Condamnée a dix ans prison pour maltraitance sur un bébé occasionnant un handicap irréversible
Après deux jours procès, les jurées de la Cour d'assises des Yvelines auront donc estimé la responsabilité majeure de cette nourrice âgée de 45 ans et d'avoir alors quel était ivre (1,35 g d'alcool) avait secoué le bébé le 3 mars 2010, occasionnant un handicap irréversible. Les juges et jurées ont finalement suivi les réquisitions du parquet et condamné cette Géraldine Le GUSQUET à dix ans de prison accompagnés d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans et d'une obligation de soins.
Interdiction de tout contact avec des mineurs
La Cour qui aura pris soin dans sa décision d'assortir celle d'une interdiction définitive contre Géraldine Le GUSQUET d'exercer le métier de garde d'enfants ainsi que toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs. Ainsi que tout contact avec la victime et sa famille.
Une condamnation auquel s'ajoute le versement de 50.000 € de dommages et intérêts aux parents et plus de 100.000 € à l'Assurance maladie et au fond d'indemnisation des victimes d'infractions. Un jugement dont l'avocat de la défense Me Vincent NIORE, a qualifié avant tout de "drame humain qui aboutit à une lourde sanction", précisant que la défense n'entendait "certainement pas" faire appel, selon l'AFP.
Les parents de la victime, représentée par Me Jean-Louis CHALANSET ayant eux annoncée leurs satisfactions et que la vérité ait été enfin reconnu plus cinq ans après les faits. Plus tôt, l'avocat des parties civiles n'avait pas souhaité demander de peine. « Mes clients ne demandent pas vengeance mais que justice soit faite pour cet enfant et cette famille brisée », a expliqué l'avocat. Précisant que « L'accusée a reconnu que l'enfant était tout à fait normal, pas plus difficile qu'un autre, et elle a reconnu les violences ».
Un soulagement partagé par la mère: qui a la sortie de l'audience c'est déclaré contente que l'honneur de son fils et de ma fille soit réhabilité, et que l'accusée « ait dit qu'ils n'étaient pas coupables et se soit excusée ».
Une personnalité complexe, mais responsable...
L'avocate générale, Sophie GALY-DEJEAN, qui dans son réquisitoire aura replacé l'accusé face à ces responsabilités. « Le responsable, c'est bien l'accusée. Pas le bébé que ses proches ont qualifié de "petit gueulard", pas plus que les parents, dont ils ont pu dire qu'ils n'étaient pas très responsables (...) ou l'alcool qui ne peut en aucun cas être une excuse", aura notamment précisé.
La magistrate qui avait demandé aux jurés de « tenir compte de la personnalité complexe de l'accusée, du chemin qu'elle a déjà parcouru, mais aussi du dommage éternel fait à la famille de la victime ».
Des difficultés que la défense aura également mises en avant dans sa plaidoirie, selon lequel "si elle en est arrivée là, c'est à cause de son parcours de vie", marqué par la dépression, l'alcoolisme. Me Sophie DOMINGOS revenant longuement sur le portrait de la petite quadragénaire apprêtée, à l'allure bienveillante, qui s'est dessiné au fil de l'audience. Celui d'une femme « obnubilée par l'image qu'elle souhaitait donner d'elle-même, celle d'une mère parfaite ».
Une femme qui a caché à son entourage l'ampleur de ses difficultés psychologiques puis s'est cachée pour boire. Une femme qui n'a pas pu admettre qu'elle n'arrivait pas à s'occuper du bébé et qui s'est entêtée dans le déni plutôt que de demander de l'aide.
« Ils ne me pardonneront jamais »
Géraldine Le GUSQUET qui, pendant toute l'instruction, décrit le bébé comme un enfant difficile, dont les pleurs incessants l'avaient poussée à bout. N'hésitant pas accusé sa soeur aînée de l'avoir lancé contre une hotte de cuisine, pour expliquer un des hématomes crâniens constatés à l'hôpital. L'accusé qui aura pendant l'audience d'hier aura maintenu avoir secoué le bébé pour le "réveiller", après qu'il fut tombé de la table à langer sur laquelle elle l'avait jeté.
Celle-ci aura attendu les derniers instants pour lâcher ses derniers mots, "Toutes mes excuses ne pourront jamais être entendues ni par l'enfant ni par sa famille. Ils ne me pardonneront jamais, comme moi je ne me pardonnerai jamais".
Stéphane LAGOUTIÉRE
La série « La tête de l’emploi » est de retour sur France 3
Réalisée par l’Adapt, en partenariat avec le Crédit Agricole, la deuxième saison de la série « La tête de l’emploi » fait son grand retour sur France 3 à partir du 11 avril. Vous pourrez retrouver ce programme court tous les samedis à 19h26 sur le réseau régional de France 3 avec comme objectif de changer le regard sur le handicap.C'est à chaque fois un portrait : Alvin, Cédric, Pauline ou Pierre ou comme ici Gilles et bien d'autres qui prennent la parole et s'expriment sans retenue.
Comparution devant les assises de Versailles, d’une nounou coupable de mauvais traitement sur un bébé
Est-elle responsable de mauvais traitement, sous le coup de la colère avant qu'il ne tombe ou après pour le réanimer, ayant provoqué un handicap irréversible sur un bébé dont elle avait la garde. C'est la question auquel ont tenté de répondre des experts, les parties civiles et la défense, devant la cour d'assises des Yvelines, qui qui juge une nourrice pour ces maltraitances depuis de matin 8 avril 2015.
Une affaire dont les faits remontent à cinq ans, le 30 mars 2010. Alertés par un appel de la nounou, Géraldine LE GUSQUET, les parents s'étaient précipités à son domicile et avaient découvert leur nourrisson de 5 mois et demi blessé au visage et au bras, inconscient. Évacué à l'hôpital dans le coma, le bébé présentait de multiples lésions: fractures du crâne, hémorragies intracrâniennes, hématomes au visage et sur le cuir chevelu, fracture au coude, traces de morsures récentes. Victime du syndrome du bébé secoué, l'enfant, aujourd'hui âgé de 5 ans, est handicapé à plus de 50 % et son état n'est pas encore consolidé. Des expertises avaient démontré que l'accusée était ivre avec 1,35 g d'alcool par litre de sang.
Un accusé aujourd'hui âgé de 45 ans, dont la garde d'un jeune bébé lui avait été confiée avec celle de sa sœur. Une journée pendant laquelle la cours a entendu expert et autre témoin face a une accusée qui aura affirmé lors de l'audience avoir tenté de le réanimer: "J'ai jeté le petit sur la table à langer (...) Je l'ai vu tomber. J'ai voulu mettre ma jambe pour amortir, mais il s'est cogné contre le tiroir de la commode. Je l'ai secoué pour le réveiller" selon l'AFP. Une thèse maintenue y comprit pendant l'instruction ayant même pour expliquer un des hématomes crâniens constatés à l'hôpital, accusée sa soeur aînée de l'avoir lancé contre une hotte de cuisine.
Une version peu crédible...
Selon les médecins experts présents a ce procès, la réalité serait bien différente. Selon eux le 30 mars 2010, les raisons qui ont conduit le bébé de cinq mois à l'hôpital dans le coma seraient du a la nourrice l'a sorti très violemment de son siège auto, lui fracturant le coude, l'a porté à bout de bras et secoué puis jeté sur la table à langer, sur laquelle il s'est fracturé le crâne, enfin il a chuté au sol, se cognant la tête sur un tiroir.
Le Dr Caroline REY-SALMON et le Pr Catherine ADAMSBAUM, notant ne pas exclut la version de madame « mais, habituellement, ce qu'on observe, ce sont des secousses suivies par un impact final », spécialistes dans le domaine des maltraitances aux enfants. Des secousses prétendues de réanimation, qui « plus est, extrêmement violentes », précise le docteur REY-SALMON. Seul selon l'hématome crânien probablement plus ancien et des traces sur un de ses bras évoquant des morsures, demeurent inexpliqués. Des questions essentielles selon experts et notamment le Dr REY-SALMON, car selon elle, le handicap dont souffre l'enfant, qui a aujourd'hui 5 ans, est « intégralement la conséquence des lésions intracrâniennes » contractées quand il a été secoué.
«Cinq années de calvaires»...
Une journée pendant lequel auront également entendu les grands-parents et un oncle du bébé racontent d'une même voix brisée les « cinq années de souffrance », de "douleur", d'"enfer", de "calvaire" depuis le drame. Le grand-père paternel pour lequel « On ne peut pas s'empêcher de penser à ce qu'il y a eu, tout le temps... », et la grand-mère maternelle de poursuivre "On a toujours peur pour lui... Il aurait pu avoir une vie normale, il la méritait cette vie-là et maintenant tout est foutu" note l'une des correspondantes de l'AFP. Tous dressent le portrait d'un bébé "ordinaire", qui ne pleurait pas plus que les autres.
Un portrait ne correspondant nullement a celui d'un nourrisson difficile décrit par l'accusée, qui assure avoir perdu patience, car « elle ne supportait pas ses pleurs » récurrents. Confrontée sur ce point par la présidente et l'avocate générale, celle-ci finit par acquiescer difficilement: peut-être le bébé ne pleurait-il pas plus qu'un autre, peut-être est-ce elle qui ne pouvait le tolérer.
La présidente qui aura cherché à comprendre pourquoi alors ne pas confier ses difficultés aux parents ou leur rendre leur enfant. Géraldine LE GUSQUET, qui aura pour réponse, « C'était un échec pour moi qui pensais arriver à faire beaucoup de choses », admet-elle. Un échec que ne pouvait supporter celle que ces proches décrivent comme la "locomotive de la famille". « J'essaye de paraître pour ne pas décevoir les miens ».
Poursuite de l'audience demain vendredi avec un jugement attendu en début de soirée.
Stéphane LAGOUTIÉRE
92 920 108 M€ : Une confirmation de la confiance des Français envers l’AFM pour le Téléthon 2014
Alors que la France rencontre des difficultés économiques, les Français ont décidé de poursuivre leur générosité envers quelques grandes causes dont fait partie l'AFM. En décembre dernier à la clôture du Téléthon, le compteur a affiché 82 353 996 M€, quatre mois après, ce dernier ce chiffre n'aura eu de cesse de grimper pour atteindre 92 920 108 M€. Un résultat présenté officiellement hier par sa présidente Laurence TIENNOT-HERMENT, son parrain Garou, et les présentateurs de France 2, Sophie DAVANT et Laurent BOYER.
Un résultat exceptionnel qui reflète selon l'AFM, un triple succès de collecte, d'audience et de mobilisation indispensables à l'association, aux familles et aux chercheurs pour signer de nouvelles victoires dans leur combat contre les maladies rares. Une collecte qui représente ainsi une progression de 4 % par rapport au Téléthon 2013. Le fruit d'une augmentation de près de 3% de la collecte issue des animations sur le terrain et une augmentation de 9% sur le web.
Un succès d'audience et mobilisation...
L'émission annuelle confirme elle aussi la réussite de cette opération de générosité avec une programmation renouvelée, festive et prestigieuse, et un décor spectaculaire au pied de la Tour Eiffel, l'émission du Téléthon 2014. Celle-ci aura ainsi en 2014 réalisé sa meilleure audience des cinq dernières années. Au total, 16 millions de téléspectateurs ont regardé au moins 5 minutes du Téléthon pendant les 30h.
Sur le terrain, la mobilisation aura été aussi de taille avec cinq millions de personnes, 200 000 bénévoles mobilisés dans 20 000 animations à travers la France, 200 000 internautes engagés sur le web. Le téléthon est devenu une véritable « entreprise » s'affirmant plus que jamais, comme un événement qui mobilise toutes les générations, toutes les communautés et tous les citoyens... « Le "Vivre Ensemble" s'incarne chaque 1er week-end de décembre et nous pouvons en être fiers ! » souligne sa présidente. Remercient vivement les bénévoles, donateurs, téléspectateurs pour leur fidélité, elle donne rendez-vous aux Fran!ais les 4 et 5 décembre prochains pour le Téléthon 2015 !
Stéphane LAGOUTIÉRE
Un homme relaxé pour le viol d’un jeune garçon déficient mental en 2008
Un ancien instituteur de 60 ans a été condamné, ce mercredi 8 avril à Perpignan (Pyrénées Orientales) à deux ans de prison, dont 15 mois avec sursis, pour agressions sexuelles sur deux élèves de moins de dix ans, après une carrière émaillée d'alertes et de mises à pied, a constaté une correspondante de l'AFP. L'instituteur avait expliqué aux enquêteurs avoir eu des gestes déplacés avec un autre garçon, déficient mental, sept ans plus tôt, dans un établissement pour enfants handicapés.
L'accusé a été reconnu coupable pour des agressions sexuelles contre deux enfants, mais il a été relaxé pour un troisième, handicapé. Outre ses deux ans de prison, dont 15 mois avec sursis et mis à l'épreuve, il a « l'obligation de soins pour son addiction à l'alcoolisme avec un traitement psychologique ». La Cour qui après les récentes affaires de viol dans le système éducatif n'aura pas pris de risque ayant prononcé contre lui une interdiction définitive d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs. Reste les sommes dérisoires versés aux victimes qui ont reçu chacune 1000 € de dommages et intérêts et leurs quatre parents 500 € chacun.
L'autre interrogation que laisse cette décision rendu par la justice et celle de la relaxe sur les faits concernant le jeune garçon déficient mental et pour lequel la prescription ne pouvait être requis les victimes de viol ou d'acte de pédophilie pouvant porté plainte dix ans après leurs majorités.
L'éducation nationale absente aux bancs des accusés ?
Une question de l'absence de l'éducation nationale posait par l'avocat des parties civiles, Me RAMOUNET VALLS. « Il manque de responsables à la barre de ce tribunal. L'Éducation nationale était au courant et n'a rien fait », a-t-il lancé lors du procès. Une analyse auquel le président avait répondu à l'audience: « On n'est pas là pour juger l'Éducation nationale, même si les rapports montrent depuis 1996 que tout le monde savait qu'il avait des soucis d'alcoolisation et de comportement avec les enfants ».
Car si le casier judiciaire de l'enseignant ne portait aucune condamnation, ses difficultés comme enseignant avaient été signalées à l'inspection académique. Il avait également écopé d'une mise à pied après un signalement du procureur relatif à une plainte pour attouchements, dans le dortoir de jeunes filles d'un établissement où il était veilleur de nuit.
Les ministères de la Justice et de l'Éducation mènent actuellement une double enquête administrative sur des « dysfonctionnements » mis en évidence dans deux récentes affaires: un directeur d'école de Villefontaine (Isère) mis en examen pour viols de onze élèves et un professeur de sport d'un collège d'Orgères poursuivi pour agression sexuelle « dans le contexte familial », alors que tous deux avaient déjà été condamnés pour détention d'images pédopornographies.
Ces trois dernières années, 57 membres de l'Éducation nationale ont été révoqués pour agissements pédophiles ou détention d'images pédopornographies, après signalement de la Justice aux services éducatifs, dont 14 en 2014.
La Rédaction
Le Salon des séniors organise sa traditionnelle randonnée
Cette année encore le Salon des Seniors, qui se tiendra du 09 au 12 avril à la Porte de Versailles, organise sa traditionnelle randonnée le samedi 11 avril au matin. Une occasion de réunir les amoureux de la marche pour une belle balade commentée dans Paris. 500 personnes sont attendues. Ce sera donc l’événement phare de cette 17e édition du Salo des séniors. La traditionnelle marche aura bien lieu le samedi 11 avril. Mais cette année le parcours sera inédit autour du thème de la liberté de la presse. Dans une ambiance sportive et détendue, les randonneurs pourront découvrir les hauts lieux de la presse parisienne.
L'Association Tremplin Études-Handicap-Entreprises récompense les lauréats du concours vidéo Tous Hanscène
Pour cette 3e édition du concours vidéo « Tous Hanscène », l’Association Tremplin Études-Handicap-Entreprises a récompensé le 7 avril 2015, sept projets vidéo réalisés mettant le handicap à l’affiche. L’objectif étant de mobiliser les établissements post-bac pour favoriser l’accès des jeunes handicapées aux études supérieures afin de leur assurer une pleine intégration dans leur future vie professionnelle. Avec plus de 150 étudiants engagés, 7500 votes dans 75 établissements post-bac, 45 000 visites sur le site dédié à l’événement, la 3e édition du concours vidéo a rencontré un vif succès.
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