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Dix huit établissements supérieurs et douze entreprises franciliennes s’engagent à favoriser l’emploi

Rédigé le 24 Novembre 2015
Un Etudiant en situation de handicap dans un Amphitheatres a Rennes

l'État, l'Agefiph ainsi que dix-huit établissements d'enseignement supérieur et douze grandes entreprises franciliennes pour favoriser l'emploi de jeunes handicapés. Voilà qui pourrait semblée une bonne nouvelle a l'heure ou le taux de chômage des jeunes et des seniors en situation de handicap et ne cesse progresser en France et qui atteint aujourd'hui 23 %. Une convention financé chaque année par un budget de 1 M€.

Une aide-soignante prend un an de prison avec sursis pour des cas de maltraitances sur des personnes souffrant d'alzheimer dans un Ehpad

Rédigé le 24 Novembre 2015
Veilliesse et dependance

Résidents insultés, enfermés ou réveillés pour être changés sans ménagement, une aide-soignante d'un EHPAD de la Loire a été condamnée mardi un an de prison avec sursis pour maltraitance sur des pensionnaires souffrant d'Alzheimer. Le tribunal correctionnel de Roanne a suivi les réquisitions du parquet. Il a ainsi assorti sa condamnation d'une interdiction définitive d'exercer une activité en lien avec des personnes âgées.

Employée depuis 36 ans au sein de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de la Pacaudière, Brigitte BAYON, 55 ans, répondait de « violences habituelles sur personnes vulnérables n'ayant pas entraîné d'ITT ». Les « maltraitances physiques et verbales », les « humiliations » qui se seraient produites durant ses gardes de nuit, entre janvier 2011 et mars 2014, avaient été dénoncées par six collègues de cette déléguée CGT, très bien notée, à l'arrivée de la nouvelle directrice de l'Ehpad, en janvier 2014. Plusieurs d'entre elles avaient d'ailleurs demandé à changer de service car elles ne supportaient plus ses agissements et son côté « autoritaire ».

« Elle est effondrée par sa condamnation », a déclaré à l'AFP son avocat Me Frédéric DOYEZ. A l'audience le 30 septembre, sa cliente avait assuré n'avoir « jamais voulu punir » les pensionnaires. « C'était pour les protéger », avait-elle assuré, concédant avoir peut-être dérapé en raison de la « fatigue et de la charge de travail », étant « seule la nuit » avec une auxiliaire de santé pour s'occuper de 82 résidents.

Dans son réquisitoire, le substitut du procureur Jean-Christophe MICHARD avait requis douze mois avec sursis, ce 29 septembre à Roanne (Loire), évoquant les « témoignages constants et précis" des collègues de l'aide-soignante, estimant qu'on était « clairement sur la brutalité et la brusquerie ». Une enquête administrative avait été diligentée et le dossier transmis à l'Agence régionale de santé et au parquet de Saint-Étienne. Les familles de 26 pensionnaires avaient alors porté plainte, mais la plupart d'entre eux n'ont pu être entendus.

Une femme qui en 2008, Brigitte Bayon avait déjà fait l'objet d'une enquête administrative à la suite d'une dénonciation de maltraitances de la part d'une collègue, mais l'ARS avait conclu à des accusations infondées dans un contexte de "jalousie non avouée des équipes de nuit".

Au cours de ce nouveau procès, l'avocat de Brigitte Bayon a dénoncé les "excès" de ses accusatrices pour la faire passer pour «une femme cruelle et sadique».

Un manque de cruel de personnelle...

«Le manque de personnel peut [évidemment] favoriser ces situations», avait commenté sur le plateau du Magazine de la santé Annie de Vivie, fondatrice du site AgeVillage.com. «Et ce qui va les favoriser d'autant plus est le manque de formation de ces salariés, qui sont visiblement complètement démunis par rapport aux comportements d'agitation, face aux refus de soins, face aux comportements dérangeants de patients».

Le manque d'encadrement, ainsi que le manque de vision de l'établissement sont également mis en cause par Annie de Vivie. «Si on s'indigne et si on est clair sur le « non-silence », logiquement, on doit pouvoir immédiatement repérer les situations de fragilité, d'incidents, et on doit immédiatement les signaler et les traiter. Si ce n'est pas fait, cela veut dire que l'on a un souci de vision dans la structure».

Un numero d'urgence....

Les familles appellent de plus en plus le 3977 (le numéro national qui centralise les demandes relatives à ces maltraitances sur personnes âgées ou handicapées). Annie de Vivie appelle à ce que ces établissements soient plus ouverts. "On a, en France, des établissements qui vont vers la labellisation, par le label Humanitude, parce que l'on peut prendre soin des personnes, 24h/24, dans de bonnes conditions."

La Rédaction / Avec AFP

Kone réaffirme son engagement en faveur des personnes en situation de handicap

Rédigé le 23 Novembre 2015
Campagne KONE pour la formation des salaries en situation de handicap

Kone, leader mondial de l'industrie des ascenseurs, des escaliers mécaniques et des portes automatiques, annonce attaché une importance toute particulère à l'accompagnement, à l'intégration et à l'emploi des personnes en situation de handicap. Leur objectif est d'accélérer l'emploi des handicapés. En France, 452 700 personnes handicapées sont sans emploi, cela correspond au double de la moyenne française. Kone souhaite y remédier en favorisant l'insertion et le maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap. Avec un taux d'emploi de 3,68%, leur objectif est de se rapprocher des 6% afin de devenir un employeur référent.

Le Téléthon délocalisé à Longchamp pour des raisons de sécurité

Rédigé le 23 Novembre 2015
Le Parrain du Telethon 2015 entoure par les ambassadeurs

Le Téléthon, prévu les 4 et 5 décembre prochains, a été déplacé du Champ-de-Mars à l'Hippodrome de Longchamp, dans l'ouest parisien, pour des raisons de sécurité, a annoncé France Télévisions. Si le plateau a été délocalisé, le compteur quant à lui sera bien présent comme l'an passé à la Tour Eiffel. On avait craint un moment que le Téléthon 2015 soit annulé. En raison de l'État d'urgence instauré par le président de la République, François HOLLANDE, tout rassemblement pouvait être interdit dans la capitale. Mais l'édition 2015 aura bien lieu mais l'émission se déroulera à l'Hippodrome de Longchamp afin d'assurer la pleine sécurité de tout le monde.

Le Défenseur des droits dénonce la situation doublement vulnérable des enfants handicapées dans son rapport

Rédigé le 20 Novembre 2015
Couverture partielle_du_Rapport_Handicap_et_protection_de_l_enfance_publie_par_le_defenseur_des_droits

À l'occasion de la journée internationale des droits de l'enfance, qui a lieu ce vendredi 20 novembre 2015, le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, et son adjointe en charge des enfants, Geneviève AVENARD, rendent public, ce jour, leur rapport annuel sur les droits de l'enfant. Saisi de multiples réclamations de parents, d'associations ou de professionnels, il a voulu consacrer son rapport sur un sujet peu connu et peu traité : .

Passerelle Handicap, une voie privilégiée vers l'enseignement supérieur pour les personnes handicapées

Rédigé le 19 Novembre 2015
Un Etudiant en situation de handicap non voyant a l Universite de Lyon en 2009

À l'occasion de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (SEPH), qui se déroule du 16 au 22 novembre, l'Association Passerelle, convaincue que « la différence n'est pas un handicap », a mis en place le « concours post-bac handicap ». Un dispositif innovant qui reste la voie d'admission privilégiée des personnes en situation de handicap car il est vraiment un tremplin vers l'accès à l'emploi.

Le Tribunal correctionnel de Nancy déboute une tétraplégique de sa plainte contre la MDPH de Nancy

Rédigé le 19 Novembre 2015
Laurence LEMAITRE tetraplegique et son compagnon

L'affaire avait commencé en octobre 2014 après que la MDPH de Nancy avait réduit 22 heures par jour à moins de 10 h. Une décision que Laurence LEMAITRE tétraplégique âgée aujourd'hui de 34 ans avait refusée. Elle est alors contrainte de licencier deux de ses assistantes. Elle ne peut plus compter que sur deux personnes, dont son conjoint. Mme LEMAITRE décide porte plainte, en engageant une procédure pénale pour faire condamner la MDPH de Nancy sur le fondement de « délaissement de personne vulnérable » sans que son état de santé ne se soit amélioré. Représenté par Me Alexandra GREVIN, lors du procès qui avait lieu le 2 novembre dernier, le Tribunal Correctionnel après deux semaines de réflexion a tranché, celui-ci a prononcé la relaxe de la MDPH.

Pour l'avocat de la MDPH représenté par Me Bruno ZILLIG, celui avait déclaré dans le journal l'Est républicain, avait justifié « ce tour de vis par le déménagement de Laurence Lemaître vers un logement adapté à son handicap. Il y avait donc moins besoin de l'aider. D'autant moins que la trentenaire vit maintenant avec un compagnon qui est susceptible de l'assister au quotidien. ». Reste que la MDPH ne c'est peut être pas posé la question que cette homme avait lui aussi une activité professionnelle ?

Lors de l'audience, le vice-procureur Journo n'avait, lui, requis aucune peine. Une décision qui a provoqué la colère de Laurence LEMAITRE, qui attend la signification du jugement ainsi que son avocate. La décision de faire appel n'est pas encore prise, il faut attendre de voir comment le jugement a été motivé et sur quels fondements la plainte a été rejetée, mais la victime affirme « être dans son bon droit ».

Une affaire qui se poursuit devant la justice sociale...

La victime qui affirme être dans son bon droit, avait en effet obtenu gain de cause dans une décision rendue fin février 2015 par le Tribunal du contentieux de l'incapacité de Nancy affirmant dans son jugement que les raisons invoquées par la MDPH pour la diminution des aides humaines, n'étaient pas justifiées. Laurence LEMAITRE aurait du récupérer ces heures. Mais la MDPH de Meurthe-et-Moselle ni présente à l'audience et qui n'a pas présenté d'observations écrites, a fait appel de la décision.

Une situation qui a eu pour effet de ne pas pouvoir récupérer les 22 h quel bénéficiait auparavant et laisse cette femme de 34 ans totalement désemparer face a une procédure qui peut durer jusqu'à deux ans. Une attente qui place Laurence LEMAITRE, dans l'attente de la décision de Cour nationale de l'incapacité d'Amiens, sans aides suffisantes, une situation qui, selon elle, la met en danger.

Des affaires similaires... ?

Depuis le début de l'année 2015, trois cas similaires à l'histoire de Laurence Lemaître ont été recensés par l'avocat. "Deux affaires concernent la prestation de compensation pour un adulte et une autre l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé".

Des situations qui à provoquée également depuis plusieurs mois l'inquiétude des associations comme celle de l'APF qui avait le 14 octobre 2015, lors d'un rassemblement devant le ministère de la Santé, une pétition intitulée "Touche pas à ma MDPH". Cette pétition, lancée depuis le mois de mars, a recueilli 34.000 signatures.

Une situation dont certains affirment également que la décision de la MDPH est peut être également dû aux restrictions des dotations de l'État envers les collectivités territoriales, on peut s'interroger sur les conséquences directes auprès des structures départementales qui ont de plus en plus de mal à assumer leurs dépenses de fonctionnement. Dans le cas de la Meurthe-et-Moselle, les dotations de l'État n'ont pas diminué, mais ce sont les demandes d'aides qui augmentent, notamment concernant la prestation de compensation du handicap.

Stéphane LAGOUTIÉRE