CEDH

Alors que ces collègues d'infirmier manifesté il y a encore une semaine pour qu'il puisse enfin « partir tranquillement », et que les parents de Vincent LAMBERT avaient déposé une demande de révision devant le CEDH le 26 juin 2015 (v.article). Une demande que la Cour européenne vient de rejeter, mais les parents annonçant ne pas baisser les bras pour autant. La décision de la cour favorable à l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent LAMBERT devient donc applicable.

Des arguments rejetés par le CEDH

Les avocats des parents avaient invoqué des "éléments nouveaux et décisifs", qui selon eux "imposaient une révision" de l'arrêt pourtant définitif prononcé le 5 juin dernier par les juges européens. Estimant qu'il n'y avait pas violation de la convention européenne des droits de l'homme.

La Cour qui aura également refusé les arguments des avocats des parents, Mes Jean PAILLOT et Jérôme TRIOMPHE, selon laquelle, Vincent LAMBERT est maintenu en vie artificiellement au CHU de Reims, après un accident de la route survenu en 2008 et âgé de 38 ans, aurait vu sont état de santé évolué, le patient ayant « recommencé ces derniers jours à manger et boire par la bouche ».

Les avocats qui avaient notamment cité à l'appui de leur demande de récentes déclarations de la ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, qui avait relevé que la volonté prêtée à Vincent LAMBERT faisait l'objet « d'interrogations et de débats ». La CEDH a balayé ces arguments en estimant qu'ils « ne constituaient pas des faits nouveaux susceptibles d'exercer une influence décisive sur l'issue de l'affaire ».

Affirmant également dans leur demande de révision « une incroyable erreur de droit », que la Cour a simplement considéré comme une « inexactitude évidente », rapidement rectifiée a posteriori dans le texte de l'arrêt: il s'agissait d'une référence erronée à un arrêt précédent.

Une bataille judiciaire qui se poursuit ?

« C'est triste à en pleurer », a réagi Me Jean PAILLOT, déplorant que la CEDH ait refusé de considérer leur argument sur l'alimentation buccale de Vincent LAMBERT comme un nouvel élément décisif. « On se tournera vers d'autres institutions, nous avons d'autres recours sur le point de partir », a assuré Me PAILLOT, relevant que le CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent LAMBERT, n'avait toujours pas pris de décision sur l'arrêt des soins de son patient après l'arrêt de la CEDH validant cette décision. Reste que cette décision devient désormais applicable.

L'avocat a notamment évoqué la possibilité de saisir à nouveau la justice administrative française pour se plaindre du fait qu'une nouvelle demande de transfert de Vincent LAMBERT dans un établissement spécialisé pour les patients à la conscience altérée n'avait pas été acceptée. « L'affaire n'est pas terminée, si la Cour croit pouvoir nous bâillonner, elle se trompe lourdement », a-t-il lancé.

En tout état de cause, la décision s'impose aux juridictions françaises. Certes, il pourrait y avoir des médecins qui disent que l'on n'est plus dans l'obstination déraisonnable dans l'hypothèse où l'état de santé de Vincent LAMBERT aurait singulièrement évolué, mais, pour ma part, si on est dans un constat stable et n'a subi aucune évolution positive depuis 2008, il donc quasiment impossible pour un juge de ne peut pas faire s'appliquer cette décision.

La Rédaction/Avec l'AFP

15 ans d’existence pour le groupement d’employeur l’insertion, et de la qualification de la région d’Arras

Rédigé le 6 Juillet 2015
Anniversaire GEIQ

S'il convient de ne pas oublier que le chômage lui ne cesse de progresser dans notre pays et a atteint aujourd'hui un taux record de 23 % chez les personnes en situation de handicap. Toutes les initiatives pour combattre ce manque d'inclusion sont toujours bonnes à prendre. Un travail auquel s'attelle le groupement d'employeurs pour l'insertion, et de la qualification (GEIQ) Emploi Handicap, de la région d'Arras qui vient de fêter ses 15 ans d'existence. Située à Marcq-en-Barœul celle-ci à créé en 2000 œuvres qui a étendu son action dans la région d'Arras, a pour but l'insertion et la requalification des personnes en situation de handicap, aussi bien employeurs que personnes handicapées.

Une jeune fille handicapée mental âgée de 19 ans échappe a l’incendie a la suite d’un drame familial

Rédigé le 3 Juillet 2015
Cite des Tilleuls au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis

C'est un de milliers de drames familiaux que compte chaque année la France qui est véritablement a l'origine de cet incendie qui a causé la mort d'une femme de 48 ans, tué a coups de couteau et brûlé ainsi que celui de sa fille de 15 ans, carbonisé découverte hier dans un appartement en feu au Blanc-Mesnil a la cité des Tilleuls en Seine-Saint-Denis. 

Un drame probablement causé par le père de famille agé de 67 ans, a-t-on appris auprès de plusieurs sources. Seule rescapé de cet incendie l'aîné de la victime âgée de 19 ans et souffrant d'un handicap mental selon le parquet.

Des pompiers qui après avoir été appelés vers 11 h 45, n'auront pu que constater le décès en présence des policiers « d'un cadavre, ainsi qu'un homme agonisant », a déclaré à le parquet de Bobigny. Les pompiers qui auront tenté en vain de réanimer la mère, touchée au thorax et à la gorge, découverte sur son lit par les pompiers. Sa fille de 15 ans, dont le corps est trop abîmé pour être encore formellement identifié, selon le parquet, se trouvait dans la cuisine.

Un drame lié à dispute familiale...

Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple se serait disputé, mais on ignore pour l'heure si tous deux étaient armés d'un couteau, a précisé la source policière. Pendant la dispute, l'une des filles, âgée de 19 ans et souffrant d'un handicap mental selon le parquet, a été enfermée dans sa chambre avant de parvenir à s'enfuir en sautant par la fenêtre de leur appartement situé au rez-de-chaussée d'un immeuble de la cité des Tilleuls. Cette dernière c'est alors réfugié chez une voisine, auquel elle lui aurait confié avoir entendu depuis sa chambre "sa mère crier" et dit que sa jeune sœur était encore à l'intérieur.

Occupé depuis 2002, ce petit deux-pièces était au nom d'une femme seule, célibataire, a précisé sur place une responsable de l'office HLM France Habitation, qui gère le lieu.Les voisins décrivent une femme fluette qui fumait souvent à sa fenêtre. « Une femme sans histoire », indique le bailleur. Méconnue aussi de la police, de la justice, et même des services sociaux, confirme Sylvie VILOLET, l'élue du Blanc-Mesnil qui s'est déplacée aux Tilleuls, ce jeudi après-midi, abasourdie par cette violence inexpliquée.

Un magistrat du parquet de Bobigny s'est rendu sur place. Il a confié les investigations à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

La Rédaction

Sources : AFP

Surirradiés d'Épinal : La Cour d’appel de Paris réduit les peines du corps médical mais les victimes satisfaites

Rédigé le 2 Juillet 2015

Le President de l Association vosgienne des surirradies de l_hopital d_Epinal AVSHEAprès un procès de plusieurs années, ou près de 450 patients, principalement traités pour un cancer de la prostate, avaient été victimes de sur irradiations dans l'établissement entre 2001 et 2006, lors de deux incidents différents. Douze en sont morts, et beaucoup souffrent de séquelles très graves.

La Cour d'appel de Paris a confirmé la culpabilité, mais réduit jeudi les peines des deux médecins et du radiothérapeute poursuivis pour le scandale des sur irradiations à l'hôpital d'Épinal, pire accident de ce type jamais enregistré en France.

Un jugement pour lequel les victimes et les associations ont exprimé leur satisfaction de la confirmation de la culpabilité des trois hommes, notamment pour homicide et blessures involontaires, alors que les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe. Les juges rappelant notamment que la prison ferme était prévue comme un "dernier recours" et qu'ils n'avaient aucun antécédent judiciaire.

Un jugement qui en première instance fin 2014 avait condamnée Jean François SZTERMER, 66 ans, Michel AUBERTEL, 64 ans, et le radiophysicien Joshua ANAH, 57 ans, avaient été condamnés en première instance à quatre ans de prison, dont 18 mois fermes, pour les médecins, et à trois ans, dont 18 mois fermes, pour le radiothérapeute. Tous trois avaient fait appel.

« Dissimulation des erreurs commises »

Des juges de la Cour d'appel de Paris, qui ont estimé qu'il n'y avait pas de distinction à faire entre eux, la « gravité » des erreurs commises par le radiothérapeute étant « équilibrée par la plus grande responsabilité » fonctionnelle des médecins. La cour dénonçant les « manquements coupables » des prévenus, ainsi que leur « dissimulation des erreurs commises » une fois celles-ci découvertes.

Des victimes qui ont un sentiment de satisfaction, même si certaines regrettent que la peine n'ait pas confirmé dans l'intégralité, « mais l'important c'est la déclaration de culpabilité. Maintenant, nous allons engager des actions au tribunal administratif, car ces apprentis sorciers, il faut les toucher au portefeuille », a commenté Philippe STABLER, président de l'association vosgienne des surirradiés de l'hôpital d'Epinal (AVSHE),

Un jugement dont les avocats des prévenus ont annoncé qu'aucun ne devrait se pourvoir en cassation, « même s'ils regrettent la position de la cour », ont-ils précisé. « C'est une décision de compromis », a ainsiInfographie des Surirradiations de Hopital d Epinal de 2013 estimé Me Hervé TEMIME, pour Jean François SZTERMER. « Clairement, on n'a pas voulu dire aux parties civiles, aux victimes touchées dans leur chair et que nous respectons, qu'il n'y a pas d'infraction. Mais je ne suis pas du tout d'accord, les faits ne justifient pas à mon sens de condamnation pénale. Cet arrêt reste émotionnel ».

Qui sont les accusées ? 

Pour le radiophysicien : Il s'agit de Joshua ANAH. Il avait été condamné à trois ans de prison dont 18 mois ferme et 10.000 euros d'amende pour homicides et blessures involontaires et soustraction de preuve. Le tribunal avait par ailleurs prononcé à son encontre une interdiction professionnelle de cinq ans.

Les deux médecins sont des radiothérapeutes : Jean-François SZTERMER et Michel AUBERTEL, avaient eux été condamnés à quatre ans de prison dont 18 mois ferme et 20.000 euros d'amende chacun pour homicides et blessures involontaires, ainsi que non-assistance à personne en danger. Ils ont été interdits définitivement d'exercer.

« Un quotidien humiliant »

Des victimes qui ont désormais atteint les trois objectifs fixés qui selon Me Gérard WELZER, « celui de reconnaître l'existence de l'accident de sur irradiation; faire indemniser les victimes et obtenir une condamnation » s'est-ils félicité. Des victimes qui auront obtenu près de 12 M€.

Des victimes qui « feront face pour le restant de leurs jours à un quotidien fait, selon les mots du président de la cour, de "conditions humiliantes". Équipés pour les plus touchés de poches urinaires ou intestinales». Précise Philippe STABLER.

La Rédaction

Source : AFP

La FÉDÉEH lauréate de la France s'engage

Rédigé le 2 Juillet 2015
Les laureats de la France s engage entourant le chef de l_Etat

Lancée en juin 2014 par le président de la République, la France s’engage et qui  a vocation à mettre en valeur et faciliter l’extension d’initiatives socialement innovantes, d’intérêt général, portées bénévolement par des associations, des fondations, des entreprises. À cette occasion, la FÉDÉEH fait partie des lauréats pour son engagement depuis plus de cinq ans concernant l’inclusion des jeunes handicapées sur le territoire national.

Handicapé à la suite d’un accident, un infirmier entame une grève de la faim pour un reclassement

Rédigé le 1 Juillet 2015
Noel CALENDINI contraint a une greve de la faim pour retrouver sa dignite

Alors que le secteur Hospitalier reste le plus mauvais élève de la classe dans le cadre de l'embauche des travailleurs handicapés avec un taux en dessous de 2,90 % en comparaison des deux autres fonctions publiques territoriales et d'État. Voila une affaire qui n'est pas faite pour redorer son blason déjà abîmé ! Depuis le 30 juin dernier, Noël CALENDINI a entamé une grève de la faim. Reconnu travailleur handicapé après deux accidents du travail, il ne peut plus exercer son métier d'infirmier, mais demande depuis des mois un poste de reclassement, en vain.