Accéder au contenu principal

Le Sénateur Eric DOLIGE propose un transfert de compétence du transport scolaire pour les enfants handicapées

Un enfant en fauteuil montant dans un bus sur le reseau des transports en ile de France

Publiée au Journal officiel du 8 août 2015, la loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République dite NOTRe, a prévoit le transfert à compter de 2017 de la compétence scolaire des départements aux régions, à l'exception d'une seule pourtant prévue, mais que des divergences entre les parlementaires en juillet 2015 ont empêché de trouver un consensus. Parmi celles-ci celle de la compétence du transport scolaire concernant les élèves handicapées. Une contradiction qui veut supprimer les signataires de cette (LR).

La loi NOTRe est elle-même le troisième volet de la réforme territoriale voulue par le président de la République, après la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (M.A.P.T.A.M.) du 27 janvier 2014 et celle qui est relative à la délimitation des régions du 16 janvier 2015.

Une loi qui a changé le paysage décisionnel politique, en supprimant la clause de compétence générale des Régions (article 1er) et des Départements article 94. Désormais la Région et le Département ne peuvent intervenir que « dans les domaines de compétencess que la loi lui attribue ». Ce qui à incité a cette proposition de loi déposée par les Sénateurs.

Une notion de prévue au départ...
Une partition de la compétence transport scolaire justifiée lors des débats parlementaires par la compétence des départements en matière d’action sociale et de solidarité. Les rapporteurs du projet de loi X, et X, avait alors estimé que le maintien au département de la compétence transport scolaire des personnes en situation de handicap permettrait à ces dernières de conserver un interlocuteur unique. Un amalgame entre les MDPH et les départements selon les sénateurs qui rappel que les MDPH « n’interviennent pas dans le financement ou la gestion du transport scolaire des personnes handicapées ».

Une thèse de transfert de compétences que ne soutient pas un rapport du 6 novembre 2015 l’Association des directeurs des services techniques départementaux qui estime que si des perfections existent qui ne vise que le transport spécial des élèves handicapés et non des étudiants. Cependant, note-t-il « qu’il s’agit là d’une imperfection rédactionnelle : à notre estime, le transport spécial des étudiants en situation de handicap a également vocation à demeurer de la compétence du Département ».

Un interlocuteur unique en matière de transport
Car c’est indéniablement au titre de sa compétence transport scolaire que le département intervient en la matière et non au titre de sa compétence en matière d’action sociale souligne l’exposé des motifs de la proposition de loi. Qui note également le financement du transport spécial des personnes handicapées, ne constitue pas une prestation d’aide sociale comme l’indique l’article R. 213-13 et suivant du Code de l’éducation. Surtout, que la loi du 7 août 2015 instaure une distinction au sein même du transport des élèves handicapés.

Des compétences transport scolaire spécial des élèves handicapées, qui ne peuvent, se limitent à une simple prise en charge financière, mais nécessite bien des capacités d’organisation propre d'une autorité organisatrice des transports.

Malgré cet état de fait, la loi NOTRE impose une distinction entre les élèves handicapés en capacité d'utiliser le réseau de transport scolaire collectif ordinaire, relevant de la compétence de la région alors que seuls les élèves handicapés dans l'incapacité d'utiliser ce réseau eux restent de la compétence du département. Une situation loin de simplifier la vie des parents qui devront d’abord le réseau dont ils vont dépendre.

Le risque selon les sénateurs et de voir à terme en pratique, alors même que l’objectif de la loi est d’assurer la cohérence en confiant aux régions l’ensemble des compétences relatives aux transports, l’usager devra s’adresser à un interlocuteur différent en fonction de la gravité de son handicap, lequel étant par ailleurs susceptible d’évoluer.

Pourtant, la loi a transmis une partie de ses compétences y compris pour les personnes en situation de handicap. Or, en toute incohérence, cite les sénateurs, la « région sera également amenée à organiser un transport individuel pour certains élèves en cas d’impossibilité de procéder à la mise en accessibilité des points d’arrêt de son réseau de transport ».

« Dissocier la compétence transports scolaires de la compétence transport spécial des élèves handicapés constitue ainsi une erreur qui affectera le bon fonctionnement du service public et stigmatisera les élèves en situation de handicap » souligne Éric DOLIGE.

Un transfert nécessaire pour garder une cohérence du transport en proposant de transférer à la région, à compter du 1er septembre 2017, la compétence en matière de transport scolaire spécial des élèves handicapés et de ne permettre la délégation de celle-ci par la région au département que de manière conjointe avec la délégation de la compétence transports scolaires.

La Rédaction

Source : Texte parlementaire

Catégorie : PARLEMENT
Publication : 05/07/2016

Articles en relation

Les députés votent la suspension de la réforme des retraites de 2023…Quelle répercussion pour les futurs retraités ?

Ce 12 novembre aura été lui marqué à l’Assemblée nationale par le vote à une très large majorité de 255 voix pour et 146 voix contre de la suspension de la réforme des retraites en vigueur depuis 2023. Un vote auquel les députés d’Emmanuel MACRON auront préféré s’abstenir. Un vote qui aura forcément un cout, mais lequel ? Un vote qui concerne aussi les carrières longues ainsi que celle dites « actives » et « super actives ». Un vote qui rentrera en application que si le PLSS 2026 et voté…

Remboursement des séances d’orthophonie pour les enfants suivis dans un centre médico-psychologique

Depuis fin 2024, confirmé en 2025, la CPAM qui applique strictement la règle de la « double prise en charge ». Résultat : les enfants suivis en centre médico-psychologique (CMP) ne voient plus leurs séances d’orthophonie libérales remboursées, sauf si une convention formelle existe entre le CMP et l’orthophoniste. Situation qui plus 100 000 enfants concernées par des troubles du langage, autisme, TDAH, dyslexie. Question posée par le député Sylvain BERRIOS le 29 octobre a la ministre de la Santé.

François BAYROU, n’aura pas réussi à convaincre les députés et déposera sa démission à Emmanuel MACRON

Après un discours long de près 50 minutes, le Premier ministre François BAYROU, aujourd’hui face à une Assemblée nationale, ou manifestement l’enjeu semblait joué d’avance. Malgré une situation incontable celle de l’existence d’un déficit budgétaire de plus de 3350 Mds €, la majorité des députés de la gauche a la droite du RN, ont voulu sanctionner celui qui a collaboré à la politique d’Emmanuel MACRON depuis 2017 par 364 voix contre et 194 pour. Avec une promesse de nomination rapide pour le Chef de l'Etat.

Les Sénateurs dressent un rapport accablant sur le retard accablant dans le domaine du handicap en Outre-Mer

Le 3 juillet 2025, la délégation sénatoriale aux outre-mer a présenté un rapport d’information intitulé « Politique du handicap outre-mer : faux départ et course de fond ». Rédigé par les sénateurs Audrey BÉLIM, Akli MELLOULI et Annick PETRUS. Un rapport de près de 280 pages dressant un constat sévère : vingt ans après la loi du 11 février 2005, les territoires ultramarins accusent un retard massif dans la prise en charge et l’inclusion des personnes en situation de handicap !

LEGISLATIVE 2024 : Le premier député en fauteuil fait son rentré à l’Assemblée nationale au sein groupe NFP

Le premier député en fauteuil élu en 2022 au sein du groupe de la NUPES-Ecologiste dans la 4ème circonscription de Dordogne, ce dernier a été réélu avec 54,64 % le 7 juillet 2024. Investi par le Nouveau Front Populaire, il siègera avec le groupe des écologistes. Le député qui est le seul de gauche à avoir été élu dans les 4 circonscription, les trois autres ayant étaient prise par le Rassemblement national.

LEGISTATIVE 2024 : Fadila KHATTABI ministre aux personnes handicapées se retire pour lutter contre le RN

Celle qui avait été nommé a se poste il y a quelques mois lors de l’arrivée de Gabriel ATTAL a Matignion. Avait annoncé sa candidature dans les Côte-d’Or d’où elle originaire. L’ancienne députés Renaissance Fadila KHATTABI arrivé en troisième position avec 23,81 % ont annoncé qu’ils faisaient le choix du désistement dans la 3ème circonscriptions. Un choix que dont l’actuelle ministre rappel que son engagement en politique en 2002 avait pour objectif de « lutter contre Jean-Marie Le PEN ». Le RN en tête dans la quasi-totalité des circonscriptions de Côte-d'Or et la totalité de Saône-et-Loire.