Accéder au contenu principal

La commission des affaires sociale de l’Assemblée adopte à l'unanimité le projet de loi sur le PCH

Réunion de la commission des affaires sociales le 5 juillet 2017

La commission des Affaires sociales à examiner ce 9 mai 2018, la proposition de loi de Philippe BERTA du groupe Mouvement Démocrate et apparentés, présenté le 17 mai en séance publique, relative à la prestation de compensation du handicap (PCH). Un texte, avec deux objectifs celui de la suppression de la barrière d’âge de 75 ans, mais aussi de réduire le reste à charge des bénéficiaires. Un texte voté adopté à l’unanimité, preuve selon le député du Gard, de l’urgence qu’il y a à proposer des dispositifs d’amélioration de cette prestation ». À se demander pourquoi le combat pour la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint pour l’A.A.H. a lui était rejeté par l’Assemblée nationale.

Supprimer la limite d’âge…

Dans son premier article cette proposition propose ainsi la suppression la barrière d'âge de 75 ans au-delà de laquelle il n'est plus possible, en cas de handicap, d'accéder à cette prestation. Le député Philippe BERTA, pour qui « L’accès à cette prestation soumise a une limite d’âge, est particulièrement injuste ». Une condition qui selon lui pénalise les bénéficiaires éventuelles qui n’auraient « pas demandé la P.C.H. avant 75 ans mais qui, passé cet âge, se retrouve en difficulté en raison d'un changement dans leur environnement ». Citant dans un communiqué l’exemple d’une personne se retrouvant seul a la suite de proches qui lui apportait tout l’aide dont elle avait besoin. « Or, le jour où ce proche n'est plus en mesure de subvenir à ses besoins, elle se retrouve dans l'impossibilité d'en bénéficier ayant dépassé la limite d’âge ».

Réduire le reste à charge…

Pour le député Philippe BERTA, l'autre urgence consistante à réduire également le reste a chargé des bénéficiaires. Une prévoit pour cela l’organisation d’un dispositif expérimentation sur trois ans, dans les départements volontaires pour rendre effectif un dispositif garantissant un niveau de reste à charge maximum pour les bénéficiaires de la P.C.H.. Une limitation des restes a charge via les fonds départementaux de compensation pourtant initialement prévue dans la loi de 2005, mais qui « n’a jamais pu être appliquée en raison d’une contradiction intrinsèque à la rédaction », en réalité la non-publication d’un décret d’application. Une loi qui vise selon le député à sortir de l'impasse et à mettre fin aux inégalités qui découlent de la mauvaise application de la loi ».

Des associations mécontentes…

Pour l’un des collectifs inter-associatifs qui dans un communiqué le 9 mai estime comme « indigne », se quelle juge comme une manœuvre engagée par le gouvernement « pour contourner la décision du Conseil d'État le condamnant sous peine d'astreinte financière à publier un décret attendu depuis 13 ans, décret prévoyant que le reste à charge pour les ayants droit devant financer l'acquisition d'une aide technique, l'adaptation du logement ou d'un véhicule, n'excède pas 10 % de leurs ressources ! »

L’association Handi sociale présidée par Odile MAURIN qui appartient également a ce collectif, avait le 14 mars pour sa part, déposé une saisine auprès du tribunal pour enjoindre le Premier ministre, Édouard Philippe, à faire appliquer la loi dans ce domaine. Une première en France !

Vers une adhésion par le Sénat ?

Un projet de loi déposé dans le cadre de la niche parlementaire, permettant à un groupe minoritaire de présenter des propositions de loi celle dans lequel le P.C.H. fait partie des quatre textes proposés. Une proposition qui devrait poursuivre dans les prochaines semaines son parcours parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Reste, malgré tout à savoir si cette adhésion soit suffisante pour que la proposition de loi soit votée . Affaire à suivre, oui mais si comme l’affirme, le député ce texte a été adopté à l’unanimité, « preuve de l’urgence qu’il y a à proposer des dispositifs d’amélioration de cette prestation ». Le gouvernement ne semble pas avoir la même vision, comme on a pu le constater vis-à-vis de nombreuses réductions du pouvoir d’achat que subissent les personnes en situation de handicap. Il semble néamoins que la majorité sénatoriale évoque déjà le cout d'une telle mesure.

C’est quoi la P.C.H. et quelles conditions

La prestation de compensation du handicap (P.C.H.) couvre les surcoûts causés par le handicap d'une personne dans sa vie quotidienne. Ce soutien peut prendre la forme d'une aide humaine (salariés, service prestataire d'aide à domicile, aide familiale), technique (véhicule pour handicapé physique), animalière (chien guide d'aveugle, chien d'assistance), de travaux d'aménagement (logement, transport) ou encore d'aides spécifiques et exceptionnelles (réparation d'un lit médical, achat de protections absorbantes). La P.C.H. est attribuée sous conditions du degré d'autonomie de la personne handicapée, de son âge et de son lieu de résidence, mais sans condition de ressources. Que le bénéficiaire soit cadre, au R.S.A. ou au Smic ne change rien. L'aide est fixée en fonction du type et du taux de handicap.

Si la P.C.H. est attribuée sans condition de ressources, le demandeur devra tout de même prendre à sa charge 20 % des frais de compensation normalement couverts par la P.C.H. si ses ressources annuelles sont supérieures à 26 579,92 €. le P.C.H. étant également soumise à différents plafonds pour chaque type d'aide, montants que vous pouvez retrouver sur le site officiel de l'administration française. Le montant de la P.C.H. en 2018 n'est pas encore dévoilé. Des conditions d’attribution que vous pouvez retrouver sur le site du service public.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : Assemblée nationale / Groupe Mouvement Démocrate

 

Catégorie : PARLEMENT
Publication : 10/05/2018
SénateursParlement Questions parlementairesAssociationsAutonomieDépendanceProposition de loiAAHPCHCollectifs inter-associatifsPhilippe BERTACommission des affaires socialesdéputésCommission assemblée nationale

Articles en relation

Les députés votent la suspension de la réforme des retraites de 2023…Quelle répercussion pour les futurs retraités ?

Ce 12 novembre aura été lui marqué à l’Assemblée nationale par le vote à une très large majorité de 255 voix pour et 146 voix contre de la suspension de la réforme des retraites en vigueur depuis 2023. Un vote auquel les députés d’Emmanuel MACRON auront préféré s’abstenir. Un vote qui aura forcément un cout, mais lequel ? Un vote qui concerne aussi les carrières longues ainsi que celle dites « actives » et « super actives ». Un vote qui rentrera en application que si le PLSS 2026 et voté…

Remboursement des séances d’orthophonie pour les enfants suivis dans un centre médico-psychologique

Depuis fin 2024, confirmé en 2025, la CPAM qui applique strictement la règle de la « double prise en charge ». Résultat : les enfants suivis en centre médico-psychologique (CMP) ne voient plus leurs séances d’orthophonie libérales remboursées, sauf si une convention formelle existe entre le CMP et l’orthophoniste. Situation qui plus 100 000 enfants concernées par des troubles du langage, autisme, TDAH, dyslexie. Question posée par le député Sylvain BERRIOS le 29 octobre a la ministre de la Santé.

François BAYROU, n’aura pas réussi à convaincre les députés et déposera sa démission à Emmanuel MACRON

Après un discours long de près 50 minutes, le Premier ministre François BAYROU, aujourd’hui face à une Assemblée nationale, ou manifestement l’enjeu semblait joué d’avance. Malgré une situation incontable celle de l’existence d’un déficit budgétaire de plus de 3350 Mds €, la majorité des députés de la gauche a la droite du RN, ont voulu sanctionner celui qui a collaboré à la politique d’Emmanuel MACRON depuis 2017 par 364 voix contre et 194 pour. Avec une promesse de nomination rapide pour le Chef de l'Etat.

Les Sénateurs dressent un rapport accablant sur le retard accablant dans le domaine du handicap en Outre-Mer

Le 3 juillet 2025, la délégation sénatoriale aux outre-mer a présenté un rapport d’information intitulé « Politique du handicap outre-mer : faux départ et course de fond ». Rédigé par les sénateurs Audrey BÉLIM, Akli MELLOULI et Annick PETRUS. Un rapport de près de 280 pages dressant un constat sévère : vingt ans après la loi du 11 février 2005, les territoires ultramarins accusent un retard massif dans la prise en charge et l’inclusion des personnes en situation de handicap !

LEGISLATIVE 2024 : Le premier député en fauteuil fait son rentré à l’Assemblée nationale au sein groupe NFP

Le premier député en fauteuil élu en 2022 au sein du groupe de la NUPES-Ecologiste dans la 4ème circonscription de Dordogne, ce dernier a été réélu avec 54,64 % le 7 juillet 2024. Investi par le Nouveau Front Populaire, il siègera avec le groupe des écologistes. Le député qui est le seul de gauche à avoir été élu dans les 4 circonscription, les trois autres ayant étaient prise par le Rassemblement national.

LEGISTATIVE 2024 : Fadila KHATTABI ministre aux personnes handicapées se retire pour lutter contre le RN

Celle qui avait été nommé a se poste il y a quelques mois lors de l’arrivée de Gabriel ATTAL a Matignion. Avait annoncé sa candidature dans les Côte-d’Or d’où elle originaire. L’ancienne députés Renaissance Fadila KHATTABI arrivé en troisième position avec 23,81 % ont annoncé qu’ils faisaient le choix du désistement dans la 3ème circonscriptions. Un choix que dont l’actuelle ministre rappel que son engagement en politique en 2002 avait pour objectif de « lutter contre Jean-Marie Le PEN ». Le RN en tête dans la quasi-totalité des circonscriptions de Côte-d'Or et la totalité de Saône-et-Loire.