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Accidents de la vie, dix fois nombreux que les accidents de la route selon une étude l'Observatoire Mavie

Affiche Observatoire MAVIE

Lancée en novembre 2014, l'étude intitulée l'Observatoire Mavie, réalisée par le pôle d'expertise du risque Calyxis en partenariat avec l'INSERM. Les premiers résultats préliminaires de cette étude, ont été publié lundi, sur la base 14 000 personnes ayant répondu en ligne, dont au total 10 % des Français déclarent avoir été victimes d'un accident de la vie courante (AcVC), ayant nécessité des soins médicaux au cours de l'année écoulée, contre 1 % seulement un accident de la route et 1 % un accident professionnel. Autre enseignement, les personnes déclarant un handicap psychique ou moteur sont deux fois plus victimes d'accidents de la vie courante. 

Des risques sous-estimés...

Des chiffres qui pourrait à la fin de l'étude, confirmé celle publiée sur le même sujet, comme ceux des chiffres de l'Institut de veille sanitaire (l'InVS), pour qui 20 000 personnes meurent chaque année en France à la suite d'accidents de la vie courante contre 3 388 personnes en 2014 (chiffre provisoire) sur la route. Des accidents de la vie désignant de multiples domaines, nous concernant tous, avec 11 millions de blessés, dans la vie domestique, le sport, le bricolage, les loisirs ou encore le milieu scolaire en France chaque année.

Seniors, personnes handicapées, et les enfants principales victime...

D'après les premiers résultats, les accidents liés aux sports sont les plus fréquemment cités, avec un taux d'accident deux fois plus important chez les hommes que chez les femmes : les sports d'équipe avec ballon arrivent en tête (19 %) des sports les plus accidentogènes, devant les sports de raquette (18 %) et les sports de combat (11,5 %), la marche et le jogging n'intervenant que pour 6 % des accidents, alors qu'ils font partie, avec la natation, des trois sports les plus pratiqués par les sondés.

Les hommes seniors sont deux fois plus touchés que l'ensemble des hommes adultes par les accidents liés au bricolage, tandis que les femmes seniors sont plus touchées par les accidents domestiques. L'InVS qui précisé dans son derniers baromètre que ces dernières concernent 67 % des accidents qui ont lieu à l'intérieur du domicile parmi les 75-85 ans, population particulièrement touchée par les accidents de la vie courante. Le taux d'accident lors d'activités de loisir est pour sa part très élevé (4 %) chez les enfants. Les personnes handicapées étant elles deux déclarant un handicap psychique ou moteur sont deux fois plus victimes de ce type de risque.

La maison reste un lieu dangereux...

À noter que selon d'autre étude menée comme celle publiée par GEMA Prévention s'est associée à l'institut de sondage Opinion Way dans une étude sur les perceptions des accidents domestiques et les comportements des Français publié en mai 2013. Pour lequel les jeunes âgées de 1 à 15 ans chaque année, les accidents de la vie représentent la principale cause de décès avec près de 500 victimes chaque année, soit deux à trois fois supérieures à celui des accidents de la route. Des chiffres montrent de l'ignorance des risques réels, puisque 21 % des accidents domestiques se produisent dans le salon et que la chambre

Des Français qui dans ce sondage avaient déclaré, être bien conscience que la cuisine est une pièce dangereuse pour 71 %, mais sous-estiment la dangerosité des autres pièces. En effet, 39 % mentionnent ensuite la salle de bains, 27 % le garage, 16 % le jardin, 7 % le salon et 3 % la chambre.

Une enquête qui doit durée cinq ans...

Commencée en novembre 2014, l'étude intitulée l'Observatoire Mavie s'est fixée pour objectif de récolter le maximum d'informations sur les circonstances des accidents de la vie courante (accidents domestiques, de sport et de loisirs ainsi que les accidents survenus à l'école). Elle doit durer cinq ans et concerner 100 000 personnes au total, dont 14 000 ont répondu ces derniers mois via internet. Des Français appelés à participer à l'étude en répondant à un questionnaire d'inscription sur le site, « Plus le nombre de volontaires sera élevé, plus notre étude aura du poids », a souligné Murielle Bouin, directrice de Calyxis.

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : AFP 

 

Catégorie : ÉTUDE & RAPPORT INSTITUTIONNEL
Publication : 19/05/2015

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