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Quentin Marest remise du handi-vanUn cadeau qui n’aurait pas plu à la famille de Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime). Une semaine après avoir reçu une remorque adaptée pour leur enfant handicapé, atteint du syndrome de Coffin-Lowry, Arnaud et Virginie Marest ont décidé de la revendre sur internet. Un étonnement pour les associations qui ont financé à hauteur de 6000 euros ce handi-van. Les parents de Quentin assure que l’argent récolté par cette vente sera réinvesti dans leur association « Une étoile pour Quentin » afin d’avoir les fonds nécessaires pour racheter un véhicule adapté pour leur fils.

Le 20 décembre dernier, Quentin, âgé de six ans, avait eu son cadeau de noël en avance. L’enfant, atteint du syndrome de Coffin-Lowry, avait reçu une remorque adapté pour l’aider dans ses déplacements au quotidien. On pensait alors faire le bonheur de Quentin. Apparemment, ce n’était pas du goût des parents. Une semaine plus tard, le Handi-van se retrouvait en vente sur le Boncoin.fr. Pour diverses raisons le couple de Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime) n’était pas satisfait de ce produit et en demanderaiait 6000 euros pour s’en débarrasser.

« Nous l’avons testé et nous avons été déçus, lâche la mère de famille, Virginie Marest, dans les colonnes du Courrier Picard. Ce handi-van ne nous convient pas. Il consomme énormément d’essence : environ 17 litres aux 100 km. C’est un gouffre financier. Il ne tient pas la route lorsqu’il y a trop de vent. » Mais le principal grief concerne la longueur du produit. La remorque attelée au monospace fait 3,70m et ne rentre pas sur les places pour personne à mobilité réduite. Des reproches que la conceptrice du Handi-van basée à Vierzon dans le Cher réfute en bloc.

Espérons que l'histoire se finisse bien pour Quentin

« Mme Marest a reçu toute la documentation sur ce produit cet été, où figurent les cotes de cette attelage. Elle avait toutes les informations en main, sur la longueur du véhicule. Quant à la stabilité, il faut savoir que les suspensions du Handi-van ont été testées par le laboratoire Michelin. Il n’y a pas non plus de consommation excessive de carburant : 0,3 itres en plus quand la remorque est attelée. Nous avons fait plusieurs essais, sur 800 km, par tous les temps, même de vent fort. S’il ya un souci, c’est dû à la répartition des charges dans le handi-van. Les Marest ont eu la notice d’utilisation », s’étonne Annie Vigier. Un étonnement partagé par les associations locales et nationales qui ont financé ce projet.

« Cette demande me surprend un peu. Je suis déçu pour tous ceux qui se sont investis », souffle le dirigeant de l’association Nez Rouge, Guy Dumont. Un sentiment partagé par le président de l’Amicale des pompiers mersois, Arnaud Giffard : « Nous avions donné 1200 euros. Nous nous sommes bien mobilisés avec les actions donc nous sommes étonnés. Nous resterons attentifs à la suite des événements. » Mais la maman veut rassurer leur bienfaiteurs. Si on trouve un acquéreur pour le hando-van, l’argent sera mis sur le compte de leur association afin de pouvoir dans les mois à venir se racheter un véhicule adapté pour leur fils.. Espérons que cette histoire se finisse bien pour le petit Quentin.

Romain BEAUVAIS

 

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