Accéder au contenu principal

L’hypertension un problème de santé publique : Maladie ou une pathologie ?

L’Hypertension une maladie chronique mal prise en compte par les grandes majorité des patient concernés

Alors que se déroule aujourd’hui la journée mondiale de l’hypertension celle-ci pose encore deux questions. Maladie ou pathologie ? Question qui pose pourtant interrogation dans le monde médical. Pourtant l’hypertension concerne aujourd’hui plus de 17 millions de personne en France. On estime leur nombre 1,28 milliard de personnes dans le monde, âgées de 30 à 79 ans, les deux tiers vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Pire celle-ci concerne ne pas contrairement aux idées reçues que les personnes âgées. Les jeunes sont dans les pays occidentalisé comme les Etats Unis ou la France sont très impacté comme le confirme un récent rapport de santé France.

Maladie ou pathologie ?...
Si certains dans le corps médical l'hypertension artérielle (HTA) appelle celle-ci pathologie silencieuse, car elle ne provoque souvent pas de symptômes perceptibles, car elle ne provoque souvent pas de symptômes perceptibles. L'hypertension est pourtant bel et bien considérée comme une maladie chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste dans le temps et qu'elle nécessite un suivi médical régulier. Il est donc important de mesurer régulièrement sa tension artérielle pour dépister une éventuelle HTA et la traiter si nécessaire. Une maladie pour lequel Il existe plusieurs facteurs qui peuvent favoriser l'hypertension, tels que l'âge, le surpoids, le tabagisme, le stress, la consommation excessive de sel ou d'alcool, ou encore la prédisposition génétique.

Conséquences et Raison les malades…
L'hypertension est une condition médicale qui se caractérise par une pression artérielle trop élevée. La pression artérielle est la force exercée par le sang sur les parois des artères. Une pression trop forte qui à terme pouvant entraîner plusieurs conséquences. Augmentant le risque de souffrir d'un infarctus du myocarde, d'un accident vasculaire cérébral, d'une insuffisance rénale ou d'une perte de vision mais aussi le risque d AVC.

Les traitements de l’hypertension artérielle…
Dans le monde ce sont plus de 700 millions de personnes hypertendues qui ne sont pas traitées. Le traitement de l'HTA repose sur quelques mesures essentielles. Ainsi changer de mode de vie peut aider à réduire l’hypertension artérielle. Il convient notamment : d’adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière, réduire le stress et arrêter de fumer. Il peut aussi inclure la prise de médicaments antihypertenseurs, qui agissent en diminuant la pression artérielle. L'hypertension est donc à la fois une maladie et une pathologie, qui requiert une prise en charge adaptée et personnalisée.

Parmi ces traitements on peut citer par exemple : les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) entraînent un relâchement des vaisseaux sanguins et permettent de prévenir les lésions rénales (enalapril et lisinopril, par exemple). Les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-2 (ARA) entraînent un relâchement des vaisseaux sanguins et permettent de prévenir les lésions rénales (losartan et telmisartan, par exemple). Les inhibiteurs calciques entraînent un relâchement des vaisseaux sanguins (amlodipine et felodipine, par exemple). Enfin les diurétiques éliminent l’eau excédentaire de l’organisme, abaissant ainsi laLes seize chiffres clés de l'Hypertension en France © Sante Publique France pression artérielle (hydrochlorothiazide et chlorthalidone, par exemple).

Le 28 mars dernier l’INSERM a présenté dans un communiquer les résultats des équipes du Centre d’Excellence en Hypertension Artérielle de l’hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP, d’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’hôpital Presbytérien de New-York, coordonnées par le Pr Michel Azizi. Une étude qui montré le bénéfice de la dénervation rénale endovasculaire par ultrasons chez les patients atteints d’hypertension artérielle. Ces travaux ont fait l’objet de publications internationales le 28 février 2023 dans la revue JAMA et de la revue JAMA Cardiology (en anglais).

La connaissance, le traitement et le contrôle de l'HTA restent néanmoins loin d’être idéal en France et n'ont connu aucune amélioration récente, certains indicateurs ayant même subi une dégradation. Ainsi, près de 6 millions d'adultes sont hypertendus sans le savoir en France et plus de 4 millions d'hypertendus traités n'ont pas une pression artérielle contrôlée. Si plus d'1,6 million d'adultes initient chaque année un traitement antihypertenseur, la crise de la Covid-19 a eu un impact significatif avec une baisse de 11% de ces initiations en lien avec une diminution du recours aux soins.

Des risques plus importants dans les DROM…
L’HTA très élevée dans les DROM, en particulier chez les femmes, toujours selon Santé publique France datant de 2021 mené auprès de la population des quatre départements et région d’Outre-mer (DROM) a mis en évidence une prévalence de l’HTA déclarée dans les DROM plus élevée qu’en métropole, notamment en Martinique (31.5%) et en Guadeloupe (29.39%), et plus élevée chez les femmes que chez les hommes.

La proportion de patients traités par un médicament antihypertenseur parmi les adultes se déclarant hypertendus ne variait ni en fonction du territoire, ni en fonction du sexe et dépassait les 80% comme en métropole. Entre 65% et 73% des adultes hypertendus déclaraient avoir eu des conseils pour modifier leur mode de vie dans les DROM contre 58,5% en métropole. En Guyane, 51,5% des hypertendus possédaient un appareil d’automesure tensionnelle à leur domicile, alors qu’ils étaient 53,8% à La Réunion et plus de 70% à la Guadeloupe et la Martinique.

L’hypertension dans les pays à revenu faible…
La prévalence de l’hypertension varie selon les régions et les groupes de revenu des pays. C’est dans la Région africaine de l’OMS que la prévalence de l’hypertension est la plus élevée (27 %) et dans la Région OMS des Amériques qu’elle est la plus faible (18 %). Le nombre d’adultes souffrant d’hypertension est passé de 594 millions en 1975 à 1,13 milliard en 2015, et c’est surtout dans les pays à revenu faible ou intermédiaire que cette hausse a été observée. Elle s’explique principalement par une augmentation des facteurs de risque parmi les populations de ces pays.

Depuis septembre 2017, l’OMS est associée à Resolve to Save Lives, une initiative de Vital Strategies visant à aider les gouvernements nationaux à mettre en œuvre l’initiative Global Hearts. Depuis la mise en œuvre du programme dans 31 pays à revenu faible ou intermédiaire en 2017, 7,5 millions de personnes ont été traitées pour une hypertension sur la base d’un protocole suivant des modèles de soins centrés sur la personne. Ces programmes montrent que les programmes standardisés de lutte contre l’hypertension peuvent être mis en œuvre et sont efficaces. Mais le chemin reste important face à des politiques nutritionnistes.

En 2021, l’OMS a publié de nouvelles lignes directrices pour le traitement pharmacologique de l’hypertension chez l’adulte. Cette publication fournit des recommandations reposant sur des données factuelles sur la mise en place d’un traitement de l’hypertension, et les intervalles de suivi recommandés. Le document indique aussi la tension artérielle à atteindre pour maîtriser l’hypertension, et comporte des informations sur le personnel qui, dans le système de santé, peut mettre en place le traitement.

La nécessité d’une politique de prévention…
Le meilleur argument étant certainement la prévention ainsi pour 8 euros investie ce sont à terme 40 Md € qui pourrait être économiser. Une nécessite que confirme le dernier baromètre de Sante Publique France. Les politiques de santé en faveur de la prévention primaire de l'HTA, de son dépistage, et de sa prise en charge doivent être mises en place rapidement pour permettre, comme dans d'autres pays, une évolution favorable des indicateurs sur l'HTA et ses complications cardiovasculaires. Avec 17 millions d’hypertendus en France, dont plus de 6 millions n’ayant pas connaissance de leur pathologie, et seulement 1 patient sur 4 ayant une PA contrôlée, l’HTA est un enjeu important de santé publique.

Des politiques de santé en faveur de la prévention primaire de l’HTA, de son dépistage, et de sa prise en charge doivent être mises lors de la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle, rapidement pour permettre, comme dans d’autres pays, une évolution favorable.

La Rédaction

Sources : OMS / INSERM / Santé France



Catégorie : JOURNÉE EUROPENNE
Publication : 17/05/2023
SantéJournée MondialePrévention santéPolitique de santéCampagne de preventionHypertension artérielle

Articles en relation

Première journée d’information, de prévention et de sensibilisation au profit des malades Myasthénie Auto-Immune

Dans le cadre de la lutte contre les maladies rares, très débattue au niveau européen, la coalition « All United for MG »1, qui regroupe des associations de patients et des représentants2, de huit pays européens dont la France, organise la première Journée européenne de sensibilisation à la Myasthénie Auto-Immune Ce 2 juin 2023. Une maladie qui en Europe concerne entre 56000 et 100 000 patients en France ils seraient environ 5000. Le poids d’une maladie loin d’être universellement compris ni reconnu de la même manière en Europe, ce qui crée des inégalités dans la prise en charge des patients, laissant beaucoup d'entre eux avec des besoins qui ne sont pas pris en charge. A cette occasion Jihane SAYADI-HERBIERE, atteinte par cette maladie a répondu à une interview. 

L’hypertension un problème de santé publique : Maladie ou une pathologie ?

Alors que se déroule aujourd’hui la journée mondiale de l’hypertension celle-ci pose encore deux questions. Maladie ou pathologie ? Question qui pose pourtant interrogation dans le monde médical. Pourtant l’hypertension concerne aujourd’hui plus de 17 millions de personne en France. On estime leur nombre 1,28 milliard de personnes dans le monde, âgées de 30 à 79 ans, les deux tiers vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Pire celle-ci concerne ne pas contrairement aux idées reçues que les personnes âgées. Les jeunes sont dans les pays occidentalisé comme les Etats Unis ou la France sont très impacté comme le confirme un récent rapport de santé France.

Journée du Travail Invisible : Des femmes, des mères travailleuse de l’ombre trop souvent oubliée

Quelles femmes, quelle mère n'ont pas senti un moment, un jour ce sentiment de solitude face à la maladie ou du handicap de son enfant. C'est pour briser cette solitude que le mouvement mondial des Mères International célébrera la douzième édition consécutive de la journée du travail invisible. Avec en 2012 sous l'impulsion de la Fédération européenne des Femmes actives en Famille (FEFAF), la délégation Europe du MMMI marquera cette importante journée en disant MERCI aux parents et aux aidants, qui, sans relâche, éduquent et prodiguent des soins à leurs enfants et leurs proches malades, handicapés ou en perte d'autonomie.

13e Journée européenne du don d’organes et de la greffe 2011 a Géneve en Suisse

Journée Européenne de don d'organe et de la GreffeOrganisé par la Fondation Fair transplantet et le Conseil de l’Europe, avec la participation des fondations Swiss transplant, AGIR, les HUG sans oublié l’association « Footballeurs sans Frontières ». Cette journée coïncidera cette année avec le 40e anniversaire de la première transplantation à Genève. 

Initiée en 1996 dans le but d’aider les États membres à définir leurs positions et à encourager les dons. L’esprit des Journées européennes aujourd’hui étant de soutenir et de stimuler les autorités de santé et toutes les parties impliquées dans la transplantation d’organes.

Afin de développer et promouvoir le don et la transplantation d’organes comme procédure fiable, efficace et éthique visant le bien des receveurs et respectant les donneurs.

Plus de 50 000 personnes sont actuellement en attente d’une transplantation en Europe, et 12 d’entre elles, en moyenne, meurent chaque jour faute de greffe. La progression des dons d’organes ne parvient pas à suivre celle des besoins en matière de greffes, qui ne cessent de croître. Les autorités nationales et les associations de patients s’efforcent, un peu partout en Europe, de trouver des approches nouvelles et innovantes pour encourager le don d’organes.

Même si les statistiques montrent, dans certains pays, une augmentation du nombre des personnes prêtes à faire un don d’organe ou de tissu, il est nécessaire et urgent de réaliser de nouvelles avancées. Le Conseil de l’Europe travaille sur ces questions depuis les années 1950. Grâce à l’expérience qu’elle a acquise depuis 1998 dans l’organisation de la Journée européenne du don d’organes, la Direction européenne de la Qualité du Médicament & Soin de Santé (DEQM), qui œuvre au sein du Conseil de l’Europe, a développé en collaboration avec l’Union européenne un kit de campagne et des informations qui sont à la disposition de tous les pays européens pour soutenir leurs efforts locaux.

Les données chiffrées internationales sur le don et la transplantation sont publiées dans l’édition 2011 de Transplant. Pour rappel Fairtransplantest une organisation médicale non-gouvernementale, à but non lucratif, fondée en 2005 à Genève, avec pour mission de promouvoir le don d’organes et l’accès à la transplantation d’organes dans un cadre transparent, sécurisé et non lucratif.

La Rédaction