François BAYROU, n’aura pas réussi à convaincre les députés et déposera sa démission à Emmanuel MACRON
Après un discours long de près 50 minutes, le Premier ministre François BAYROU, aujourd’hui face à une Assemblée nationale, ou manifestement l’enjeu semblait joué d’avance. Malgré une situation incontable celle de l’existence d’un déficit budgétaire de plus de 3350 Mds €, la majorité des députés de la gauche a la droite du RN, ont voulu sanctionner celui qui a collaboré à la politique d’Emmanuel MACRON depuis 2017 par 364 voix contre et 194 pour. Avec une promesse de nomination rapide pour le Chef de l'Etat.
Le Premier seul contre tous ?
Un premier Ministre qui aura commencé son discours (Vidéo ci-dessous). François BAYROU, dans un discours de près de 50 minutes « le plus grand risque n’était pas d’en prendre, de laisser continuer les choses, sans que rien ne change, de faire de la politique comme d'habitude de faire durer, sans prendre les décisions qui s'imposent, jusqu'au moment où l'irréparable est là et où l'on arrive au bord de la falaise ».
Affirmant que cette déclaration n’était pas a caractère politique, mais historique car ce « sont celles qui concerne les enfants et le monde que nous
construisons. Les questions politiques ce sont les questions pour les prochaines élections mais les questions historiques, ce sont les questions pour la prochaine génération des questions pour demain qui se joue aujourd'hui ».
Rappelant aux députés, que « Tous, nous savons que notre pays, au-delà de l'orientation décisive qui va se trancher aujourd'hui, se trouve devant un immense champ de questions, qui vont appeler dans les années qui viennent des changements profonds.(…) Nous sommes devant une immense question Modèle sociale inventer il y a 80 ans sous l'inspiration Du Conseil national de la résistance, et aujourd'hui gravement déficitaire, des stabilisé par le déséquilibre démographique, par le vieillissement des français et par le déséquilibre du système des retraites ».
François BAYROU qui après rappelé les questions de logement, de l’immigration dont nous avons deux obligations « Contrôlé et maîtriser les arrivées et intégrer ceux qui seront là, les intégrer, dans ma conviction, par le travail, par la langue, par l'engagement à respecter nos principes de vie ». Mais aussi En précisant l’importance de la dette française de 3415 Mds €, François BAYROU aura évoqué les différentes propositions des uns et des autres. Citant Mendès France qui disait « Je refuse que l’équilibrer des finances publiques se fasse par l’accroissement de la dette ». La « dette c’est la question posée aujourd’hui ». Il avait peu avant rappelé aux députés que si dernier avait le pouvoir de renverser le Gouvernement ils n’avaient pas le pouvoir d’effacer la dette.
François BAYROU qui conclura par ces mots « Nous citoyens nous ne sommes pas là pour être condamné, soit obéir, soit à la révolte. Nous sommes là pour prendre notre part de destin les yeux ouverts et la vérité comme boussole ». Ce que je dis, « Mesdames Messieurs les députés, chez que Guy le moment que nous vivons ce qu'il y a un chemin, et c'est le seul pour la France, celui de la vérité partagée et du courage qu'on choisit ensemble point ». Déception tout même pas un seul mot sur les personnes handicapées ou en perte d'autonomie.
364 Députés rejette la confiance…
Une Assemblée nationale manifestement qui aura connu l’influence des grands jours, avec comme épilogue ce soir celle de la démission du
Premier Ministre. Alors que les députés à la majorité simple et seul présent dans l’hémicycle étant prise en compte. 573 était présent pour voter. Mais 15 s’étant abstenue, seul 558 sont exprimé, avec une majorité absolue à 280. Seule 194 auront voté pour le vote de confiance de François BAYROU et 364 contre. Une vague allant de gauche a la droite du RN. Auront également manqué 16 voix au Premier ministre, comme l’indique le détail du vote des députés de l’Assemblée nationale, venant manifestement de son bloc, celui-ci qui aura donc subi un échec programmé, peut-être même calculer, afin pour le premier ministre de trouver une porte de sortie « Honorable ».
Fin du Gouvernement la Démission….
Une Assemblée nationale ou manifestement qui était celle de l’influence des grands jours, avec comme épilogue ce soir celle de la démission du Premier Ministre. A la tribune pas quartier de la gauche réuni, a la Droite Républicaine (LR) ou encore le RN et son allié UDR auront dit NON ! Mais aussi 16 voix dans le rang des LIOT voir des EPR, Horizon…
La réactions politique des présidents de groupe à la sortie du vote, auront était immédiate. A gauche, Boris VALLAUD (PS) aura lui exprimé sa volonté d’« incarner le changement ». Les écologistes, par la voix de Cyrielle CHATELAIN dénonçant l’« indifférence, silence et trahison (…) notre groupe avait anticipé la chute et travaillé à la suite » du gouvernement BAYROU. Le leader de la LFI à rappeler que « le 10 nous bloquons tout pour faire partir Emmanuel Macron lui-même désormais en premier ligne face au peuple, car c'est lui qui est le responsable de la crise, nous ne sommes candidats à aucune autre place sinon à la première pour tout changer ». De son côté Mathilde PANOT la présidente du Groupe LFI a elle dénoncé une politique « austéritaire » et « mortifère », appelant à une politique plus « bienveillante vis-à-vis du peuple français ».
A droite les réactions hormis du bloc Horizon, Ensemble pour la république et le Modem, auront étaient tout aussi puissant ! Pour Marine Le PEN, présidente groupe RN « la dissolution n’est pas une option, mais une obligation », appelant Emmanuel MACRON à rendre la parole au peuple. La veille lors de sa rentrée parlementaire dans son fief d'Hénin-Beaumont, dimanche dans le Pas-de-Calais, elle aura précisé fixer quatre lignes rouges, pour une non-censure à un prochain gouvernement. « Nous avons répété qu'il était illusoire de prétendre résoudre l'équation budgétaire de notre pays sans s'attaquer aux quatre grands tabous que sont l'immigration le train de vie de l'état les fraudes de toute nature sociale fiscale à l'importation les ententes et j'en passe et la contribution de la France à l'Union européenne ». Rejetant sur X, également la proposition de l’ancien Premier ministre Gabriel ATTAL. Marine Le PEN ayant affirmé son opposition à celle-ci de nommer un « négociateur » à Matignon. Pour elle, cette initiative « reviendrait à désigner un arbitre pour un match quand toutes les équipes ont quitté le terrain », estime-t-elle.
Pour l’UDR et Éric CIOTTI, allié de Marine Le Pen a lui qu’il fallait « retourner vers le peuple », estimant qu’aucune solution ne devait relever de la «
tambouille politicienne ». Pour lui, la situation est proche d’une crise de régime et ne peut se résoudre que par « la dissolution ou la démission du président ». Dans son discours sur la Tribune de l’Assemblée il aura qualifié François BAYROU de « pompier pyromane », estimant que ce vote de confiance n’était qu’une « rampe de lancement déguisée pour la présidentielle de 2027 ».
Chez LR l’envie semble partagé, puisque 13 auront voté contre et 9 abstentions, sur les 49 députés de ce groupe. Pour le député Julien DIVE (LR) : Il a critiqué BAYROU pour avoir « demandé un vote de confiance sans concertation », estimant que « dans la situation actuelle, un budget se partage ». Un député qui se sera abstenue. Pour Laurent WAUQUIEZ président du Groupe « Le gouvernement est tombé. Il faudra tirer les leçons des erreurs du passé. Pour le prochain gouvernement, il faut un programme de travail et avant de se poser la question de qui, se poser la question de pour quoi faire (…) Ce cap à suivre, c’est celui que nous voulons avec la Droite républicaine : le redressement d’une France qui travaille pour la reconstruction de la France ! ».
Enfin le chef du Partis Reconquête, Éric ZEMMOUR a lui réclamé « une nouvelle élection présidentielle, estimant que « les Français sortent toujours perdants de ces jeux politiques ».
L’après François BAYROU a déjà commencé ! ....
Une Assemblée nationale manifestement qui aura connu l’influence des grands jours, avec comme épilogue ce soir celle de la démission du Premier Ministre. Alors que les députés à la majorité simple et seul présent dans l’hémicycle étant prise en compte. 573 était présent pour voter. Mais 15 s’étant abstenue, seul 558 sont exprimé, avec une majorité absolue à 280. Seule 194 auront voté pour le vote de confiance de François BAYROU et 364 contre. Une vague allant de gauche a la droite du RN. A noté que 16 voix auront également manqué au Premier ministre, venant manifestement de son bloc, celui-ci qui aura donc subi un échec programmé, peut-être même calculer, afin pour le premier ministre de trouver une porte de sortie « Honorable ».
Alors s’il existe plusieurs candidats reviennent parmi les noms, et que Jean-Luc MELANCHON, lui exige « la première place pour tout changer ». Pour le PS il existe deux candidats le président de groupe PS, Boris VALLAUD et Olivier FAURE Secrétaire nationale qui souhaite « incarner l'alternance à Matignon » et a reçu hier le soutien de François HOLLANDE affirmant dans le Journal du Dimanche « Nul a le droit à l’erreur », ajoutant que les socialistes ont vocation « à revendiquer le pouvoir ce sont les socialistes qui par leur nombre de députés ont la clé de la stabilité une hypothèse ».
Un scénario qui semble peu probable d’un choix a gauche, reste pour la désignation d’un nouveau Premier ministre issu du socle commun. On note quatre ministres figurent parmi les favoris. Parmi eux Gérald DARMANIN, Sébastien LECORNU, Éric LOMBARD, Catherine VAUTRIN, sans oublier éventuellement Xavier BERTRAND, pouvant bénéficier de l'indulgence du parti socialiste. Selon certain bruit de couloir le candidat le plus probable étant Sébastien LECORNU. A la fois un homme proche du chef de l’Etat, venu de la droite, capable de négocier la gauche, mais surtout relativement apprécié par le RN que Marine Le PEN en 2024 et Jordan BARDELLA avait aussi rencontré secrètement en 2025. Sébastien LECORNU qui aurait eu normalement être choisit avant que Emmanuel MACRON ne fasse un virage a 190 degrés.
L’Elysée prend note…
De son côté le Chef de l’Etat Emmanuel MACRON aura prit note du vote de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué ce dernier indique qu’il recevra conformément à l’article 50 de la constitution il recevra « le Premier ministre demain matin afin de lui remettre sa démission et celle de son gouvernement ». Précisant qu’un nouveau « Chef de Gouvernent qui sera nommé conformément à l’Article 8 de la Constitution dans tous prochains jours ». Reste que cette promesse et loin d’être tenu face au casse-tête politique et la composition de l’Assemblée nationale et la menace des uns et des autres. Une décision qui fera en plein « Blocage » du pays annoncé pour le 10 septembre prochain.
Publication : 08/09/2025
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