Accéder au contenu principal

Des retraités transférés sur les pensions d'invalidité et les minima sociaux selon une étude de la DREES

Deux personnes agees a la retraite

Le Passage de l’âge de la retraite 60 à 62 ans aura selon des conséquences importantes et notamment sur les pensions d'invalidité et les minima sociaux. Des résultats qui confirme les craintes de nombreux représentants associatifs, mais aussi sociaux et qui ne sont pas une surprise, mais qui ont le mérite de désormais chiffrer l'ampleur du phénomène 1.5Mds€. Une étude présentée à l’occasion le 19 octobre 2016-10-21 de la réunion du Conseil d’orientation des retraites (COR).

Un coût de plus d’un milliard et demi...
Alors que personne sur trois n’est ni en emploi, ni à la retraite aux alentours de ses 60 ans, la majorité d’entre elles sont dans une situation de chômage ou d’invalidité tandis que d’autres sont couvertes par un minimum social ou ne touchent aucun revenu personnel. . Le recul de l’âge d’ouverture des droits à la retraite, instaurée par la réforme de 2010, passant de 60 à 62 ans instaurant à partir de 2017 un surcoût estimé 1,2 à 1,5Mds€ pour les régimes gestionnaires des pensions d’invalidité et augmenterait les dépenses d’allocation de minima sociaux de 600 M€ par an.

Entre 125 et 150 000 personnes concernées !
Un recul qui va concerner pour les pensions d’invalidité un peu de 8 % de cette classe d’âge soit entre 125 et 150 000 personne. Le relèvement de l’âge minimal de départ à la retraite a aussi pour effet d’augmenter significativement le nombre de bénéficiaires de minima sociaux parmi les 60-61 ans. Dont 11 000 personnes supplémentaires seraient ainsi allocataires du revenu de solidarité active (RSA), et 25 000 personnes de plus percevraient l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapées (AAH) vont eux représenter la part la plus importante avec un nombre de personnes concernées estimé à 42 000 par la DREES.

Les surcoûts induits par la réforme des retraites sur les pensions d’invalidité et les minima sociaux sont à mettre en regard des 14Mds € d’économies attendues selon le gouvernement sur les dépenses des régimes de retraite liées au passage de 60 à 62 ans, à l’horizon 2017-2020.

La Rédaction

Sources : DREES 2016

Catégorie : ÉTUDE & RAPPORT INSTITUTIONNEL
Publication : 17/10/2016

Articles en relation

Aide sociale : Hausse continue des dépenses pour les départements destinés aux personnes âgées et handicapées

En 2023, les départements ont consacré 19,1 Mds€ à l’aide sociale destinée aux personnes âgées et handicapées, selon la DREES dans son dernier panorama quelle vient de publier réalisé en collaboration avec l'INSERM "L’aide sociale aux personnes âgées ou handicapées perte d'autonomie". Des chiffres issus des départements. Derrière cette progression se dessinent des réalités contrastées : vieillissement de la population, montée en charge de la prestation de compensation du handicap et persistance de fortes inégalités de niveau de vie. Le Handicap dont les chiffres progresse comme l’avait rappelé la DREES en 2023 dans un panorama.

1,7 Mds€ de médicament gaspillé chaque année au fond de la boite a pharmacie des Français : Un triple enjeu !

Dans un rapport «Le bon usage des produits de santé », la Cour des comptes met en lumière l’ampleur des pertes et des risques liés au mauvais usage des médicaments et dispositifs médicaux. Une perte représentant en 2023, pour une valeur estimée de 561 M€ à 1,7 Mds€. Elle appelle à des mesures fortes pour améliorer la sécurité des patients, réduire les dépenses et limiter l’impact environnemental. Chaque année en France ce sont 8 500 tonnes de médicaments qui doivent être détruits.

Plus exposés, plus fragiles, les jeunes enfants des ménages modestes plus affectés par la pollution de l'air

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) . Au-delà des différences d'exposition, qui sont en défaveur à la fois des jeunes enfants des ménages les plus aisés et des ménages les plus modestes, il existe de fortes disparités de vulnérabilité vis-à-vis de la pollution de l'air. Une situation qui représente un problème réelle de santé publique. Selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 90% des enfants dans le monde respirent un air pollué qui met en danger leur développement et leur survie.

Les français vont vivre plus longtemps après 65 ans, "sans incapacité" entre 10 et 12 ans, selon une étude

Les Français vivent plus longtemps après 65 ans sans incapacités, . Après avoir augmenté de 1 an et 9 mois pour les femmes et de 1 an et 6 mois pour les hommes entre 2008 et 2022. L'indicateur avait reculé en 2020, dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus, puis il a augmenté fortement en 2021. Une augmentation confirmé en 2022, ainsi à une femme à 65 ans, peut espérer vivre encore 11,8 ans sans être limitée dans les activités de la vie quotidienne par un handicap ou une maladie et un homme 10,2 ans, selon une étude de la Drees.

Grandes causes de décès en France en 2021 : une année encore fortement marquée par le Covid-19

Alors que les fêtes de fin d’années approchent, le Covid-19 a confirmé sa progression à travers l'Hexagone. Dans une étude réalisé par la DREES et l’INSERM en 2021 le nombre total de décès est de 660 168, inférieur à celui de 2020 (667 497 décès), mais il demeure nettement supérieur à celui des années précédentes même en tenant compte du vieillissement de la population. Confirmant que le virus continue a rester un danger véritables pour notamment les personnes vulnérable. D’où l’importance de la vaccination et ceux notamment dans la perspective des rassemblements familiaux de fin d’année, il s’avère "primordial" que chacun "continue d’adopter les gestes barrières", prône notamment Santé Publique France.

Évaluation d’efficacité de VigilanS de 2015 à 2017, dispositif de prévention de la réitération suicidaire

A l’occasion de la journée mondiale du suicide (v. Article) qui aura lieu le 10 septembre prochain sous le thème « Le suicide peut être évité ». Un sujet demeure au lendemain de crise du Covid 19. Une cause dont les plus jeunes ne sont pas épargné, mais aussi la crise sanitaire du Covid 19 dont les impacts sont aujourd’hui démontrés sans pourtant avoir été un facteur d’augmentation. 1 de prévention du suicide, néanmoins celui ne met en avant que la période 2015 à 2017. Donc avant la crise sanitaire du covid 19.