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2011.11.05.Affiche Ski_Montgenevre_ELASamedi 3 décembre 2011, Montgenèvre, station doyenne des Hautes-Alpes, portera les couleurs de l'Association ELA, à l'occasion d'une journée exceptionnelle alliant ski, solidarité et festivités ! Pour ouvrir la saison de ski sous le signe de la solidarité, la station offre le forfait de ski ! Pour un don de 30 euros pour ELA...et en route pour une journée riche en sensation et en émotion. Au programme : du ski, du cœur, de l'entraide, du plaisir et de nombreuses activités sur le front de neige ! Des inscriptions que vous pouvez faire directement en ligne, alors que la neige tombe déjà à gros flocon sur le site ela.lachaineducœur.fr

Des stars par dizaines sur les pistes

De nombreuses personnalités sont sensibles à la cause défendue par l'association ÉLA. Également férus de ski, ils soutiennent activement l'événement solidaire « Montgenèvre ÉLA... Et vous ? » Nathalie Simon, championne de France de planche à voile et animatrice télé/radio, Bernard Diomède, champion du monde de foot 98, et des acteurs de la série « Plus belle la vie », série n° 1 en France (6 millions de téléspectateurs en moyenne chaque jour), seront là : Blanche Marci (interprétée par Cécilia Hornus), sa fille Johanna (interprétée par Dounia Coesens)... Une journée où ils enfileront tous combinaisons, bonnets et chaussures de ski pour participer à cette manifestation exceptionnelle !

Pour le Maire de la commune, Guy HERMITTE « Montgenèvre, devient la première station française s'associer une opération solidaire et citoyenne d'une telle envergure, toute l'équipe municipale et moi-même sommes fières de soutenir ÉLA. Cette association lutte chaque seconde aux côtés des familles et des enfants contre les leucodystrophies, une maladie génétique orpheline, grave et évolutive qui bouleverse sa propre vie et celle de ses proches.

En ce sens, le 3 décembre à l'occasion de l'ouverture de ses pistes, Montgenèvre offrira le forfait de ski tous ceux et celles qui feront un don au minimum de 30 € l'association ! Bien sûr, l'événement ne restera pas sans écho, nous accueillerons également tout au long de la saison des familles soutenues par ÉLA, afin de permettre aux malades de profiter pleinement de vacances la montagne. Cette opération skiez solidaire s'inscrit dans la continuité de la politique citoyenne menée par la commune depuis plusieurs années. Cette volonté altruiste de s'entraider nous réunira le 3 décembre pour un moment convivial et festif !»

Située au cœur de l'Europe, à 4 h 30 de Paris en TGV direct (ligne Paris-Milan), la doyenne des stations françaises, donne accès à l'un des plus grands domaines skiables du monde, à cheval entre la France et l'Italie : « la Voie Lactée » (Via Lattea). C'est la station la plus dynamique des Alpes du Sud, qui a su conserver son âme de village comme aime à le rappeler Nathalie Simon, la marraine de la station.

À Montgenèvre, skis aux pieds, en quelques minutes, on traverse plusieurs fois par jour la frontière italienne sans le savoir... Montgenèvre est la porte naturelle entre la France et l'Italie, porte d'entrée d'un domaine skiable de 400 km de pistes en les deux pays frontaliers via la Sestrières. C'est à Montgenèvre que les sports d'hiver sont nés, en 1907 (création de la première école de ski). Enfin a noté que celle-ci fait partie d'une des rares stations françaises ou l'accessibilité a été au cœur de la politique de la commune et de l'office du tourisme, depuis plus 10 ans aujourd'hui.

La Rédaction

Un enfant sur 1 000(1) naît avec un problème d'audition en France. Aujourd'hui, avec 800 000 naissances par an, ce sont plus de 800(2) enfants par an qui naissent avec Dépistage néonatal de la surditéDépistage néonatal de la surdité pas systématique, mais indispensable(Archive)un degré de surdité plus ou moins important. Le dépistage néonatal de la surdité n'est pas obligatoire. Adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale(3) le 30 novembre 2010, la loi a ensuite été refusée à la suite de multiples divergences qu'elle suscite. Dépistage pourtant indispensable selon l'un des premiers fabricants mondiaux de solutions auditives implantables, Cochlear. Selon lui ce dépistage assure un suivi adapté à l'enfant dans le cas d'une déficience auditive. Or, il est souvent réalisé tardivement lorsque le doute s'est installé, révélant alors des retards de développement parfois irréversibles !

Pourquoi réaliser un dépistage de la surdité dès la naissance ?

Si aujourd'hui, le dépistage néonatal de la surdité n'est pas systématique dans les maternités, il est tout de même fortement recommandé aux parents d'en faire la demande. En effet, un diagnostic réalisé trop tardivement peut avoir des conséquences graves sur le développement de l'enfant comme, des troubles du langage et engendre également la souffrance de l'enfant, qui est incomprise.

Lorsque l'enfant est dépisté dès les premiers jours ou mois de la naissance (3 mois), le personnel soignant peut apporter à l'enfant une prise en charge adaptée selon le degré de surdité, un suivi optimal, mais également des conseils précieux pour aiguiller les parents, souvent démunis par l'annonce du handicap.

Le dépistage néonatal consiste en un examen de quelques minutes, totalement indolore. Une électrode est placée derrière l'oreille du bébé lorsque celui-ci est au calme (lors de la tétée par exemple) ou bien lorsqu'il dort, dans laquelle on transmet un son à 30 db maximum. La réponse de l'oreille interne est enregistrée, c'est le test OEAP (Otoemission Acoustiques Provoqués).

Ou bien le test peut être effectué avec un casque qui délivre un son de 35 db maximum aux oreilles du bébé. On recueille, grâce à des électrodes de surface, l'activité de l'oreille interne et du nerf auditif. Ce test s'appelle le PEA (Potentiels évoqués auditifs). Si après deux tests, aucune réaction n'est enregistrée, la famille est orientée vers un Centre de dépistage et d'orientation de la surdité (CDOS) où un examen plus approfondi est effectué pour confirmer ou infirmer la surdité. Si la déficience auditive est confirmée, la prise en charge est immédiate, car la priorité est l'enfant, son futur développement et son éducation.

Selon les régions, la prise en charge est différente, mais les fondamentaux reste les mêmes. Les parents sont informés sur différents sujets comme : le degré de surdité de l'enfant et ce qu'il engendre. Les aides auditives existantes. Les différentes formes de communication possibles (langage des signes, communication orale) avec ou sans prothèse... Le développement futur de l'enfant qui est source d'interrogations... Ayant toutes ces informations en mains, les parents seront plus aguerris à affronter la situation et à prendre les décisions importantes pour leur enfant.

Sans le dépistage « j'ai l'impression d'avoir perdu 10 mois »

Pour Anne-Sophie Naert, Présidente de l'Association Génération Cochlée et maman d'un petit garçon implanté cochléaire « Mon fils Marceau a été dépisté à l'âge de 10 mois. Aucun signe ne m'a alerté. C'était un bébé très communicant. Nous avons pensé qu'il y avait un problème lorsqu'il réagissait à des vibrations de portes qui claquent. On ne pense jamais à la surdité en premier lieu. Lorsque j'ai appris que mon fils était atteint de surdité profonde, j'ai beaucoup culpabilisé. Je me demandais comment j'avais pu ne pas m'en apercevoir. J'avais l'impression d'être passé pendant 10 mois, à côté de moments importants avec mon fils ».

Une situation qui fait de cette mère et présidente de l'association AGC, une femme convaincue de l'utilité du dépistage. « L'annonce du handicap est de toute manière un choc, mais moi j'ai l'impression d'avoir perdu 10 mois. Pour ma part, le dépistage a été très bien encadré, on m'a présenté l'ensemble des solutions qui s'offraient à moi. J'ai choisi la langue orale française accompagnée de langue française parlée complétée pour accompagner mon enfant. Toute la famille s'y est mise. C'est très simple et l'on apprend en même temps que l'enfant ».

Pour conforter son choix de l'oral et faciliter l'intégration de son fils selon elle, Anne-Sophie Naert, lui fait implanter un implant cochléaire. « J'ai conscience que c'est une technologie parmi d'autres, il faut également mettre en place des séances chez l'orthophoniste ainsi que l'aider avec le langage LPC. On ne répare pas un enfant, il est utile et important que l'enfant ait également une langue visuelle, plus reposante pour lui, car il y a des moments où il ne porte pas son appareil auditif ». Une solution dont elle est satisfaite et pour lequel elle conclut qu'« Aujourd'hui, mon fils va très bien. L'implantation s'est très bien passée. Lorsqu'il a entendu pour la première fois, il a éclaté de rire. Il a très bien réagi. Le son l'a stimulé et il veut devenir chanteur... »

La Rédaction

Valerie Vaillant Directrice Generale du groupe StepStone FranceStepStone France, le réseau de sites spécialisés, s'emploie depuis 4 ans à améliorer l'« Handiployabilité » en mettant en avant sur ses sites les offres d'emploi ouvertes  aux personnes handicapées. A cette fin, une nouvelle opération de communication RH aura lieu du 7 au 20 novembre sur ses sites*. Pour la deuxième fois cette année, StepStone renouvelle sa quinzaine spéciale Emploi et Handicap sur tous ses sites*, du 7 au 20 novembre. Opération recrutement qui permet de faciliter les échanges entre Travailleurs Handicapés et employeurs, et de sensibiliser les entreprises.

2011.11.03.Mondial assitanceLancé en septembre 2010 « Mondial Assistance Solidaire », est un programme pluriannuel d'engagement solidaire sous la forme de mécénats de compétences. Ce plan regroupe les quatre sociétés du groupe Mondial Assistance présentes en France*. Dans le cadre de ce plan, plusieurs associations ont été choisies pour leurs champs d'action et leurs besoins en compétences. Les collaborateurs de mondial assistance volontaire peuvent répondre à ces besoins en offrant bénévolement leur temps et leur savoir-faire pour aider ces associations à mener à bien leurs actions.

« Nos collaborateurs sont des spécialistes du service dont la mission quotidienne consiste à aider partout et à tout moment. Il est donc naturel pour mondial assistance d'organiser une forme de bénévolat pour que nos collaborateurs puissent offrir leurs compétences à des associations qui en ont besoin dans un cadre organisé. La mission du programme est de venir en aide aux exclus qui ne bénéficient pas habituellement de nos services, » commentent Daniel ARNOUX, PDG de SEPSAD et responsable du programme

Trois champs d'intervention

Pour remplir sa mission, le programme « Mondial Assistance Solidaire » a identifié trois groupes d'associations et trois modes d'intervention.

Les collaborateurs de Mondial Assistance sont des volontaires donnant une partie de leur temps et apportant leurs compétences à des associations comme Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), l'ADAPT (Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) ou ATD Quart Monde. Ces interventions prennent différentes formes : accompagnement de personnes en recherche d'emploi, aide spécifique à la réinsertion professionnelle pour des handicapés, encadrement d'activités, événements et sorties sportives ou culturelles.

D'autres actions d'un deuxième type sont menées avec des associations comme Force Femmes (aide au retour à l'emploi de femmes de plus 45 ans et plus) ou l'ADIE (Association française pour le droit à l'initiative économique). Mondial Assistance offre bénévolement ses services à ces associations. Ainsi, l'équipe Mondial Assistance spécialisée dans l'orientation professionnelle s'est engagée à traiter bénévolement 40 dossiers par an pour Force Femmes. De même, une équipe d'experts de Mondial assistance France a aidé l'ADIE à créer, organiser et exploiter un service de hotline téléphonique pour répondre à toutes les questions des personnes qu'elle accompagne dans leur projet professionnel.

Enfin, le programme prend aussi en compte la dimension internationale de l'activité de l'entreprise en accompagnant l'association Planète Urgence dont l'objectif est de renforcer l'autonomie et le développement des populations du sud. Dans ce cadre, les collaborateurs Mondial Assistance volontaires peuvent consacrer des congés solidaires pour des missions de deux ou trois semaines pour transmettre leurs compétences et savoirs dans différents pays.

Organiser le bénévolat pour encourager la participation

Le programme « Mondial Assistance Solidaire » est un véritable engagement pour les quatre sociétés présentes en France. Un engagement moral auprès des associations, un engagement financier concrétisé par le don de services et un engagement des collaborateurs qui décident de donner de leur temps libre. Ce programme est lui gérer par un comité de mécénat et un conseil et régi par un règlement. « Notre objectif est de proposer à tous les collaborateurs de Mondial Assistance de s'ouvrir vers l'extérieur de l'entreprise pour découvrir d'autres dimensions du service, pour d'autres publics que ceux que nous avons l'habitude d'aider. Le bénévolat de compétences est, un formidable moyen d'élargir sa vision et ses références en utilisant son savoir-faire au service de causes humaines, » a conclu Daniel ARNOUX.

La Rédaction

* Mondial Assistance, GTS (Téléassistance), SEPSAD (Télésurveillance) et le siège international du groupe Allianz Global Assistance basé à Paris.

À quelques jours du lancement de la 15e édition de la semaine pour l'emploi organisé par l'ADAPT, Humanis présentait aujourd'hui en partenariat avec le cabinet Louis BISSON Directeur de Action sociale de Vauban HumanisLouis BISSON Directeur de Action sociale de Vauban HumanisHandiexperh, les résultats du 1er baromètre sur les entreprises et la sous-traitance avec le secteur protégé et adapté. Un secteur qui connaît comme les autres la crise et dont les nombres de contrats auraient tendance à diminuer. Une présentation à laquelle a assisté à Colombes (92) Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale alors même que l'État a lancé un plan de modernisation.

Conformément à la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, la 2e Conférence nationale du handicap, en juin dernier, a dressé le bilan de l'action des pouvoirs publics depuis 2008. Si des progrès ont été constatés, il reste néanmoins des efforts très importants à fournir pour atteindre le taux de 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. Un taux dont le chômage ne cesse de progresser alors qu'il atteint 19,7 % chez les travailleurs handicapés soit deux fois plus que chez les valides.

C'est dans ce contexte et dans le souci de faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées que le groupe de protection sociale Humanis a choisi de réaliser un baromètre sur les entreprises et la sous-traitance avec le secteur protégé et adapté. En mai et juin dernier, il a interrogé 708 entreprises assujetties à l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés pour mesurer, connaître et analyser leurs comportements et leurs attentes en matière de sous-traitance, qu'il s'agisse du secteur protégé ou adapté. Auquel se sont ajouté 25 entretiens téléphoniques auprès de 25 PME clientes d'Entreprise Adaptée ou d'ESAT et de 40 PME non-clientes d'Entreprise Adaptée ou d'ESAT.

L'objectif selon le cabinet Handiexperh, d'aider à objectiver les approches sur l'emploi indirect, mais aussi mesurer le poids des a priori, afin d'éclairer les finances publiques sur les enjeux et difficultés de terrain et aider les acteurs à mieux approcher les actions à engager. À noter enfin que ce document est l'un des premiers à explorer aussi précisément la situation et l'évolution dans ce secteur. Un baromètre qui selon ces concepteurs sera mis à jour tous les deux ou trois ans.

La sous-traitance, un marché porteur, mais une faible marge d'évolution

Si on note une évolution entre 2006 à 2010 entre 26 à 68 %, traduisant un changement de comportement des entreprises vis-à-vis du secteur protégé et adapté. Un changement parfois incité par la progression des amendes. Les entreprises se sentent concernées par l'embauche et le maintien dans l'emploi des personnes reconnues travailleurs handicapés (78,7 %) ainsi que par la diminution de leur contribution Agefiph (77,1 %). Si ses sujets sont rarement prioritaires, ils sont néanmoins considérés comme des enjeux importants. De même, plus de la moitié des établissements interrogés (58,4 %) relève l'importance d'agir pour développer les achats auprès du secteur protégé ou adapté. Force est de constater que près de 40 % des entreprises continues à ne pas embaucher ni directement ni en sous-traitants, la progression du chômage encore cette année est la preuve.

Visite de l'Esat  des_Voies du Bois de Colombes en présence de la Secrétaire Etat aux solidarités en discussion ici avec des salariésVisite de l'Esat des_Voies du Bois de Colombes en présence de la Secrétaire Etat aux solidarités en discussion ici avec des salariésLes entreprises se sentent concernées par le développement des achats avec le secteur protégé, dont une part importante est cliente d'Entreprises Adaptées ou d'Esat (68 %). 18% ont réalisé des achats par le passé qu'elles n'ont cependant pas poursuivi, ou des démarches en direction de ce secteur qui n'ont pas abouti. 14 % d'entre elles n'ont jamais eu de contact avec le milieu protégé ou adapté. Ces résultats conduisent à deux conclusions : le marché de la sous-traitance est un marché potentiellement porteur avec des entreprises nouvellement clientes qu'il convient de fidéliser et, dans le même temps, la marge de manœuvre des Entreprises Adaptées et des Esat reste relativement faible.

Lorsque l'on demande aux entreprises n'ayant jamais eu de contacts avec le secteur protégé ou adapté leurs prévisions à court où moyen terme, sept sur 10 ne pensent pas modifier leurs comportements et continueront à ne pas acheter. Quant aux entreprises déjà clientes, elles maintiendront leurs achats à peu près au même niveau. À ce jour, les prévisionnels d'évolution des montants d'achats seraient de l'ordre de + 0,3 % pour 2012, en tenant compte du fait que les entreprises non-clientes semblent relativement difficiles à convaincre.

« Lorsque l'on réduit l'individu à son handicap, on fait écran à toutes les compétences dont il dispose, déclare Louis Bisson, Directeur de l'Action sociale de Vauban Humanis, groupe Humanis. Le regard porté sur le handicap doit continuer à évoluer afin que les personnes en situation de handicap puissent s'épanouir et réussir leur intégration sociale ».

Un des futurs enjeux semble être de développer une meilleure connaissance de ces offres. La pratique de la mise à disposition de travailleurs handicapés doit également être confortée. En effet, seule une entreprise interrogée sur quatre a eu recours à cette prestation. Les entreprises clientes achètent majoritairement des prestations liées au secteur de la bureautique et de l'informatique à 58,8 %, à l'entretien des locaux à 29,1 %, des espaces verts à 22,1 % ou encore à la logistique et au conditionnement à 12,4 %. Des activités classiques qui arrivent pour certaines à maturité, alors que de nouvelles offres peu connues existent (les cadeaux d'affaires, l'événementiel, l'industrie graphique, les appels téléphoniques...).

Quels leviers demain pour les EA/Esat et pour les entreprises ?

Il ressort de cela que les entreprises ayant recours à la sous-traitance en secteur protégé et adapté restent attachées à l'engagement citoyen et utilisent ce dispositif pour répondre aussi à leur obligation d'emploi. A noté que l'équation entre l'offre des EA :Esat et le besoins des entreprises est liée aux prix pratiqués et qui doivent rester raisonnables. Les efforts se concentreront a priori sur ces entreprises déjà clientes.

Ainsi, parmi les pistes d'actions pour les EA/Esat deux sont essentiellement à prendre en compte. L'adaptation de l'offre aux besoins des entreprises et la pratique de prix attractifs et compétitifs. Le développement des volumes d'achat sûr de nouvelles prestations peu connu à ce jour, mais à forte valeur ajoutée, comme les appels téléphoniques ou encore l'événementiel, permettant d'offrir une palette d'offres de services la plus riche et actuelle possible. À noter enfin que la poursuite de la modernisation des équipements est une meilleure information sur la prise en compte de la diminution de la contribution Agefiph et l'organisation de manifestations types portes ouvertes...

Et du côté des entreprises : le développement de leurs connaissances concrètes du marché et des modes de fonctionnement des EA/Esat ; la mise en place d'un projet interne porté par des référents handicap ou diversité ; la sensibilisation auprès des collaborateurs ; la réorganisation des processus d'achat...

Finalement, les entreprises doivent percevoir le secteur protégé comme une alternative équivalente d'un fournisseur classique, mais plus encore comme un partenaire de référence à vocation sociale. Auront-ils se comportement volontaire ou incité par la progression des contributions en juillet 2011, la réponse du prochain baromètre sera dans ce sens intéressant. La crise économique risque d'être dangereuse et représenté un chemin semé d'embûche dont ses établissements devront impérativement éviter pour permettre à ce levier pour l'emploi de continuer à progresser...

L'État a-t-il pris la mesure de la crise !!!

À l'heure où l'État est désireux de moderniser et développer les ESAT, Humanis souhaite que ce baromètre puisse donner un instrument de mesure à l'ensemble des acteurs concernés. Il faut donc espérer que l'État puisse par ces résultats mesurer le poids de fausses idées et éclairer les finances publiques sur les enjeux et difficultés de terrain et aider les acteurs à mieux approcher des actions à engager. Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'État aux Solidarités et à la Cohésion sociale, commentant les résultats en affirmant notamment.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Procès AZF Mars 2009Quelques semaines après les cérémonies officielles, c'est donc l'heure des comptes comme l'affirment certaines victimes, mais seront-ils entendus cette fois. C'est que va tenter de juger à nouveau ce procès qui débute le 3 novembre pour une durée de quatre mois, deux ans après la relaxe au bénéfice du doute le directeur, Serge BIECHLIN et de l'industriel Grande Paroisse. Des accusées poursuivies pour homicides involontaires...

Le procès se déroulera dans la salle municipale Jean-Mermoz, et les débats seront filmés pour la postérité comme lors des 400 heures d'audience du procès de première instance en 2009. Un procès dont France Handicap Info vous proposera chaque semaine un compte rendu.

Quatre mois de procès ou la cour devraient travailler sur la base d'instruction représentant 7500 cotes sur près de 54.000 pages réparties en 109 tomes. Plus de 1.700 scellés sont joints au dossier. 31 experts judiciaires développeront la thèse de l'accident chimique face à une cinquantaine de "témoins experts" appelés par la défense du groupe Total pour réfuter cette piste. Face à face une soixantaine d'avocats, ainsi que la citation à la barre de 180 témoins est la présence des 2700 parties civiles sur les 3149 représentées au premier procès et qui avait suivi l'appel du parquet après la relaxe en première instance.

La cour d'appel va ainsi réexaminer, la sécurité de l'usine, la piste chimique, mais aussi celle de l'acte volontaire, écartée en première instance. Une thèse soutenue par des ex Salarié proche de la défense est pour lequel l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis BRUGUIÈRE sera leur témoin clé !

Une première journée qui portera devant la cour portera sur une citation directe de parties civiles visant à faire aussi juger total et son président de l'époque Thierry Desmarest. Le tribunal l'avait estimée irrecevable, car le juge d'instruction avait refusé leur mise en examen. Mais la décision avait été repoussée en fin de procès, et Total avait dû participer auparavant à tout le procès avec les prévenus.

Salariés et Victimes une réconciliation douloureuse

Si lors du 21 septembre dernier, bon nombre d'associations commencées à entrevoir une certaine entente, nombreuses sont néanmoins encore les voix discordantes dans ce dossier pour ce qui fût la plus grave catastrophe industrielle en France depuis 1945.

Entre les salariés au sein de l'association Mémoire et Solidarité présidées par Jacques MIGNARD ancien délégué CGT, réfutant toujours la thèse de l'accident et déplorant encore « l'incompréhension dont ont été victimes les salariés qui défendaient leur collectivité de travail et voulaient redémarrer l'usine après l'explosion, face à ceux qui exigeaient la fermeture des usines de mort ».

Contre celle Jean-François GRELIER, président des Sinistrés du 21 septembre, qui rétorque que « l'ignorance de l'industriel est déjà une mise en danger de la vie d'autrui ». Il s'appuiera pour cela sur le premier jugement qui relevait « les défaillances organisationnelles de l'exploitant (...) le tribunal a la conviction que les experts judiciaires approchent de la vérité et que l'essentiel des objections de la défense n'a été qu'artifice...

Toulouse aux côtés des victimes...

Le député-maire Pierre Cohen a fait savoir que la ville sera à nouveau partie civile lors de ce nouveau procès en appel. « Nous n'avons pas admis les attendus du jugement du procès en 2009, à savoir que Grande Paroisse était moralement coupable, mais pénalement innocente. C'est pourquoi nous nous devons d'être toujours présents dans ce procès. Nous voulons être aux côtés du ministère public pour participer à la recherche de la vérité sur cette catastrophe qui a meurtri la ville de Toulouse et ses habitants » ont précisé Pierre Cohen.

Stéphane Lagoutiére

Bruno Solo et Guy Alba lors de la dictée éla 2011 de l'école des Cheminets à ParisLors de cette semaine, l’Association européenne contre les Leucodystrophies (ELA), parrainées par Zinédine ZIDANE, accompagné pour 2011 de Bruno SOLO, a mobilisé près de 2 000 établissements scolaires partout en France. Le montant des dons collectés est estimé à plus de 1 250 000 €. Un beau début pour cette nouvelle campagne « Mets tes baskets… » Qui va se poursuivre tout au long de l’année scolaire.

Au cours de cette intense semaine de mobilisation, de très nombreux parrains d’ELA ont répondu présents pour participer à cette campagne qui se décline en 3 temps et qui a débuté par un moment de réflexion et d’échange le lundi 17 octobre avec la dictée d’ELA.

Une dictée qui avait était rédigée spécialement par Jean d’ORMESSON homme de lettres et académicien qui souligné avoir « pensé aux enfants et aux familles qui souffrent et j’ai voulu leur donner un peu de mon temps que je défends avec tant d’égoïsme… Mon conseil ? Soyez généreux, pensez un peu aux autres. Les autres, c’est vous-même ! » Et va se poursuivre tout au long de l’année par des rendez-vous essentiellement sportifs au profit de l’association.

Un succès qui réjouit Guy ALBA, président fondateur d’ELA et initiateur de campagne de solidarité et qui souligne l’importance pour la vie de l’association. « L’idée de réfléchir d’abord à la maladie nous est vite apparue essentielle. La dictée nous a semblé être la meilleure façon de sensibiliser tous les enfants, car les mots ont du sens. Puis suit l’événement sportif, un moment convivial, où tous les enfants courent pour ceux qui n’en ont pas ou plus la chance. ». Une initiative solidaire qui depuis 18 ans reçoit le soutient du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, et aura rassemblé depuis ses début près de 3 millions d’élèves et permis de collecter plus de 17 millions d’euros au profit d’ELA .

Benjamin Jeannot footballeur à l'AS Nancy Lorraine lisant la dictée au collège Jean Lamour de Nancy le 17 octobre dernier2011, qui aura en plus du parrain de l’association Zinédine ZIDANE, la présence de Bruno SOLO, parrain de l’opération cette année et lecteur dans une école parisienne, a lui déclarée au final de cette course l’intérêt de cette opération

« C’est à l’école qu’on éveille les consciences et la sensibilité. C’est le premier chemin vers la curiosité et l’intérêt pour les autres. Quand on a la chance d’être en bonne santé et heureux, on doit pouvoir aider sans être dans la compassion, mais plutôt dans l’attention, la tendresse. » C’est aussi pour soutenir cette démarche forte de sensibilisation que Laurent BLANC, Denis BROGNIART, BAFETIMBI Gomis, GREGOIRE, Michaël GREGORIO, Claire KEIM, Christophe LEMAITRE, Bixente LIZARAZU, Sandrine QUETIER, Sophie THALMANN et plus de 200 personnalités partout en France ont également été les professeurs d’un jour.

Suite à la dictée, nombre d’enfants ont déjà chaussé leurs baskets pour un événement sportif organisé par leur école ; une façon symbolique de prêter leurs jambes à leurs camarades malades qui ne peuvent plus s’en servir.

Les médias ont très largement suivi cette campagne, offrant à ELA une visibilité jamais égalée avec notamment une campagne de spots de promotion sur les antennes de TF1, de France 3 et France 5 et un très beau suivi éditorial. C’est grâce à la mobilisation de tous, médias, parrains, familles, établissements scolaires et élèves que cette campagne 2011-2012 est d’ores et déjà un succès. Mais les inscriptions continuent jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Une campagne qui en 2010/2011 avait attiré 2 121 établissements et rapporté 1 975 000 € à ELA. D’ici la fin de l’année scolaire 2011/2012, ce sont plus de 300 établissements supplémentaires qui participeront à la campagne « mets tes baskets », portant à près de 400 000 le nombre d’élèves sensibilisés sur l’année. Rendez-vous en juin avec la remise du Prix Ambassadeur : une manifestation festive organisée à Paris réunissant les élèves les plus exemplaires dans leur engagement citoyen auprès d’ELA.

La Rédaction