Accéder au contenu principal

ARRET MALADIE : Les députés votent lors du PLFSS la réduction des arrêts maladies pour freiner leur progression

Un médecin généraliste rédigeant un arrêt de travail © FHI 2025

Les arrêts de travail désormais et limités dans le temps c'était une volonté du gouvernement. Les députés seront tombés d'accord pour durcir les règles et faire des économies mais sans limiter autant que le souhaité le gouvernement au départ. Des arrêts qui seraient désormais limité à un mois maximum pour un premier arrêt et deux mois en cas de renouvellement jusqu'à présent il n'y avait aucune règle sur la durée en la matière.Les députés qui avait la veille voté une partie du PLFSS 2026 le 8 novembre adoptée avec 176 voix pour et 161 contre.

Alors que le gouvernement avait initialement souhaité pouvoir fixer cette limite par décret, à 15 jours pour un premier arrêt de travail prescrit par un médecin de ville et 30 jours à l’hôpital. Mais un amendement n°678, déposés par les Groupe Socialiste a été adopté, notamment par Mme Sandrine RUNEL M. Joël AVIRAGNET M. Jérôme GUEDJ a été adopté, pour que la durée soit d’un mois dans les deux cas, et que cette durée soit inscriteLe député socialiste expliquant sa teneur en faux au député LFI et lui confirmant que les médecins conserveront leurs droits de prolongations © Capture écran Assemblée nationale 2025 dans la loi et non laissée à la main de l’exécutif. Il s’agissait d’un amendement de repli, les socialistes ayant initialement souhaité, comme les communistes, les Écologistes et LFI, supprimer la mesure. Un vote obtenu le 9 novembre en fin soirée a 177 pour et 42 voix contre sur 219 suffrages exprimés. 

« En zone sous-dotée en médecins, (...) une personne malade retournera au travail faute d’avoir pu trouver un nouveau rendez-vous chez le médecin pour prolonger son arrêt », avait alerté la députée PS Sandrine RUNEL. « Cet article introduit une logique de suspicion à l’égard des soignants et des assurés », a également critiqué Paul-André COLOMBANI, député du groupe indépendant LIOT. Le vote permettra donc ainsi aux médecins toutefois déroger au plafond prévu « au regard de la situation du patient » et en le justifiant sur leur prescription.

Objectif selon la ministre de la Santé, Stéphanie RIST de cette mesure adoptée à l'Assemblée nationale freiner la croissance des dépensesLa ministre de la santé Stéphanie RIST rappelant que les droits des médecins seront maintenu et les efforts consentis en commission  © Capture écran Assemblée nationale 2025 d’indemnités journalières liées à l'explosion des arrêts de travail pour un 11 Mds€ par an en augmentation de plus 6 % par an depuis 5 ans a fait valoir la ministre.

Selon un rapport annexé au projet de budget du PLFSS 2026, indique que la mesure aura « pour conséquence d’augmenter le nombre de consultations médicales ». Mais revenir plus fréquemment chez le médecin « va permettre un suivi et donc une meilleure prise en charge du patient », a défendu Stéphanie RIST, qui s’est montrée ouverte à l’amendement socialiste en faisant valoir sa vertu de « simplification ». Un sentiment que le dont le principal syndicat de généralistes libéraux en France et sa présidente, « une vertu que ne partage totalement pas ».

Concernant la durée maximale d’arrêt maladie n’est pas aujourd’hui prévue, bien que des recommandations existent pour certaines pathologies, avec des durées indicatives. Les assurés sont par ailleurs soumis à un plafond de 360 jours d’indemnités journalières sur trois ans.

Une mauvaise mesure ? ….
Selon Frédéric BIZARD économiste spécialiste de la Santé « est ce qu'on va limiter le risque d'abus sur les arrêts maladie non ! Parce que les abus sont sur les périodes de courte durée. Et quand on est sur des périodes de longue durée on va dire au-delà de 15 jours au-delà d'un mois on a Vote du PLFSS 2026 le 9 novembre 2025 a l'Assemblée nationale pour les articles de 28 a 30 avec 219 suffrage exprimés, majorité absolue 110, pour 177 contre 42 © Capture écran Assemblée nationale 2025vraiment affaire à des gens réellement malades qui ont des pathologies chroniques qui ont qui sont insuffisants cardiaques qui ont du diabète qui ont des choses qui sont considérées comme étant graves ».

Une campagne lancée par CPAM
L’Assurance maladie qui avait lancé ces dernières semaines une nouvelle campagne de « mise sous objectif » des médecins généralistes les plus prescripteurs de journées d’arrêt maladie. Elle prend contact auprès de ces praticiens et lance une procédure visant à ce qu’ils s’engagent à baisser, en général de 20 % selon le syndicat MG France, le nombre de jours d’arrêts maladie qu’ils prescrivent. « Ce qui nous pose un problème, c’est que cette nouvelle campagne ne vise que les arrêts longs », avait expliqué le 19 juin dernier dans une conférence de presse le Dr Agnès GIANNOTTI, présidente du principal syndicat de généralistes libéraux en France.

Un article 28 concernant les arrêts maladies qui aura donc finalement adopté, reste a savoir si le texte sera maintenu par les Sénateurs et qu’il revient de l’étudié à leurs tours, les modalités de l’article.

 

 

Rédacteur(s) : Stéphane LAGOUTIÉRE
Source(s) : Assemblée nationale / Partis socialiste 
Catégorie : FINANCE PUBLIQUE/BUDGET
Publication : 10/11/2025
SénateursParlementSénatSécurité socialeAssemblée nationaleBudgetPLFSSFinancementFinance publiqueOlivier FAUREParti Socialiste

Articles en relation

ARRET MALADIE : Les députés votent lors du PLFSS la réduction des arrêts maladies pour freiner leur progression

Les arrêts de travail désormais et limités dans le temps c'était une volonté du gouvernement. Les députés seront tombés d'accord pour durcir les règles et faire des économies mais sans limiter autant que le souhaité le gouvernement au départ. Des arrêts qui seraient désormais limité à un mois maximum pour un premier arrêt et deux mois en cas de renouvellement jusqu'à présent il n'y avait aucune règle sur la durée en la matière.Les députés qui avait la veille voté une partie du PLFSS 2026 le 8 novembre adoptée avec 176 voix pour et 161 contre.

Débats en commission des finances sur le budget : une ambiance électrique plus 1521 amendements déposés

En France les députés ont commencé ce matin en commission l'examen de 1521 amendements quand a été déposée dans le cadre du projet de loi de finances 2026 Un budget présenté par Sébastien LECORNU et que les parlementaires Francais devront impérativement être adopté avant le 31 décembre prochain les débats s'ouvriront vendredi dans l'hémicycle. Faute de quoi la copie du gouvernement sera adopté telle que présenté par le Gouvernement.

Vers la réduction des accidents du travail et maladies professionnelles : Au cœur d’une polémique !!!

Présenté en Conseil des ministres le nouveau projet de loi de la Sécurité sociale pour 2024 le 27 septembre dernier, prévoit notamment dans son article 39 de réaffirmer la nature duale de la rente versée à la victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Revenant à la fois sur accord national interprofessionnel adopté en mai dernier, mais aussi arrêts rendus en janvier par la Cour de cassation. Mais associations de victimes et syndicats signataires de l’accord sur lequel s’appuie l’exécutif, sont vent debout.

La PSAD s’intérroge sur un possible coup d’arrêt de la prise en charge a domicile

Après le comité d’entente associatif adressant une lettre ouverte aux parlementaires sur les ressources (AAH, Pension, Rentes), c’est désormais la Fédération des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD) qui exprime sa « vive inquiétude » vis-à-vis des mesures envisagées par le gouvernement dans le PLFSS pour 2018. La Fédération qui estime que l’effort de 100M€ dans le cadre du plan d’économie, estime que « l’article 41, définissant une enveloppe de dépense maximale au-delà de laquelle ils subiront une baisse de prix unilatérale, limitant de fait le nombre de patients pouvant être pris en charge à domicile...» souligne Charles-Henri des Villettes, Président de la PSAD

Economie Sociale et Solidaire et PLF 2018, Bernard DEVERT adresse une lettre aux parlementaires

Alors que les députés et sénateurs étudient actuellement le projet de loi de Finances 2018, certains ont décidé de faire entendre leurs voix comme Bernard DEVERT, ancien agent immobilier devenu prêtre et fondateur du mouvement Habitat et Humanisme en 1985, qui a demandé aux parlementaires dans une lettre ouverte de maintenir l’équilibre dont celui-ci a besoin face aux attentes importantes dans ce secteur. Les entreprises sociales et solidaires, fondées sur un principe d’utilité sociale et représentant aujourd’hui plus de 10 % de l’emploi, demandent davantage de moyens pour une politique plus ambitieuse.

L’Unapei interpelle les parlementaires dans une lettre ouverte sur les ressources des personnes handicapées

Alors que le Débat du projet de loi du financement de la sécurité sociale 2018 (PLFSS) est en cours de discussion. Un projet de loi dont le Comité d’entente et l’Unapei craignent qu’un certain nombre d’entre elles si elles étaient adoptées comme pour l’AAH, les pensions ou les rentes, puisse entrainé un réel recul des droits des personnes en situation de handicap et une aggravation de leur précarité.