François BAYROU annonce une déclaration de politique général sur le budget : Un Quitte ou Double, quitte à partir !
A l’occasion d’une conférence de presse, sur le budget 2026, discuté en septembre, le premier ministre a pris de cours bon nombre députées et ministre. Des députés convoqués en sessions extraordinaire à partir du 8 septembre prochain pour un vote de déclaration de politique général. Objectif apporter « une clarification ». Un discours dans lequel il ne semble pas avoir convaincu et ressemble plus à Harakiri afin de pouvoir « sortir la tête haute » et affirmer qu’il ne pourra être tenu responsable de cette situation.
Sous le signe « de la clarification » …
Quelques semaines après une première conférence de presse intitulé un "moment de vérité", durant laquelle il avait présenté son projet de budget 2026 comportant 44 Mds€ d'économies. Ce dernier revient aujourd’hui. Alors que le gouvernement risque de devoir face à une rentrée sociale et politique agitée. Face à un appel à la mobilisation générale soutenu par LFI et l’ensemble des syndicats le 10 septembre mais aussi celle d’une motion de censure que LFI a annoncé déposer. François BAYROU et arrivé seul.
En préambule de sa prise de parole, il aura présenté cette rentrée comme « un moment préoccupant et donc décisif de l'histoire de notre pays ». Précisant que moment « d'hésitation et de trouble et je considère que ce moment impose une clarification ». Soulignant que la planète, en évoquant notamment la situation au Proche-Orient et le fait que les « grands empires ont choisi désormais d'imposer leur loi par la force ». Mais aussi que l'Europe « ne tourne pas bien ».
« La France ne peut se permettre le chaos »…
Concernant les appels à la mobilisation du 10 septembre prochain, n’aura pas hésité à lancer des reproches Jean-Luc MELENCHON et contre Sandrine ROUSSEAU. Rappelant avoir annoncé « qu'elles étaient toutes discutables amendable, améliorable, avec les partenaires sociaux et avec les parlementaires, au moment du débat budgétaire parce que c'est la mission du Parlement ne débattre que des mesures ». Et ne pas comprendre sa volonté de LFI et MELANCHON citant une phrase de ce dernier « conflictualiser c'est de faire de tous les sujets une guerre un affrontement parce que le conflit systématique mène au désordre et que le désordre abat la société ». Citant également la citation comme la « plus scandaleuse de l’été » affirme François BAYROU de la Député écologiste de Paris, Sandrine ROUSSEAU, qui avait affirmé, « la rentabilité de l'agriculture je n'en ai rien à Peter ». Une phrase qualifiée « comme un crachat au visage de tous les paysans ».
Des mouvements qui « veulent conduire notre pays et cela je le dis avec certitude en tout cas avec ce que j'ai de conviction et de plus profond d'authenticité cela ce n'est pas la France (…). La France ce n'est pas ceux qui veulent l'abattre par le désordre, c'est ceux qui veulent la construire par le courage et la générosité » a insisté le Chef du Gouvernement.
La France surendetté : une urgence nationale ? ....
Depuis plusieurs années, la France connaît une augmentation continue de sa dette publique, atteignant des niveaux jugés préoccupants par de nombreux responsables politiques et économiques. Le Premier ministre François Bayrou a récemment déclaré que le pays était "au bord du surendettement", soulignant que chaque heure qui passe creuse la dette de 12 millions d’euros supplémentaires. Cette situation résulte de multiples crises successives — la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, l’inflation mondiale — qui ont conduit l’État à emprunter massivement pour soutenir l’économie et protéger les citoyens. Toutefois, une part importante de cette dette a été utilisée pour des dépenses courantes, et non pour des investissements structurants.
La charge de la dette devient ainsi l’un des postes budgétaires les plus lourds, dépassant même les budgets cumulés de l’éducation nationale, de la justice, du logement et des armées. Si aucune mesure corrective n’est prise, les projections indiquent que cette charge pourrait atteindre 107 milliards d’euros par an d’ici 2029. Face à cette urgence, le gouvernement appelle à un effort collectif et envisage 44 milliards d’euros d’économies dans le prochain budget. L’objectif est clair : réduire les déficits, produire davantage, et éviter que la France ne perde sa souveraineté économique.
Un budget possible sans 49.3 ?
François BAYROU qui aura aussi dans son discours que ce vote soit une "épreuve de vérité", dans l’hypothèse où le gouvernement aurait survécu au vote du 8 septembre. "la discussion" sur "chacune des mesures de ce plan d'urgence" pourra alors avoir lieu. Et cette discussion sur le budget 2026 pourrait à l'en croire ne pas forcément se terminer par un recours de l'article 49.3 de la Constitution, qui permet d'adopter un projet de loi sans vote du Parlement. Tout en affirmant que cet article et parfois indispensable, et qu'il y a aussi "des moments où on ne peut pas y échapper".
Les Français inquiets pour l’avenir…
Hausse mécanique des impôts à cause du gel du barème du gel des pensions de retraite les prestations sociales ou de la fameuse suppression des deux jours fériés. Même s’il vrai que celle-ci n’était que des propositions et pouvaient donc être rejeté par les députés. Autant de mesures proposées par François Bayrou possiblement suspendus dès le 8 septembre dans le cas où il n’obtiendrait pas la majorité, « ça tombe bien elle ne plaisait pas vraiment » indique Caroline 23 étudiante en Droit à Toulouse, tout en précisant reste « à savoir si c'est pour le meilleur ou le pire, dans tous les cas je crains que nous allions dans l’inconnu ». Pour Christophe âgé de 51 en situation de handicap, à Colommiers, affirme-lui ne pas comprendre les Français. « Oui il vrais que SARKOZY, HOLLANDE et bien sûr le recordman MACRON n’ont eu de fait que plongé la France dans les déficits. Mais si on peut regretter que les efforts soit toujours demandé au même ! On doit être aussi réaliste s’il n’y a pas de mobilisation générale pour faire reculer cette dette alors la France sera aux mains du FMI » Une inquiétude qui ne touche pas que les particuliers mais aussi les entreprises qui craigne un manque de visibilité mais aussi une perte de la consommation et donc un recul de leur chiffre d’affaires.
C’est-à-dire que si le RN s'abstienne et qu'à ce moment-là ce qu'on appelle le socle commun soit plus nombreux que la gauche François BAYROU obtient son vote. Mais dans le cas comme cela semble être annoncé par le RN par la Présidente du Groupe a l’Assemblée Marine Le Pen mais aussi UDR représenté par Éric CIOTTI alors il y a toutes les chances que le gouvernement tombe.
C’est quoi l’Article 49 Alinéa 1…
Telle est le texte de l'alinéa 1er inscrit dans la constitution actuellement en vigueur. Un Article que tous Français connaissent, mais plus dans la version de son alinéa 2 et 3 lorsque que le gouvernement engage sa responsabilité et que les députés demandent le vote d’une motion de censure. Le premier alinéa comme il l’indique « Le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l'Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale ». Une possibilité peu déclenché ces dernières années par ces prédécesseurs, par ses prédécesseurs comme Élisabeth BORNE, Gabriel ATTAL et Michel BARNIER. Pourquoi simplement que les règles ne sont pas les mêmes, en effet dans ce vote il simplement nécessaire qu’il y ait plus de députés qui votent contre vous, que de députés qui votent pour vous. A titre d’exemple, il y a 577 députés admettons qu'il y ait 177 députés qui ne soient pas là ou qui s'abstiennent ça veut dire que 400 uniquement votes s’il a 200 qui votent contre vous, le gouvernement tombe. A noté que l’article 50 de la Constitution de 1958, précise que le Premier ministre doit présenter sa démission lorsqu'il n'a plus la confiance de son assemblée mais ça ne signifie absolument pas que le président de la République a les mains liées.
Contrairement a l’Article 49.3 il y a un chiffre sacré celui de 289, pour dire que la motion censure soit adopté. D’un article qui précise en effet que seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu'à la majorité des membres composant l'Assemblée. Sauf dans le cas prévu à l'alinéa ci-dessous, un député ne peut être signataire de plus de trois motions de censure au cours d'une même session ordinaire et de plus d'une au cours d'une même session extraordinaire.
C’est-à-dire que si le RN s'abstienne et qu'à ce moment-là ce qu'on appelle le socle commun soit plus nombreux que la gauche François BAYROU obtient son vote. Mais dans le cas comme cela semble être annoncé par le RN par la Présidente du Groupe a l’Assemblée Marine Le Pen mais aussi UDR représenté par Éric CIOTTI alors il y a toutes les chances que le gouvernement tombe.
Dissolution ou pas ? la question reste ouverte…
Selon Gérald DARMANIN poids-lourds du gouvernement « la dissolution coûte cher à la France bien sûr mais il ne faut pas écarter cette hypothèse ». Du côté de l’Elysée ces proches conseiller affirment eux avec prudence que « Le Président Emmanuel MACRON, ne la souhaite pas. Mais il ne se privera pas a priori de ce principe constitutionnel de l’article 12 de la constitution ». Une arme que Emmanuel MACRON c’était servit après son échec et celui de sa majorité parlementaire à l’élection européenne le 9 juin 2024. Un article 12 qui aura servi près de six fois depuis 1958 et dont cette arme c’est parfois retourné contre le locataire de l’Elysée comme en 1988, mais aussi en 1997 l’obligeant à cohabitation de 5 ans avec Lionel Jospin. Le dernier coup de poker ne lui aura pas réussi n’ont plus avec une campagne « éclair » qui fera date dans la grande histoire constitutionnelle de la France. Dans un récent sondage publié par IFOP 63 % des personnes interrogées seraient pour !
Des réactions partagées !!!
La présidente du premier groupe parlementaire de l’Assemblée Marine Le Pen et le Président du RN Jordan BARDELLA, a peine terminé la conférence, tous deux ont annoncé qu’ils ne voteront jamais la confiance au gouvernement. Le Président du RN qui confirmé à 20H sur TF1, Jordan BARDELLA précisant dans son interview . « Nous avons le premier groupe de l'Assemblée nationale et nous avons toujours été je le crois les avocats de la France du travail » Face à une France qui n’a pas confiance « en ce gouvernement (…) Et cette France-là qui est je crois majoritaire dans le pays, (…) Par conséquent nous voterons évidemment contre la confiance du gouvernement ». Éric CIOTTI lui est venu confirmer le choix du RN de voté contre en indiquant dans un communiqué, que les députés de l’UDR « refuseront catégoriquement d’accorder la confiance au gouvernement et a une majorité qui ont conduit depuis tant d’année la France sur le chemin de faillite ». Pour le président de l’UDR « Non, la dette, ce ne sont pas les Français économes — ceux qui gèrent leur budget et ne peuvent vivre au-dessus de leurs moyens ! Les responsables, ce sont les gouvernements macronistes et socialistes, Des réactions qui semble confirmer que le vote du 8 septembre n’a pas grande chance de pouvoir réunir la majorité des voix des députés présents dans l’hémicycle ce jour-là ».
Tandis que Mathilde PANOT Présidente du Groupe LFI à l’Assemblée nationale, a l’issue de la conférence aura insisté sur le fait que « François BAYROU à décidé de se soumettre lui-même a une motion d’auto-censure et qu'il avait bien compris que le 23 septembre il allait tombé (…) auquel s’ajoute la manifestation d’ampleur du 10 septembre ». Mathilde PANOT affirmant selon elle l'impressionnant l’analyse du premier ministre qui sont « les huit années de la politique d’Emmanuel MACRON et les gouvernement successif et ce pour mener encore la même politique », notamment précise telle « en continuant à faire payer les plus pauvres les cadeaux qui ont étaient fait aux plus riches ». Mathilde PANOT qui se réjouit néanmoins de « cette victoire » s'agissant de la convocation de l'Assemblée nationale en « session extraordinaire ». Un sentiment partagé par Fabien ROUSSEL ainsi que par la partagé par la Député Ecologiste Sandrine ROUSSEAU, que le Premier ministre avait critiqué pour sa phrase de l’été contre les agriculteurs. La Secrétaire nationale Secrétaire nationale d'EELV a elle précisé que « François Bayrou pense pouvoir partir en héros incompris. Ce vote de confiance (qu’il n’a pas fait en arrivant) est de fait une démission. Les Écologistes n’ont pas confiance dans ce PM qui porte un projet irresponsable aussi bien socialement qu’environnementalement. Nous voterons contre ».
Enfin pour le Secrétaire Général du Partis Socialiste Olivier FAURE, qui en le 15 juillet lors de la présentation du Budget, avait affirmé « La seule perspective possible est la censure », assure aujourd’hui sur X que « Les socialistes voteront contre la confiance au gouvernement (...) Il le savait, en présentant un budget isolé sans soutien ni à l’Assemblée, ni dans la rue, ni chez les syndicats. En appelant un vote de confiance, il a choisi de partir en devançant une censure devenue inévitable ». Olivier FAURE concluant que le PS « Nous continuons à contester ce budget injuste comme nous avons combattu depuis huit ans les décisions prises par les gouvernements successifs sous la présidence d’Emmanuel MACRON ».
Des réactions qui semble confirmer que le vote du 8 septembre n’a pas grande chance de pouvoir réunir la majorité des voix des députés présents dans l’hémicycle ce jour-là.
Publication : 28/08/2025
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