Étudiants handicapés : Toujours aussi peu nombreux dans les facultés françaises
La ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, et le Secrétaire d’État de l’enseignement supérieur Thierry MANDON, ont présenté hier matin lors d’une conférence de presse la rentrée universitaire 2016à l'université Paris Descartes. Inscription, logement, accessibilité des bâtiments, mais aussi des cours, plus que jamais celle-ci reste et demeure plus dix ans après l’instauration de loi de 2005 un vrai parcours du combattant. Pour preuve ils n’étaient ainsi que 1.3 % a pouvoir accéder a des cours en 2015 il seront a peine 1.5 %. Une situation que le "vol" de la ministre de 30 M€ au FIFPH pour assurer le financement de la sécurité n'arrange en rien...
Une incohérence alors que le secrétaire d’État s’adressant aux Universités et aux syndicats dénoncent le manque de moyens financiers, Thierry MANDON, a affirmer qu’au contraire « les perspectives budgétaires sont bien meilleures », rappelant les 850 M€ supplémentaires décrochés pour le budget 2017. Tout en reconnaissant que la rentrée que celle-ci n’était « Ce n’est pas la rentrée dont on peut rêver. Nous vivons un choc démographique qui s’accélère. La pression est immense. Le système ne peut, durablement, accueillir des progressions de cette envergure sans des changements profonds. ». Une excuse un peu trop facile et quand est-il des étudiants en situation de handicap ? Pas grand-chose pour preuve les deux ministres seront rester tres floues sur cette questions...
Une évolution budgétaire qui n’a pas empêché comme lors de la rentrée scolaire, les personnels de l’UFR de psychologie de l’université Toulouse Jean Jaurès, d’annoncer de se mettre mettent en grève pour dénoncer la « dégradation continue et rapide des conditions d’enseignement et de travail ».
Selon une estimation publiée par son syndicat en août dernier, le coût de cette rentrée a augmenté d'environ 1,01 % par rapport à l'année précédente. En prenant en compte l'achat des fournitures, les frais de scolarité, mais aussi le logement, l'alimentation ou encore les transports, chaque étudiant devrait débourser 2 359, 85 € dès la rentrée. Un coût qui peut considérablement augmenter en cas de handicap, notamment en cas de besoins d’une tierce personne...
Des universités au bord de l’explosion...
Avec plus 45 000 étudiants en 2016 soit une progression de + 1.8 %, dans les facs, BTS et classe prépas. Et la surpopulation est une tendance qui dure : depuis 2009, les facultés ont accueilli 180 000 étudiants. Des facultés qui sont
plus que jamais au bord de l’explosion dans des locaux plus assez nombreux et parfois vieillissant ne respectant pas les règles minimums de l’accessibilité. Des Amphi parfois totalement surchargé pire et celle de TD ou la règle de 30 et totalement dépassée pour atteindre 60 étudiants se retrouvant assis ou debout dans les classes. Auquel s’ajoute la suppression de 7000 postes.
Le Handicap quasiment oublié...
La ministre et le secrétaire d’État a l’enseignement supérieur, auront réduit les questions du handicap à deux petits pages du dossier de presse, annonçant une progression de 14 % en moyenne chaque année. Des chiffres en trompe l’œil puisque ces derniers ne sont pas calculés sur le nombre d’étudiants inscrits en 2016, mais sur le nombre d’étudiants en situation de handicap inscrits en 2014-2015. Des étudiants en situation de handicap qui étaient 20 549, soit 1,3 % des effectifs.
Alors que les universités manque de plus en plus de bâtiments pour accueillir les étudiants valides, se retrouvant parfois 60 en salle de TD prévue pour 30 et que les universités ont obtenue cette année encore de ne pas payer les 30 M€ au profit de la sécurité...
Najat VALLAUD-BELKACEM aura elle affirmer « que 7,5 M€ sont alloués chaque année aux universités pour mettre en place des aides spécifiques dédiées aux étudiants handicapés. Elles s’ajoutent à des crédits dédiés à la mise en accessibilité du cadre bâti des établissements ». Pire celle-ci n’hésite pas à souligner que « plus de 70 % des étudiants handicapés bénéficient d’un plan d’accompagnement de l’étudiant handicapé (PAEH) ». Une réalité que la simple présence sur le terrain nous permet d’affirmer le contraire...
Le Logement reste la principale difficulté...
Auquel s’ajoute bien la difficulté du logement malgré l’annonce du gouvernement de la création de 6 274 places de logements supplémentaires en 2016. À noté que moins 5 % d’entre eux seraient accessible aux étudiants présentant un handicap physique. Mais tous ne pourront en bénéficier, les solutions sont très variables en fonction toutes comme le prix des loyers qui peut varier du simple au triple entre Paris et Toulouse. Si la collocation avait connu un succès certain il y a quelques années, celle-ci tant a disparaître...
Reste alors l’ultime solution pour les étudiants celle de la chambre de « bonne » que peuvent proposer des propriétaires, mais attention les escrocs sont nombreux ! De plus elles sont rarement aménagées pour accueillir une personne en situation de handicap.
Les démarches à ne pas oublier...
La première d’entre elles et bien évidement pour ceux qui s’inscrive dans un établissement d’enseignement supérieur, adhésion obligatoire au régime de Sécurité sociale pour ceux de plus de 19 ans, afin de vous permettre de bénéficier du remboursement de vos soins en cas de maladie ou de maternité pendant toute l’année et sera effective du 1er octobre jusqu’au 30 septembre de l’année suivante. Une inscription qui sera payante pour ceux âgés de 20 à 28 ans pour un montant de 215 € environ. La sécurité sociale des étudiants appeler couramment « mutuelles étudiantes » sont plusieurs sur le marché il est donc préférable que vous puisez établir un devis avant tout engagement. À noter que les étudiants qui bénéficient d’une bourse ainsi que les bénéfices d’un régime spécial peuvent ne payer la Sécurité sociale étudiante, quel que soit leur âge.
Enfin si la sécurité sociale étudiante vous rembourse les soins à 65 % des sommes engagées. Pour un remboursement à 100 %, vous devez pour ceux qui le souhaite et surtout le peuvent souscrire à une complémentaire, sachant que dans certains cas les mutuelles des parents vous couvrent également jusqu’à un certain âge qui varie selon les contrats. Sinon, vous pouvez souscrire un contrat auprès d’une mutuelle étudiante, mais la aussi vérifiez bien le montant des adhésions. Pour les étudiants qui n’auraient pas les moyens, la complémentaire santé gratuite (la Cmu-c) vous permettra, sous certaines conditions, de ne pas faire l’avance de frais pour votre santé. Enfin l’aide au paiement d’une complémentaire santé (Acs) vous permet de bénéficier d’une réduction sur le coût de votre complémentaire santé. Le service Améli de la Sécurité sociale a mis pour cela un simulateur de vos droits.
Un nouveau portail numérique au service de la vie étudiante...
Annoncé dans le cadre du Plan national de la vie étudiante le 1er octobre 2015, ce portail numérique, lancé le 18 janvier 2016, permet aux étudiants d’accéder à
l’ensemble des informations et services utiles à leur entrée dans l’enseignement supérieur et à leur parcours d’étudiant et de réaliser certaines démarches. Ce portail regroupe les informations et services auparavant dispersés et permet aux étudiants d’accéder à différentes rubriques sur toutes les thématiques de la vie étudiante
Études : orientation, inscription dans le supérieur, catalogue des formations
Droits : dépôt des demandes de bourses ou de logement social (dossier social étudiant), demandes de cautions locatives étudiantes (Clé), informations sur les aides au logement, offres de logements de particuliers.
Services de la vie quotidienne : points de restauration, transports, santé et protection sociale.
Activités : informations sur les stages, offres de jobs étudiants (service “Jobaviz”), initiatives culturelles et associatives, activités sportives.
Mobilité : aides à la mobilité internationale, aide Erasmus+, aides des collectivités territoriales.
Pour les services et la réalisation des démarches, l’accès à la rubrique “mon compte” permet à chaque étudiant de se connecter et d’accéder à la gestion de son dossier social étudiant et à l’ensemble des services gérés par les CROUS. Pour réaliser les demandes de bourse et de logement dans les temps, les calendriers des démarches APB et du dossier social étudiant ont été harmonisés. Depuis le 22 août, ce portail permet également de déposer une demande d’aide à la recherche du premier emploi (arpe). Un portail numérique qui devrait intégrer en 2017 l’ensemble des services dédiés aux étudiants par d’autres administrations, les collectivités territoriales...
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 21/09/2016
Adhérez à l'association
Categories
- ÉTUDE & RECHERCHE SCIENTIFIQUE 36
- HABITAT SOCIAL & LOGEMENT 39
- PROTECTION SOCIALE 14
- MALADIE PROFESSIONNELLE 24
- SOCIAL 44
- SANTÉ PUBLIQUE 59
- SANTÉ 53
- SÉCURITÉ SANITAIRE 14
- SÉCURITÉ SOCIALE - PLFSS 26
- SERVICE PUBLIC 26
- SOCIO-SANITAIRE 8
- INNOVATION & RECHERCHE 95
- ÉDUCATION & ÉDUCATION SPÉCIALISÉ 66
- EXPERTISE JURIDIQUE 1
- ÉTUDE SUPÉRIEURE 40
- SONDAGES/STATISTIQUES 0
Articles en relation
Mobilité internationale des étudiants : Treize bourses pour compenser les surcoûts en situation de handicap
Ce jeudi 4 juillet 2019, la Conférence des grandes écoles (CGE) et la Mission Handicap Assurance (MHA) ont remis à treize étudiants en situation de handicap des bourses d’encouragement à la mobilité internationale. Une cérémonie à l’Hôtel de Lassay, en présence Richard FERRAND, Président de l’Assemblée nationale et Sophie CLUZEL, Secrétaire d'État en charge du handicap. Auquel aura participé la CGE représentée par Yves POILANE, Président de la commission Relations Internationales. Une belle cérémonie qui cache avant tout une réalité celle de la présence des étudiants en situation de handicap qui sont moins de 2 % à pouvoir accéder a étude supérieur en 2018.
Aphasie et téléphone : création du premier diplôme universitaire pour accompagnants
Alors que l’année scolaire se termine et que les bacheliers se prépare à passer leurs examens de fin d’étude. D’autres prépare déjà ce que sera l’année scolaire ou universitaire 2019-2020 avec la création premier diplôme universitaire de formation des accompagnants chargés d'assister les personnes aphasiques lors de leur conversation téléphonique. Une initiative soutenue par la Fédération française des télécoms auprès de la fédération nationale des aphasiques de France. Un nouveau diplôme dont les inscriptions sont elle disponible.
Le premier réseau mondial des universités et des grandes écoles pour l'inclusion des personnes handicapées lancé à Paris
Le 8 avril dernier à Paris, sous l'impulsion de Handicap International et de l’institut Harkin, universités, grandes écoles et instituts d'enseignement supérieur du monde entier ont posé les bases du premier réseau mondial Global University Disability and Inclusion Network (GUDIN). Un réseau destiné à mieux penser l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants handicapés. Une nécessité également en France quand ont sais que moins de 2 % des élèves en situation arrive à accéder au étude supérieur. Avec plus d’un milliard de personnes son aujourd'hui en situation de handicap dans le monde, ces derniers son sous-représentées dans l'enseignement supérieur, voir quasiment inexistantes, elles sont les grandes oubliées de la vie étudiante.
La CGE souhaite promouvoir la création d’un statut international d'étudiant en situation de handicap
Depuis le mois de juillet 2017, la Conférence des grandes écoles (CGE) porte auprès des pouvoirs publics et des instances internationales le projet de création d’un Statut international d’étudiant en situation de handicap (SIESH). À quelques semaines de la Conférence de Bologne et du Salon handicap à Paris où il sera présenté le 24 et 25 mai prochain, la CGE lance une campagne pour la création de ce statut qui permettrait de limiter les discriminations dont peuvent faire l’objet les étudiants (e)s en situation de handicap dans le cadre de cursus internationaux.
Étudiants handicapés : Toujours aussi peu nombreux dans les facultés françaises
La ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, et le Secrétaire d’État de l’enseignement supérieur Thierry MANDON, ont présenté hier matin lors d’une conférence de presse la rentrée universitaire 2016à l'université Paris Descartes. Inscription, logement, accessibilité des bâtiments, mais aussi des cours, plus que jamais celle-ci reste et demeure plus dix ans après l’instauration de loi de 2005 un vrai parcours du combattant. Pour preuve ils n’étaient ainsi que 1.3 % a pouvoir accéder a des cours en 2015 il seront a peine 1.5 %. Une situation que le "vol" de la ministre de 30 M€ au FIFPH pour assurer le financement de la sécurité n'arrange en rien...
Les universités accusées de payer les vigiles en charge de la sécurité avec les fonds destinés au handicap
À la veille de la rentrée université, voilà qu’une fois de plus le gouvernement Français n’hésite pas à nouveau à vider les caisses des organismes en charge du handicap, après l’AGEFIPH ou le FIPHFP. Dans un Tweet signé Najat Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, le 31 août 2016 précisant que « La rentrée se fera dans des conditions de sécurité renforcée. Nous apporterons 30 M€ pour cela ». Une sécurité des étudiants qui se fera une fois de plus sur le dos des personnes handicapées, et qui a provoqué une colère générale dans le monde associatif, comme chez les étudiants handicapés qui ne sont que 2 %, financé par les fonds du handicap !
