L’OCDE étudie et lance sa première enquête sur les compétences des adultes
Alors que le gouvernement vient d'ouvrir les négociations sur les méandres de la Formation professionnelle en France et que ceux-ci s'efforcent de relever les défis importants auxquels ils sont confrontés, comme le chômage, la compétitivité et la productivité. La nouvelle enquête de l'OCDE offre une analyse étayée par des données factuelles de l'impact positif de l'amélioration des compétences sur les perspectives d'emploi et la vie des individus, ainsi que sur la croissance économique.
L’État condamné à trouver un lieu de vie pour la jeune Amélie ! Une victoire pour ces parents et l’Unapei
Une nouvelle fois l'Unapei aura été à la pointe de la défense des droits des personnes handicapés, après un procès devant le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel en matière d'éducation, elle vient d'obtenir la condamnation du conseil général pour manquement à son obligation d'hébergement. Une victoire pour les parents de cette jeune fille âgée de 19 ans, l'État ayant selon le tribunal administratif de Poitoise quinze jours pour la loger, injonction assortie d'une astreinte financière de 200 euros par jour de retard.
Une décision dans lequel le tribunal a estimé que l'État devait « prendre toutes dispositions » pour qu'une place en hébergement spécialisé soit trouvée pour Amélie, une jeune fille handicapée qui avait attaqué l'administration au nom du « droit à la vie ». M. et Mme LOQUET avait saisi la justice avec le soutien de l'Unapei la justice par le biais d'une requête en référé-liberté, espérant ainsi créer un précédent judiciaire.
Pour sa mère Marie-Claire LOQUET, qui pour justifier sa requête avait expliqué que « Amélie est complètement isolée, elle n'a plus de relations sociales depuis qu'elle reste à la maison », et d'ajouté que « Le fait qu'elle soit à la maison sans activité, ça développe tous ses troubles ».
Le Tribunal qui dans son ordonnance datée du 7 octobre, le tribunal administratif de Pontoise a « enjoint au directeur général de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France de prendre toutes dispositions pour qu'une offre de soins permettant la prise en charge effective, dans un délai de quinze jours, de la jeune femme, par un établissement médico-social adapté à son état, soit présentée à ses parents ». Cette injonction a été assortie « d'une astreinte financière de 200 euros par jour de retard », a précisé le tribunal dans un communiqué.
« C'est la justice avec un grand J pour les handicapés. La justice met une arme à leur disposition », alors que les institutions spécialisées sont engorgées, s'est félicité auprès de l'AFP Thierry Nouvel, directeur général de l'Unapei.
Jusqu'à présent les personnes handicapées qui saisissaient la justice obtenaient au mieux des dommages et intérêts plutôt qu'une place d'hébergement. Selon l'Unapei, cette décision pourrait créer un précédent. « L'injonction que prononce le tribunal dans cette affaire nous donne un espoir pour Amélie, mais aussi pour l'ensemble des personnes concernées », a souligné Thierry Nouvel. « Nous souhaitons que toutes les familles qui attendent puissent trouver une place, au besoin en saisissant la justice », a-t-il ajouté.
Amélie Loquet avait eu accès à des établissements spécialisés jusqu'à sa majorité. Mais elle avait dû quitter en octobre 2012 l'institut médicoéducatif qu'elle fréquentait, pour retourner vivre chez ses parents. La jeune femme est atteinte du syndrome de Prader-Willi, une anomalie génétique rare qui a entraîné un retard mental et l'a rendu obèse. Elle souffre aussi de troubles autistiques et de troubles envahissants du développement, et doit être surveillée par ses parents 24 heures sur 24.
La Rédaction
Les travailleurs handicapés dans les établissements de + 20 salariés en Midi-Pyrénées en 2009
Alors que le taux de chômage de travailleur handicapés ne cesse de progresser partout en France, Midi-Pyrénées n'échappe pas à la régle une situation qui n'évolue guére en quatre ans comme le confirme un état des lieux que vient de publier la DARES sur le taux d'emploi dans les entreprises de 20 salariés en 2009.
Un bilan présenté par Catherine d'HERVÉ,Directrice Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (DIRECTE)
Un document qui précise notamment que près de 14 000 travailleurs handicapés travaillent dans les établissements de 20 salariés ou plus en Midi-Pyrénées en 2010. 71 % des 3 884 établissements assujettis à l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés (Oeth) emploie directement des personnes handicapées en 2010 (contre 59 % en 2006).
Ainsi, 12 % ont signé un accord spécifique d'insertion des personnes handicapées et seuls 17 % ne compte aucun travailleur handicapé parmi leurs effectifs (contre un tiers des établissements quatre ans plus tôt). Outre l'emploi direct de travailleurs handicapés, les établissements font également de plus en plus fréquemment appel à la sous-traitance pour remplir leur obligation légale.
Le nombre de travailleurs handicapés augmente en conséquence de 16 % entre 2009 et 2010 (11 % en nombre de bénéficiaires équivalents temps plein). La part des travailleurs handicapés parmi les effectifs salariés (i.e. le taux d'emploi en équivalent temps plein) progresse de 2,6 % à 2,9 % sur la même période, dépassant légèrement en 2010 la moyenne nationale (2,8 %).
Les bénéficiaires de l'obligation d'emploi se distinguent de l'ensemble des salariés : les travailleurs handicapés sont en grande majorité des hommes, ouvriers ou employés, plus âgés que la moyenne. Par ailleurs, 26 % d'entre eux travaillent à temps partiel (contre 13 % de l'ensemble des salariés du privé).
Une présentation des données sur l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés en 2010, qui s'est enrichie d'éléments de repères complémentaires concernant les dispositifs phares d'insertion ou de maintien dans l'emploi des personnes handicapées, l'emploi dans le milieu adapté, protégé et dans la fonction publique, la place des personnes handicapées dans les contrats aidés et sur le marché du travail. Les chiffres donnés à titre d'illustration dans ces notes portent souvent sur une période postérieure à 2010.
Un bilan présenté ici dans lequel précise, Catherine d'HERVÉ, où l'on peut relever que 7 000 travailleurs handicapés en équivalent temps plein étaient employés en 2009, dans près de 3 500 établissements de la région Midi-Pyrénées (hors établissements ayant signé un accord spécifi que).
Si ces chiffres traduisent une progression du nombre des salariés bénéfi ciaires et une baisse significative du nombre d'établissements n'employant aucune personne handicapée, ils correspondent à un taux d'emploi de 2,6 % encore trop éloigné de l'objectif réglementaire de 6 %.
La Rédaction
Aider Karine c’est aussi aider Antoine et Bastien » : La nouvelle campagne d’appel au don de l’APF
L'Association des paralysés de France (APF) lance, le 9 octobre, sa nouvelle campagne d'appel au don. Celle-ci a pour but d'appeler le public à soutenir financièrement l'association dans ses actions pour les personnes en situation de handicap, pour leur famille et pour la construction d'une société ouverte à tous, quelles que soient les particularités de chacun.
Avec l'accroche « Aider Karine c'est aussi aider Antoine et Bastien » l'association démontre, en faisant le parallèle entre une femme en fauteuil roulant et un père avec son petit garçon en poussette, que l'action de l'APF, par exemple sur l'accessibilité, est l'affaire de tous ! La campagne sera diffusée à partir du 9 octobre et décliner en affichage, dans la presse, à la télévision, à la radio et sur Internet. L'APF qui invite donc chaque citoyen à la soutenir en faisant un don sur son site internet www.apf.asso.fr .
Votre don, c'est notre force !
L'APF, qui a décidé cet appel afin de lui permettre, mener des actions de proximité au plus près des demandes des personnes en situation de handicap et de leur famille, et ce, dans tous les départements de France : défense des droits individuels et collectifs, actions de sensibilisation, lutte contre l'isolement, information et conseils juridiques, animation de la vie associative (loisirs, culture, vacances, ...).
Donner à l'APF c'est aussi aider à innover pour proposer des solutions au plus près des besoins des personnes. Cette campagne montre aussi que faire un don à l'APF, ce n'est pas uniquement aider les personnes en situation de handicap et leur famille. L'association, qui bien que représente du handicap physique depuis 90 ans, reste présente à travers de nombreux collectifs interassociatifs comme le CISS ou encore le comité d'entente qui réunit près de 70 associations tous handicaps confondus.
L'accessibilité, un sujet prioritaire des Français !
Une campagne d'appel au don que l'APF souhaite promouvoir sur le thème de l'accessibilité, thème parlant pour l'ensemble des citoyens qui se représente facilement les obstacles et les difficultés de déplacement dans la ville. Indispensable à l'inclusion des personnes en situation de handicap dans la société, l'accessibilité est aussi bénéfique à beaucoup d'autres catégories de la population (parents avec poussettes, personnes âgées, blessés temporaires, femmes enceintes, etc.). En effet, d'après un sondage Médiaprism pour l'APF « les Français et l'accessibilité », 97% des Français considèrent que l'accessibilité est un sujet prioritaire ou important et 77% d'entre eux estiment que la France est en retard sur ce sujet. (voir article du 00.00.2013)
Un plan média basé sur l'espace gracieux
Un plan média national et local permettra une large diffusion de la campagne dans toute la France du 9 octobre jusqu'au début de l'année 2014. La campagne sera déclinée sur les chaines hertziennes et TNT, à la radio au niveau national et local, en bannières Web, dans la presse et en affichage (réseaux d'affichage des grandes villes de France et réseaux d'affichage des transports en commun) de façon à toucher le plus grand nombre possible. Un flash-code présent sur l'affiche permet d'accéder à une page Web dédiée sur le site de l'APF, présentant la campagne et proposant aux internautes d'effectuer un don en ligne. L'APF remercie l'agence Médiaprism qui a réalisé gracieusement cette campagne ainsi que les régies publicitaires et médias qui permettent la diffusion de celle-ci.
La Rédaction
Les parents d’Amélie et l’Unapei présent à l’audience devant le tribunal administratif de Cergy Pontoise
Après avoir vendredi dernier avec le soutien de l'Unapei, la Famille d'Amélie a poursuivi son combat aujourd'hui avec la comparution aujourd'hui devant le tribunal administratif de Cergy Pontoise du Val-d'Oise au référé-liberté contre le Conseil Général du Val d'Oise et l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Ile de France. Un jugement qui sera rendu lui lundi dans la matinée.
Une première dans le droit français ainsi que pour l'Unapei et pour lequel on peut espérer comme en son temps avec celle-ci déposé contre l'État pour manquement à son devoir d'éducation cette plainte puisse faire date dans l'histoire administrative.
Le délibéré du jugement et quand a lui attendu lundi et pour lequel ont puisse esperer qu'il puisse permettre de trouver une solution pour la jeune fille âgée de 19 ans et atteinte du syndrome de Prader-Willi, de troubles autistiques et de troubles envahissants du développement n'a pas de solution d'accueil depuis près d'un an et qui souffre de probleme d'obesité.
Une jeune fille qui octobre 2012, avait quitter l'institut médico-éducatif qu'elle fréquentait et qui, selon sa mère, "n'était plus adapté". Elle retourne vivre chez ses parents, qui ne trouvent pas de nouvelle place en institution spécialisée. Des parents qui sont aujourd'hui a bout de souffle.
« Deni de citoyenneté » et « Droit a la Vie »
«Nous voulons montrer que c'est un déni de citoyenneté», a déclaré Christel PRADO, la président de l'Unapei, regrettant que les lois qui prévoient l'accueil des personnes handicapées «dans des établissements adaptés à leurs besoins (...) ne soient pas appliquées». Un sentiment de la famille et confirmé par leur avocat Me FELISSI «Eu égard à l'absence de prise en charge médico-sociale d'Amélie et à l'épuisement psychique de la famille, il y a une atteinte au droit à la vie» soulignera t-il a la sortie.
La Présidente d'ajouté que « Les familles sont abandonnées à un destin inacceptable que nul être humain ne peut supporter sans songer à commettre l'irréparable. L'Unapei demande l'application stricte du droit à compensation. Les lois bafouées conduisent à des existences amputées, et c'est indigne d'une société fraternelle fondée sur la déclaration universelle des droits de l'homme ».
Stéphane LAGOUTIERE
Les aidants : Un enjeu de société et pour les générations avenir ? rendez-vous le 6 octobre
Ce dimanche, journée nationale des aidants, une journée auquel de nombreuses associations proposeront des rencontres et témoignages, l'occasion d'une rencontre avec ce qui sera un jour à tous un sujet de préoccupation.
En France, les aidants représentent huit millions de personnes. Autrement dit, plus de 12 % des Français assistent de façon régulière, un parent, un ami ou un voisin qui se trouve en situation de perte d'autonomie. Une situation que rencontrent aussi particulièrement les familles de personnes en situation de handicap mental ou polyandicapé moteur.
Parmi eux, quatre millions aident régulièrement un proche âgé de 60 ans ou plus. Que ce soit par le vieillissement de nos proches ou les aléas de la vie, nous sommes tous susceptibles de connaitre cette situation. La journée nationale des aidants veut informer le plus grand nombre sur cette question et mettre en valeur ces millions d'anonymes qui ne sont reconnus par aucun statut.
Vers quelles évolutions ?
Une manifestation pour lequel les organisateurs dévoileront les résultats inédits d'un sondage réalisé par l'institut Opinion Way. Réalisé sur un échantillon de 1000 personnes, ce sondage nous permet de mieux appréhender les caractéristiques des aidants français et leur rôle dans la société. Chacun pourra prendre conscience de l'importance de cette thématique et des contraintes que peuvent connaître les personnes aidantes.
Autre enquête et que vient de publier l'Association des paralysés de France (APF) publie les résultats de son enquête sur la charge de l'aidant familial ou du proche aidant. Cette étude dessine le portrait de l'aidant familial « type » : majoritairement une femme, pour laquelle la situation d'aide s'impose et dont les conséquences dans différents domaines de la vie familiale, professionnelles, personnelles et sociales, sont notables.
Une étude confirme selon l'association également le défaut d'information, de formations et de soutiens. Et enfin, que l'aide prodiguée est le plus souvent quotidienne, prend du temps et s'inscrit dans la durée, sans pour autant que des aides professionnelles soient suffisamment disponibles.
L'APF rappelle qu'elle demande la reconnaissance spécifique de nouveaux droits : aides financières, droits sociaux, formations, accès à des dispositifs de répit et / ou de soutien, pour les 8,3 millions de Français aidants .
Une après-midi qui s'adresse à tous
De l'aidant qui souhaite partager son vécu à celui qui cherche des réponses en passant par la personne qui veut anticiper une situation qu'il sait arriver...cette journée veut mobiliser le plus grand nombre. L'objectif : prendre conscience de cet enjeu de santé publique. En même temps carrefour et lieu symbolique pour les Parisiens, la Place de la République au café « Monde et médias », de 15h à 18h permettra à tous les Franciliens de venir apporter leurs contributions aux débats.
Au programme de l'inédit avec les ateliers hip hop pour seniors « Gold Star », des vidéos, des expositions photos et des espaces interactifs, pour permettre à chacun de bénéficier des conseils et des retours d'expériences. Des outils et des dispositifs d'aide aux aidants seront présentés tandis que Make-sense organisera des ateliers de brainstorming. Les réflexions et les apports de ces ateliers seront synthétisés et présentés par le journaliste Roland SICARD.
En clôture, un débat animé par la journaliste et écrivain Christine KELLY, réunira Michèle DELAUNAY (Ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie), Paulette GUINCHARD (Présidente de la Fédération Nationale de Gérontologie, ancienne secrétaire d'Etat aux personnes âgées, cosignataire de l'appel « équité pour les aidants »), Georges SANEROT (Président du directoire du groupe Bayard), Jean-François SERRES (Responsable du programme MONALISA) et Serge GUERIN (Sociologue, spécialiste des questions liées au vieillissement et à la « séniorisation » de la société, cosignataire de l'appel « équité pour les aidants »).
Stéphane LAGOUTIERE
Partout avec mon chien-guide d’aveugle : Plus de 40 000 signatures un après
En septembre 2012, l'Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d'Aveugles (ANMCGA) vous proposiez de signer une pétition lancée sur Change.org) afin d'obtenir un véritable statut du chien guide. « Vous faites sans doute partie des 40.000 signataires à avoir répondu présent. Au nom de l'ANMCGA, de la Fédération française des Associations de Chiens Guides d'Aveugles, et des écoles de chiens guides fédérées, merci ! » lance le président de l'association Jean-Pierre SORO. Qu'en est-il un an plus tard ?
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