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Selon une étude que vient de publier le cabinet Sofcap spécialisé en assurance du personnel pour les collectivités territoriales, les agents techniques en poste dans les conseils généraux et régionaux sont les plus touchés par les accidents de Graphisme de l'absenteisme pour raison de sante fonction publiqueservice. Une étude qui porte ainsi sur un échantillon de 40 700 agents Situation qui se rajoute a la progression générale de l'absentéisme au sein de cette même collectivité et fortement critiqué par les cours régionales des comptes.

Une enquête qui dévoile ainsi la "gravité qui augmente fortement depuis 2007", situation à moyen terme peut être la cause du baisse du service public. Ainsi en 2007, un agent accidenté s'arrêtait en moyenne 36 jours, six ans plus tard, cette durée est passée à 54 jours en moyenne.

Les taux varient selon les âges : les agents de plus de 50 ans s'arrêtent en moyenne 69 jours contre 18 jours pour les moins de 30 ans et 39 jours pour les 30 à 50 ans. Le vieillissement de la population associé au recul du départ en retraite pourrait encore "aggraver le phénomène", pointe l'étude.

Suppression du jour de carence : 157 M€

Confirmé le projet de loi de finances devrait bien supprimer la fin de la journée de carence pour les fonctionnaires en 2014 le 12 novembre prochain a l'Assemblée nationale. En 2012, l'instauration du jour de carence avait permis d'économiser 60,8 63,5 M€.dans la fonction publique d'État, 63,5 M€ dans les hôpitaux publics et 40 millions d'euros dans les collectivités. Soit un total de 164,3 M€ pour l'ensemble de la fonction publique. Sa suppression coûtera 157 millions, selon les prévisions du gouvernement, qui entend renforcer la lutte contre l'absentéisme abusif.

Information et prévention comme moteur d'une baisse...

En 2012, les indicateurs montrent une progression du nombre d'accidents ainsi qu'une durée d'arrêt plus longue (42 jours en 2007 contre 50 jours en 2012. Cette accidentologie et ses conséquences sur les arrêts de travail sont conformes à ce qui se produit dans l'ensemble la fonction publique.

Sans surprise, les agents issus de la filière technique sont les plus touchés avec 82 % des accidentés contre 10 % dans la filière administrative et 7 % dans le social. Les agents "soumis à des contraintes physiques plus importantes sont naturellement plus exposés aux risques d'accident de service", observe l'enquête. Les activités de nettoyage, de maintenance des locaux et de restauration sont les plus accidentogènes et représentent à elles seules près de 6 accidents sur 10.

Confrontés à une hausse des absences pour raison de santé, les conseils généraux et régionaux doivent viser à prévenir les absences, favoriser la reprise de travail, anticiper et mettre en œuvre les nécessaires réorganisations et accompagner les agents à tous les stades de leur vie professionnelle. Telles sont les préconisations formulées par la Sofcap.

La Haute-Garonne mauvaise élève ?

Parmi les nombreux départements ou régions certains néanmoins, peut n'être pas citée en exemple dans le cadre cette progression même si la Haute n'est en tête de liste. Ainsi la chambre régionale de Midi-Pyrénées a vivement critiqué celle du Conseil Général et de son Président Pierre IZARD. Pour preuve l'absentéisme passe de 23 à 27 jours... En 2009, le nombre de journées d'absence au sein du Conseil général s'élevait à 162 132, contre 112 181 en 2007.

Soit une augmentation de 44%, même si le Département a enregistré une hausse de 20% de ses effectifs. Quant au nombre de jours d'absence par agent, il a grimpé de 23 à 27 jours, quand la mairie de Toulouse, par exemple, enregistre une moyenne de 32 jours. Sur l'absentéisme, le Conseil général, selon la Chambre, se situe au-dessus de la moyenne nationale. Un coût estimé à 15 millions d'euros en 2009.

Autre critique de la Chambre régionale des comptes l'important cout de la « Semaine du Président » d'un coûte 5,1 millions d'euros par an, soit une autorisation exceptionnelle de 5 jours d'absence accordée aux agents en hiver. Des critiques pour lequel, Pierre IZARD, président du Conseil général de Haute-Garonne, dans sa réponse à la Chambre, affirme être dans le cadre de la loi sur les « dispositions statutaires relatives à la Fonction publique ».

Doté d'un budget s'élevant en 2011 à 3, 25 Md€, dont 1, 43 Md€, en section de fonctionnement et 1, 82 Md€, en section d'investissement, le conseil général de la Haute-Garonne emploie plus de 6 500 agents, dont plus de 82 % de titulaires sur des emplois permanents.

La Rédaction

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