Accéder au contenu principal

Les données de santé sur le web, serait un sentiment d’inquiétude pour 1 / 3 des internautes

Rédigé le 27 Juin 2014
Visuel enquête DataSante

A l'heure où les grosses données ou données massives dans le domaine de la santé ne cessent de faire leurs apparitions avec les objets connectés et les applications mobiles de santé font régulièrement la Une. Situation pour lequel la CNIL s'est interrogée récemment sur l'usage des données de santé comme le fait aujourd'hui sur le bien-être, l'enquête "Parler de santé sur web, quelle(s) conséquence(s) ?"(1).

Une enquête qui met en lumière l'opinion et les perceptions des principaux intéressés tels les malades chroniques postant, échangeant, stockant des données de santé sur les blogs, forums, réseaux sociaux et autres applications mobiles de santé. Le constat est contrasté : 8 % d'entre eux se déclarent "très inquiets" et 23 % "plutôt inquiets" alors que 43 % affirment être "plutôt" ou "très confiants" (22 % n'y ayant jamais songé et 4 % ne sachant pas).

Une inquiétude liée à l'utilisateur potentiel des données de santé

Ainsi l'étude démontre que lorsque l'on interroge plus précisément les malades communiquant des données de santé sur le web sur la provenance de leur inquiétude, ils sont 39 % à déclarer craindre que ces données puissent être utilisées à leur encontre par un assureur, 36 % par leur employeur et 27 % par l'Assurance maladie.

Pour près de 1 sur 2, le web crawling, le data mining et le text mining en santé sont aujourd'hui une réalité. De fait, 43 % des malades communiquant des données de santé sur le web pensent que ces données de santé sont analysées en permanence par des logiciels. Mais ils sont encore plus nombreux à penser que cela est réalisé par des personnes chargées de lire les forums, blogs et autres réseaux sociaux. A l'opposé, ils sont 34 % à penser que la récupération de données de santé informelles sur le web et dans les applications mobiles de santé (mApps) est interdite par la loi.

Stockage des données : la prime au médecin...

En termes de stockage de leurs données de santé qu'ils publieraient sur un site, un forum ou une mApp, 59 % des répondants accordent leur confiance à leur médecin traitant, 31 % à l'Assurance maladie, 11 % à un laboratoire pharmaceutique (16 % des utilisateurs de mApps), mais seulement 2 % à un éditeur de logiciel ou de service Internet grand public (Google, Microsoft...) et 0 % à un opérateur de télécom ou à un FAI. Près de 2 sur 10 ne font confiance qu'à eux-mêmes en ce domaine et préfèrent stocker ces données sur leur smartphone ou leur ordinateur.

Au-delà de l'inquiétude, un vif intérêt lié au potentiel de leurs données... mais quelques incohérences dans la réalisation de ce potentiel

L'inquiétude exprimée par les répondants est de fait toute relative. Lorsqu'on les interroge précisément sur les analyses qui pourraient être faites de leurs données de santé informelles, celles qu'ils produisent sur le web et dans les mApps, ils sont 64 % à être d'accord pour un usage réalisé par des organismes publics dans une mission d'intérêt public, mais seulement 6 % à ce que cela soit fait par une entreprise privée.

Pourtant, ils sont 40 % à être d'accord sur le fait que ces données peuvent servir à améliorer la qualité du site web, du réseau social ou de la mApp donc de services d'entreprises privées, 76 % pour qu'elles soient destinées à la recherche médicale et là aussi une large part de celle-ci est réalisée par des entreprises de santé, laboratoires pharmaceutiques ou sociétés de technologies médicales, et 78 % sont d'accord avec leur usage pour améliorer la tolérance des médicaments... un rôle où les acteurs privés sont essentiels.

Les conditions du traitement des données...

70 % des malades communiquant des données de santé sur le web, les forums, les blogs, les applications mobiles de santé... souhaitent que leurs données soient totalement anonymisées et que leur accord leur soit demandé lors de l'inscription ou du téléchargement de la mApp.

Conscient du potentiel de l'exploitation des données de santé, 70 % des répondants sont favorables avant tout à la mise en place d'une charte de bonne conduite impliquant la transparence d'information pour la collecte, le traitement et l'utilisation des données collectées par les entreprises réalisant l'exploitation. Plaçant ce critère devant une régulation par un texte de loi spécifique ou un contrôle par une autorité indépendante.

Données de santé sur le web, forums, blogs, et réseaux une nécessité : expliquer et informer

Première enquête à s'interroger sur les confiances des principaux intéressés, les malades postant, stockant, échangeant des données de santé sur les espaces numériques, "Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?" met clairement en avant 4 éléments :

  • Une inquiétude existe chez 31 % des répondants et elle est principalement liée à la qualité des personnes, entreprises, institutions pouvant utiliser ces données de santé.
  • Ils existent un véritable intérêt à utiliser ces données pour la recherche médicale - 76 % d'accord, améliorer la tolérance des médicaments - 78 % d'accord, la qualité des soins - 84 % d'accord, la sécurité sanitaire - 62 % d'accord - ou mieux comprendre les comportements en santé - 79 % d'accord.
  • Les conditions de la réussite s'appellent anonymisation, accord préalable explicite et autorégulation des acteurs.
  • Et surtout, il est plus que nécessaire d'informer et former sur l'usage des données de santé, les conditions de leur utilisation (Quel Français connaît le terme "hébergeur agréé de données de santé" et ce qu'il recouvre ?) et les critères techniques liés à leur sécurité.

La Rédaction

[1] "Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?" est une enquête co-initiée par la Chaire Réseaux Sociaux de l'Institut Mines Telecom, Doctissimo, LauMa communication, Patients & Web, Renaloo, Vivre Sans Thyroïde. Avec le soutien et partenariat d'association Française comme Association contre les Spondylarthropathies, Association Française des Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques , Association Française des Diabétiques de Paris ou Ligue Française contre la Sclérose en Plaques.

Phase terrain auto-administrée sur le web du 17 avril au 6 juin 2014, 2 735 participants dont 848 répondants retenus pour l'analyse (Personnes ayant déjà échangé, partagé, écrit, posté sur son état de santé ou celui d'un membre de son entourage sur le web, un ou des réseaux sociaux, un forum, en utilisant une application mobile de santé...)


La Vente Directe à domicile : un secteur attractif pour ! les Travailleurs Handicapés selon etude de la FDV

Rédigé le 24 Juin 2014
Salarie handicapes dessinateur technique

La Fédération de la Vente Directe (FVD) a présenté le 13 mai dernier, à l'occasion de son Congrès annuel, un diagnostic approfondi* sur l'emploi des personnes handicapées dans le secteur de la Vente Directe.! La FDV qui selon le secteur pourrait être prise comme pour une réelle opportunité pour ceux aujourd'hui encore a la recherche d'un emploi.

Selon l'étude réalisée, ils seraient, ainsi six handicapés sur dix qui travaillent dans le secteur précisent, que leur situation de handicap a influencé leur orientation vers les métiers de la Vente Directe et ont perçu ce secteur comme adapté à leur quotidien. 83 % des personnes interrogées (niveau animateurs) jugent les métiers de la Vente Directe accessibles à tous, quels que soient l'âge, le diplôme ou l'expérience professionnelle. !

Les métiers de la Vente Directe offrent des conditions favorables aux travailleurs handicapés : une ouverture à l'ensemble des profils et une souplesse dans la gestion du temps. !

Parmi les facteurs clés de réussite des distributeurs dans le secteur de la Vente Directe, on retient les échanges en réunions 75 %, le suivi personnalisé 73 %, les séminaires de motivations 55 % et la mise en situation sur le terrain de 54 %.

Des mesures qui facilitent l'intégration de nouvelles personnes et des facteurs qui correspondent parfaitement aux attentes des travailleurs handicapés.

Nombre de vendeurs en situation de handicap considèrent leur activité dans la Vente Directe comme une réelle opportunité au regard de leur situation. Le mode de recrutement des Travailleurs handicapés est similaire à celui de l'ensemble du réseau de vente, avec une prépondérance du parrainage pour 74 % d'entre eux. 52 % des personnes interrogées (niveau animateurs) constatent une incidence positive du handicap sur l'activité de vente directe.

Parmi ces conséquences positives sur leur activité de VDI (Vendeurs à Domicile indépendant, 71 % des animateurs évoquent la meilleure résistance à l'échec et la ténacité, 53 % des distributeurs concernés par le handicap affirment que celui-ci n'a pas de conséquence sur leur activité, 39 % ont de meilleures relations avec leurs clients. On note enfin que 73 % des personnes handicapées ont des résultats similaires aux autres vendeurs.

Les Travailleurs handicapés en France

On estime à 9,7 millions la population en situation de handicap en France (source : Insee). L'étude TH Conseil montre qu'ils ont un niveau de formation initiale moins élevé que la moyenne. La vente représente la 4e cible des demandeurs d'emploi handicapés : 11 % d'entre eux recherchent un emploi dans le commerce, la vente ou la grande distribution. Ils sont également plus sensibles à la conjoncture.

En période de crise économique notamment, ils sont davantage pénalisés que la population active au sens large : le taux de chômage progresse 2 fois plus vite chez les travailleurs handicapés que pour les autres demandeurs d'emploi ; une situation précaire qui peut nécessiter, pour la plupart, une reconversion professionnelle.

7 % des travailleurs handicapés ont une activité en statut d'indépendante et 24 % sont salariés à temps partiel tandis que la moyenne de l'ensemble des salariés ne l'est qu'à hauteur de 13 %. Ils sont donc davantage attirés par le temps partiel ou des activités en complément de revenus.

Sondage : plus d'un Français sur deux prêt à taxer la finance pour les grandes urgences mondiales

Rédigé le 20 Mai 2014

Logo du Sondage Taxe FinanciereL'institut de sondage CSA ainsi que les deux organisations de lutte contre le sida AIDES et Coalition PLUS publient aujourd'hui un sondage exclusif : « Les Français et la taxe sur les transactions financières ». Un sondage qui revient notamment sur le financement sur une question déjà aborder par les politiques celle d'une taxe financière afin de lutter contre la pauvreté ou les grandes pandémies comme le SIDA.

Ainsi a la question : « Vous savez qu'il existe un projet de taxe européenne sur les transactions financières. Selon vous, les fonds récoltés par cette taxe devraient-ils être consacrés à la lutte contre le sida et les grandes pandémies ? », 59% (soit trois Français sur cinq) des personnes interrogées ont répondu que la TTF représentait une solution de financement de la lutte contre le sida.

Une volonté de solidarité internationale de la part des citoyens français qui semble venir renforcer l'engagement des candidats têtes de listes aux élections européennes qui se sont engagées, à travers leur adhésion au « Pacte pour une TTF ambitieuse et solidaire ».

Un pacté lancé par les associations Oxfam France, AIDES (membre de Coalition Plus), ATTAC, CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Roosevelt et les Amis de la Terre, à allouer une partie des recettes de la TTF à la solidarité internationale et à la lutte contre le changement climatique et le sida.

Les candidats invités a signé ce pacte !

Si de nombreuses listes européennes notamment à gauche ont signé le Pacte, a quelques jours des élections EUROPEENNE les autres candidats peuvent toujours répondre a l'invitation des associations d'apporter leur pierre a l'édifice et à leur tour affirmer leur engagement sur ce sujet en amont des élections.

Des gouvernements européens hésitants ?

Un projet qui semble pourtant loin des objectifs principaux des chefs d'État et de gouvernement puisque François HOLLANDE qui s'était engagé lors du Sommet du Développement durable en juin 2012 au Brésil « Je prends l'engagement que si cette taxe est créée, une partie de ces revenus sera affectée au développement ».

Le Président avait même précisé, lors de la conférence internationale sur le sida en juillet 2012, vouloir « élargir cette taxe à l'échelle de l'Europe et du monde, de façon à ce que nous puissions verser des sommes nouvelles à la lutte contre le sida» afin de« traiter non seulement 7millions de personnes, mais 15 millions de malades.»

Une promesse qui semble oubliée ou plus a l'ordre du jour des priorités, 6 mai 2014, Michel Sapin et 10 autres ministres des Finances de l'Union européenne ont annoncé qu'au plus tard en 2016, la taxe européenne sur le transactions financières (TTF) s'appliquera dans un premier temps au marché des actions et à « certains » produits dérivés.

Non seulement les onze ont repoussé d'une année la mise en œuvre de la TTF européenne et n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'intégration des dérivés, mais surtout, l'utilisation de cette taxe est la grande absente de cette déclaration politique une taxe pour qui ? Une taxe pour quoi ?

L'ensemble des têtes de liste d'Europe Ecologie-Les Verts et la grande majorité des candidats-e-s socialistes ont déjà signé le Pacte. A quelques jours des élections européennes, il n'est pas trop tard pour les autres candidats-e-s qui peuvent encore répondre à l'appel des associations et des citoyens français et européens et à leur tour affirmer leur engagement sur ce sujet en amont des élections.

Le gouvernement français doit quant à lui passer des paroles aux actes et concrétiser ses promesses répétées à maintes reprises.

Aveugle et malvoyant quel inclusion dans l’emploi ? La FAF présente une l’étude sur leur employabilité

Rédigé le 19 Mai 2014
Une stagiaire mal voyante

Le 21 Mai prochain sera présentée officiellement dans les locaux de la Caisse des Dépôts et consignation a Paris, la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France (FAF) et le Fonds pour l'Insertion des Personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP) les résultats d'une étude menée dans 3 régions de France sur l'employabilité des personnes déficientes visuelles.

Une enquête qui prouve ainsi que si la vie des personnes déficientes visuelles s'est durablement améliorée au cours de l'Histoire grâce à une plus grande prise d'autonomie à travers notamment la création de l'écriture Braille, le chemin reste encore long.

Parmi ces secteurs celui de l'intégration professionnelle demeure un enjeu de taille puisqu'elles sont près de 50% au chômage alors même qu'elles sont une grande majorité à exprimer leur envie de travailler.

Une journée placée sous le parrainage du Ministère du Travail, de l'Emploi et du dialogue social, qui aura été aussi l'occasion à plusieurs personnalités du monde associatif et politique d'intervenir a l'occasion de quatre tables rondes sous différent thème comme celui de l'intégration professionnelle, le développement de l'alternance et ses difficultés, l'orientation ou encore l'accompagnement du projet professionnel et les limites de sa mise en œuvre.

Le saviez-vous ?

Selon différentes études de l'OMS, la déficience visuelle sera, avec la maladie d'Alzheimer, le fléau de demain. Les déficients visuels qui représente dans le monde plus 000 millions de personnes.

Une difficulté d'inclusion qui reste souvent inabordable a l'heure de l'informatique ainsi pour le simple achat d'un ordinateur ordinaire dont le cout représente environ 1000 € celui d'un ordinateur adapté coûte environ 15 000 €.

Un accès a la culture ou l'éducation qui reste difficile quand seulement 3 % des livres édités chaque année en France le sont en format adapté (braille, sonore, gros caractères). Tout comme pour les enfants aveugles qui reçoivent leurs manuels scolaires souvent 6 mois après les autres enfants. Quelques une des injustices que nos sociétés poursuivent !!!

La FAF aujourd'hui :

Partenaire de premier plan des pouvoirs publics et des élus locaux, la FAF oeuvre depuis près de 100 ans, pour l'amélioration des conditions de vie des personnes handicapées visuelles. Présente dans de nombreuses régions de France, elle compte 44 associations membres et sympathisantes au service de plus de 10 000 adhérents et usagers.

Une association composée de 20 salariés au service de son réseau et de ses usagers, auquel s'ajoute en matière d'emploi un Centre de centre de formation, FAF ACCESS FORMATION, ouvert en 2009, dispensant des formations qualifiantes dans les métiers de la locomotion, de la rééducation et de l'informatique adaptée. Ainsi qu'un Service Emploi qui accompagne les personnes déficientes visuelles dans leur parcours d'insertion professionnelle, et les entreprises dans leur démarche de recrutement ou de maintien en poste des personnes déficientes visuelles.

La Rédaction

Humanis publie la 2e édition du Baromètre « Entreprises : osez l'Esat ou Entreprise adapté !

Rédigé le 28 Mars 2014

Affiche du 2e baromètre Humanis / Ifop « Osez l’ESAT-EA ! »Face a un chômage galopant chez les travailleurs handicapés et une crise économique toujours aussi présente, Le Groupe Humanis s'interroge a travers cette 2e édition avec pour argument celui de l'importance que peut avoir l'Esat ou l'Entreprise adapté mais aussi le manque d'information des entreprises sur ce quelle peuvent apporter pour celle-ci !

En 2005 la loi a renforcé l'obligation d'emploi des personnes handicapées pour les entreprises privées d'au moins vingt salariés et l'a imposé au secteur public, une obligation qui peut prendre différentes formes (emploi direct, sous-traitance ou mise à disposition de personnels via les acteurs du milieu protégé ou adapté, signature d'un accord collectif avec les syndicats de salariés ou encore versement d'une contribution Agefiph, ou FIPHFP).

Dans le cadre de la deuxième édition du baromètre « Osez l'ESAT-EA ! », Humanis en partenariat avec l'Ifop s'arrête sur cette question de l'insertion et de l'emploi des personnes en situation de handicap et propose dans cette étude un état des lieux détaillé des pratiques et des jugements en la matière en croisant les points de vue des différents acteurs en présence.

Parmi les grands enseignements de cette deuxième édition du baromètre, on notera que près d'une Enterprise sur deux fait actuellement appel aux Etablissements et services d'aide par le travail (Esat) ou aux entreprises adaptées (EA), soit pour de la sous-traitance de prestations, soit pour de la mise à disposition de personnels.

Si d'importants progrès ont été réalisés avec une moyenne de 4,5 % de travailleurs handicapés dans les entreprises soumis a l'obligation(1), plus de 75 % de ce chiffre concerne des entreprises de a partir de 500 salariés. Un constat reconnu depuis fort longtemps mais pour lequel les politiques comme celle de la formation n'ont jamais été prit en compte. Ce mode économique est-il la solution qui permettra d'atteindre les 6 % fixé par la loi ? Politique et économiste ont un avis varié sur cette question.

Des résultats du baromètre "Osez l'ESAT" que Jean-Pierre MENANTEAU, Directeur général Humanis juge comme spectaculaires. "Alors que 26% des entreprises déclarent ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA, 98% des entreprises qui y ont recours sont satisfaites". Et de conclure que le groupe, "premier intervenant de l'Action sociale AGIRC ARRCO et expert de l'ingénierie sociale, entend bien continuer à promouvoir activement les ESAT et les EA".

Un baromètre pour une meilleure information

Reste que ce système économique reste néanmoins mal connu par les entreprises françaises, l'objectif de cette deuxième édition et de contribuer à une meilleure connaissance des EA et des Esat et de leurs modes de collaboration avec l'entreprise.

L'originalité de ce baromètre, effectué avec la participation de HandiExperh et l'Observatoire des achats responsables, est de croiser les regards des entreprises privées et publiques avec celui des Esat et EA(2), des réponses riches d'enseignements et qui vont à l'encontre de certaines idées reçues dont vous pouvez consulter ici l'intégralité.

Pour preuve 95% des ESAT et des EA estiment que les entreprises n'ont pas recours au secteur protégé car elles ne le connaissent pas Les entreprises sont 26% à déclarer ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA mais 58% à estimer que leurs coûts et délais ne répondent pas aux besoins

95% des ESAT et des EA estiment que les entreprises n'ont pas recours au secteur protégé car elles ne le connaissent pas ou les tâches qui peuvent leur être confiées, ou les avantages qui y sont liés. Les entreprises sont eux 26% à déclarer ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA mais 58% à estimer que leurs coûts et délais ne répondent pas aux besoins.

Une enquête qui révèle notamment pour 57% des entreprises, les nouvelles obligations légales sur l'emploi des personnes handicapées n'ont rien changé à leurs pratiques malgré l'augmentation des pénalités financières en cas de non respect des obligations d'emploi. Les entreprises estiment que la loi de 2005 n'a globalement rien changé (57%) à leurs pratiques. La crise n'a pas non plus affecté le montant annuel dédié aux Esat et EA qui reste globalement stable pour 62% des entreprises interrogées.

Les différences de perception entre entreprises d'un côté, Esat et EA de l'autre, restent cependant importantes : 72% des Esat et EA estiment que les entreprises voient l'insertion professionnelle des personnes handicapées d'abord comme une obligation légale, alors que seulement 48% des entreprises sont de cet avis. Ces dernières considèrent à 88% qu'elles connaissent bien leurs obligations en la matière, alors que 53% des Esat et des EA estiment que les entreprises connaissent assez mal, voire très mal, leurs obligations.

Les exigences de rentabilité de plus en plus présente

Même si la première motivation avancée par les entreprises qui font travailler le secteur protégé et adapté reste de faire une action citoyenne (64%), les raisons économiques et financière sont davantage citées en 2013 qu'en 2011. Les entreprisesDétaille des Questions Humanis/Ifop privées affichent leur volonté de réduire la contribution financière aux fonds d'insertion professionnelle pour les personnes handicapées, de trouver de bonnes alternatives à l'embauche directe de personnes handicapées, et d'accéder à des produits et services à prix compétitifs.

De leur côté, les Esat et EA doivent encore faire progresser leur stratégie de développement : seulement 29% répondent aux appels d'offres, 7% pratiquent la Co-traitance qui permettrait pourtant d'élargir leur champ d'action et 70% travaillent surtout en réponse à des sollicitations. Et s'ils se perçoivent eux mêmes (à 51%) comme plus attractifs économiquement qu'un fournisseur traditionnel, en revanche, les entreprises publiques et privées sont 53% à estimer que les Esat et Ea sont moins attractifs.

Des qualités et professionnalisme reconnu

Le niveau de satisfaction globale apparaît néanmoins comme très élevé de part et d'autre : 98% des entreprises publiques et privées se déclarent satisfaites (dont 32% de très satisfaits), et 97% des Esat et EA se disent satisfaits (dont 32% très satisfaits). La qualité des prestations, le professionnalisme, la réactivité et la relation commerciale obtiennent des scores élevés de satisfaction des deux cotés ; les tarifs proposés et l'adaptation de l'offre à la demande un peu moins.

Des difficultés sont soulignées par les entreprises, à commencer par l'insuffisance de flexibilité et d'adaptation au besoin. Pour leur part, 51% des Esat et EA déclarent rencontrer le plus souvent des difficultés liées aux contraintes de temps demandées par les entreprises et 43% des difficultés liées aux tarifs demandés. « Nous sommes de plus en plus positionnés à égalité avec le milieu ordinaire», regrette Norbert un directeur d'EA et Esat interrogé dans le baromètre.

Ces difficultés peuvent expliquer que les Esat et EA ne soient que 65% à penser que les entreprises ont une bonne image des structures du secteur protégé et adapté alors que les entreprises déclarent à 90% en avoir une bonne image.

La Redaction

6e Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité : 92% serait favorable selon un sondage IFOP

Rédigé le 1 Novembre 2013

Au centre le Président de l'association ADMD, Jean-Luc ROMERO et conseiller régional île de France le 25 mars 2012 a Paris lors d'une manifestationPlus que jamais, l'ADMD présidé par le conseiller régional, Jean-Luc ROMERO, exige le vote prochain d'une loi à ce qu'il appelle « l'ultime liberté permettra aux Français de mieux mourir ». À cette occasion plus d'une centaine de manifestations organisées dans toute la France.

Une question à laquelle la pression et la présence très fortes des professions médicales au sein du parlement n'a jamais jusqu'à maintenant réussie a trouver un consensus malgrés les avancés de loi Léonnetti.

Une journée pour lequel l'association pour le droit de mourir dans la dignité a fait réalisé un sondage par l'IFOP du 29 au 31 ocotobre 2013 dans lequel sans grand suprises d'ailleurs les Français viennent confirmer une tendance favorable a une tel pratique.

Il sont ainsi 92 % a se declarerent favorables à une loi de légalisation de l'euthanasie, ainsi que s'y est engagé le président de la République dans sa proposition de campagne n°21. Ce chiffre est constant depuis plus de 20 ans. Un chiffre qui même franchit largement ce seuil lors des affaires judicaires impliquant des méres, medecin ayant pratiqué de Graphisme sur la législation de l’euthanasie en Europetel actes.

Cette approbation se fait de manière quasi unanime, alors même que les Français déclarent majoritairement avoir entendu parler de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti. Rappelons que Jean Leonetti a toujours dit que sa loi était inconnue des Français.

Selon Jean-Luc Romero –auteur d'une lettre ouverte au président de la République intitulée Monsieur le Président, laissez-nous mourir dans la dignité (Éditions Gawsewitch) si on meurt si mal en France, si les Français jugent que la fin de vie est si mal gérée dans notre pays, ce n'est donc pas parce que la loi Leonetti dont son auteur nous dit qu'elle serait la meilleure du monde est inconnue. C'est tout simplement parce qu'elle est inadaptée aux conditions réelles de la fin de vie, car elle ne place pas la volonté des citoyens au centre des décisions qui les concernent.

C'est pour rappeler la nécessité absolue d'obtenir une loi de liberté qui permette à chacun de décider des conditions de sa propre fin de vie que les Français sont appeler à se rassembler ce samedi 2 novembre, 6ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. À Paris, l'ADMD investira la République avec un rassemblement populaire à 18 heures, sur la place de la République.

Stéphane LAGOUTIERE

Lancement par CHORUM du premier baromètre sur la qualité de vie au travail

Rédigé le 14 Octobre 2013
Affiche baromètre qualité de vie au travail dans l'ESS

Face aux évolutions sociales et économiques que connaissent l'économie sociale et solidaire, la question de la qualité de vie au travail constitue un enjeu fort. L'actualité nous prouvant avec les différentes affaires que celle-ci prend une place toujours plus importante auprès des associations comme la FNATH.

C'est pourquoi, CHORUM, la mutuelle de protection sociale complémentaire des acteurs de l'ESS, lance le 1er baromètre national sur la qualité de vie au travail dans l'ESS en partenariat avec le Ministère chargé de l'Économie sociale et solidaire et de la consommation. Il bénéficie également du soutien de l'ANACT, des principales fédérations d'employeurs et organisations de salariés du secteur ainsi que des grands mouvements nationaux et régionaux de l'ESS.

Une enquête réalisée en 15 minutes maximum, ou vous pourrez donner votre avis sur la conciliation vie professionnelle-vie privée, l'environnement du travail, les conditions d'emploi, la participation des salariés etc...

Une enquête sur « Qualité de vie au travail dans l'ESS », pour qui et quoi ?

Le sondage « Qualité de vie au travail dans l'ESS » s'adresse aux employeurs et salariés de l'Economie Sociale et Solidaire (associations, mutuelles, coopératives et fondations).

L'objectif de cette enquêtant étant au final d'offrir une vision croisée (employeurs/salariés) de la perception de la qualité de vie au travail dans les organisations de l'ESS sur les thématiques suivantes : Conciliation vie professionnelle-vie privée, Environnement du travail, Conditions d'emploi, ...

Une enquête sur « Qualité de vie au travail dans l'ESS », pour quels résultats ?

Le diagnostic issu des résultats permettra d'identifier des pistes de réflexions et d'actions adaptées aux réalités des branches professionnelles qui composent l'ESS. Son actualisation tous les trois ans donnera lieu à un suivi de l'évolution de la qualité de vie au travail.

Les résultats de l'enquête seront diffusés en janvier 2014. Si vous souhaitez les recevoir, nous vous invitons à laisser vos coordonnées en fin de questionnaire. Si vous rencontrez une difficulté lors de la connexion, adressez-nous un mail à l'adresse suivante Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en résumant votre problème, nous prendrons contact avec vous le plus rapidement possible.

La Rédaction

Categories