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Segolene NEUVILLE repondant au journaliste lors d une visite sur l_accessibilite a Paris le 23 juillet 2015Àu lendemain de la ratification de l'ordonance prévoyant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des personnes handicapées, la secrétaire d'État en charge des personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, Ségolène NEUVILLE, a rappelé, devant la presse, les modalités de cette nouvelle loi auprès des commerces parisiens. La plupart d'entre-eux ne seraient pas au courant de ce nouveau dispositif. Une affirmation qui semble étonnante au vu de la mobilisation citoyenne des associations de la patition signé par 230 000 personnes.

Bien évidemment, elle comprend la déception des associations mais elle veut avant-tout avancer sur cette question. Preuve en est puisqu'elle veut que d'ici trois ans, 800 000 établissements soient accessibles pour tous. Espérons que dans neuf ans, on n'en soit toujours pas au mùême point...Un espoir pas une certitude c'est pourtant avec dix ans de retard ce qui aurait été un minimun

F.H.I —- Quel est l'intérêt pour vous, ministre en chargé des personnes handicapées, de venir à la rencontre des commerçants parisiens ?
Ségolène NEUVILLE : L'objectif est d'aller voir ce qui se passe concrètement chez les commerçants parisiens car la ville de Paris est très engagée sur la question de l'accessibilité. Ensuite, on veut voir s'ils sont au courant qu'il faut déposer un agenda d'accessibilité programmé avant le 27 septembre prochain et de regarder quelles sont les difficultés qu'ils peuvent rencontrer dans la mise en conformité de leurs magasins.

F.H.I —- Cela veut-il dire que les personnes handicapées ont des difficultés à vivre au quotidien à Paris ?
Ségolène NEUVILLE : En effet, certains bâtiments, commerce et le métro, qui est exclu de la loi de 2005, on a bon espoir qu'avec ce noouveaux texte, les choses s'améliorent pour les personnes handicapées même si à Paris, beaucoup d'efforts sont mis en oeuvre pour l'accessibilité des bus et tramways de la capitale.

F.H.I —- Avec ce nouveau texte prévoyant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité, comment pensez-vous que les associations d'handicapées réagissent à cette ordonnance ?
Ségolène NEUVILLE : Je comprends la déception des personnes handicapées et je serai, bien évidemment, la première à souhaiter que tout soit accessible dès demain. Mon objectif, c'est d'avancer concrètement. Il faut comprendre pourquoi la loi de 2005 n'a pas fonctionné car aujourd'hui seulement 330 000 sur les un million de lieux recevant du public qui sont en accessibilité.

« Chaque commune doit déposer un ad'ap »

F.H.I —- Dans neuf ans, en sera-t-on toujours au même point ?
Ségolène NEUVILLE : Mon objectif est que dans trois ans, 800 000 établissements recevant du public soient accessibles pour tous.

F.H.I —- Quels sont les contraintes aujourd'hui pour les commerçants de mettre en accessibilité leurs commerces ?
Ségolène NEUVILLE : Tous les établissements recevant du public doivent déposer un agenda d'accessibilité programmé (document de deux feuilles recto-verso à remplir pour un commerce). Mais on veut avant-tout communiquer sur cet ad'p auprès des commerces avant de les punir devant la loi. Au bout d'un an, ils devront montrer les travaux réalisés par le commerçant et qu'ils rendent des comptes à la fin de leur travaux. Rappelons que 80% des établissements ont trois ans pour se mettre en accessibilité.

F.H.I —- La mise en accessibilité de la voirie dans les collectivités locales pourrait s'effectuer en même temps que les travaux pour les commerces ?
Ségolène NEUVILLE : Chaque commune doit déposer un ad'p. Mais des fonds publics sont mis en place pour que les petits villages puissent réaliser les travaux de leur mise en conformité.

« Les élus de la République ont été informés et sensibilisés »

F.H.I —- Comment peut-on inciter les villes à se mettre en accessibilité ?
Ségolène NEUVILLE : Cela a déjà été fait depuis plusieurs mois car les Préfets ont reçus des instructions. De ce fait, les élus de la République ont été informés et sensibilisés par les préfectures. Il y a eu également un travail avec les chambres de commerce et de l'industrie. Après ce sont aux préfets de faire connaître ce dispositif dans les départements afin qu'ils déposent leur ad'p en temps et en heure. Par conséquent, mon object est qu'un maximum d'agendas soient déposés fin septembre.

F.H.I —- Aujourd'hui, environ 3200 ad'ap ont été enregistrés, ne vous attendez-vous pas à un embouteillage fin septembre ?
Ségolène NEUVILLE : 330 000 établissements sont déjà accessibles. Cela veut dire qu'il y en a encore 670 000 à mettre en accessibilité. Au total, on n'arrivera pas à 570 000 demandes d'ad'p car des établissements ont plusieurs lieux dans leur patrimoine. En ce qui concerne la gestion des dossiers, nous avons doublé le nombre de fonctionnaires passant de 400 à800 qui seront en charge de l'étude de chaque dossier.

Propos recueillis par
Romain BEAUVAIS

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