Handicap sur le Monde apporte son soutien à l’organisme Granja Andar en Argentine
Pour sa septième destination, l'association HandiCap sur le Monde a décidé de poser ses valises quelque temps au pays du tango, l'Argentine. Au programme de cette étape, session de football inclusif et emplois qualifiés aux côtés de l'organisme Granja Andar.
HandiCap sur le Monde qui a décidé de soutenir cet organisme en apportant son savoir-faire aux projets de Granja Andar, autour de thématiques partagées par les deux organismes : le sport et l'emploi. Retour sur une étape riche en émotion et en rencontres...
Le monde du football à l'honneur
Du 25 au 29 mars 2012 se tenait la seconde édition de la Copa America organisée par la Liga de Futbol Especial de l'organisme Granja Andar. Créée il y a vingt ans par Raul Lucero, à l'époque professeur d'éducation physique et sportive, l'organisation sociale Granja Andar offre de réelles opportunités aux personnes déficientes mentales notamment dans le domaine du sport et de l'emploi.
C'est en partageant des valeurs communes que l'association HandiCap sur le Monde a accompagné et organisé conjointement cette seconde édition de la Copa America (Coupe d'Amérique du Sud).
Cet événement sportif a pour mission de rassembler plusieurs délégations de pays d'Amérique du Sud pour développer la pratique du football auprès de personnes en situation de handicap.
Vectrice d'inclusion sociale, la mise en place de ce projet titanesque a été pour l'association un événement fort et un spectacle formidable, qui leur a même donné quelques idées de projets dès leur retour en France.
L'emploi, au cœur des préoccupations
En plus de l'organisation de la Copa America, l'association HandiCap sur le Monde a voulu apporter son savoir-faire à l'organisation Granja Andar sur un thème qui leur tenait à coeur:
L'emploi, pour lequel l'organisme argentin a développé au quotidien de nouveaux projets ce qui lui permet d'apporter des compétences aux personnes déficientes mentales.
Comme celle de l'ouverture d'une boulangerie, d'un service de traiteur ou encore la formation d'auxiliaire de vie destinée aux personnes déficientes mentales ont particulièrement touché HandiCap sur le Monde.
Ainsi, les deux fondateurs de l'association, Emmanuelle et Thomas ont travaillé en étroite collaboration avec les membres de Granja Andar pour développer l'emploi au sein de l'organisme et dans des établissements extérieurs.
Un objectif commun et des valeurs partagées par les deux organismes qui rappellent l'idée que les personnes déficientes mentales ont une sensibilité et une écoute plus développée et bien supérieure à d'autres personnes sans handicap ; des compétences essentielles au travail d'auxiliaire de vie par exemple
La Rédaction
L’association Valentin Haüy crée une fondation au service des aveugles et des malvoyants
Forte de son expérience et de son expertise séculaires au service des personnes aveugles et malvoyantes, et conscientes de l'explosion dramatique du handicap visuel, l'Association Valentin Haüy vient de créer une fondation reconnue d'utilité publique et abritante dotée d'un patrimoine à vocation pérenne de près de 100 millions d'euros.
Une Fondation qui selon le communiqué sera située au 7, rue du Général Bertrand à Paris 7, et qui aura pour vocation de mobiliser les capacités financières d'entreprises et de particuliers philanthropes soucieux de répondre au fléau social de la déficience visuelle. Abritante, elle apportera l'appui d'un acteur disposant de moyens financiers et humains étendus, pour promouvoir les volontés de mécènes engagés, et accueillir des associations ou fondations sœurs soucieuses de renforcer leurs actions au service de la grande malvoyance.
C'est une œuvre aux moyens et aux capacités d'actions renforcées, qui naîtra de l'action combinée de la fondation et de son association fondatrice, pour donner l'envie et les moyens de vivre aux dizaines de milliers de nos concitoyens de tous âges qui chaque année perdent la vue.
Une nouvelle organisation dont le Conseil d'Administration de la Fondation rassemble des personnalités fortes, tant professionnels de la cause que déficients visuels militants ou dirigeants du monde des affaires. Les quatre administrateurs nommés par l'association fondatrice, Jean-Marie CIERCO, Secrétaire général et Inspecteur Honoraire des établissements pour déficients visuels, Gérard COLLIOT, Président et Ingénieur, Gérard JEANNIN, Trésorier et Banquier d'Affaires, et Philippe PAUGAM, Vice-Président délégué aux Comités régionaux et locaux, sont rejoints par Pierre ACHACHE, Entrepreneur, Benoît BASSI, Président de BRIDGEPOINT CAPITAL France, William BROWN, avocat et homme d'affaires américains, Muguette DINI, Sénatrice du Rhône, Clara GAYMARD, CEO de General Electric France, Jean-Marc PILPOUL, Éditeur, Dominique SENEQUIER, Présidente du Directoire d'AXA PRIVATE EQUITY et Philippe WAHL, Président du Directoire de la BANQUE POSTALE. Olivier DOUIN, Banquier d'Affaires, a quant à lui été nommé Directeur général bénévole de la Fondation.
La Rédaction
Philippe CROIZON, nouveau parrain de l’association HandiCap sur le Monde « sans aucune modération »
Alors que l'association HandiCap sur le Monde s'apprête à quitter l'Argentine à destination du Pérou, un nouveau membre vient soutenir avec enthousiasme les valeurs véhiculées ainsi que le projet entrepris par l'association en septembre dernier. L'association est heureuse de présenter aujourd'hui son nouveau parrain, Philippe CROIZON, qui annonce supporter avec ardeur les actions de ses deux fondateurs.
« Je soutiens avec force et conviction HandiCap sur le Monde, je trouve cette initiative tout simplement extraordinaire. Voici des jeunes qui s'investissent dans une démarche d'ouverture, expliquer l'inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde. C'est de tout mon cœur que j'encourage Emmanuelle et Thomas, je leur apporte mon soutien, sans aucune modération. Bravo !!! » lance cet homme dont la France entière a admiré le courage et l'obstination.
Un parrain emblématique...
Alors qu'il n'a que 26 ans, Philippe CROIZON reçoit une décharge électrique. Suite à de nombreuses opérations, il est amputé des quatre membres. Cependant, de ce combat, est né une force de caractère et un courage symbolique reflétant la possibilité d'un avenir meilleur pour les personnes en situation de handicap. À travers ses exploits sportifs de haut niveau tels que la traversée de la Manche ou encore relier les cinq continents à la nage dans des conditions extrêmes, Philippe CROIZON répond et défend des valeurs qui lui sont chères et prouve que le handicap peut être oublié au profit du dépassement de soi.
Une collaboration basée sur des valeurs identiques
Un an après avoir réalisé la première étape de son incroyable challenge "Nager au-delà des frontières", le soutien du nageur Philippe CROIZON au projet « tour du monde » est très symbolique pour HandiCap sur le Monde puisqu'il représente et définit les valeurs défendues par l'association.
En effet, les défis extrêmes réalisés par le nageur confirment bien que les personnes en situation de handicap peuvent se dépasser grâce au sport. Par ailleurs, cette collaboration met en évidence d'un point de vue international le lien entre les continents/populations soutenus par l'association ainsi que par Philippe CROIZON, et démontre que le handicap n'est pas un obstacle pour réussir de grands projets.
A propos de HandiCap sur le Monde
Association loi 1901, HandiCap sur le Monde vise à promouvoir les actions destinées à l'intégration des personnes en situation de handicap dans l'emploi et à travers le sport. Encore peu d'actions sont mises en place dans ces domaines. Afin d'améliorer cette situation, il est nécessaire de réaliser des actions ciblées et de les faire partager au plus grand nombre! L'association HandiCap sur le monde a été créée sur ces constats, selon cette volonté d'agir en faveur de l'inclusion des personnes en situation de handicap.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Les Chiens Guides d’Aveugles d’Ile de France recrutent des familles d’accueil
Vous souhaité vous engagé, mais dans cette période difficile économiquement il n'est pas toujours facile de renouvelé son soutien financier. Pourtant des moyens existent, comme celui du statut de famille d'accueil que recherche l'association des Chiens Guides d'Aveugles d'Ile de France, située à Coubert. Celle-ci recherche activement deux familles bénévoles pour accueillir un chiot et participer ainsi à l'éducation d'un futur chien guide d'aveugle.
Ivoire et Ice-Tea, nos deux dernières recrues
En provenance directe du CESECAH (Centre d'Etude, de Sélection et d'Elevage de Chiens Guides d'Aveugles et autres Handicaps) situés à Lezoux (63), Ivoire et Ice-Tea viennent d'étoffer les rangs de nos élèves futurs chiens guides d'aveugles. Ces 2 labradors noirs, frère et sœur, nés le 8 janvier dernier vont, après une courte période d'observation au sein de notre association, être confiés à des familles de tutelle qui seront chargées de leur inculquer les bases de l'éducation, de les socialiser
Devenir chien guide d'aveugle
La formation des chiens guides d'aveugles est exigeante et rigoureuse et se décompose en deux périodes bien spécifiques : Le chiot est placé la première année au sein d'une famille de tutelle, chargée de lui apprendre les bases de l'éducation mais aussi de le socialiser. La famille joue un rôle primordial dans le processus de la formation du chien guide d'aveugle.
Elle lui permet bien entendu de grandir et de s'épanouir dans une atmosphère familiale en partageant des moments de tendresse mais la famille de tutelle va surtout lui apprendre les bases de l'éducation et lui faire découvrir le monde. Habillé d'un petit gilet bleu « Elève chien guide », le chiot découvre peu à peu les lieux où il devra plus tard guider les pas de son futur maitre non ou malvoyant.
Un suivi régulier...
Pour aider les familles de tutelle, les Chiens Guides d'Aveugles d'Ile de France organisent régulièrement des cours individuels et collectifs. Des moments de partage durant lesquels familles et éducateurs peuvent notamment échanger sur les problèmes rencontrés dans l'éducation du chiot.
A l'âge d'un an, le chien devient pensionnaire de l'association et débute sa formation de chien guide, formation dispensée par un éducateur diplômé. Son éducation porte sur l'obéissance, l'évitement des obstacles, les traversées de rues, trouver les passages protégés ou encore certains utilitaires mais aussi emprunter les transports en commun. Après 6 à 9 mois de formation, le chien sera prêt à être remis gratuitement à une personne déficiente visuelle.
Devenir famille de tutelle, c'est aussi s'engager en faveur du handicap visuel et soutenir la cause du chien guide d'aveugle. Pour toutes informations complémentaires, contactez directement l'association au 01 64 06 73 82
Stéphane LAGOUTIERE
HandiCap sur le Monde à la rencontre des Wheel Black de rugby fauteuil en Nouvelle‐Zélande
Cinquième étape d'un parcours de 16 mois autour du monde et d'aventure, voici l'équipe arrivé en Nouvelle‐Zélande ou ces derniers ont rencontré les membres des Wheel Blacks à Auckland. Une rencontre qui a permis aux membre de l'association française de faire connaissance avec l'équipe nationale de rugby fauteuil, les Wheel Blacks, assistant a un entrainement de l'équipe avant un match internationale en Allemagne. Une rencontre qui a permis a HandiCap sur le Monde de découvrir les coulisses de ce sport passionnant et nous fait partager leur rencontre sportive.
Rugby fauteuil : Un sport en pleine ascension
Appelé également quad rugby, le rugby fauteuil reprend les règles combinées de trois sports. En effet, les joueurs se rencontrent sur un terrain de basket, avec un ballon de volley et respectent les principes fondamentaux du rugby. Les équipes étant constituées de quatre joueurs sur le terrain et de huit remplaçants, seuls les contacts entre fauteuils sont autorisés. Fort de son succès aux jeux olympiques de Londres 2012, le rugby fauteuil introduit à Sydney en 2000, ne cesse de gagner de nouveaux adhérents.
Un sport dont les équipes Française forte nombreuse aussi se constitue de plus en plus et comme le rappel HandiCap sur le Monde peine a trouver des financement. Les Wheel Blacks prennent à leur charge la majorité de leurs frais de déplacements pour participer aux compétitions internationales. Une situation que les Français connaisse eux aussi parfois.
Au cœur de l'action avec les Wheel Blacks
Dan Buckingham, l'entraineur des Wheel Blacks a donc convié jeudi 21 février 2013 HandiCap sur le Monde à l'entrainement de son équipe pour vivre cette expérience de l'intérieur. Ainsi Thomas Enfrin, co‐fondateur de l'association HandiCap sur le Monde, s'est équipé tel un joueur de rugby fauteuil et a suivi les exercices physiques auxquels sont soumis les Wheel Blacks : tours de terrain avec plusieurs prises de trajectoires, parcours et passes croisées, montées et descentes sur une pente raide à l'extérieur du gymnase... Ces premiers jeux mettent à rude épreuve les organismes et exigent une force physique importante.
Pour la deuxième partie de l'entraînement c'est en tant que spectateur cette‐fois ci que Thomas a assisté aux exercices stratégiques où des oppositions mêlent phases d'attaque et techniques défensives. Au rugby, et encore plus au rugby fauteuil où le terrain est plus restreint, les contactssont nombreux et les joueurs doivent travailler ces phases de jeu pour créer des automatismes. Les Wheel Blacks se préparent actuellement pour le tournoi en Allemagne qui aura lieu à la fin du mois de mars 2013. Un entraînement stupéfiant et spectaculaire qui met en avant l'agilité et les performances des joueurs. HandiCap sur le Monde a vécu une expérience forte en émotions en assistant à l'entraînement de cette équipe, une équipe chaleureuse et conviviale, heureuse de partager un moment de sport de haut niveau avec l'association.
A propos de HandiCap sur le Monde
Association loi 1901, HandiCap sur le Monde vise à promouvoir les actions destinées à l'intégration des personnes en situation de handicap dans l'emploi et à travers le sport. Encore peu d'actions sont mises en place dans ces domaines. Afin d'améliorer cette situation, il est nécessaire de réaliser des actions ciblées et de les faire partager au plus grand nombre! L'association HandiCap sur le monde a été créée sur ces constats, selon cette volonté d'agir en faveur de l'inclusion des personnes en situation de handicap. Association et son parcours autour du monde que vous pouvez suivre sur les réseaux sociaux également sur Facebook mais aussi sur Twitter ainsi que sur You tube
La Rédaction
HandiCap sur le Monde à la rencontre des Wheel Black en Nouvelle‐Zélande
Cinquième étape d'un parcours de 16 mois autour du monde et d'aventure, voici l'équipe arrivé en Nouvelle‐Zélande ou ces derniers ont rencontré les membres des Wheel Blacks à Auckland. Une rencontre qui a permis aux membre de l'association française de faire connaissance avec l'équipe nationale de rugby fauteuil, les Wheel Blacks, assistant a un entrainement de l'équipe avant un match internationale en Allemagne. Une rencontre qui a permis a HandiCap sur le Monde de découvrir les coulisses de ce sport passionnant et nous fait partager leur rencontre sportive.
Rugby fauteuil : Un sport en pleine ascension
Appelé également quad rugby, le rugby fauteuil reprend les règles combinées de trois sports. En effet, les joueurs se rencontrent sur un terrain de basket, avec un ballon de volley et respectent les principes fondamentaux du rugby. Les équipes étant constituées de quatre joueurs sur le terrain et de huit remplaçants, seuls les contacts entre fauteuils sont autorisés. Fort de son succès aux jeux olympiques de Londres 2012, le rugby fauteuil introduit à Sydney en 2000, ne cesse de gagner de nouveaux adhérents.
Un sport dont les équipes Française forte nombreuse aussi se constitue de plus en plus et comme le rappel HandiCap sur le Monde peine a trouver des financement. Les Wheel Blacks prennent à leur charge la majorité de leurs frais de déplacements pour participer aux compétitions internationales. Une situation que les Français connaisse eux aussi parfois.
Au cœur de l'action avec les Wheel Blacks
Dan Buckingham, l'entraineur des Wheel Blacks a donc convié jeudi 21 février 2013 HandiCap sur le Monde à l'entrainement de son équipe pour vivre cette expérience de l'intérieur. Ainsi Thomas Enfrin, co‐fondateur de l'association HandiCap sur le Monde, s'est équipé tel un joueur de rugby fauteuil et a suivi les exercices physiques auxquels sont soumis les Wheel Blacks : tours de terrain avec plusieurs prises de trajectoires, parcours et passes croisées, montées et descentes sur une pente raide à l'extérieur du gymnase... Ces premiers jeux mettent à rude épreuve les organismes et exigent une force physique importante.
Pour la deuxième partie de l'entraînement c'est en tant que spectateur cette‐fois ci que Thomas a assisté aux exercices stratégiques où des oppositions mêlent phases d'attaque et techniques défensives. Au rugby, et encore plus au rugby fauteuil où le terrain est plus restreint, les contacts sont nombreux et les joueurs doivent travailler ces phases de jeu pour créer des automatismes. Les Wheel Blacks se préparent actuellement pour le tournoi en Allemagne qui aura lieu à la fin du mois de mars 2013. Un entraînement stupéfiant et spectaculaire qui met en avant l'agilité et les performances des joueurs. HandiCap sur le Monde a vécu une expérience forte en émotions en assistant à l'entraînement de cette équipe, une équipe chaleureuse et conviviale, heureuse de partager un moment de sport de haut niveau avec l'association.
A propos de HandiCap sur le Monde
Association loi 1901, HandiCap sur le Monde vise à promouvoir les actions destinées à l'intégration des personnes en situation de handicap dans l'emploi et à travers le sport. Encore peu d'actions sont mises en place dans ces domaines. Afin d'améliorer cette situation, il est nécessaire de réaliser des actions ciblées et de les faire partager au plus grand nombre! L'association HandiCap sur le monde a été créée sur ces constats, selon cette volonté d'agir en faveur de l'inclusion des personnes en situation de handicap. Association et son parcours autour du monde que vous pouvez suivre sur les réseaux sociaux également sur Facebook mais aussi sur Twitter ainsi que sur You tube
L’Unapei milite pour des droits n’ont plus théorique mais effectif dans un nouveau projet associatif
Permettre à une société ou l'égalité et la fraternité, inscrite sur les murs de la république, soit désormais une pratique quotidienne pour les personnes handicapées au sein de la société Français. Un souhait que Christel PRADO présidente de l'Unapei et son directeur Thierry NOUVEL, ont présenté les futures grandes lignes de son projet associatif qui sera voté à l'assemblée générale le 25 mai prochain à Marseille. Un projet qui se veut être près des préoccupations des personnes handicapées, de leurs besoins et rendre effectifs leurs droits. Afin de permettre et évaluer l'ampleur de ses besoins l'Unapei lance le « RDB », l'association qui a annoncé se lancer à nouveau dans la bataille juridique pour que cesse le scandale du droit à compensation des personnes handicapées sans solution.
Un projet global : Un diagnostic unanime...
« Des attentes nouvelles des personnes handicapées et de leurs familles s'appuyant sur les éléments de la conquête de notre mouvement veulent que les « choses » avancent concrètement pour elles, et que s'ouvrent pleinement à elles les portes de notre société » à souligné Christel PRADO dans son introduction. Un projet qui fixera la politique associative pour les cinq ans à venir. Une évolution indispensable pour l'une des premières associations françaises et européennes représentatives du handicap mental après les changements depuis 2007.
Un projet qui a vu le jour par un diagnostic mené d'octobre à décembre 2012 par le cabinet EQR auprès d'un public interne et externe à l'Unapei et les interroger sur son projet politique. Au final ce sont plus de 1000 personnes qui ont ainsi permis de réaliser le diagnostic à travers différentes modalités en fonction des publics interrogés. Un travail dont les cinq principaux axes,(1) portent sur notamment sur l'identité et le positionnement de l'Unapei, la stratégie partenariale et l'ouverture ou le modèle économique. Un dernier va s'engager à compter de février en région, réunissant l'ensemble des associations membres des Urapei,(2)afin d'engager un dernier débat sur la vision de l'Unapei de demain dans le cadre de propositions d'orientations.
Recueillir l'information pour accéder au droit...
Après plus de 50 années de combat pour faire reconnaître les droits des personnes handicapées mentales, l'Unapei souhaite s'adapter aux évolutions sociétales et sectorielles. Être au plus près des préoccupations des personnes handicapées, de leurs besoins et rendre effectifs leurs droits, pour évaluer précisément l'ampleur des besoins non satisfaits et donc des droits bafoués, et pour mieux y répondre aujourd'hui et demain. Pour cela, l'Unapei déploie un outil de recensement des besoins des personnes handicapées sur l'ensemble du territoire le « RDB ».
Le secteur du handicap souffre du manque de chiffres, de statistiques, de données objectives. Combien la France compte-t‐elle de personnes handicapées mentales ? Combien d'enfants handicapés mentaux sont en âge d'être scolarisés ? Combien de personnes handicapées mentales n'ont pas de solution adaptée à leurs besoins ? Combien d'entre elles sont vieillissantes ? Combien faudra-t-il de places en SESSAD d'ici cinq ans ? etc. Ces questions ne trouvent aujourd'hui aucune réponse. Une situation que mettent en avant « l'absence d'outils pertinents », le rapport de l'IGAS et l'IGF réalisé par Laurent VACHEY et Agnès JEANNET sur les « Établissements et services pour personnes handicapées, offres et besoins, modalités de financement » publié en octobre 2012.
Un outil simple, utile et prospectif...
L'outil développé par l'Unapei en partenariat avec l'Adapei 54 est une plate-forme Web de recensement des besoins actuels et futurs d'accompagnement des personnes
handicapées. Il permet de recueillir des données concernant les personnes accueillies au sein des établissements et services, mais également les personnes sans solution recensées par les associations du mouvement Unapei. À terme, il constituera une immense base de données, un observatoire en temps réel sur les besoins actuels et à venir des personnes handicapées qui permettra aux associations d'anticiper et de convaincre les pouvoirs publics à financer tel service plutôt qu'un autre.
L'outil RDB de l'Unapei permet de recenser les besoins suivants : type d'établissements ou de services, d'accueil, la durée de l'accompagnement, les informations administratives (État civil, adresse des parents, prestation de compensation perçue, mesure de protection juridique ...), la nature de la déficience et sa gravité, les troubles associés, l'autonomie de la personne, les besoins en soins (orthophonie, psychomotricité,dentaire...). En outre, il permet d'évaluer les évolutions possibles des besoins à cinq ans. « Nous espérons pouvoir exploiter les données dans le domaine du national à partir de janvier 2014. Il faut que nous nous armions au mieux pour faire valoir le droit des personnes handicapées, pour faire entendre raison aux politiques avec des données objectives et mettre fin aux situations dramatiques des personnes sans solution » à déclarer Christel PRADO.Testée depuis huit ans en Meurthe-et-Moselle, la plateforme a déjà permis à des établissements d'obtenir des moyens supplémentaires, selon la présidente de l'Unapei.
Respect des droits passés du rêve a la réalité !
Un projet qui pour les cinq prochaines années à venir sera guide par le respect de droits pour lequel l'Unapei veut désormais passer du rêve a la réalité. Des personnes handicapées mentales aujourd'hui sans solutions adaptées à leurs besoins sont nombreuses en France. Les raisons sont diverses à leur non pris en charge : leur vieillissement, leur pathologie, leur lieu de résidence... Des hommes et des femmes devenus adultes, condamnés à vivre chez ses parents faute de place en établissement. Comme celui d'Éva autiste et âgée de 18 ans, qui réside dans la Nièvre et dont sa mère devra arrêter de travailler. Un département où les places sont rares et aucune pour Éva. Des parents qui au-delà de l'amour qu'il porte à leur fille vivent un enfer au quotidien. Une situation que l'Unapei veut faire respecter en rendant effectif le droit à compensation des personnes handicapées sans solution. Un droit que Christel PRADO fonde sur le respect de L 114‐1‐1 du code de l'action sociale et des familles, introduite par la loi du 11 février 2005.
Pourtant comme le précise l'article, du code de l'action sociale et des familles : « La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie.
Cette compensation consiste à répondre à ses besoins qu'il s'agisse de l'accueil de la petite enfance, de la scolarité, de l'enseignement, de l'éducation, de l'insertion professionnelle, des aménagements du domicile ou du cadre de travail nécessaire au plein exercice de sa citoyenneté et de sa capacité d'autonomie, du développement ou de l'aménagement de l'offre de service, permettant notamment à l'entourage de la personne handicapée de bénéficier de temps de répit, du développement de groupes d'entraide mutuelle ou de places en établissements spécialisés, des aides de toute nature à la personne ou aux institutions pour vivre en milieu ordinaire ou adapté... ».
Un droit a la compensation qui devrait donc permettre à tous ses parents de bénéficier d'une place dans un établissement approprié aux besoins ou se voir accompagné. Une obligation pour lequel les pouvoirs publics et cela malgré les appels de l'Unapei, le nombre de personnes sans solution, lui ne décroît pas.
l'Unapei rentre dans une bataille juridique...
Une situation qui contraint ainsi l'association à engager une nouvelle fois une procédure juridique contre l'État tout comme pour le droit à l'éducation. « Nous nous sommes battus pour faire progresser les droits de nos enfants handicapés mentaux, maintenant nous nous battons pour leur effectivité. Le manque de solution génère des situations familiales dramatiques. Certaines familles sont dans le désespoir et en danger » souligne Christel PRADO. Une bataille juridique dans lequel l'Unapei souhaite ainsi obtenir de la responsabilité pleine et entière des Conseils généraux, de la Sécurité sociale et de l'État. Et qui lors de la conférence de presse convaincue de l'utilité et de l'importance de son action a précisé que « Lorsque la collectivité ne met pas en place cette compensation, elle est tout simplement hors la loi, explique-t-elle. Il faut sortir les familles de ces situations dramatiques et inacceptables. J'espère que la justice de notre pays en sera digne, et que les droits à la compensation seront, enfin, effectivement mis en place. »
Une action réduite à six dossiers qu'il faut encore choisir, à la fois pour une question de coût, une action d'une telle ampleur nécessitant un budget financier avocat, expert. Des choix, qui se sont portés sur des situations particulièrement symboliques et « surtout pour lequel nous sommes certains de gagner et qui permettront de faire évoluer la jurisprudence pour tous », selon Christel Prado. Des actions judiciaires qui devraient commencer dans le courant du premier semestre 2013.
L'association qui appelle également dans cette action, l'ensemble des familles concernées à saisir le défenseur des droits pour qu'il prenne connaissance de l'ampleur du phénomène et qu'il s'empare de la question. Une action dont l'association dans le N°191 de son magazine consacre a sujet. Des familles qui trouveront toute la procédure et le parcours d'une saisine, avec deux modèles de lettres selon la situation (enfant ou adulte sans solution). Christel PRADO qui a souligné avoir préparé avec Dominique Baudis le dossier affirmant que celui-ci « ne sera certainement pas insensible à la recrudescence de saisines sur ce sujet ». Des familles qui trouveront également un soutien auprès des associations locales.
Stéphane LAGOUTIÉRE
(1) L’identité et le positionnement de l’Unapei - La gouvernance - La visibilité, l’image de l’Unapei - La stratégie partenariale et l’ouverture - Le modèle économique
(2) L’Union régionale des amis parents enfants inadaptés





