Accéder au contenu principal

Le Sénat regrette le manque d’ambition du gouvernement sur l’inclusion des agents handicapés de la fonction publique

Les membres de la commission des lois au sénat auteur du rapport le handicap dans la fonction publique 08303

Quelques jours après la présentation du bilan pour l’année 2018 de l’action du FIPHFP et un peu plus d’un mois d’un rapport après la publication d’un rapport intéressant « Donner un nouveau souffle à la politique du handicap dans la fonction publique ». Le Sénat qui a lui décidé lors de l’examen du projet de loi de transformation de la fonction publique de rejeter les amendements du Gouvernement supprimant plusieurs mesures adoptées par la commission des lois pour améliorer l’intégration des agents en situation de handicap.

Un politique qui tient plus dans la théorie que dans la pratique…

Une fois de plus ont a pu constater que le gouvernement n’avait en matière de politique de handicap que peu d’ambition mais surtout un manque manifeste de volonté. Une politique réduite à de grand discours comme celui mise en place dans la loi travail pour soi-disant améliorer l’obligation d’embauche des travailleurs handicapées, mais qui risque avant d’augmenter le risque de précarité. Mais aussi dans l’actuel projet de loi de transformation de la fonction publique dont la discussion du projet de loi devant le sénat se termine le 27 juin avant de partir en commission mixte paritaire. Un choix politique que les sénateurs ont manifestement prise en compte

Car si comme le confirme le rapport du Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) dans la présentation annuelle de son bilan la fonction publique reste en dessous du seuil de 6 % fixe par la loi. Si le taux et largement satisfaisant pour la fonction publique territoriale avec 6.76 % il est de 5.61 pour la fonction publique hospitalière et de 4,65% pour celle de d'État. Pire ceux qui devrait montrer l’exemple comme le service du premier ministre qui bat tous les records avec 3.62 % avec le ministère de l’éducation nationale ou le principe d’une école inclusive ne fait pas encore partie de sa conception lorsqu’il s’agit de son personnel avec 3,62%. Soit au final  250 760 bénéficiaires de l'obligation d'emploi (+.0.03 %)

Un projet de loi, dont le secrétaire d’État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, Olivier DUSSOPT estime lui que son objectif et « favoriser l'égalité professionnelle pour les agents en situation de handicap, en simplifiant notamment leur recrutement dans les structures publiques ».

Les sénateurs affirment être « loin du compte »…

Si certaines mesures issues du rapport d’information adopté à l’unanimité par la commission des lois présidé par Philippe BAS, en mai dernier à l’issue de 8 mois de travaux et de l’audition de 104 parties prenantes. Les sénateurs qui avaient adopté une série d’amendement à l’issue de ces 28 propositions des rapporteurs de la sénatrice Catherine DI FOLCO (LR) et du Sénateur Didier MARIE (Socialiste et républicain). Pour le président des lois « le compte n'y est pas ! ». Certes affirme t-il « le Gouvernement s’est rallié à plusieurs propositions du Sénat, notamment pour généraliser les référents handicap ou autoriser la titularisation d’un apprenti handicapé à l’issue de son contrat d’apprentissage »

Le gouvernement ayant fait aussi le choix de refuser plusieurs autres propositions. Rejetant ainsi selon la sénatrice Catherine DI FOLCO la mise en œuvre du système de bonus / malus dont l’objectif était de pérenniser le financement du FIPHFP. Système dont « au moins 20 millions de plus » aurait permis de pérenniser le financement. Le gouvernement ayant fait le choix de maintenir le budget à 130 M€. Précisant que cela aurait permis « mieux valoriser les employeurs publics vertueux et, à l'inverse, pénaliser ceux qui fabriquent du handicap. C'est tout l'intérêt de ce système ». Le président Philippe BAS, de souligné que « Le Sénat souhaité une plus grande ambition pour la politique du handicap dans la fonction publique ».

Pour Loïc HERVE, co-rapporteur du projet de loi de transformation de la fonction publique avec Catherine DI FOLCO, « le Sénat fera entendre sa voix en commission mixte paritaire (CMP) pour mieux intégrer les agents en situation de handicap et garantir la pérennité financière du FIPHFP. Nous espérons convaincre nos collègues députés sur nos propositions de bons sens, qui font l’unanimité entre les parties prenantes ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : Sénat 2019

Catégorie : PARLEMENT
Publication : 26/06/2019
SénateursParlementSénatTravailleurs handicapésFIPHFPprojet de loiFonction publiqueRapport parlementairePhilippe BASCommission des lois

Articles en relation

Les députés votent la suspension de la réforme des retraites de 2023…Quelle répercussion pour les futurs retraités ?

Ce 12 novembre aura été lui marqué à l’Assemblée nationale par le vote à une très large majorité de 255 voix pour et 146 voix contre de la suspension de la réforme des retraites en vigueur depuis 2023. Un vote auquel les députés d’Emmanuel MACRON auront préféré s’abstenir. Un vote qui aura forcément un cout, mais lequel ? Un vote qui concerne aussi les carrières longues ainsi que celle dites « actives » et « super actives ». Un vote qui rentrera en application que si le PLSS 2026 et voté…

Remboursement des séances d’orthophonie pour les enfants suivis dans un centre médico-psychologique

Depuis fin 2024, confirmé en 2025, la CPAM qui applique strictement la règle de la « double prise en charge ». Résultat : les enfants suivis en centre médico-psychologique (CMP) ne voient plus leurs séances d’orthophonie libérales remboursées, sauf si une convention formelle existe entre le CMP et l’orthophoniste. Situation qui plus 100 000 enfants concernées par des troubles du langage, autisme, TDAH, dyslexie. Question posée par le député Sylvain BERRIOS le 29 octobre a la ministre de la Santé.

François BAYROU, n’aura pas réussi à convaincre les députés et déposera sa démission à Emmanuel MACRON

Après un discours long de près 50 minutes, le Premier ministre François BAYROU, aujourd’hui face à une Assemblée nationale, ou manifestement l’enjeu semblait joué d’avance. Malgré une situation incontable celle de l’existence d’un déficit budgétaire de plus de 3350 Mds €, la majorité des députés de la gauche a la droite du RN, ont voulu sanctionner celui qui a collaboré à la politique d’Emmanuel MACRON depuis 2017 par 364 voix contre et 194 pour. Avec une promesse de nomination rapide pour le Chef de l'Etat.

Les Sénateurs dressent un rapport accablant sur le retard accablant dans le domaine du handicap en Outre-Mer

Le 3 juillet 2025, la délégation sénatoriale aux outre-mer a présenté un rapport d’information intitulé « Politique du handicap outre-mer : faux départ et course de fond ». Rédigé par les sénateurs Audrey BÉLIM, Akli MELLOULI et Annick PETRUS. Un rapport de près de 280 pages dressant un constat sévère : vingt ans après la loi du 11 février 2005, les territoires ultramarins accusent un retard massif dans la prise en charge et l’inclusion des personnes en situation de handicap !

LEGISLATIVE 2024 : Le premier député en fauteuil fait son rentré à l’Assemblée nationale au sein groupe NFP

Le premier député en fauteuil élu en 2022 au sein du groupe de la NUPES-Ecologiste dans la 4ème circonscription de Dordogne, ce dernier a été réélu avec 54,64 % le 7 juillet 2024. Investi par le Nouveau Front Populaire, il siègera avec le groupe des écologistes. Le député qui est le seul de gauche à avoir été élu dans les 4 circonscription, les trois autres ayant étaient prise par le Rassemblement national.

LEGISTATIVE 2024 : Fadila KHATTABI ministre aux personnes handicapées se retire pour lutter contre le RN

Celle qui avait été nommé a se poste il y a quelques mois lors de l’arrivée de Gabriel ATTAL a Matignion. Avait annoncé sa candidature dans les Côte-d’Or d’où elle originaire. L’ancienne députés Renaissance Fadila KHATTABI arrivé en troisième position avec 23,81 % ont annoncé qu’ils faisaient le choix du désistement dans la 3ème circonscriptions. Un choix que dont l’actuelle ministre rappel que son engagement en politique en 2002 avait pour objectif de « lutter contre Jean-Marie Le PEN ». Le RN en tête dans la quasi-totalité des circonscriptions de Côte-d'Or et la totalité de Saône-et-Loire.