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Graphisme du sondage intitule scolarisation et handicap perception et attente des parentsA l’occasion de la rentrée 2018, le Président de la Fédération des APAJH, Jean-Louis GARCIA a présenté une les résultats d’une enquête, menée conjointement avec l’institut d’études Harris Interactive, intitulée : « Scolarisation et handicap : perception et attentes des parents ?(1) ». Enquête qui montre l’inquiétude pour cette nouvelle rentrée mais aussi le manque de confiance des parents face a la politique du gouvernement et ces nombreuses promesses. Tandis que 63 %, estime que cette responsabilité d’inclusion incombe à l’État, ils sont, 68% des parents estiment que la scolarité devient plus difficile pour les enfants handicapés, plus les élèves avancent en âge.

Scolarité et Handicap : Des difficultés encore trop nombreuses…

Certes, une évolution a lieu, entre les élèves accueillis aujourd’hui et ceux qui avaient pu « par chance » bénéficier d’une scolarité, il y a dix, vingt à vingt-cinq ans. Une évolution réalisée essentiellement par un changement de mentalité au sein de notre société. Les politiques ne seront véritablement joués un rôle que lors du vote de la loi du 11 février 2005 et de la ratification de la convention internationale des personnes handicapées.

S’ils sont 77 % des parents interrogés à confirmer cette évolution, estiment que les élèves en situation de handicap sont aujourd'hui mieux accueillis qu'il y a dix ans dans les établissements scolaires. Estimant aussi que les progrès à mettre en œuvre son nombreux. Les parents et notamment ceux n’ayant pas d'enfant handicapé, jugent majoritairement ces établissements mal préparés/équipés voire déclinant, de la maternelle au collège. Et cela quel que soit le handicap envisagé comme le montre graphisme. Un graphisme qui montre que le handicap psychique ou mental (72%), et celui qui souffre, selon eux du plus grand retard en matière d'initiatives prises par les établissements. Des parents qui sont naturellement moins critiques lorsque leur enfance bénéficie d’une scolarité.

Des difficultés d’inclusion avancent avec l’âge… ?

Spontanément, les parents évoquent la scolarisation des enfants en situation de handicap sous le prisme d'une difficulté omniprésente, touchant à la fois les enfants concernés (difficultés d'intégration,Graphisme du sondage intitule scolarisation et handicap perception et attente des parents concernant ici lecole de demain manque d'infrastructures adéquates, etc.) et les équipes pédagogiques (manque de formation, manque de moyens, difficultés de gestion, etc.).
Mais aussi de l’âge, autre facteur présent pour lequel les parents portent un jugement inégal en fonction des différents types d'établissements.

Si, pour près de la moitié d'entre eux (47%) ils estiment que ces élèves sont bien intégrés dans les classes de maternelle et cela malgré le manque de place évoqué, il y a quelques jours dans un rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA). Des parents qui critique la capacité d'accueil des établissements qui décline dès l'élémentaire, ils ne sont que 35% à dire qu’ils sont bien intégrés.

On peut aussi constater que si pour le cycle d’études primaire les parents qui ont eux des enfants dans le cycle d'études primaires se montre plus cléments à l'égard de ces établissements. A contrario ceux qui eux ont des enfants au collège se montrent tout aussi pessimistes que les autres parents quant à l'intégration des élèves en situation de handicap à cette étape de la vie scolaire. Ils sont en effet 68% à estimer, que plus les élèves avancent en âge, plus il est difficile pour ceux qui sont en situation de handicap de s'intégrer aux classes.

Une cohabitation oui, mais la peur persiste…

Preuve d’une évolution plus sociétale que politique. Les parents d’aujourd’hui sont en moyenne 90 % estiment ainsi qu'il est positif pour les élèves non handicapés de suivre une scolarité avec des élèves en situation de handicap. Une réciproque tout aussi vraie puisque 87% jugeant cette situation comme positive pour les élèves en situation de handicap. Des parents. Ceux-ci regardent également les aménagements effectués pour les élèves en situation de handicap dans les établissements avec bienveillance, 80% estimant qu'ils peuvent servir et être utiles à tous les élèves.

Pourtant, les à priori très favorables à la mixité et à la présence d'élèves en situation de handicap dans les classes laissent entrevoir une peur importante et non négligeable de parents, près de 30 % qui témoigne de certaines inquiétudes, notamment chez les pères qui atteint 36 %. Des parents craignent ainsi de voir la présence d'enfants en situation de handicap ralentir le rythme de la classe, et presque tout autant redoutent que les aménagements mis en place pour ces élèves ne puissent être un facteur perturbent les autres (29%) ou les avantagent au détriment des autres (28%).

Une des informations de cette enquête qui montre également que si le grand public fait preuve d’un intérêt sur la scolarisation des enfants en situation de handicap 62 %, contre 41 % se sentir suffisamment bien informé. Ils sont au final en moyenne 74 % à souhaiter être davantage informés sur le sujet.

Handicap Scolaire deficient mentalUn projet « ambitieux pour une école inclusive » …

Un sondage dont l’APAJH a voulu qu’il soit enfin l’écho a plusieurs revendications contenues dans les textes votés par le congrès à Narbonne en juin dernier. Comme l’a rappelé Jean-Louis Garcia, « il est nécessaire que l’on soit très ambitieux concernant la scolarisation des enfants en situation de handicap ».

Les résultats de ce sondage qui montre et confirme à ce titre les grandes attentes des parents notamment dans le déploiement de davantage de personnels accompagnants (AESH, ex- AVS) qui apparaissent pour les parents comme le premier moyen à envisager pour permettre une meilleure scolarisation des enfants en situation de handicap (63%).

Un renforcement qui doit être mis en œuvre avec l'adaptation des infrastructures scolaires (53%) et une meilleure information des équipes pédagogiques sur la question du handicap et la manière de l'intégrer à l'école (50%).

Compte tenu de la nature des priorités perçues pour une meilleure scolarisation de ces élèves, les parents identifient l'État (63%) comme premier référent de la prise en charge du handicap à l'école. Les établissements scolaires eux-mêmes, par le biais des équipes éducatives (48%) et des directeurs d'établissements (34%) sont les seconds interlocuteurs envisagés, faisant là aussi, écho à l'idée que l'investissement et la formation de ces équipes est un levier fondamental de l'intégration. Eux-mêmes en tant que parents ne se sentent collectivement que peu investis de cette mission (14%).

Scolarité : Une baisse de confiance sur la politique….

Au-Delà de ce sondage les parents d’élèves handicapés ne semblent plus croire désormais aux promesses du candidat Emmanuel MACRON, qui lors de l’élection avaient affirmé faire de « la politique du handicap l’une de ces priorités ». Un avis partagé par ailleurs par l’ensemble de personnes handicapées ou des familles. Le récent refus de l’APAJH de signer la convention sur les entreprises adaptées, et l’une de défiance a l’égard de la politique du gouvernement. Un président au plus bas dans les sondages avec seulement 29 % d’opinion favorable.

Le président Emmanuel MACRON qui s’il continue sa politique anti-sociale pourrait au final se retrouvait rapidement dans la même situation que son prédécesseur François HOLLANDE qui avait lui a l’origine d’une progression record du chômage chez les personnes en situation de handicap avec + 24 % sur cinq ans. Et pour lequel en matière d’éducation les promesses n’ont pas été tenues une fois de plus. Le Plan « École Inclusive » présentée le 16 juillet risque donc, comme le montre l’absence de nombreux personnels accompagnants d’être qu’une simple politique de communication.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : APAJH / Harris Interactive.

1° Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 20 au 24 août 2018. Échantillon de 2 000 personnes représentatif des Français âgés de 25 à 65 ans, au sein duquel ont été interrogés 686 parents d'enfants de 3 à 15 ans. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e).

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