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Patrick BERNASCONI_elu_au_premier_tour_de_scrutin_avec_131_contre_93_voixTroisième assemblée de la République après l'Assemblée nationale et le Sénat, le Conseil économique, social et environnemental, a élu aujourd'hui son nouveau président pour la mandature 2015-2020. Patrick BERNASCONI, élu au premier tour de scrutin avec 131 contre 63 voix pour le candidat sortant Jean-Paul DELEVOYE, et 30 voix pour le syndicaliste Gérard ASCHIERI. Le CESE qui a connu aujourd'hui quelques tensions électriques pour cette institution d'habitude si feutrée. Une institution qui 5 ans après sa création reste souvent critiqué par la droite et peu sollicité par les gouvernements en place, ses avis restent souvent lettre morte et un coût élevè.

Un mandat qui s'était achevé pour les 233 anciens conseillers le 15 novembre dernier. Les nouveaux nommés pour 193 d'entre eux par leurs organisations, syndicats, patronat, associations, ainsi que 40 personnalités désignées par le gouvernement s'étaient réunis en assemblée plénière en début d'après-midi pour élire le nouveau président.

À noter que M. DELEVOYE, dont la candidature à la présidence était soutenue par FO, mais qui faisait partie aussi des personnalités qualifiées nommées par le gouvernement dans la nouvelle mandature, a annoncé sa démission du Cese dès l'annonce du résultat. Ancien ministre puis médiateur de la République, Jean-Paul DELEVOYE était président du Conseil économique, social et environnemental depuis novembre 2010.

Un projet ; « renouveau démocratique »

L'ex-dirigeant du Medef âgé de 60 ans, marié et père de 4 enfants, Patrick BERNASCONI a développé dès 1985 la PME familiale créée par son père, spécialisé dans les travaux de canalisation et qui emploie aujourd'hui plus de 100 salariés. Ce passionné de l'entreprise, du territoire et du dialogue, s'est investi dans les organisations professionnelles des travaux publics jusqu'à devenir, de 2005 à 2013, Président de la Fédération nationale des Travaux publics (FNTP).

Le projet du nouveau président « renouveau démocratique » de l'institution, était lui soutenu par un ensemble formé par le patronat, quatre syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) et des associations. Ce dernier tout juste élu a affirmé que sa mission sera « la réhabilitation du Cese ». À l'heure où le Cese est « raillé et dénigré, nous saurons faire taire les critiques », a-t-il lancé. « Et il y a urgence, car jamais notre pays n'a eu autant besoin d'apaisement », a-t-il dit. Il a notamment promis que « l'action collective sera sa méthode » et qu'il ne fera « pas un mandat en solitaire ». En termes voilés, il a reproché au gouvernement de créer « facilement une commission ou un comité », au lieu de consulter le Cese. Sa première démarche sera de solliciter une "audience" auprès des présidents de la République, de l'Assemblée nationale et du Sénat pour "évoquer la place centrale du Cese".

Les dix-huit membres du Bureau, dont six vice-présidents, deux questeurs, quatre secrétaires et six membres, seront également élus au scrutin secret à l'occasion de cette séance plénière

Stéphane LAGOUTIÉRE

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