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Damien ABAD nouveau député du nouveau centre de la 5e circonscription de l'AinBien seul tel est donc l'analyse que doit dresser Damien ABAD qui se présentait dans la 5e circonscription de l'Ain remportant son duel contre le socialiste, avec 56 % des voix. Une seconde victoire pour cet homme qui avait déjà été élu en 2009 à l'élection européenne. Une victoire, à laquelle n'aura pas profité Frédéric BOCCALETTI du FN et battu dans la 7e circonscription du Var. lui aussi en situation de handicap, a été devancé par le député sortant UMP, Jean-Sébastien VIALATTE (41,65 %), et le socialiste. À ajouté cependant la présence de Raphaël BOUTON qui bien ne siégeant pas à l'Assemblée nationale reste le suppléant de la socialiste Élisabeth POCHON (PS), qui a été élu dans la 8e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Alors qui sont-ils ses hommes inconnus il vrai du grand public et pour lequel le seul élu que représente Damien ABAD bien que dans l'opposition ne devrait pas avoir de mal à se faire entendre puisque siégeant au sein du groupe parlementaire de l'UMP. Autre argument ancien administrateur à l'Assemblée, il connaît déjà les lieux, mais pour la première fois il débattra dans l'hémicycle. Argument intéressant pour celui-ci devra désormais contrôler du travail de majorité gouvernementale et l'évolution du handicap et de sa politique en France. Un travail pour lequel cet homme né le 5 avril 1980 à Nîmes et actuel secrétaire général adjoint du nouveau centre, mais surtout député au parlement européen de la grande circonscription Sud-Est depuis juin 2009 et conseiller régional Rhône-Alpes depuis mars 2010. Une élection en juin 2009 qui avait fait de lui le plus jeune parlementaire européen français actuellement en exercice.

Le député du nouveau centre qui a déjà un souhait à peine rentré celui de faire partie de la commission des affaires économiques, un domaine qu'il maîtrise puisque ayant du côté professionnel exercer la profession de maître de conférences en Finances publiques à Sciences Po Paris.

Stéphane LAGOUTIERE

Un homme glissant l'enveloppe contenant son bulletin dans l'urne dans la 3e circonscription de ToulouseSi le premier ministre dans sa circonscription de Nantes, ou encore Laurent FABIUS, Victorin LUREL, Frédéric CUVILLIER, Delphine BATHO et Bernard CAZENEUVE ont était sont élus dès le premier tour des élections législatives. Dix-huit autres ministres candidats sont en ballottage. C'est le cas de la ministre en charge des personnes handicapées Marie-Arlette CAROLOTTI, dans une situation plus favorable remportant le premier tour 34,43 % face au candidat UMP avec 32,45 %. La députée qui a proposé un duel local pour le second tour.

Une bataille loin d'être gagnée

Une élection qui reste plus que jamais difficile pour cette femme âgée de 60 ans et qui joue ça place au gouvernement, mais aussi sa crédibilité a Marseille. En effet si elle sortait victorieuse de cette bataille la ministre pourrait non seulement sauver son poste, mais également escompter s'imposer face aux pratiques qu'elle dénonce du socialiste Jean-Noël GUERINI. Car si la candidate rappelle plusieurs fois que «la vérité, c'est dimanche prochain ; la victoire, c'est dimanche prochain», rien ne permet de l'affirmer !

C'est le match dans le match à Marseille, pour la Ministre délégué aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, affronte dans la 5e circonscription le député UMP sortant Renaud Muselier. En cas de défaite, elle devra démissionner du gouvernement. ©GERARD JULIEN / AFPUn deuxième tour difficile cependant face à manque de réserve de voix à gauche estimait à 10 % correspondant aux voix des écologistes et du front de gauche. Tandis que la droite bénéficierait en théorie des 16,27 % du FN. Une défaite du candidat de la droite serait pour le candidat déclaré à la succession de Jean-Claude GAUDIN, à l'Hôtel de Ville, il sait qu'une défaite lui porterait un coup très rude dans la perspective des municipales 2014.

Un second tour qui commence aussi devant les tribunaux puisque le journal l'observateur qui avait été interdit d'affichage de ça une qui titrait « CARLOTTI, le coup de poker de Hollande ». Explication ? Un arrêté municipal pris en urgence le jeudi 7 juin, jour de la publication du magazine, a ordonné à la société Médiakiosk, en raison de « l'extrême proximité des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 », « le retrait immédiat des affiches apposées sur l'ensemble des 4e, 5e et 6e arrondissements de Marseille ». Une pratique qu'a cependant totalement désapprouvée la candidate précisant qu'il « s'agit d'un détournement des pouvoirs du maire et de la collectivité territoriale à des fins politiciennes et électoralistes, pour le compte d'un parti et d'un candidat ». La Ville de Marseille justifie par ailleurs cet arrêté par « le non-respect des dispositions relatives à la propagande officielle ». Affaire à suivre puisque la plainte du journal sera étudiée devant le tribunal de Marseille.

Marie-Arlette CARLOTTI qui devrait accorder à France Handicap Info son premier interview sur un journal spécial, pour vendredi.

Qui est Marie Arlette CARLOTTI

Née le 21 janvier 1952 à Béziers (Hérault), elle est titulaire d'un DESS de droit obtenu à l'université d'Aix-Marseille III, et d'un DESS en gestion des ressources humaines de l'Institut d'administration des entreprises d'Aix-en-Provence. Elle est ensuite devenue cadre dans l'industrie aéronautique. Membre du Parti socialiste depuis les années 1970, elle fait partie du conseil national de 1983 à 2003 et de son bureau national de 1986 à 1994. Elle est secrétaire nationale en charge de l'audiovisuel de 1986 à 1988, puis secrétaire national aux Droits de l'Homme de 1993 à 1994 et enfin déléguée nationale aux relations avec les ONG de 1998 à 2000.

Elle a été élus eurodéputée de 1996 à 2009. Alors que au plan locale est élus depuis 1998 conseillère générale du département des Bouches du Rhône ou depuis 2001 elle assure la vice-présidence du conseil général, déléguée à la protection de l'enfance et aux relations internationales. Présente sur les listes socialistes en 2010, elle élus conseillère régionale. Au niveau nationale Mme CARLOTTI se présente en 2002, ou elle est battue aux élections législatives dans la 1e circonscription des Bouches du Rhône par l'UMP Roland BLUM. En 2007, avec son suppléant Vartan ARZOUMANIAN, elle échoue à nouveau aux élections législatives, toujours face à Roland Blum qui obtient 56,96 % des voix, contre 43,04 % pour la candidate socialiste.

Stéphane LAGOUTIERE

Une personnes en situiation de handicap en passe de mettre son bulletin dans l'urne dans un bureau de vote situé a Toulouse lors des élections présidentielles de mai 2012Le collectif des démocrates handicapés (CDH) a annoncé dans un communiqué son intention comme il s'y était engagé lui il y a quelques mois d'être présent aux élections législatives. Après plusieurs semaines de discussions, celui-ci a conclu un accord politique avec l'alliance écologiste indépendante, afin de présenter sous leur couleur des candidats communs.

Les électeurs handicapés, il est vrai qui représente que 14 % du lectorat français et qui comme l'ont souligné l'association représentative du handicap étaient totalement oubliées des élections présidentielles. L'occasion donc comme le rappelle le président du CDH Jean-Christophe FONTAINE de faire entendre leur voix au sein même de l'Assemblée nationale. Il est même temps précise le président du CDH « que la minorité la plus importante en nombre et du droit de cité au sein même de la démocratie. La France est riche de ces différences : beaucoup de personnes handicapées sont très compétentes pour prétendre siéger comme députés ».

Un communiqué qui souligne que les candidats du CDH qui seront sous les couleurs l'AEI ne pourront être taxés de « communautarisme », il est grand temps souligne le collectif des démocrates handicapés qu'un renouvellement de la classe politique et lieu. Un mouvement qui souhaite également que soit mis fin ainsi à certains privilèges provocants de quelque minorité économique et sociale et que la notion d'équité prenne tout son sens dans la politique qui sera menée.

Le CDH qui annonce vouloir prendre toute sa part à cette élection. Pour les Français, précisent-ils qui veulent un réel changement dans la façon de faire de la politique, plus un tri, au service de chacun, il n'y a qu'un seul possible affirment les candidats du CDH se sont ceux de l'alliance écologiste indépendante. Car plutôt qu'un vote pour un mouvement extrémiste antirépublicain ou un vote de « rejet » de la classe politique, il y a un vote positif pour que les valeurs républicaines prennent leur place conclue le président Jean-Louis Fontaine qui sera candidat dans la première circonscription de la Sartre.

Seuls soucis tout de même pour ce mouvement qui ne se veut pas être un parti politique, mais un mouvement de réflexion. Un mouvement qui intervient bien tard dans ces élections et dans l'annonce de sa présence. Que seront-ils face à près de 6500 présents à travers les autres listes ?

Stéphane LAGOUTIERE

2012.05.20.logo-officiel-election-legislative-2012Après la présidentielle, les législatives... Le CISS a cherché, non sans succès d'ailleurs, à imposer quelques thèmes dans les débats de l'élection présidentielle. Ce fut le cas pour les dépassements d'honoraires et pour les déserts médicaux qui ont été évoqués par de nombreux candidats. Le thème de la sauvegarde des conditions d'accès aux soins est malheureusement resté à l'écart.

Entre l'évocation des sujets et leur prise à bras le corps, il y a une différence ! C'est pourquoi, à l'occasion de la campagne pour les législatives, le CISS veut promouvoir une proposition de loi pour la santé des populations.

Un choix que les associations membres du collectif quelle justifie à la fois par l'absence renouvellement de la loi de santé publique et pour lequel aucun changement n'est apparu 2009. Mais aussi l'important dossier du droit des malades, surtout traités du point de vue de la sécurité des soins et des droits fondamentaux en 2002. Le CISS souhaite maintenant garantir les droits sociaux : plafonnement du ticket modérateur, socle de l'assurance complémentaire, par exemple. Enfin le collectif qui souligne également ce que l'on appelle la transition épidémiologique et l'importance selon lui des efforts dans le domaine des parcours de santé, des plans de soins et des actions d'accompagnement des patients.

Le dernier point consacré par le collectif à lui aussi son importance est celle d'une meilleure représentation des usagers. Un point pour lequel nous sommes encore loin, les derniers scandales sanitaires et autres doivent nous prouver si besoin de leurs nécessités. Des usagers qui ne doivent pas être de simple votant ou prise de décision à l'aveugle, mais en pleine connaissance de cause. Il faut pour cela comme l'indique le CISS « financement, formation, droit d'audition, droit d'alerte, actions de groupe... tout cela est à prévoir ».

Election législative 2012 symbole de la république MarianneAprès une campagne présidentielle ou le handicap tout comme la dépendance ou même la santé a été quasiment absente, celle-ci se concentrant sur la crise économique ou l'antisarkozysme, et bataille perdue Jean-Luc Mélenchon contre marié Le Pen. Les associations engagent désormais la course-poursuite des législatives avec par exemple la présentation par les délégations de l'APF de douze propositions aux candidats de chaque parti. Avec pour l'association l'objectif de peser sur les orientations et programmes des candidats.

Des propositions qui reprennent dans les grandes lignes ceux qui sont proposés aux candidats de la présidentielle pour lequel les réponses quand elle était restée très générale, ou encore le candidat François HOLLANDE qui n'aura pas répondu à l'intégralité des questions posée par l'UNAPEI ou l'APAJH pour ne citer qu'eux...

Un pacte au cœur des problématiques du handicap moteur

Un pacte législatif qui traite notamment de l'accessibilité dont chacun sait qu'elle ne répondra au mieux qu'à 50 %, mais aussi ceux qui sont concernant les enjeux de la vie quotidienne, des espaces, des services et des produits conçus pour tous !

Autres problématiques rencontrées par les personnes en situation de handicap moteur que représente l'APF dans les domaines des transports et la voirie accessible dans tous les territoires de chacune des 577 circonscriptions françaises auquel sont compris pour la première fois des députés élus directement par les Français a l'étranger et pour lequel onze circonscriptions ont été créées. L'APF qui a souhaité également se pencher sur l'aspect familial qui est décliné de la façon suivante : la vie affective, sentimentale et sexuelle pour tous ! Le droit à des ressources suffisantes, l'accès aux soins pour tous, sur tout le territoire et la reconnaissance du « risque autonomie » et pour finir de nouveaux droits pour les aidants familiaux et les proches.

La 

panneau d affichage élection législativesClos officiellement depuis ce soir 18 mai, les candidatures au siège de député ont été rendues publiques et le cru 2012 montre déjà combien la bataille sera rude. Avec deux enjeux, suivant le camp pour le 10 et 17 juin prochains. Donnaient une majorité parlementaire au président pour les socialistes ou comme pour l'UMP empêcher selon eux « une concentration des pouvoirs ». Un troisième invité, Marine le Pen risquant néanmoins de jouer les troubles fête. De son côté, l'association Aditus rappelle que son appel pour l'accessibilité des campagnes électorales reste d'actualité sur son site. Parmi ses signataires, un a été élu président de la République et six ont été nommés ministres dans le nouveau gouvernement.

Des efforts très inégaux

Comme certains des partis politiques s'y étaient engagés, l'accessibilité de la campagne pour l'élection présidentielle a connu une nette amélioration par rapport aux précédentes, mais les efforts ont été très inégalement portés par les différents candidats. Si certains candidats ont veillé, plus ou moins régulièrement, à l'accessibilité de leurs meetings et ceux pour les tous les types de déficience moteur, visuel, auditif ou mental avec le facile a lire par exemple.

D'autres n'ont absolument rien entrepris. Certains avaient largement les moyens d'en faire davantage, mais n'ont pas fait le choix d'intégrer l'accessibilité dans leur stratégie de campagne, d'autres ont accompli des efforts remarquables au regard des moyens dont ils disposaient. Parmi eux, François Hollande est le candidat qui a mené la campagne la plus régulièrement accessible, ce qui ne l'a visiblement pas desservi.

L'association Aditus appelle les partis politiques à se ressaisir et à garantir l'accessibilité des campagnes de leurs candidats aux élections législatives. La participation et la citoyenneté de millions d'électeurs handicapés sont en jeu. Leur nombre est bien plus élevé que les chiffres de l'abstention que les commentateurs tentent toujours de justifier... Des pénalités financières en cas de campagne non accessible seraient-elles nécessaires, à l'instar de ce qui est prévu pour la parité ? La question reste posée, beaucoup y compris à gauche ne seraient pas pourtant pas favorables...Mais un carton rouge pour certain partis d'extrême gauche qui ont mis en avant le manque de moyen financier.

À noter que le CSA a dans sa décision relative aux conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions de la campagne électorale en vue de l'élection législative publiée au Journal officiel du 19 mai 2012, le Conseil Supérieur à l'audiovisuel prévoit que : les spots de chaque candidat diffusés sur les chaînes de France Télévisions seront intégralement sous-titrés et accessibles par un procédé d'audiodescription ; à la demande des partis ou groupements politiques, ces films peuvent également être traduits en Langue des Signes française mais sera systématique sur le site internet de France Télévisions.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Au centre de la scène situé place de la bastille et devant 30 000 a 50 000 personnes réunis, François HOLLANDE le 7 mai 00H30 avec lui sur la scène les dirigeant du Partis Socialiste © Philippe Grangeaud/PSAprès un message à tulle et une remontée triomphante vers la bastille en fin de soirée, le nouveau président élu François HOLLANDE est devenu le 7e président de la Ve république. Un homme qui a annonçait travailler dès aujourd'hui sur la composition de son nouveau gouvernement et qui manifestement ne devrait pas bénéficier de ce « traditionnel état de grâce » d'une durée d'environ 100 jours. François HOLLANDE qui devient le premier président de gauche depuis François Mitterrand (1981-1995).

Un mandat qu'il obtient après été le "poulain" de Lionel JOSPIN et avoir été pendant onze ans chef du Parti socialiste, maire de Tulle, député et l'actuel président du conseil général de Corrèze, mais n'aura jamais exercé de fonction ministérielle.

Investis officiellement le 15 mai prochain et présidé son premier conseil des ministres le 16 mai. Le président élu qui fera néanmoins une première apparition à une cérémonie officielle en tant que les cérémonies du 8 mai commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale, au côté du chef de l'État Nicolas SARKOZY. François qui regroupe actuellement les ténors du parti socialiste avait fait comprendre la semaine dernière qu'il avait une idée sur le nom du candidat possible à Matignon. Deux noms qui seraient soit Jean-Marc Ayrault actuel maire de Nantes ou la patronne du Parti socialiste Martine Aubry Maire de Lille et fille de Jacques DELORS sont donnés tous deux favoris pour diriger son premier gouvernement.

« Justice et Jeunesse seront les deux points ou je demande à juger »

Le Président élu qui aura adressé son premier discours à 21 h 30 sur la place de la cathédrale à Tulle en Corrèze, devant une foule compacte d'environ 20 000 personnes. François HOLLANDE qui commencera ce message en affirmant « Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction ». Remerciant le président sortant, « à ce titre j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect ». Insistant sur l'importance du rassemblement celui-ci précise que « Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens, c'en est fini ».

François Hollande qui n'hésitera pas à faire comprendre la difficulté de la tache et comme pour vouloir éviter un lendemain de fête qui sera nécessairement difficile. Crise économique et rigueur et situation européenne ne pourront être sous sa seule décision. « C'est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent, et ils sont nombreux et ils sont lourds : le redressement d'abord de notre production pour sortir notre pays de la crise, la réduction de nos déficits pour maîtriser la dette, la préservation de notre modèle social pour assurer à tous le même accès aux services publics » souligne son intervention.

Parlant de ses priorités comme l'Éducation, la transition écologique ou la politique de l'emploi, ce dernier avant de dire au revoir aux Corréziens demandera, « Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères : est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? »

Une cohabitation reste possible

Elle serait manifestement un réel échec pour la gauche, une situation qui l'empêcherait alors de mettre en place les projets politiques du parti socialiste. Une possibilité à prendre au sérieux au vu de l'écart très serré entre les deux hommes. Une victoire essentielle pour cette équipe qui ira à la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin pour « confirmer » la victoire de François Hollande. La droite, de son côté, mit en garde des 20 h sur les plateaux sur l'importance concentration excessive du pouvoir entre les mains des socialistes. La France est régie par un système présidentiel à forte composante parlementaire, dans lequel le chef de l'État doit disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale pour pouvoir gouverner. Dans le cas contraire, c'est le premier ministre qui est le personnage clé de l'exécutif. La France qui aura connu deux cohabitations une sous le mandat de François MITTERRAND, puis sous le second mandat de Jacques CHIRAC avec comme premier ministre Lionel JOSPIN.

Stéphane LAGOUTIÉRE