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Un emabllage contenant des pesticides agricolesLe tribunal administratif de Clermont-Ferrand devra prochainement rendre sa décision sur le lien ou non entre son décès et les produits phytosanitaires qu'il a manipulés durant sa carrière d'un ancien salarié Bernard BONNEMOY, mort en 2013 a l'âge de 52 ans d'une maladie du sang six mois après que lui ai diagnostiqué un syndrome myélodysplasique une anomalie de la moelle osseuse. Une décision que le tribunal a mise en délibéré et qui devrait être connue un mois environ.

Un lien avéré...pour l'avocat des parties civiles

« Nous avons pu faire reconnaître le lien entre les pesticides et les maladies contractées par des agriculteurs, des salariés agricoles ou de l'agroalimentaire, mais nous n'avions jamais eu encore le cas de fonctionnaires de l'Institut national de recherche agronomique » (INRA), a expliqué a l'AFP Me François LAFFORGUE, spécialisé dans la reconnaissance des maladies professionnelles et qui représente la victime ainsi que sa fille a poursuivi le combat de son père.

Une décision fortement attendue puisqu'il semblerait que plusieurs salariés de l'INRA en France devraient également "déposer leurs dossiers". Une situation démentie par le porte-parole de l'INRA

Employé comme technicien de recherche sur les sites de Crouël, à Clermont-Ferrand, et de Theix, pendant plus de 30 ans. Responsable des traitements phytosanitaires sur le domaine et pour les expérimentations extérieures de 1983 à 1996, "il était le nez dans les pesticides", a souligné Me LAFFORGUE. Certains de ces produits contenant du benzène. Un lien dont avec certaines maladies professionnelles et aujourd'hui reconnues par le corps scientifique et « des principes actifs qui sont quasiment tous interdits ou retirés du marché aujourd'hui », a-t-il ajouté.

« Ça lui tenait à cœur. Je ne veux pas qu'il soit mort pour rien », a confié après l'audience Marie BONNEMOY, 29 ans, avant de fondre en larmes. Une reconnaissance post mortem, d'une maladie professionnelle de M. Bonnemoy, que avait refusé en janvier 2014, l'INRA, après avis de la commission de réforme de la Sécurité sociale et d'un expert médical travaillant dans le service spécialisé d'un CHU.

L'INRA refuse toute responsabilité

« Selon eux, sa maladie ne peut pas être imputable aux produits sanitaires manipulés par M. BONNEMOY », a souligné le directeur de la communication de l'INRA, Jean François LAUNAY, contacté par l'AFP.

Celui-ci citant le rapport de l'expert médical à l'audience, le rapporteur public a estimé qu'en « l'état des connaissances scientifiques actuelles », il n'était pas non plus établi que le benzène apparaisse sur les fiches de sécurité des produits utilisés par M. BONNEMOY, ni que ce dernier ait été "exposé à des doses significatives" pouvant expliquer sa pathologie.

Des propos réfutés par Me LAFFORGUE qui a lui cité une étude d'octobre 2014 prouvant selon lui « le lien entre le syndrome myélodysplasique et l'utilisation des pesticides ».

« Nous ne sommes pas un laboratoire, ni une entreprise productrice de phytosanitaires. Depuis des années, nous travaillons sur la baisse des pesticides et des entrants dans l'agriculture et nous sommes sensibilisés à cette question. La décision de refuser la reconnaissance professionnelle de la maladie a été prise sur la base d'éléments scientifiques et non dans une logique de défense », a poursuivi le porte-parole de l'INRA.

La Rédaction

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