Peine de mort, une journée pour affirmer que la lutte de sa suppréssion se poursuit
Organisée le 10 octobre chaque année depuis 2003, la journée mondiale contre la peine de mort rappelle à tous les citoyens l’importance de l’engagement de la France et de nombreux pays pour l’abolition universelle de la peine de mort. À ce jour, malgré une prise conscience mondiale qui progresse, Plusieurs pays n’ont toujours abolie cette forme de répression. Pire certain état américain n’hésitant a tué par ce procédé des personnes handicap mental. Une forme de condamnation qui fait l’objet d’une mobilisation toujours plus soutenue au plus haut niveau, de la part des États et des institutions internationales comme des ONG, réunies au sein de la Coalition mondiale contre la peine de mort.
Une situation injuste comme l’affirmé le ministre d’affaires étrangères Laurent FABIUS, en 2013 « La peine de mort n’est ni juste ni efficace. (…) Par nature irréparable, elle est même le contraire de la justice. »
Ainsi, à l’initiative de la France, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a adopté le 26 juin 2014 une résolution forte sur la peine de mort. Pour la première fois, un texte adopté par les
Nations unies déplore les violations des droits de l’Homme découlant de l’application de la peine de mort. La France sera également mobilisée pour que la résolution biannuelle de l’Assemblée générale des Nations unies soit cet automne adoptée par un nombre de pays plus important encore, prolongeant ainsi la tendance en faveur de l’abolition de la peine de capitale.
La décision d’abolir la peine de mort n’est pas une question d’opportunité politique, elle n’est pas, contrairement à ce que l’on prétend, une question de culture, c’est une question de principe. Le combat contre la peine de mort prend tout simplement ses racines dans l’universalité des droits de la personne humaine. Comment peut-on en effet comme le font les États-Unis procédé a une injection ou a une électrocution, a des personnes dites vulnérables dont la capacité mentale était altérée au moment des faits.
Une jeunesse, au coeur du combat
Ce 10 octobre 2014, journée mondiale contre la peine de mort, sera l’occasion de mettre l’accent sur les actions à destination de jeunes du monde entier. Sensibiliser la nouvelle génération, qui représente les citoyens de demain, futurs militants, acteurs politiques ou magistrats et avocats engagés, est un réel enjeu pour la mobilisation en faveur de l’abolition. Des ateliers de simulation d’une négociation internationale et d’un procès d’assises seront organisés lors de cette journée.
Lors de la cérémonie de clôture, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international annoncera le lancement d’un concours de slogans contre la peine de mort à destination des jeunes francophones de 12 à 18 ans du monde entier ainsi que le parrainage du deuxième concours international de dessin « dessine-moi l’abolition » de l’association « Ensemble contre la peine de mort ».
Le réseau diplomatique français mobilisé
À l’occasion de cette journée mondiale contre la peine de mort, c’est l’ensemble du réseau diplomatique français, ambassades, consulats ou instituts français, qui se mobilise
pour faire vivre la campagne française pour l’abolition universelle.
Des projections de films documentaires ou de fictions traitant de la peine de mort sont ainsi prévues dans de nombreux pays. Le film documentaire HONK ! sera notamment diffusé dans près d’une vingtaine d’ambassades.
Des tables rondes réunissant des personnalités, des professionnels du droit et des responsables religieux seront organisées pour susciter le débat sur le sujet dans les pays pratiquant encore la peine capitale. Enfin des expositions sur ce thème seront présentées dans plusieurs de nos enceintes.
De Pékin à Miami, en passant par Astana, Minsk, Taipei, Dublin, San José ou Ouagadougou, la France fera de cette journée mondiale contre la peine de mort un moment fort de sa campagne.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 09/10/2014
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