Le premier réseau mondial des universités et des grandes écoles pour l'inclusion des personnes handicapées lancé à Paris
Le 8 avril dernier à Paris, sous l'impulsion de Handicap International et de l’institut Harkin, universités, grandes écoles et instituts d'enseignement supérieur du monde entier ont posé les bases du premier réseau mondial Global University Disability and Inclusion Network (GUDIN). Un réseau destiné à mieux penser l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants handicapés. Une nécessité également en France quand ont sais que moins de 2 % des élèves en situation arrive à accéder au étude supérieur. Avec plus d’un milliard de personnes son aujourd'hui en situation de handicap dans le monde, ces derniers son sous-représentées dans l'enseignement supérieur, voir quasiment inexistantes, elles sont les grandes oubliées de la vie étudiante.
Enseignement supérieur & handicap : le maillon manquant
Comme l’éducation primaire et l’emploi, l’enseignement supérieur est un droit universellement reconnu y compris dans la convention internationale des personnes handicapés. Un droit qui continue pourtant encore d’être refusé à des millions de personnes handicapées. Une situation a l’origine du principal facteur d’exclusion dans l’emploi. Privés d’accès à l’éducation, plus de 32 millions d’enfants handicapés sont aujourd'hui exclus de l’école et n’ont, par effet domino, pas accès à l’enseignement supérieur.
Pour les rares personnes en situation de handicap qui y parviennent, d’autres difficultés apparaissent : la prédominance des préjugés et l’inadaptation des universités et des structures de la vie étudiante aux handicaps. En France comme l’indique la commissaire dans son rapport sur la situation en France le 14 mars dernier, l’accessibilité reste une des raisons, auxquelles s’ajoute des suppressions de financement. Ainsi l’ancienne Ministre de l’éducation nationale en 2017 Najat BELKACEM, apporter 30 M€ supplémentaires pour la sécurisation des universités sur les fonds du FIPHFP.
« L'accès aux études supérieures est aujourd'hui le maillon manquant dans le parcours des personnes handicapées vers l'emploi. C'est la conséquence d'un manque d'engagement des acteurs de l'enseignement supérieur depuis des décennies. » estime Hervé BERNARD, Directeur de l'inclusion socio-professionnelle de Handicap International. L’enjeu est pourtant immense. Aujourd'hui le taux de qualification extrêmement faible des personnes en situation de handicap ne leur permet pas d’accéder à des emplois durables et dignes. Dans le même temps, les entreprises qui souhaitent intégrer des personnes handicapées ne parviennent pas à recruter sur des métiers à haute expertise.
Fédérer les acteurs de l'enseignement supérieur autour d'un réseau mondial
Quels sont les facteurs d'exclusion qui affectent la capacité des établissements d ' enseignement supérieur à intégrer davantage les étudiants handicapés ? Est-il possible de définir une vision commune, partagée et globale d’un système d'enseignement supérieur inclusif ? Autant de questions débattues le 8 avril dernier dans l'amphithéâtre du Conseil Régional d'Ile-de-France qui réunissait 60 participants issus des universités, des grandes écoles et des instituts d'enseignement du monde entier (France, Canada, Sénégal, Autriche, Sierra Leone, Palestine, Bangladesh, Égypte, Chine, Sénégal...)
Au terme de tables rondes qui ont permis d’échanger sur les bonnes pratiques déjà mises en œuvre (ex : La conférence des Grandes écoles, l'INSA Lyon, Association on Higher Education And Disability...), les participants ont posé cinq objectifs essentiels à ce nouveau réseau mondial GUDIN (Global University Disability and Inclusion Network) en français Réseau universitaire mondial sur le handicap et l'inclusion.
Le premier consistant a la création d’un échange et d’un partage d’nformations et de bonnes pratiques en matière d'inclusion des personnes handicapées dans l’enseignement supérieur. Le second étant de travailler à la construction d’un plaidoyer commun au niveau national et international. Mais aussi d’être une force de conseil et de ressources pour améliorer l’accessibilité et les pratiques pédagogiques des établissements de l’enseignement supérieur. Le quatrième étant de structurer et accompagner la collecte de données sur l’accès des étudiants handicapés aux études supérieures. Enfin celle d’améliorer la visibilité des départements qui travaillent sur les questions de handicap au sein des universités.
Pour cette première année d’existence, c’est l'Association on Higher Education And Disability qui prendra la présidence du réseau avec l’appui de Handicap International. Pour rappel le 24 janvier 2018, le réseau mondial Handicap International est devenu Humanité &Inclusion. Ce réseau comprend des associations nationales, qui s’appellent « Handicap International » dans les pays d'Europe continentale (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg et Suisse) et « Humanité & Inclusion » au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce réseau est également constitué d'une Fédération qui met en œuvre des projets dans une soixantaine de pays, sous les noms « Humanité & Inclusion », « Handicap International » ou « Atlas Logistique »
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : ONG Handicap International 2019
Publication : 09/04/2019
Adhérez à l'association
Categories
- ÉTUDE & RECHERCHE SCIENTIFIQUE 36
- HABITAT SOCIAL & LOGEMENT 39
- PROTECTION SOCIALE 14
- MALADIE PROFESSIONNELLE 24
- SOCIAL 44
- SANTÉ PUBLIQUE 59
- SANTÉ 53
- SÉCURITÉ SANITAIRE 14
- SÉCURITÉ SOCIALE - PLFSS 26
- SERVICE PUBLIC 26
- SOCIO-SANITAIRE 8
- INNOVATION & RECHERCHE 95
- ÉDUCATION & ÉDUCATION SPÉCIALISÉ 66
- EXPERTISE JURIDIQUE 1
- ÉTUDE SUPÉRIEURE 40
- SONDAGES/STATISTIQUES 0
Articles en relation
Mobilité internationale des étudiants : Treize bourses pour compenser les surcoûts en situation de handicap
Ce jeudi 4 juillet 2019, la Conférence des grandes écoles (CGE) et la Mission Handicap Assurance (MHA) ont remis à treize étudiants en situation de handicap des bourses d’encouragement à la mobilité internationale. Une cérémonie à l’Hôtel de Lassay, en présence Richard FERRAND, Président de l’Assemblée nationale et Sophie CLUZEL, Secrétaire d'État en charge du handicap. Auquel aura participé la CGE représentée par Yves POILANE, Président de la commission Relations Internationales. Une belle cérémonie qui cache avant tout une réalité celle de la présence des étudiants en situation de handicap qui sont moins de 2 % à pouvoir accéder a étude supérieur en 2018.
Aphasie et téléphone : création du premier diplôme universitaire pour accompagnants
Alors que l’année scolaire se termine et que les bacheliers se prépare à passer leurs examens de fin d’étude. D’autres prépare déjà ce que sera l’année scolaire ou universitaire 2019-2020 avec la création premier diplôme universitaire de formation des accompagnants chargés d'assister les personnes aphasiques lors de leur conversation téléphonique. Une initiative soutenue par la Fédération française des télécoms auprès de la fédération nationale des aphasiques de France. Un nouveau diplôme dont les inscriptions sont elle disponible.
Le premier réseau mondial des universités et des grandes écoles pour l'inclusion des personnes handicapées lancé à Paris
Le 8 avril dernier à Paris, sous l'impulsion de Handicap International et de l’institut Harkin, universités, grandes écoles et instituts d'enseignement supérieur du monde entier ont posé les bases du premier réseau mondial Global University Disability and Inclusion Network (GUDIN). Un réseau destiné à mieux penser l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants handicapés. Une nécessité également en France quand ont sais que moins de 2 % des élèves en situation arrive à accéder au étude supérieur. Avec plus d’un milliard de personnes son aujourd'hui en situation de handicap dans le monde, ces derniers son sous-représentées dans l'enseignement supérieur, voir quasiment inexistantes, elles sont les grandes oubliées de la vie étudiante.
La CGE souhaite promouvoir la création d’un statut international d'étudiant en situation de handicap
Depuis le mois de juillet 2017, la Conférence des grandes écoles (CGE) porte auprès des pouvoirs publics et des instances internationales le projet de création d’un Statut international d’étudiant en situation de handicap (SIESH). À quelques semaines de la Conférence de Bologne et du Salon handicap à Paris où il sera présenté le 24 et 25 mai prochain, la CGE lance une campagne pour la création de ce statut qui permettrait de limiter les discriminations dont peuvent faire l’objet les étudiants (e)s en situation de handicap dans le cadre de cursus internationaux.
Étudiants handicapés : Toujours aussi peu nombreux dans les facultés françaises
La ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, et le Secrétaire d’État de l’enseignement supérieur Thierry MANDON, ont présenté hier matin lors d’une conférence de presse la rentrée universitaire 2016à l'université Paris Descartes. Inscription, logement, accessibilité des bâtiments, mais aussi des cours, plus que jamais celle-ci reste et demeure plus dix ans après l’instauration de loi de 2005 un vrai parcours du combattant. Pour preuve ils n’étaient ainsi que 1.3 % a pouvoir accéder a des cours en 2015 il seront a peine 1.5 %. Une situation que le "vol" de la ministre de 30 M€ au FIFPH pour assurer le financement de la sécurité n'arrange en rien...
Les universités accusées de payer les vigiles en charge de la sécurité avec les fonds destinés au handicap
À la veille de la rentrée université, voilà qu’une fois de plus le gouvernement Français n’hésite pas à nouveau à vider les caisses des organismes en charge du handicap, après l’AGEFIPH ou le FIPHFP. Dans un Tweet signé Najat Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, le 31 août 2016 précisant que « La rentrée se fera dans des conditions de sécurité renforcée. Nous apporterons 30 M€ pour cela ». Une sécurité des étudiants qui se fera une fois de plus sur le dos des personnes handicapées, et qui a provoqué une colère générale dans le monde associatif, comme chez les étudiants handicapés qui ne sont que 2 %, financé par les fonds du handicap !
