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Le gouvernement publie le décret et son arrêté pour le versement d’une nouvelle prime pour les AESH Référents

Un enfants autiste avec une AESH dans une école pilote de paris 6e041

Alors que la CGT Éduc'action mais aussi l’intersyndicale dénonce « le mépris du gouvernent » face a ce personnel pourtant indispensable a l’éducation des enfants en situation de handicap. Le gouvernement à publier le 23 octobre dernier le décret n° 2020-1287 et son arrêté fixant le montant de l'indemnité de fonctions particulières allouée aux accompagnants des élèves en situation de handicap exerçant les missions de référent prévues à l'article L. 917-1 du code de l'éducation. Une nouvelle indemnité de 600 bruts par an versé rétroactivement a partir du 1er septembre.

Favoriser une école inclusive ?
Versé rétroactivement a partir du 1er septembre, cette prime, annonce le ministère de l’Education nationale, a la volonté d’exprimer « une meilleure reconnaissance du métier d’accompagnant et de la place de ces professionnels au sein de la communauté éducative ». Le ministère qui explique celle-ci constitue l’aboutissement de la création de la fonction d’AESH référents par la loi n°2019-791 du 26 juillet 2019 pour une École de la confiance. Elle reconnaît pleinement les AESH référents qui remplissent une mission essentielle d’appui et d’accompagnement de leurs pairs au service de l’école inclusive, définie par un arrêté ministériel publié le 29 juillet 2020.

Le ministère qui se vante de nouvelles réalisations intervenues en 2020 comme celle selon l’éducation nationale « pour renforcer le dialogue social », avec la création un comité national consultatif des AESH au plan national, adossé au comité technique ministériel, installé en début d’année et réuni à cinq reprises. Ainsi que la création d’un guide RH pour mieux accompagner les agents, issu de la concertation au sein du comité national consultatif, et publié le 2 juillet dernier.

Une prime « notoirement insuffisante »…
Selon le syndicat de la CGT Éduc'action mais aussi de l’intersyndicale cette prime nouvelle indemnité, qui fait suite à cette loi « prétendue comme une avancée », mais jugé par les syndicats « comme une régression déguisé ». Une prime dont la CGT estime comme « notoirement insuffisante », et « ne compense pas les dépenses des personnels et ne peut pas être considérée comme une revalorisation, comme le fait le ministère. Un avis partagé par la Hélène ELOUARD, représentante du Collectif AESH National CGT Éduc'action. Le syndicat qui espérait non pas 50 mais 150 € par mois, accompagnés d'un indice d'au moins deux échelons supérieurs à l'indice précédent. Déplorant cette « faible ligne budgétaire », il réclame un vrai « choix politique ».

Une précarité toujours présente…
Concernant ce guide, La CGT Éduc’ation « estime que les AESH doivent avoir d’autres précisions sur ce qui n’est pas mentionné dans ce guide, ainsi que sur certains points de vigilance. Cela pourra permettre aux AESH d’exercer un regard critique sur la politique inclusive et d’avoir quelques outils nécessaires à la connaissance et l’application de leurs droits ».

À ce jour, plus de 100 000 AESH, la plupart ayant des temps partiels imposés, travaillent quotidiennement pour un salaire de misère, dans des conditions dégradées et sans aucune reconnaissance. Une prime qui ne ferra que tres superficiellement d’améliorer leurs conditions financière.

Une reconnaissance loin d’être une réalité comme veut le faire croire le ministère de l’éducation nationale comme le prouve actuellement une crise que traverse des accompagnant d’élèves en situation de handicap au sein des écoles de Lanta et Caraman. « Ils sont en train de tout foutre en l'air ! Nous avons des contrats de 24 heures pour venir en aide à un ou deux enfants » affirme l’une d’elle. Des professionnelles dénoncent « la nouvelle organisation mise en place en cette période de rentrée scolaire par l’Académie de Toulouse et qui se traduit selon elles par un « accompagnement au rabais des élèves ».

L’Academie leurs ayant annoncée à plusieurs des ces AESH quelques avant leurs obligations de changer d’établissement pour aider de nouveaux élèves dans le cadre d’une réorganisation qui va obliger chacune d’entre elles à s’occuper d’un plus grand nombre d’enfants que ce qui était le cas jusqu’à présent.

Quelles missions pour les AESH Référents
Les AESH référents ont un contrat ou avenant qui précise leurs heures. Ces dernières sont laissées à l'appréciation des employeurs locaux (DSDEN) selon les missions à effectuer. L'AESH référent n'occupe donc pas toujours un emploi à temps plein. Il n'est en aucun cas le supérieur hiérarchique des autres AESH. Les candidats intéressés sont invités à postuler à ce poste.

Du personnel dont les missions peuvent s’exprimer sous plusieurs formes telle que Les missions de référent peuvent recouvrir plusieurs formes :

  • L’ appui méthodologique aux AESH de leur secteur géographique : partage de gestes professionnels, conseils personnalisés, diffusion d'outils ;
  • Le soutien spécifique aux AESH nouvellement recrutés en vue de faciliter leur prise de fonctions et leur appartenance à la communauté éducative
  • La contributions aux travaux conduits à l'échelon départemental, académique ou national en vue de mutualiser les bonnes pratiques et outils en matière d'accompagnement d'élèves en situation de handicap
  • La contributions aux actions de formation suivies par les AESH.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : Gouverment / Syndicat CGT Éduc'action / Intersyndicale 2020

Catégorie : LOIS & DECRETS
Publication : 26/10/2020
SyndicatsÉducationMinistère de l'Education nationaleDécretIntersyndicaleAESHAVS

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