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La politique de prévention en matière de santé, concernant « chaque individu dès son plus jeune âge », nécessite une meilleure coordination entre les « multiples acteurs impliqués », estime le Conseil économique, social et environnemental dans un projet d'avis examiné en séance plénière le 14 février 2012. Dans ce projet, le conseil Jean-Claude ÉTIENNE, rapporteur du projet d'avis sur les enjeux de la santéJean-Claude ÉTIENNE, rapporteur du projet d'avis sur les enjeux de la santéidentifie trois « lacunes » dans la politique de prévention : une recherche encore à développer ; des financements mal identifiés, enfin « une gouvernance complexe en raison d'une pluralité d'acteurs nationaux et locaux ».

Pour les rapporteurs, qui ont voté ce texte par 194 voix et une abstention, il est crucial d'impliquer « tous les citoyens à chaque étape de leur vie », en s'appuyant notamment sur la médecine scolaire et la médecine du travail pour assurer le suivi de chaque individu et construire « un véritable parcours de prévention citoyen ».

Une meilleure prévention passe également par un renforcement de la formation des différents professionnels de santé, selon les auteurs de ce projet. Par exemple « en inscrivant la prévention dans les questions soumises au contrôle de connaissance » afin qu'elle « fasse l'objet d'une évaluation ». Le Cese suggère aussi « une meilleure responsabilisation de la collectivité, dans les activités économiques », mais aussi « au niveau de l'habitat et du cadre de vie ». Il propose en outre d'initier « une gouvernance nationale de la prévention et une déclinaison territoriale adaptée » : « La définition d'une nouvelle gouvernance interministérielle est indispensable pour remédier à la très forte dispersion des acteurs ». Les rapporteurs suggèrent ainsi de « mettre en place un pilotage clair assorti des financements nécessaires », de « sélectionner et hiérarchiser des objectifs évaluables » et de « relayer ces objectifs par des campagnes d'information nationales et locales ».

Jean-Claude ÉTIENNE, rapporteur du projet d'avis de souligné que « La prévention ne peut relever uniquement du ministère de la Santé ! Nous souhaiterions une organisation centrale interministérielle pour la conduire. Elle prendrait ainsi en compte les autres composantes: l'environnement, le travail ou l'éducation, comme cela existe dans les pays nordiques. Ils disposent tous d'une organisation centrale, ainsi que d'instances régionales pour décliner la prévention. »

Par ailleurs, la formation des professionnels, intervenant tant dans le domaine des soins que dans le domaine médico-social, mérite une approche pédagogique renouvelée. La performance du progrès technique médical, non seulement ne dispense pas, mais au contraire appelle de nouveaux développements de la prévention. Ceux-ci ne manqueront pas d'influer sur l'évolution de notre système de protection sociale.

La Rédaction

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