Enfants handicapés, la vraie face caché des orphelinats russes.
Après les orphelinats au début des 1990 à l'époque de Ceausescu en Roumanie voilà que désormais le cœur même de l'ancien empire soviétique fait parler de lui. Avec plus de 500 000 enfants handicapés. Malgré les progrès accomplis depuis 25 ans, 15 % d'entre eux sont toujours placés dans des orphelinats, privés de plusieurs droits fondamentaux : droit à l'éducation, droit à des soins adaptés et droits à vivre en famille.
Ainsi selon un récent reportage de la BBC les enfants porteurs de handicaps en Russie seraient encore nombreux et souvent exclus, abandonnés par leur famille, enfermée dans des institutions spécialisées : des dizaines de milliers d'enfants handicapés survivent maintenus en position allongée, sans soins, sans affection ni éducation. Ils vivent sans contact avec le monde extérieur.
Face à ce constat, le Bureau international catholique de l'Enfance (BICE) œuvre avec ses partenaires en Russie et dans la Communauté des États indépendants (CEI) pour favoriser le développement et l'intégration sociale des enfants en situation de handicap. Ce travail de longue haleine est encouragé par de nettes améliorations : humanisation des conditions de vie de ces enfants dans un nombre croissant d'institutions, développement de structures alternatives militant pour les droits et la dignité des enfants en situation de handicap.
Des réformes contestées...
Si selon le BICE et ses partenaires ces derniers ont constaté une certaine volonté de l'État russe pour faire évoluer la situation ainsi en 2012. le Kremlin aurait lancé une grande réforme des institutions spécialisées pour les enfants handicapés. L'objectif de cette réforme est d'intégrer dans des familles d'accueil ou des centres alternatifs des dizaines de milliers d'enfants vivant dans ces établissements.
Malgré ces améliorations, la route est encore longue pour que les enfants des orphelinats russes puissent s'épanouir dans un environnement familial et scolaire...Le journaliste Tim Whewhell a lui tenté d'avoir accès à ce monde volontairement laissé invisible au grand public pour tenter de comprendre la réalité de centaines de milliers d'enfants enfermés en Russie. Les images qu'il a rapportées sont surprenantes.
Reste qu'aujourd'hui malgré un début de volonté de réforme, la résistance institutionnelle s'organise y compris au sein même du personnel de ces établissements qui ne veulent pas perdre leurs statuts. Une situation confirmée par les militants qui ne cesse de dénoncer ces situations, «C'est énorme résistance d'un système qui veut garder l'argent, des lieux de travail et des emplois», a déclaré Maria Ostrovskaya, chef d'un organisme de bienfaisance St-Pétersbourg, en perspective, qui essaie d'ouvrir des orphelinats au monde extérieur.
Une perspective confirmée par Boris Altshuler militant des droits des enfants et d'ajouté que "Ce système est extrêmement profitable pour la bureaucratie corrompue. C'est pourquoi même les meilleures pratiques en Russie, l'expérience de déplacer les enfants aux soins de la famille, est paralysé et arrêté par le système par les membres du Parlement", dit-il. Un change oui il est ait en route reconnait-il, mais de conclure « mais il faudra un long moment avant que la totalité de ces orphelinats russes disparaisse définitivement ».
La Rédaction
Publication : 29/05/2013
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La Rédaction
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