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Suicide dans un bureau de la CPAM, Marie-Arlette CARLOTTI se rend sur place

Rédigé le 2 Septembre 2013
Facade de la CPAM de Marseille dans le 3e arrondissement © France 3 Provence-Alpes

Un agent d'entretien de la CPAM s'est défenestré jeudi 29 août, à la mi-journée, du 8e étage des locaux de la rue Mathieu Stilatti (3e).

Âgé d'une quarantaine d'années, il s'agissait d'un peintre en bâtiment qui travaillait depuis 12 ans à la CPAM. Le défunt était en arrêt-maladie et s'était déplacé pour déposer son certificat d'arrêt de travail.

Une enquête a été ouverte et confiée au Quart Nord de la police nationale.

Une affaire pour lequel la ministre Marie-Arlette CARLOTTI candidat au primaire socialiste pour la mairie de Marseille s'est rendue sur place aux alentours de 17h30. «Je suis venu dire toute ma solidarité au personnel qui travaille dans des conditions compliquées», a-t-elle déclaré.

Une affaire qui rappelle celle d'un employé lui aussi de la CPAM, mais a Béziers qui c'était donné la mort dans son bureau juste avant d'avoir une lettre dans lequel il expliquait les raisons de son geste et notamment son directeur face au stress et a la pression permanente de celui-ci.

Si pour cette nouvelle affaire venait à correspondre a un malaise similaire ont pourrait se poser de question sur la gestion des agents au sein de cette administration.

Dans l'attente des résultats de l'enquête une cellule de soutien psychologique pour soutenir la quinzaine d'agents qui ont assisté au drame. Le centre ayant été fermé jusqu'à vendredi.

La Rédaction

Mort d’un homme dans une résidence pour personnes handicapées à Rennes

Rédigé le 29 Août 2013
A droite la façade des appartements collectifs a gauche les scellés posé par la police scientifique après leurs passage

Ce mardi matin, vers 5h30, les pompiers et la police ont été appelés dans un appartement du domicile collectif La Madeleine situé au 3e étage, une résidence accueillant des personnes malades ou handicapées, à Rennes. Un homme y a été retrouvé mort. Un suspect a été interpellé sur place.

Selon le commissariat de Rennes qui parle de « mort violente ». Sans toutefois donner plus de précisions. Ce mardi matin, un homme d'une quarantaine d'années, handicapé moteur, a été retrouvé sans vie dans son appartement de la résidence pour personnes handicapées La Madeleine à Rennes. Un homme en état d'ébriété a été interpellé sur place.

L'agresseur présumé été hébergé par la victime

La police technique et scientifique a effectué tous les prélèvements nécessaires à la résolution de cette affaire face a des voisins qui disent ne rien avoir entendu. La victime, qui ne pouvait se déplacer qu'à l'aide de béquilles, hébergeait son agresseur présumé depuis plusieurs jours ; celui-ci n'a pas encore été interrogé en raison de son fort taux d'alcoolémie. 

Les Français de plus en plus seuls la Fondation de France publie son rapport annuel sur les solitudes

Rédigé le 1 Juillet 2013
Une personne âgée non voyante sur un banc des bus parisiens

Alors que chacun d'entre nous malgré ce temps qui reste pour l'instant peu favorable prépare ses vacances en famille. Cinq millions d'entre eux resteront à cause de l'âge, de la maladie, du handicap ou de l'isolement seul face à eux-mêmes ! ils seront, en 2013 un million de plus qu'en 2010, un résultat émanant du *.

Un rapport qui selon ces auteurs, affirme que 12 % de Français soient cinq millions de personnes, n'ont pas ou peu de relations sociales au sein des cinq réseaux de sociabilité (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage).

De plus en nombreux à être de plus en plus seuls.

Des indicateurs au rouge : net affaiblissement des réseaux familiaux, amicaux et de voisinage ainsi 39 % des Français n'ont pas de lien soutenu avec leur famille, 37 % n'ont pas ou peu de contact avec leurs voisins et 25 % des Français ne disposent pas d'un réseau amical actif. Une solitude qui aurait tendance a s'aggrave malgré l'apparence et la présence des réseaux sociaux chez les plus jeunes et les plus âgés chez les moins de 40 ans la solitude a doublé en 3 ans (6 % sont désormais seuls). Pour la première fois, le phénomène touche les 18-29 ans, jusque-là préservés. Et une personne sur quatre de plus de 75 ans est touchée par l'isolement.

Une solitude qui se développe notamment dans les grandes villes où 13 % des habitants des grandes métropoles sont seuls, dont 14 % dans des logements sociaux (contre 10 % en 2010).

Comment agir contre les solitudes ?

Des solutions existent pourtant pour faire reculer la solitude, véritable fléau de nos sociétés modernes, ainsi la Fondation de France s'est engagée dans un grand projet de restauration du lien social. Dans ce cadre, elle soutient chaque année des milliers d'initiatives pour aider les personnes vulnérables, dans le domaine de l'emploi, de l'habitat, du handicap, de l'enfance, du grand âge, de la maladie psychique, etc.

Pour briser la solitude, les actions mises en place doivent réunir trois conditions. Le premier en rétablissement des liens de proximité et de routine, le second doit être mené sur le long terme, pour laisser aux personnes concernées le temps de se reconstruire. Enfin, associer les personnes soutenues au projet qui les concerne par une mobilisation active, car cette participation permet de trouver les réponses les mieux adaptées à leurs besoins.

Le handicap, principal facteur d'isolement

Le handicap progresse fortement à partir de 75 ans. 23 % des 75 ans et plus interrogés déclarent souffrir d'un handicap physique invalidant (cécité, surdité, handicap moteur...) contre 9 % en moyenne (et 9 % des 60-74 ans). Il constitue le facteur le plus constitutif du risque d'isolement chez les plus de 60 ans et son impact s'accroit chez les plus de 75 ans. 33 % des plus de 75 ans souffrant d'un handicap physique invalidant sont en situation d'isolement relationnel contre 25 % des 60-74 ans (23 % sur l'ensemble de la population).

Le fait d'être en couple minore sensiblement l'impact du handicap sur l'isolement relationnel. En revanche la pauvreté l'aggrave. 40 % des 75 ans et plus souffrant d'un handicap invalidant et ayant moins de 1 000 € nets par mois sont en situation d'isolement relationnel.

Services de proximité en manque de réponse suffisante

Une étude qui témoigne selon la fondation de France d'une difficulté des individus à nouer des relations sociales de proximité, malgré la fréquentation des commerces, des équipements et des services proches de chez eux. Sur les territoires les mieux dotés en équipements et services, près d'une personne sur deux considère qu'il n'y a pas de lieu autour de chez elle où elle peut facilement rencontrer des gens pour discuter.

Stéphane LAGOUTIÉRE

*L'étude de la Fondation de France « Les solitudes en France en 2013 » a été réalisée par l'institut d'études TMO Régions.  L'enquête, conduite selon la méthode des quotas, a été réalisée par téléphone auprès de  5000 personnes  âgées de 18 ans et plus entre le 7 janvier et le 26 février 2013 par TMO Régions. L'échantillon est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus en termes de : sexe, âge, CSP, taille de commune et région UDA.

Une famille écarteler sur la fin de vie de Vincent LAMBERT, face des parents opposer a cette décision

Rédigé le 16 Mai 2013
Vincent, hospitalisé au CHU de Reims depuis 2008 au sein de lits identifiés soins palliatifs comme ici a Bordeaux. Une Hospitalisation qui fait suite a un accident de voiture grave, était dans un état pauci-relationnel, c'est-à-dire un état de conscience minimale. ©AFP

Dans le coma depuis son accident de moto, il y a cinq ans et depuis dans un état végétatif hospitalisé au CHU de Reims. Âgé de 37 ans cet homme ne peut plus bouger, parler ou s'alimenter vient de voir son alimentation et l'hydratation rétablies le 11 mai à la demande du juge des référés du tribunal administratif a révélé mercredi 15 mai l'Observatoire national de la fin de vie. Une affaire qui avait en effet débuté le 10 avril lorsque le corps médical du CHU de Reims avait décidé de les retirer, en accord avec l'épouse du patient et une partie de la famille du patient, la poursuite des soins ayant été considéré par les médecins une « obstination déraisonnable ».

Odette Ventura, Fondatrice de perce neige est décédé, une femme de combat pour le droit a la différence

Rédigé le 16 Mai 2013

Odette VENTURA lors de sa dernier venu sur le plateau de l’émission Vivement DimancheNée en 1919, l'épouse de l'acteur Lino Ventura qu'elle rencontre, en 1932 à l'âge de 16 ans, vient de s'éteindre dans 94e année à Baracé (Maine-Loire) a annoncé sa fille Clélia Ventura. Une femme qui après son mariage en 1942 aura quatre enfants. En 1958, née Linda trisomique, aujourd'hui âgée de 55 ans, une petite fille qui sera le point de départ d'un engagement du couple avec la création en 1965 de l'association Perce-Neige après après avoir pris conscience du manque de structures d'aide et d'accueil pour les enfants « différents » en France. Peu avant Lino Ventura ayant lancé un vibrant message à la France entière, avec pour question « que deviendra notre fille lorsque nous ne serons plus là ? ».

Près de cinquante au service du droit a la différence !

À cette question viendront beaucoup d'entre autres, mais celle-ci permettra en quelques semaines et notamment grâce a ses amis du métier tels que Jean Gabin et Jeanne Moreau relayent le message dès qu'ils le peuvent ou encore Georges Brassens qui par un concert récolte deux millions de francs. Présidente de Perce-Neige jusqu'à son départ de l'association en 1995, par son énergie, Odette VENTURA, va alors consacrer dès lors sa vie à cette cause.

Femme de combat celle-ci va rapidement fédérer des associations existantes tout en changeant les regards de la société et en sensibilisant les pouvoirs publics pour qu'ils reconnaissent enfin, comme le soulignait l'appel de 1965, les besoins des enfants handicapés et de leurs familles. L'association qui obtiendra une première victoire avec les autres associations représentatives du handicap en France avec la promulgation de la loi du 30 juin1975. L'année suivante, 1976, Perce-Neige est reconnue d'utilité publique, et recevant encore de nombreux soutiens. 

Six années plus tard, la première « maison Perce-Neige » voit le jour en région parisienne, à Sèvres (92). C'est la seule que connaisse Lino Ventura, qui décède en octobre 1987, après avoir consacré l'essentiel de son temps libre à l'Association. L'association Perce-Neige qui a créé une soixantaine d'établissements en France, de plusieurs types, en fonction de la gravité du handicap et de la nécessité ou pas d'une surveillance et d'une assistance médicale permanentes dont la moitié est directement gérée par l'association.

Femme de conviction...

Après avoir cédé sa place en 1995 de présidente à Christophe Lasserre-Ventura, son petit-fils(1). Femme de combat et de conviction « jusqu'au bout », celle-ci avait continué son action en fondant une nouvelle association. L'association Lino Ventura "Aidons-les à vivre leur différence", basée à Saint-Cloud, est, "une petite structure qui n'emploie que des bénévoles et conserve la philosophie initiée par mon père" a précisé, Clélia VENTURA. "Ma mère a été jusqu'au bout une femme de combat pour la cause des enfants différents" a-t-elle souligné.

Stéphane LAGOUTIERE


(1)Christophe LASSERRE VENTURA est le fils de Mylène la première fille du couple (1946 – 1998) morte dans un accident d'avion épouse de Claude Lasserre. 



4 e édition du Livre Audio-Solidaire, l’Association Valentin Haüy appel a donner de la voix

Rédigé le 14 Mai 2013
4e edition donnez votre voix 2013 organisé par l'association Valentin Haüy

Du 3 au 30 juin 2013, l'Association Valentin Haüy invite les internautes à « donner » leur voix aux aveugles en lisant un passage du roman Au bonheur des ogres, de Daniel Pennac, dans le cadre de la 4 e édition du Livre AudioSolidaire. L'idée du Livre AudioSolidaire est née d'une volonté de l'Association d'aller à la rencontre du grand public et de le sensibiliser au handicap visuel, en réunissant les personnes atteintes de ce handicap et celles qui le connaissent mal, à travers une expérience ludique et solidaire.

Le CNCE autorise l’entrée d’un nouveau teste de dépistage de la trisomie21

Rédigé le 26 Avril 2013

Une femme pratiquant un teste sanguin au moment de sa grossesse Après plusieurs mois de discussions, alors que les uns parlent d'avancée significative, d'autres comme la Fondation Jérôme Lejeune parlent eux de « rendez-vous éthique est manqué ». Réuni en session, le Comité national consultatif d'éthique le 25 avril 2013 s'est déclaré favorable à l'introduction, en France, de nouveaux tests permettant l'analyse de l'ADN fœtal à partir de prise de sang maternel.

Une autorisation progressive pour se teste déjà utilisée dans plusieurs pays en Europe, comme en Allemagne, au Liechtenstein, en Autriche et en Suisse mais également au États-unis ses nouveaux testes de rechercher des anomalies chromosomiques, comme les trisomies 21, 13 et 18, dans les premières semaines de grossesse. Une utilisation qui avait valu au CCNE d'avoir été saisi le 31 juillet 2012, par la direction générale de la santé (DGS). Sur le sujet précis de la trisomie 21, les «sages» ont donc donné leur feu vert au test génétique sur sang maternel, estimant qu'il constitue «un progrès du point de vue éthique».

Un dépistage, pourquoi et pour qui ?

Si comme l'indique le CNCE se test génétique fœtal de trisomie 21"correspond à une amélioration technique du dépistage" actuel, car il est plus facile et comporte "moins d'effets secondaires". Il est dit ultra-précoce, car la décision d'interrompre la grossesse peut intervenir dans les délais de l'IVG . « Rendre ce dépistage à la fois plus efficace et moins dangereux, en épargnant à environ 20 000 femmes enceintes chaque année un examen invasif non dénué de risque pour le fœtus et pour elles-mêmes, ne peut être considéré que comme un progrès du point de vue éthique » ajoute le CCNE.

Un teste qui devrait connaître quelques limites, comme dans 5 % des prélèvements sanguins, les résultats ne sont pas interprétables pour des raisons techniques. De plus, le taux de faux positifs, de l'ordre de 1/500 (ou 0,2 %), oblige encore, en cas de détection de l'anomalie, à valider le résultat par « un caryotype classique, réalisé sur un prélèvement fœtal par ponction », précise le CCNE.

Après un passage le comité national, ce nouveau teste, de dépistage devra encore subir l'autorisation, des autorités sanitaires représentent pour les laboratoires pharmaceutiques un marché de plus 1 Mds€, la biopsie ou amniocentèse étant utilisé par la moitié des femmes enceintes en France. Du reste, le coût de ce nouveau teste serait lui trois plus élèves d'un montant de 1500 € contre 500 € actuellement. Mais qui devrait toutefois baisser rapidement une société ayant proposé un teste à 1 250 €, voir à 850 €.

La trisomie 21, ou syndrome de Down, est un handicap incurable dont la fréquence était estimée au début des années 1990 à 1/800 environ en l'absence de dépistage, et à 1/2 000 naissances depuis que le dépistage est proposé à l'ensemble des femmes enceintes (environ 800 000 par an).

Le dépistage combine une analyse du sang de la femme enceinte pour rechercher des marqueurs de risque, et l'échographie du foetus. Cela permet de déceler des femmes à risques - quand le risque est d'au moins 1/250 - et de leur proposer un examen génétique fœtal invasif, le caryotype, à partir de prélèvement de villosités choriales ou d'une ponction amniotique (amniocentèse). Cet examen comporte un risque de fausse couche entre 1/300 et 1/100. Accepté dans 85 % des cas, le dépistage proposé conduit à une interruption médicale de grossesse (IMG) dans 95 % des cas où la trisomie est diagnostiquée.

Des opposants encore nombreux...

Si le but serait ici de donner aux futurs parents la possibilité de faire leur choix librement et d'éclairer leur décision quant à la suite de la grossesse. Mais de telles avancées biotechnologiques alimentent les questions tenant au risque possible de dérive eugéniste. Des craintes que des associations comme la Fondation Jérôme Lejeune présente et consultée en tant qu'expert par le CCNE estime à travers son président, Jean-Marie le MÈNE dit craindre. Affirmant que l'utilisation d'un teste ne fera accentuer la pratique de l'IVG. Un Avis 120 qui a manqué selon la Fondation, l'occasion de repenser collectivement le bien-fondé d'un système qui conduit, pour raisons médicales, à l'éradication de la quasi-totalité d'une population. Un avis partagé dans un communiqué par l'association Dow Syndrome International qui s'inquiète d'une dérive eugénique si ces tests venaient à se généraliser pour toutes les grossesses.

La Rédaction

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