Deux Bulgares condamnés en Suède pour trafic d’êtres humain en situation de handicap, obligé à mendier
Deux hommes, âgés de 39 et 42 ans, d’origine Bulgare vivant en Suède avaient « recruté, logé et exploité » cinq personnes handicapées pour qu'elles tendent la main dans les rues de Göteborg dans le sud-ouest de la Suède. Deux frères bulgares que la justice vient de condamnée l'un à trois ans et l'autre à trois et demi de prison. Deux autres hommes, un Macédonien de 31 ans, qui avait offert son appartement en sous-location pour y loger les victimes, et une Bulgare de 32 ans, qui contribuait à la logistique, ont écopé de peines moins lourdes: huit et six mois de prison.
Les juges du Tribunal ayant estimé que l'affaire leur auvait rapporté l'équivalent de plus de 30.000 € en cinq mois, entre juin et octobre 2015. Une affaire que l’ont peut voir aussi en France avec des Roms qui parfois tendant un calendrier vendu soi-disant au profit des aveugles.
Cinq victimes contraintes a la mendicité…
Les victimes étaient un chômeur, dont l'âge n'a pas été précisé, à la mobilité réduite à cause d'une blessure, un retraité de 69 ans qui n'a jamais réussi à toucher de pension, un analphabète en fauteuil roulant de 21 ans, un aveugle de 62 ans, et un malvoyant dont l'âge n'a pas été précisé. Des individus d’une grande pauvreté avaient été attirés par la perspective de petits boulots en Suède. Mais au final contraint pendant de longues journées à mendier, sans touché aucun centime de cet argent et qui aurait rapporté l'équivalent de plus de 30.000 € en cinq mois, entre juin et octobre 2015.
Plus de 4700 mendient en Suède,
Ils seraient ainsi quelque 4.700 ressortissants de l'Union européenne, en grande majorité des Roms bulgares ou roumains, mendient aujourd'hui en Suède, alors qu'il n'y en avait presque aucun il y a cinq ans, selon les estimations du gouvernement.
Il y a quinze jours, le 1er février dernier, un rapport d'un groupe d'experts au ministère des Affaires sociales, avait été remis, recommandant de les dissuader de venir en appliquant notamment ce document fermement l'arsenal législatif existant, en leur faisant payer leurs soins s'ils ne sont pas porteurs des documents européens nécessaires et les expulsant des campements sauvages.
Il recommandait aussi de refuser la scolarisation des enfants pouvant trouver un domicile dans leur pays d'origine, mais pas en Suède, et d'informer la population sur le risque que l'argent donné aux mendiants alimente le trafic d'êtres humains.
La Redaction/ Avec l’AFP
Publication : 16/02/2016
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