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Les universités accusées de payer les vigiles en charge de la sécurité avec les fonds destinés au handicap

Najat Belkacem, ministre de l'Éducation nationale,à la Conférence des Présidents des Universités le 31 août 2016 © Ministère de l’éducation / Gouvernent.fr 2016

À la veille de la rentrée université, voilà qu’une fois de plus le gouvernement Français n’hésite pas à nouveau à vider les caisses des organismes en charge du handicap, après l’AGEFIPH ou le FIPHFP. Dans un Tweet signé Najat Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, le 31 août 2016 précisant que « La rentrée se fera dans des conditions de sécurité renforcée. Nous apporterons 30 M€ pour cela ». Une sécurité des étudiants qui se fera une fois de plus sur le dos des personnes handicapées, et qui a provoqué une colère générale dans le monde associatif, comme chez les étudiants handicapés qui ne sont que 2 %, financé par les fonds du handicap !

Un choix justifié selon la ministre...
Une nouvelle fois ce sont des fonds en l’occurrence ceux pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique qui servira provisoirement à financer des mesures de sécurité dans les universités alors que ces derniers déjà en difficulté selon le dernier rapport financier. «Il nous fallait dégager une marge de manœuvre budgétaire pour sécuriser les universités. Nous avons fait ce choix, car il n’aura pas d’impact sur l’insertion des personnes handicapées : les réserves du fonds s’élèvent à 400 millions d’euros», justifie le cabinet de Najat VALLAUD-BELKACEM.

A l’occasion de son discours lors de la Conférence des présidents d’université (CPU), la ministre ayant annoncé que pour cette année, équivalente à 30 M€, ne serait pas réclamée... Un montant correspondant a une amende que tous les établissements publics et les entreprises privées, sont tenus de verser s’il ne respecte pas le taux légal de 6 % de travailleurs handicapés dans leur structure. Une honte quand ont sait que le ministère et lui-même directement responsable de la baisse du taux national dans la fonction publique d’état selon le dernier rapport du FIPHFP publié en 2016, cela à cause de statut dérogatoire qui date de 2005.

Pour preuve le taux aujourd’hui seul 1,6 % des agents publics dans les universités était en situation de handicap en 2012, contre 0,9 % en 2010 selon les chiffres du FIPHFP.

Un détournement pourtant autorisé...
Une décision pour lequel le président CPU, Jean-Loup SALZMANN, ce dit pourtant « soulagé », ne voyant dans le détournement de ces fonds à l’origine réservés aux travailleurs handicapés, qui selon le Figaro attendait cette mesure depuis un an au prétexte que la conjoncture financière des universités s'aggrave d'année en année. Un procédé budgétaire qui n'est assurément pas du goût des étudiants et personnes handicapées...

L’entourage de la ministre qui fait semblant une nouvelle fois de ne pas comprendre les raisons des critiques et des polémiques comme celle de à l’image de ce cri de colère d’un enseignant-chercheur dans Libé pour lequel «Cette décision nous a semblé la plus efficace et la plus immédiate, insiste le cabinet. D’autant qu’elle ne porte pas atteinte à l’emploi des personnes handicapées. Nous faisons par ailleurs des efforts permanents pour l’insertion de ces personnes»

Des prélèvements à la chaîne...
Un prélèvement qui n’est pas une première pour ce gouvernement pour ce gouvernement puisque cet organisme avait déjà vu une partie des ses réserves réduites de près de 30 M€ en 2014 et de près de 50 M€ pour les comptes de l’AGEFIPH qui gère elle le secteur privé destiné a financé une partie des contrats aidés dont que très peu bénéficier les travailleurs handicapés.
Un comportement qu’avait également utilisé le gouvernement de Nicolas SARKOSY en 2008. Marie-Anne MONTCHAMP, pourtant ancienne déléguée aux personnes handicapées de ce mêmes gouvernement et présidente d'Entreprises et handicap, mais aujourd’hui, mais soutenant l’ancien Président pour les primaires de droite d’oublier ses ponctions en déclarant que « la politique d'emploi en faveur de nos compatriotes handicapés ne peut en aucun cas être la variable d'ajustement des autres politiques publiques ».

La Rédaction

Catégorie : ÉTUDE SUPÉRIEURE
Publication : 05/09/2016

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