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Une entreprise auteur d’une escroquerie de six millions d'euros contre des personnes handicapées

Rédigé le 20 Juin 2014
Liasse de billet de 50 euros (illustration)

Voilà qui prouve véritablement que les travailleurs handicapés comme les entreprises soucieuses de soutenir cette partie de l'économie française ne sont pas à l'abri de fraude totalement inadmissible.

Dévoilée par le Parisien, la société impliquée aurait vendu plus de 6 M€ de fournitures à diverses entreprises en leur assurant qu'elles étaient produites par des personnes handicapées.

Des sociétés croyant ainsi participer à la contribution handicapée en les achetant, difficultés aucune de ces fournitures vendues par la société n'étaient pas produite par des handicapés.

Une escroquerie possible grâce à la loi de 2005, prévoyant que les sociétés n'embauchant pas des personnes handicapées ou dont le taux et inférieur à 6 % celles-ci doivent alors verser une contribution à l'AGEFIPH.

Comme le prévoit la loi s'est entreprise ayant les moyens diminués le montant qu'elles doivent payer dans le cadre de cette contribution en achetant des produits avec des sociétés qui font travailler des personnes en situation de handicap de type Esat ou entreprise adaptée.

Une fraude qu'a réalisée la société Leclaireur, affirmant vendre des fournitures fabriquées par des personnes handicapées. Des produits qui en réalité étaient achetés par les arnaqueurs dans des grandes enseignes de fourniture de bureau telles qu'Office Depot ou Lyreco.

Mais les produits vendus par Leclaireur étaient tout à fait ordinaires, elles étaient achetées par les arnaqueurs dans les grandes enseignes de fourniture de bureau telles qu'Office Depot ou Lyreco permettant au final de récolter plus de 6 M€.

Les raisons d'une telle escroquerie ?

Alors que ce type d'entreprises reste fortement contrôlé, concernant les entreprises adaptées ne pouvant avoir leurs reconnaissances que par les DIRECTES sous le contrôle des régions et des directions départementales du travail. La tromperie aurait réalisé par l'entreprise LECLAIREUR en se faisant passer pour l'AGEFIPH. Une méthode qui a eu ses limites celle-ci ayant surpris quelques sociétés, qui ne reconnaissaient pas les manières de faire de l'Agefiph qui a alors alerté l'agence. L'AGEFIPH ayant porté plainte pour usurpation d'identité et escroquerie.

Saisie la justice a mis fin aux pratiques des escrocs, une satisfaction pour le réseau GESAT qui met fin à une pratique qui aurait duré depuis plusieurs années. Plusieurs associations qui défendent les droits des personnes handicapées ont rédigé un manifeste pour dénoncer les pratiques des sociétés qui profitent font du commerce sur le dos de la contribution handicapée.

Mise en examen, quatre personnes de la société Leclaireur, est placée sous contrôle judiciaire, celles-ci nient en bloc les faits qui leur sont reprochés. Une situation qui devrait durée face aux preuves qui sont à la disposition du juge actuellement en charge de l'affaire.

La Rédaction

Neuf nouveaux lauréats des acteurs économiques et handicap pour les 7ème édition du Prix OCIRP "

Rédigé le 20 Juin 2014
Les lauréats du 7eme prix OCIRP

Aujourd'hui ce 19 juin lors d'une soirée a la Maison de Radio France, les acteurs récompensant les qui récompense les meilleures initiatives en termes de handicap, mis en place par des entreprises publiques et privées ou des associations. Neuf organismes ont été distingués parmi les plus innovants par un jury présidé par Marie-Anne MONTCHAMP, ancienne secrétaire d'État et Patrick GOHET, ancien délégué interministériel aux personnes handicapées sous la présidence d'honneur d'Axel KAHN.

Des personnes handicapés en mal de justice et d’accéssibilité decide de décapiter les bornes du CHU d'Estain

Rédigé le 19 Juin 2014
Personnes handicapées devant le CHU dEstain

Après plusieurs menaces provenant des adhérents de l'association des Paralysés de France, une vingtaine d'hommes et de femme sous couvert de masque blanc ont eux décidé de passer à la réalité. Furieux de l'inertie des autorités, ces « activistes » radicaux armés de scies à métaux et de tronçonneuses auront donc fait mine de décapiter les bornes barrent l'accès aux places d'handicapés.

Message envoyé dans un courrier envoyé aux médias, à la préfecture et à la mairie. Un geste de colère qui semble-t-il est bien passé puisque les services techniques de la ville ont fait diligence tôt hier matin pour enlever les bornes incriminées. Une manifestation symbolique pour dire « plus jamais ça ».

Ces dernières avaient été posées en octobre dernier dans le cadre d'une expérimentation du Vipa (Véhicule individuel public autonome) sur le site du CHU Estaing. Fruit d'une coopération entre les chercheurs de l'Institut Pascal (*) et la firme automobile Ligier, ce véhicule sans chauffeur se dirige grâce à des capteurs contrôlés par un ordinateur de bord.

D'où l'obligation pour le Vipa de n'être confronté à aucun obstacle sur le trajet dessiné sur le large trottoir de la rue Lucie-et-Raymond-Aubrac où sont aménagés quatre emplacements réservés aux handicapés. Depuis mars, le test était terminé... En attendant un second, courant 2015 sur les pistes Michelin. À terme, l'objectif est de créer une navette pour personnes à mobilité réduite entre l'entrée et les parkings du CHU.

Il n'empêche que personne n'avait songé à enlever les bornes... « Une attitude scandaleuse dans une société où l'accessibilité des handicapés non seulement ne progresse pas, mais dans ce cas précis régresse ! » s'est insurgée Sandrine Bergerot-Raynal, directrice départementale de l'APF, alertée par des malades handicapés.

Cyril Cineux, adjoint en charge de la circulation, impute ce manque de réactivité municipale à la société Ligier qui n'aurait pas informé la mairie de la fin de l'expérimentation. « Il n'y a pas eu de communication de sa part. Les associations ont fait leur travail en nous prévenant. »

(*) L'Institut comprend 300 enseignants, chercheurs et étudiants doctorants du CNRS, de l'Ifma et de l'université Blaise-Pascal.

8e Journées nationales d’information et de dépistage de la DMLA pour la première cause cécité en France

Rédigé le 22 Juin 2014
Affiche DMLA 2014 grand public

Organisée du 23 au 27 juin 2014 partout en France par l'association DMLA, la dégénérescence maculaire liée à l'âge qui touche plus d'un million de personnes dans l'hexagone entraîne une perte progressive de la vision centrale. Première cause de cécité chez les plus de 50 ans en France, un dépistage précoce peut néanmoins éviter des complications irréversibles. Une maladie dont le coût pour la sécurité sociale en 2013 a été évalué 428 M€.

Le César Palace organise une soirée caritative au profit de l'association Laurette Fugain le 21 juin 2014

Rédigé le 18 Juin 2014
Le César Palace à Paris

Le César Palace organise le 21 juin 2014 une soirée caritative au profit de l'association Laurette Fugain. Un événement unique placé sous le signe du don et de la lutte contre la leucémie.

Une première qui sera organisée au sein même d'un des plus grands cabarets français, en présence de nombreuses personnalités présentes pour soutenir cette cause, dont notamment Malika Menard, Kelly Vedovelli, Sophie Brafman, Anaïs Baydemir, Laurie Cholewa, Shirley Bosquet, Yassine Azzouz, Alix Benezech ou encore François Vincentelli.

Haut lieu des soirées parisiennes, le César Palace se différencie par son ambiance chaleureuse et son décor raffiné. Un repas de qualité associé à un spectacle mêlant danse, rire et magie. Le César Palace s'associe ainsi à l'association Laurette Fugain et soutient la lutte contre la leucémie, s'engageant de ce fait à reverser 25 € par personne présents.

Enfin, comme l'affirme la présidente de l'association, « Pour que les malades ne soient plus jamais confrontés à l'insuffisance de ces dons de vie, rejoignez-nous !». Pour ceux qui le souhaitent peuvent réserver leurs places au 01 45 44 46 20 aux prix de 85 à 95 € par personne.

Laurette Fugain : Soutenir, mobiliser, aider

Fondée en 2002, l'association Laurette Fugain s'investit dans la lutte contre la leucémie à travers différentes missions : le financement de la recherche, la mobilisation autour des dons de vie, et l'aide aux patients ainsi qu'à leurs familles. À ce jour, nous avons soutenu plus de 100 projets de recherche médicale. Pour gagner du terrain face à la maladie, nous avons aussi besoin de votre soutien financier.

Ouverture du procès de l'urgentiste Nicolas Bonnemaison à Pau pour empoissement de sept patients

Rédigé le 12 Juin 2014
Proces Nicolas Bonnemaison a Pau ©GAIZKA IROZ / AFP

C'est un homme les traits tirés, costume bleu gris sombre et cravate, qui et arrivé d'avant la cour d'assises de Pau pour une première séance, un procès prévu pour durée deux semaines. Le médecin de 53 ans est poursuivi pour "empoisonnement sur personnes vulnérables". Des "victimes" cinq femmes et deux hommes en fin de vie, hospitalisée dans une unité du service des urgences de l'hôpital de Bayonne où il travaillait. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Un procès qui relance à nouveau pour certains la question de l'euthanasie passive et malgré la loi Léonnetti et certainement avancé dans ce domaine.

Maladie de Charcot, Nathalie lance un appel pour une loi sur le suicide assisté,

Rédigé le 6 Juin 2014
Maladie de Charcot un médecin regardant une radio (illustration)

Maladie de Charcot un médecin regardant une radio (illustration)Plus que jamais au cœur des discussions de notre société, le suicide assisté soutenu par une partie de la classe politique à gauche, mais également à droite, mais aussi par une partie du corps médical et des intellectuelles. Une question que se pose Nathalie qui a lancé une nouvelle pétition sur le petition.org sur le sujet avec la question : Doit-on laisser le choix aux malades de mettre fin à leurs jours lorsqu'ils sont atteints d'une maladie incurable ?

Une réflexion que cette femme a décidé de poser a la suite du décès de son mari atteint de la maladie de Charcot après des mois de souffrances insoutenables. « Il aurait voulu pouvoir mettre fin à ses jours auprès des siens, mais c'est interdit en France ». Un débat en pleine actualité alors que s’ouvre aujourd'hui s'ouvre le procès de Nicolas BONNEMAISON, un médecin qui a aidé certains de ses patients à mourir. Ce procès relance le débat sur la légalisation de l'aide à la fin de vie, c'est pourquoi Nathalie lance un appel pour une loi sur le suicide assisté, permettant aux patients en fin de vie et conscients de faire ce choix.

Un combat difficile reconnait Nathalie, mais souhaite également éviter que les Français soit contraint comme cela arrive parfois a se rendre en Belgique pour mourir, là ou la pratique et autorisé. Pour elle « Raconter notre parcours me semble essentiel pour comprendre comment le choix de mourir peut devenir à un moment donné la seule alternative possible pour un malade. Beaucoup d'autres personnes pourraient écrire un témoignage du même ordre : les demandes légitimes du suicide assisté sont très nombreuses en France ».

Une femme qui en appelle aujourd’hui à tous celles et ceux qui comprennent que face à une telle situation, un malade peut souhaiter mettre fin volontairement à sa vie, la souffrance psychique et physique étant devenue insoutenable. Pour qu’une loi soit votée cette année, signez s’il vous plait cette pétition. Une pétition qui a réuni a ce jour plus 15 786 signatures

La maladie de Charcot qu'en est-il ?

Classée parmi les maladies orphelines, la maladie de Charcot ou Sclérose latérale amyotrophique (SLA) touche chaque année en France quelque 1.000 nouvelles personnes. Mieux dépistée aujourd'hui, la maladie a connu une importante augmentation au cours des cinquante dernières années pour affecter environ 8.000 Français selon les derniers chiffres.

Pourtant, elle reste encore mal connue malgré ces conséquences pouvant aller jusqu'à la paralysie. En effet, la maladie de Charcot est une pathologie neurodégénérative qui affecte les motoneurones du cerveau, autrement dit ceux qui gèrent les mouvements du corps, ainsi que la moelle épinière.

Elle se manifeste généralement entre 55 et 70 ans, mais existe sous plusieurs formes. L'une appelée "spinale" va débuter aux extrémités des membres tandis que l'autre dite "bulbaire" se manifeste plutôt dans les régions cérébrales gérant notamment la déglutition, la phonation et la motricité de la langue. La distinction n'est cependant pas facile à faire puisque les deux ont tendance à évoluer de la même manière.

Dans les deux cas, les symptômes sont donc les mêmes et rassemblent plusieurs types de troubles tels qu'une faiblesse dans la marche, des sensations de raideur, des crampes, des difficultés à parler, à sourire, à avaler ou encore une fonte musculaire.  L'évolution de la maladie est cependant très variable d'un individu à l'autre et peut s'étendre de quelques mois à plusieurs années, empêchant les médecins d'effectuer un pronostic exact.

Le diagnostic repose principalement sur une détection des manifestations cliniques de la maladie. Mais un électromyogramme (EMG) doit également être réalisé pour confirmer l'atteinte des neurones dans plusieurs régions du cerveau. Ceci permet d'en évaluer l'importance et l'étendue. D'autres examens peuvent en outre être effectués tels que des examens sanguins, une IRM, voire une biopsie dans certains cas. Une fois que le diagnostic est établi, les malades doivent faire l'objet d'un suivi régulier pour évaluer la vitesse de progression des troubles et surveiller notamment la fonction respiratoire.

Stéphane LAGOUTIÉRE