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Henri NALLET a la remise des diplomes IHEDREA en 2013Des victimes du Mediator se sont élevées contre la Légion d'honneur attribuée à Henri Nallet, ex-ministre socialiste et ex-conseiller du laboratoire Servier, lors de la promotion du 14 juillet et ont engagé des procédures contre cette distinction. Des victimes qui se sont exprimées par la voix de leurs défenseurs, Me Mehana MOUHOU et de Me Charles Joseph OUDIN. Une vague de protestation auquel participe également la pneumologue Irène FRACHON, qui a révélé le scandale du Mediator. Un médicament fabriqué par Servier et prescrit pendant des années comme coupe-faim malgré ses effets dangereux.

Ex-ministre de l'Agriculture puis de la Justice sous François MITTERRAND dans les années 80 et début 90, Henri NALLET a ensuite travaillé pour le groupe Servier en tant que conseiller pour les affaires internationales. « On ne peut comprendre que quelqu'un qui ait été entendu comme témoin assisté dans la procédure dans l'affaire Mediator puisse être promu à cette distinction supérieure », a estimé Me Joseph OUDIN.

« Aujourd'hui ou demain, nous allons saisir le président de la République (...) pour qu'il suspende, selon l'article R49 du code de la Légion d'honneur, la réception par M. Nallet de sa décoration et pour qu'il ordonne une enquête pour vérifier que les conditions de cette promotion sont réunies », a expliqué l'avocat. L'avocat prévoit parallèlement « de saisir le Conseil d'État pour obtenir l'annulation » de ce décret.

Pour Me Mehana MOUHOU « C'est un scandale politico-médical », l'avocat qui rappel que les statuts de l'ordre de la Légion d'honneur prévoient qu'une décoration peut être retirée quand le récipiendaire « a commis des actes contraires à l'honneur ou de nature à nuire aux intérêts de la France ». La question reste à savoir si ces actes aussi condamnables sont-il néanmoins suffisant pour permettre une telle procédure. Sachant que la procédure toujours en cours actuellement, n'a toujours pas été jugée et qu'il reste présumé innoncent.

Me Yves BAUDELOT, le défenseur d'Henri NALLET, qui aujourd'hui préside la Fondation Jean Jaurès, proche du PS, a mis en garde contre les amalgames. Dans le cadre d'une instruction judiciaire sur le groupe Servier, M. Nallet a été entendu comme témoin assisté en décembre 2013. « Les juges d'instruction ont considéré qu'il n'y avait pas matière à mettre Henri NALLET en examen. Je vois mal, dans ces conditions, ce qui peut justifier les demandes des victimes du Mediator », avait-il déclaré sur RTL. Utilisé par cinq millions de personnes en France, le Mediator, à l'origine de graves lésions des valves cardiaques, pourrait être responsable à long terme de 2.100 décès, selon une expertise judiciaire.

La Rédaction/Avec AFP

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